Chapitre 1:
L'aube
Londres, 1868
Il fait noir, très noir... "C'est normal" me diriez-vous car il fait nuit. Vous ajouterez ensuite qu'il ne mieux pas qu'une jeune femme se promène à cette heure, car oui, vous avez raison ! Londres est dangereuse la nuit, c'est à cette heure que les gangs, les brutes et voleurs sortent pour accomplir leurs méfaits. Mais cela n'a guère d'importance.
La jeune femme en question se situa dans devil's acre à l'affût du moindre indice qui pouvait lui être utile, puis elle se mit à regarder autour d'elle, en face se trouva plusieurs blighters, vêtu principalement de rouge hormis leur chef qui lui était habillé en noir. Ils étaient en train de provoquer un autre gang les rooks si la mémoire de la jeune fille était bonne. La blonde décida donc de s'éloigner un peu afin de ne pas me faire remarquer. En évitant tout conflit qui la mettrait dans une position délicate, elle décida de se diriger vers un bar très réputé pour leur chope de bière afin de s'y installer en attendant sa cible. En attendant, celle-ci regarda les deux gangs se battre entre eux, car oui, ils finirent par se battent, ce qui n'a rien d'étonnant jusque-là.
Elle attendit une bonne heure, une bonne heure dans devil's acre qui fut riche en émotion, entre les quelques petites querelles de bande et les prostitués en passant par quelques tentatives de meurtres, rien d'inhabituelle ne s'y était passé, elle se demanda même si « son contact » l'avait bien renseigné… La jeune femme décida alors d'en rester là pour cette nuit, après tout, il se faisait déjà tard. Au moment de se lever, elle se fit gentiment bousculer par un homme qu'il celui-ci conscient de sa maladresse inhabituelle, se retourna immédiatement.
- Veuillez m'excuser miss ! s'excusa le jeune homme en regardant la jeune Anglaise. Il était vêtu différemment de tous les autres hommes de cette ville, il portait également un haute de forme sur sa tête, on pouvait apercevoir une petite barbe de quelques jours, deux petites cicatrises étaient présentes, une sur son arcade sourcilière et une autre à l'extrémité de sa barbe, son regard était ténébreux mais à la fois irrésistible, elle se l'avoua sans aucun mal, cet homme devait avoir du succès auprès de le gente féminine.
- Ce n'est rien, cela aurait pu être bien pire si… acquiesça la jeune fille sans qu'elle n'ait pu finir sa phrase, l'homme était déjà parti. Sans attendre la jeune fille le suivi craignant que l'homme en question soit celui qu'elle recherche.
Ce fut alors le début d'une course-poursuite dans tout Londres, en passant par les différents quartiers composants celle-ci. Cette filature prit fin dans le quartier de Whitechapel, plus exactement à la gare.
« Qui pourrait aller à la gare à cette heure-ci ? » Pensa-t-elle perplexe, l'Anglaise pressa le pas afin de ne pas perdre sa cible. Une fois la gare atteint, elle ne vit personne, juste un train qui s'éloigna au loin. Son regard examina tout le lieu afin de s'assurer que quelqu'un ne s'y trouvait pas pour ne pas être prise de court.
- Il n'y a personne, pensa-t-elle à haute voix, la jeune fille fit alors demi-tour, cela ne servait à rien, elle avait l'impression d'avoir perdu son temps, ni d'avoir récolté aucune information par ailleurs. La blonde se dirigea vers la sortie de la gare, à peine franchie le seuil de la porte que quelqu'un lui avait saisi le bras, elle n'eut besoin qu'une fraction de seconde pour reconnaître cette personne.
- Pourquoi me suivez-vous ? Interrogea le jeune homme avec une voix menaçante.
La jeune fille ôta son bras d'un grand geste, montrant à l'assassin qu'elle n'était pas sous son emprise.
- J'ai quelques informations qui pourraient vous intéresser Mr Frye, répondit la jeune fille, sur le Grand Maitre des Templiers.
- Comment connaissez-vous mon nom ? Répliqua l'assassin surpris.
- Je suppose que tout Londres le connaît, dit-elle d'un air amusé, limite moqueur. Revenons à nos moutons, si vous le voulez bien. L'homme se contenta de hocher la tête comme signe d'approbation. Mr Starrick attend une livraison très importante à la semaine prochaine, il serait fort dommage que celle-ci s'égare en chemin, vous ne croyez pas ?
L'assassin fixa la jeune fille, ce qui créa une sensation de malaise du côté de la jeune fille, qu'elle ne laissa pas paraître. Que cherchait-il à faire en la regardant ainsi, trouver le moindre détail qui pourrait la trahir.
- C'est certain ! Mais pourquoi vous ferais-je confiance ? Rétorqua-t-il.
- Vous pouvez, , 15h30, l'entrepôt se situe à quelques pas de la Tamise. Informa la jeune fille avant de se retourner, ne soyez pas en retard, il est temps pour moi de partir, bonne soirée !
- Attendez, je peux savoir votre… nom…
L'Anglaise fit signe de la tête à l'assassin en guise d'au revoir, ignorant sa question, puis, elle s'en alla afin de retrouver ses appartements. Sur le chemin, la blonde s'assura qu'elle n'était pas suivie ni par l'assassin ou par quelqu'un d'autre ayant des mauvaises intentions au vu de l'heure tardive, dans un quartier tel que Whitechapel. Arrivée dans son appartement, la jeune femme se précipita dans son lit et s'endormit sans effort.
Les premiers rayons de soleil caressés son doux visage, Londres se réveillait à peine, les premiers marchants s'installaient à peine, les usines quant à elles fonctionnées déjà à plein régime. Le réveil fut difficile au vu de l'heure tardive où la demoiselle s'était endormie. Elle commença sa routine matinale, qui commençait par prendre un bain, puis s'habillait. L'Anglaise n'accorde pas d'importance au maquillage pour elle, cela était superficiel, elle réservait ça pour les grandes occasions. La jeune femme s'était vêtue d'une robe longue de couleur blanche, elle se fit rapidement mais soigneusement une queue-de-cheval accompagnée d'un petit chapeau à l'anglaise qu'elle mit sur sa tête.
La jeune femme sortie de chez elle, elle prit le soin de bien fermer sa porte à clé afin de ne pas avoir de surprise quand elle rentrera. Elle remarqua qu'une calèche s'était arrêtée non loin de sa porte, ce qui la fit souffler.
- Il était vraiment obligé… soupira-t-elle exaspérée.
L'homme descendit de la calèche, puis ouvrit la porte, la blonde s'approcha et monta dans la calèche. Le cochet qui servait aussi de portier regagna son poste initial puis la calèche se mit en route. Le trajet dura seulement un bon cinq minutes, juste le temps que la demoiselle ajuste son chapeau. Une fois arrivée, la jeune femme descendit de la calèche aidée par le cochet, elle se retrouva devant un grand bâtiment. Un majordome ouvrit la porte afin de faire rentrer la blonde, puis la guida vers un bureau. L'homme referma la porte derrière elle, celui-ci claqua ce qui ne manqua pas de faire sursauter la jeune femme. La pièce donnait lieu sur un bureau, derrière le bureau se trouvait une immense fenêtre avec vue sur toute la ville entourée par deux grandes bibliothèques. La blonde était totalement seule dans celui-ci, elle en profita pour s'asseoir sur une des chaises encadrent le bureau.
- Va-t-il encore me faire attendre encore longtemps… Pensa-t-elle à haute voix.
À peine avoir prononcé ses mots qu'un homme franchit la porte ce qui fit lever la jeune femme presque instantanément. L'homme se dirigea vers l'Anglaise, il était habillé d'un élégant costume, possédait une coiffure en contre-dépouille, ainsi qu'une moustache en guidon. Il était d'âgé d'une quarantaine d'années. Quand il fut assez proche, il se mit à sourire, et prit la jeune femme dans ses bras à son plus grand étonnement.
- Tu as fait bon voyage ? Comment était-ce en Italie demanda l'homme préoccupé.
- L'Italie est magnifique, mais Londres m'a énormément manqué ainsi que toi mon frère ! Répondit la blonde, ne parlons pas que de mon voyage, comment se passe tes affaires ?
- Ferris, Brewster et Elliotson sont morts, tous tués par deux misérables assassins, affirma le templier.
- Ils sont deux ? Dit-elle avec un air surpris, je pensais que Frye travaillait seul. Qui est la deuxième personne ?
- Je vois que tu as déjà commencé à enquêter, tu ne me déçois jamais, le deuxième assassin est miss Frye, selon mes informations, ils sont jumeaux.
- Je vois que les Frye n'arrêteront jamais de te causer des ennuis, répondait-elle visiblement amusée par la situation, tu peux dormir tranquille mon frère, je m'en occupe.
- Fait bien attention à toi, puisse le père de la sagesse te guider, déclara-t-il avant de se remettre à son travail
- Toi aussi Crawford…
