Hy, les gens !
Une idée me tarabusque depuis que j'ai écouté la musique « Poucet », Circus Monster, d'un manga dont je ne connais absolument rien. Toute une histoire s'est donc tissée autour de cette mélodie dans mon esprit malade, et en voici les prémisses tout juste sorties du four de ma folie furieuse.
À savoir : C'est un [UA magique], mais pas la magie des livres. C'est vraiment un univers original qui m'est apparu comme ça, donc oubliez les baguettes, les écoles de magie, les robes, les chaudrons, et tout le reste, il n'en sera rien. Ha, aussi, c'est un [Drarry], mais progressif hein, vous comprendrez vite pourquoi.
Où, Quand, Comment : Je pense à une bonne dizaine de chapitres et essaierai de poster une fois par semaine. Toutefois, je peux déborder, parce que je ne suis pas à l'abri de me laisser submerger par la chose et de refuser de la quitter au point de l'allonger jusqu'à l'overdose.
Rien À Voir : Je ne réponds pas ici aux reviews Guests de « Et pourtant », parce que je suis psychotique et que si je commence à mélanger les réponses dans les histoires, mon cerveau va fondre et mes idées avec. Mais sachez qu'elles m'ont toutes fait plaisir et que j'y répondrais dès que possible. Je sais que je peux sembler très sûr de moi, (arrogant, prétentieux, peut-être condescendant aussi) c'est très utile pour se donner du cran, mais sachez que tous vos mots rassurent mes doutes silencieux.
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Bonne lecture !
PROLOGUE
Le Chineur est la seule boutique d'antiquaire qui borde la grande rue pavée aux lignes irrégulières du vieux Londres. Son enseigne est vieillotte, sans doute aussi démodée que les produits qu'il propose. Il détonne dans le décor. Tous les autres magasins y sont récents et crachent leurs couleurs attrayantes comme pour le rendre un peu plus terne, presque invisible.
Sa vitrine, loin d'être rutilante, se nappe d'une couche respectable de saleté. Si on peut aisément voir à l'intérieur, personne ne se risquerait à en toucher le verre en dehors des rares enfants qui y laissent les traces de leur curiosité.
Quand on franchit la porte, c'est comme un voyage dans le temps où toutes les époques se mélangent sans aucune logique. L'odeur est celle des vieux tapis entreposés dans un cellier en vue d'être nettoyés pour finir par y être oubliés. C'est entêtant et étrangement réconfortant. Presque familier.
Intemporel.
La gérante du Chineur est une femme mûre qui a su rester belle malgré les preuves du temps. À sa façon de se maquiller, elle donne l'impression d'être coincée à une autre époque, tout comme les objets qu'elle vend. Ses cheveux bruns mi-longs entourent son visage et semblent pousser le regard vers ses yeux vert pomme et sa bouche carmin.
Maggy Corner est une personne pourvue d'une coquetterie qui ne correspond pas vraiment aux lieux. Elle chausse des talons qui mettent en valeur ses grandes jambes tout en finesse et elle se tient toujours très digne. Quand l'hiver frappe aux portes de la ville, elle arbore toutes sortes de manteaux de fourrure.
Et elle possède un fort accent. Ses origines russes défont les harmonies de l'anglais pour se les approprier. C'est étrangement suave et légèrement cassant. Comme de petits accrocs sur les bords d'une musique veloutée.
C'est cet accent particulier qui séduit Drago la première fois qu'il franchit son merveilleux domaine.
— Monsieur Malefoy, salue-t-elle en s'adressant à son père sans la réserve que tous ont en sa présence.
Lucius attrape aussitôt sa main pour la porter à ses lèvres et en biser doucement le dessus. Elle acquiesce, satisfaite.
— J'imagine que tu es Drago ?
Maggy Corner se baisse pour se mettre à sa hauteur. Peu d'adultes le font. Le petit garçon de six ans est impressionné par la chaleur que dégage sa voix. Son parfum est celui des lilas. Simple, beaucoup moins sophistiqué que son apparence. Agréable. Elle lui tend sa main et il imite aimablement le geste de son paternel avant d'acquiescer sans un mot.
Drago est un enfant timide et silencieux. Père le toise de toute sa hauteur et il déglutit.
— Oui, se décide-t-il à dire en redressant le menton comme on le lui a enseigné. Bonjour, Madame.
Il ose un regard vers son parent qui approuve sa politesse.
— Il paraît qu'aujourd'hui, c'est ton anniversaire, murmure-t-elle sur le ton de la confidence en reprenant de la hauteur.
Elle sort une cigarette d'une boite en métal et la glisse sur une longue tige qu'elle colle entre ses lèvres. Ses ongles sont aussi rouges que sa bouche. Elle allume son poison et tire une petite bouffée. L'odeur âcre du tabac se répand dans une jolie petite volute grise. Drago se retient de froncer le nez.
— Oui, se souvient-il de répondre, paumes moites.
— Comment trouves-tu cet endroit, jeune Malefoy ?
— Grand, admet-il avant de se sentir rougir.
— Alors, tâche de ne pas t'y perdre, le taquine-t-elle en lui faisant signe de filer. Tu peux choisir ce que tu veux. Six ans, ce n'est pas tous les jours.
Drago concerte Lucius.
— Ne casse rien.
Sa voix est très grave et autoritaire, son regard impassible se plante durement dans le sien.
Son père est un homme grand au visage austère. Il a appris ce mot de sa gouvernante. Quand Madeleine le prononce, elle l'accentue de manière délibérée et Drago a l'impression qu'il veut dire plus que ce qu'il y parait.
Austère, comme ses yeux d'un bleu très vif et sa nuque toujours droite, ses longs cheveux blonds noués en catogan et ses vêtements chers et sombres. C'est un aristocrate. C'est Émilien, leur cuisinier, qui utilise ce mot. Sa façon de rouler les « r » y ajoute une pointe d'élégance, le rend plus doux que ce visage paternel que Drago essaie quelques fois d'imiter sans succès.
— Ne casse rien.
C'est un drôle d'ordre. Drago n'abîme jamais rien, parce qu'il ne touche jamais rien. Mais il acquiesce quand même, une seule fois, redresse son petit menton, croise les mains dans le dos comme il a appris.
Il est encore jeune, mais d'après Père, il n'y a pas d'âge pour être bien élevé. Madeleine n'est pas d'accord avec ça. Elle pense qu'il faut profiter de l'enfance tant qu'elle court dans le cœur.
Sinon, on finit austère. Madeleine ne le lui a jamais dit, mais Drago le suppose.
Les adultes s'éloignent pour se rendre au comptoir qui borde le mur au plus près de la vitrine et Drago déglutit. Il trouve que l'endroit est vraiment très vaste. Il n'est pas rassuré. Sa maison aussi est grande, mais elle n'est pas autant encombrée. Il laisse son regard gris pâle courir les longs étals sans oser bouger. Le Chineur est un peu négligé, mais très fascinant. Dans les autres magasins, Drago n'hésite pas autant, mais ici, tout est précieux.
Il inspire profondément. Chaque objet est magique.
Drago descend d'une famille de sorciers austères et aristocrates. De très bons sorciers. La magie, c'est quelque chose qui pulse dans leurs veines. Drago l'entend en lui aussi surement que son cœur. C'est comme le tictac lointain d'une montre aux rouages parfaits. C'est quelque chose qui vit en lui et qu'il aime beaucoup.
Mais la magie est un art délicat, il faut l'apprendre seul. C'est elle qui s'enseigne aux sorciers. Il ne sait pas encore ce que ça signifie, juste que la sienne l'aide beaucoup quand il veut fuir une situation qui lui fait peur, et pour l'instant, ça lui suffit.
Drago observe quelques reliques.
Il réalise à peine qu'il marche, le regard un peu perdu. Puis il avise l'étagère qui prend tout un pan de mur au fond de la boutique. Ça l'intrigue, l'attire, mais quelque chose lui dit qu'il n'a pas le droit d'y aller. C'est comme si le temps là-bas n'était pas le même que dans le reste du magasin. C'est très étrange.
Il penche la tête sur le côté et ses mains se décroisent naturellement pour laisser ses bras retomber le long de son petit corps. Il fronce les sourcils et ose un pas dans cette direction. Puis deux. Plus il avance, plus il se sent d'humeur téméraire. La lumière y est moindre, comme si c'était trop loin de la vitrine pour espérer profiter du jour.
Drago s'arrête enfin, si proche du meuble haut que son blouson d'hiver en feutre noir en caresse le bord. L'odeur est plus capiteuse et l'ambiance semble se refermer sur lui. C'est très bizarre. Pas effrayant, juste différent. Il la sent. Sa magie pulse sous ses doigts et sa curiosité s'allume comme une flammèche dans ses yeux clairs.
La poussière recouvre finement chaque objet. Par endroit, elle s'étire comme des filaments. À croire que personne ne s'aventure jamais jusqu'ici, pas même Madame Corner et ses jolis ongles rouges.
Drago jette un regard par-dessus son épaule. Les grands sont toujours en train de discuter. Il reporte son attention sur l'étale. Il n'y a pas grand-chose. Un petit crâne fait d'embranchements noueux, si noir qu'il semble recouvert de suie visqueuse. Drago fronce le nez et observe une dague en forme d'épée patinée. Elle est très jolie. Il bifurque sur une paire de longues aiguilles aux innombrables gravures, illisibles tant elles sont minuscules.
Drago continue sa découverte et apprécie une figurine en ivoire figée dans un pas de danse élégant. Un crapaud en bronze ouvre sa gueule béante et l'obscurité qui l'habite est si totale que le garçon refuse de regarder à l'intérieur. Un livre rapiécé, écorné, scellé d'une lanière en cuir semble saigner par ses quelques éraflures. Drago se demande s'il souffre. Il avance le doigt pour le poser sur l'une des blessures et jurerait le sentir frémir de douleur. Il le retire aussitôt, le cœur battant à tout rompre.
Il regarde son index. Aucune trace. Il déglutit. C'est une magie sombre qui n'a pas besoin de saigner pour dégager une légère odeur de rouille. Il jette un nouveau coup d'œil par-dessus son épaule. Les adultes font semblant de l'avoir oublié. Mais il a vu l'éclair fugace du regard de son père.
Il a l'habitude. Lucius l'observe souvent. Il attend quelque chose de lui, même s'il ne comprend pas quoi. Drago pince la bouche et retourne à sa découverte avec une pointe d'appréhension fascinante. Ça fait vibrer son pouvoir, le tire vers la surface, et il peut presque le toucher et savourer sa présence en lui.
Puis il la voit, cette étrange cloche en cristal. Elle est trop poussiéreuse pour qu'il puisse en discerner le contenu. La petite pulsation en lui grandie, pétille, et Drago lèche ses lèvres sèches, inquiet, mais irrémédiablement attiré. Déjà sa main le devance pour attraper l'objet.
C'est assez imposant, il lui faut ses deux mains pour la saisir correctement. Quelque chose semble s'agiter à l'intérieur. Le cœur de Drago bat des records de vitesse. Il ignore si c'est à cause de la couche de saleté qui le recouvre, mais le cristal est très tiède sous ses doigts, presque vivants. Ça parle à sa magie. Le pétillement laisse place à un réel crépitement. Ça picote sa peau, la réchauffe, et son regard s'écarquille, déjà émerveillé.
Il rapproche la cloche, essaie d'en chasser la poussière. Drago songe à son pull gris en cachemire et se mord encore la lèvre. Il tire sur sa manche pour en recouvrir sa main et commence à essuyer. Il fait de la buée avec sa bouche, comme Madeleine quand elle finit de briquer l'argenterie, et continue de frotter.
Enfin il l'aperçoit, la silhouette diaphane d'une femme qui s'active au milieu d'un engrenage de cristal et de filaments d'or. C'est magnifique. Drago la nettoie avec une forme de révérence qu'il ne s'explique pas. Il est embarrassé de l'état de son cachemire et le cache sous sa veste.
C'est fascinant. Sa magie éclot tels des milliers de minuscules bulles sur sa peau. Drago en est électrisé jusqu'à la racine des cheveux. Il aime cette impression. Il ne l'a jamais senti aussi proche de se déployer. C'est extatique qu'il contemple la cloche.
Son pouls est puissant. Il le tient tout près de son visage pour y observer la petite personne s'affairer sans qu'il n'en saisisse la raison. Comme si elle interagissait avec des choses invisibles. Elle semble monter des escaliers alors même qu'il n'y a rien d'autre que cet engrenage en verre tissé d'or. Suivant l'angle, le rouage a tendance à disparaître. C'est incroyable.
Il soulève l'objet, essaie de regarder dessous, de comprendre son mécanisme et trouve une encoche. Il s'apprête à l'ouvrir, mais une main froide se referme délicatement autour de son poignet pour l'empêcher d'agir. La cloche lui est aussitôt retirée et sa gorge se resserre tellement qu'il peine à respirer. Sa magie se replie en lui et il baisse la tête, pris en faute.
— Allons, jeune homme, l'arrête Madame Corner de sa voix suave au tranchant russe impeccable. Tu n'as rien fait de mal.
Drago ose un regard. Elle est seule. Lucius n'est nulle part.
— Il est dans l'arrière-boutique, lui apprend-elle gentiment. Tu ne peux libérer un sort impunément.
Elle vrille ses yeux trop intelligents dans les siens.
— C'est une magie très sombre que tu admires là.
— Qu'est-ce c'est ? ose-t-il, sa peur sitôt détrônée par sa curiosité.
— De la magie noire, murmure-t-elle sur le ton de la confidence avant de lui offrir un clin d'œil.
Un frisson étrange dévale la colonne vertébrale de Drago. Elle repose la cloche là où il l'a déniché et il s'en désole sans un mot. Maggy a l'air de s'en amuser, comme si elle comprenait exactement ce qu'il ressent. Elle se joue de son silence à présent, faisant mine de détailler les babioles qui s'y trouvent, les redécouvrant avec un intérêt feint.
— Tous ces objets sont sombres, ne le sens-tu pas ? demande-t-elle avec toute la force de ses origines.
— Si, chuchote-t-il, le ventre serré.
— Mais c'est ici que tu es, attiré par les ombres quand il y a tant de lumière autour de toi ? continue-t-elle sans le regarder, sa vue courant sur le meuble sale.
Elle murmure quelque chose d'indistinct et aussitôt, la poussière semble soufflée par un vent invisible. C'est si vif que ça échappe complètement à Drago, bouche ouverte devant cette petite démonstration qui n'a rien d'anodin. D'aucuns ignorent comme la magie est délicate et difficile à manier, surtout les éléments primaires. Pourtant, cette femme vient d'en user comme si ça lui était habituel.
Quel genre de sorcière apte à maîtriser un pouvoir aussi insaisissable que l'air s'enfermerait dans une boutique ? C'est bizarre. Tout comme sa beauté d'antan en ses lieux maculés et dépourvus d'époque.
— La magie a ses idoles, petit Malefoy, elle ne s'accorde pas impunément à n'importe qui, lâche Maggy Corner comme si elle répondait à sa question silencieuse. Comprends-tu ?
Drago a envie de parler, mais il ne sait pas quoi dire. Quelque chose en lui s'interroge sincèrement à ses mots, alors il ravale sa salive et secoue la tête.
— Elle ne se donnerait pas à celui qui en ferait l'excès.
Drago fronce ses petits sourcils blonds, mais pense comprendre. Ils sont un peu les instruments de la sorcellerie. Ils apprennent à la contrôler, mais rien de plus que ce qu'elle leur accorde. Ils sont là pour parfaire l'équilibre d'un monde qui échappe au commun des mortels.
— Sauf la magie noire, continue-t-elle doucement. Elle choisit son hôte, certes, mais s'offre à tous les débordements, c'est pour cette raison qu'on l'appelle ainsi. L'obscurité est vaste, cachotière, nébuleuse.
— Un aveugle ne ferait pas la différence, lui confie Drago dans un murmure en vérifiant que Père n'est pas dans les parages.
Il est attiré par les ombres, il le sait depuis longtemps. Depuis toujours. Mais il croit que la couleur de la magie n'est pas très importante. Ou peut-être se défend-il d'être séduit par la nuit alors même qu'il la craint. Il regrette ses mots, comme s'il venait d'exposer sa noirceur sans pudeur et de perdre une chance précieuse d'en apprendre plus.
— Malin, petit, très malin, s'étonne pourtant la femme, soudain intéressée par ses yeux gris. Cette magie parle à la tienne, n'est-ce pas ?
Il ne fait pas exprès d'être ainsi, mais il en a honte. Il sait que le pouvoir de son père aussi est sombre, contrairement à celui de sa mère quand elle était encore en vie. Mais la sienne est opaque, bien plus que celle de Lucius.
Drago déglutit en regardant la petite silhouette diaphane vivre sous cette cloche à l'engrenage complexe et magnifique. Elle a l'air d'être en train de faire le ménage. De nouveau, il se sent tenté et sa magie pétille, crépite sous sa peau.
Il acquiesce en se souvenant de la question de la gérante.
— Cette pupa est victime d'un sort très puissant, enfant, murmure à présent Madame Corner en rapprochant la relique. Horologium date illi tormentum, l'Horloge des tourments. Ce que tu vois est le reflet d'une pauvre femme ensorcelée à son insu. Sous cette cloche, tout y est très concentré, décuplé. Le courant d'air que j'ai utilisé y serait un torrent qu'il la balaierait sans lui laisser la moindre chance de survie. Je peux faire d'elle ce que je veux…
Drago sent sa respiration s'accélérer, les yeux grands ouverts devant cette personne inconsciente d'être prisonnière comme un minuscule pantin que la magie pourrait détruire où qu'elle soit. C'est à la fois fascinant et terrible.
— Et si on ouvre la cloche ? souffle-t-il, subjugué.
— Le sort s'en va, enfant. On ne rattrape pas un sortilège de cette ampleur. Il se dissipe et on perd toutes ses faveurs. Aucun être ne s'y laisse piéger deux fois. L'âme se défend indépendamment de ses hôtes. Alors, il faut conserver.
— Mais elle mourrait, si j'ouvrais la cloche ? insiste-t-il en posant son index sur le cristal pour en caresser la tiédeur presque impossible.
— Pas si je ne la tue pas avant, répond-elle nonchalamment alors que Drago se tourne vivement vers elle pour tomber dans son regard amusé.
— Vous allez la tuer ? s'inquiète-t-il soudain, comme s'il réalisait enfin l'ampleur d'un tel pouvoir.
— L'horloge des tourments, petit Malefoy, se contente-t-elle de lui rappeler en lui dédiant un nouveau clin d'œil complice.
— As-tu choisi ? claque la voix de Lucius en brisant toute l'intimité que Maggy et lui sont parvenus à tisser autour d'eux.
Drago sursaute et secoue vivement la tête. L'homme fronce les sourcils.
— En es-tu certain ? s'étonne-t-il franchement en lançant un regard perplexe à madame Corner.
— Certain, Père, se désole l'enfant.
— C'est un être très avisé, Monsieur Malefoy, il reviendra chercher son dû quand il se sentira prêt.
— Bien, accepte Lucius, troublé.
Jamais il ne l'a vu ainsi. Drago croit que c'est sa faute et baisse les yeux vers ses chaussures. Les doigts fins de Maggy frôlent son épaule avant de venir sous son menton pour le relever gentiment.
— Tu seras un très grand sorcier, jeune Malefoy. Vraiment très puissant. Je sens ces choses-là.
Elle tapote le bout de son propre nez avant de caresser respectueusement ses cheveux blancs coiffés en arrière et Drago acquiesce de manière solennelle.
Note De Fin De Texte : Voili voilou pour cette mise en bouche, j'espère qu'elle vous donnera envie d'embrasser la suite ! J'ai beaucoup trop d'idées à partager sur cette histoire, alors je croise les doigts pour que vous ne laissiez pas tomber tout de suite.
Sinon : Comme toujours, des réclamations, incompréhensions, quoi que ce soit, ce fut, n'hésitez surtout pas à en faire part. Les commentaires sont l'engouement qui nous permet de nous dépasser et de vous offrir des pages de notre imaginaire, même si tordu XD
Votre dévoué serviteur,
M. Dray
