Hello, bonsoir ! Comment allez-vous ?

On se retrouve - là, maintenant, tout de suite, oui oui, immédiatement ! - pour une œuvre pas-du-tout original telle que je sais si bien le faire. ( Ou pas ). Pour commencer, à part le prochain chapitre - qui arrivera d'ici demain voire après-demain dans la mesure où ce chapitre là fait surtout mesure "d'introduction" pour insérer la fratrie Malfoy ( Oui, juste Malfoy, pas Malfoy-Potter, même si les parents sont quand même Harry et Draco / les explications arriveront plus tard ) les points de vue seront surtout de celui de nos très chers personnages adorés à savoir : Les Maraudeurs ! Ainsi que Lily et Sev', on ne laisse personne sur le bord de la route. Forcément, je glisserais quelques POV d'autres petits saugrenues personnages, ma foi, légèrement taré, mais globalement, ça restera de ceux que nous connaissons déjà.

Ensuite, pour éviter que vous vous perdiez en cour de route et que vous vous lassiez, je ferai toujours un rappel en début de chapitre avec les Noms/Prénoms des Enfants, ainsi que leurs caractères globales. Si vous voulez également un léger résumé, vous pouvez toujours me le dire. Pour terminer, cette fanfiction fera en moyenne 15/20 chapitres, et sera succéder d'un deuxième "tome " qui s'intitulera : Les Enfants du Temps ll : L'Élu et l'Héritier de la Glace. Et... Je crois avoir un peu tout dit. Je ferai en sorte que les gamins ne fassent pas caricaturales ou Mary/Gary-sue, parce que moi-même j'ai horreur de ça. Donc n'hésitez pas à me le dire, je rectifierais le coup ! :)

Pour information, j'aime beaucoup les reviews - si si je vous assure, ça peut paraître impensable, j'en ai conscience ! - donc n'hésitez vraiment pas :(

Disclamer : Les personnages d'Harry Potter appartiennent à J.K Rowling, notre Manitou Suprême. Seuls les Enfants du Temps sont de moi :3

Bonne lecture petits Asticots !

Où il y a des enfants, tout me paraît toujours si bruyant...

Cette pensée avait à peine traversé son esprit que Harry s'en voulait déjà, car c'était exactement le genre d'idée que pestaient tout les adultes. Tout bien considéré, les adultes étaient aussi bavard, avec leur conversation professionnel clamé à haut vent et leurs rires gras entre deux plaisanteries de mauvais goût. La gare semblait envahi comme un film répandu au sol et sur les murs, dans le train et sur les fenêtres. C'était le jour de la rentrée scolaire, aussi Harry supposait-il comme chaque année que le bruit assourdissant sera bientôt troqué par les larmes et des embrassades.

Les élèves se bousculaient autour de lui pour rejoindre leurs camarades perdue de vue pendant les vacances ; certains faisaient déjà signe à leur parents en montant leurs grosses valises dans le train. Celui-ci allait bientôt siffler, alors Harry décida d'aller retrouver ses propres enfants.

À bien des égards, la famille de Harry était des plus singulière. Tout d'abord, elle ne portait pas son nom, mais celui de son mari, Draco. Ensuite, il avait une famille recomposée, pour moitié adopté : des triplés de sixième année, une fille de cinquième année recueillit à sa naissance, et un jeune garçon de treize ans originaire de Russie. À compter avec cela un animal mythologique qui ne quitter pas l'un de ses triplées, sans origine ; parfois cynique, un peu philosophique. Il fallait signaler aussi qu'ils étaient une des célèbres familles Britannique, en compagnie de la famille Weasley, Black-Snape, Zabini et quelques autres...

Au loin, un cri familier attira son attention. Oh, ajoutons une correction : là où il y a ses enfants, tout est toujours si bruyant...

« Alix ! Tu ne comprends pas ? C'est une véritable opportunité ! »

Harry avait beau connaître sa fille par cœur, jamais il ne comprendra comment elle a pus se lier d'affection pour Alix. Oh, c'était une gentille fille, somme toute... Quoique un peu excentrique. Elle avait ce problème de foncer dans le tas, un peu brusque, un peu garçon manqué. Tout un opposé à Lilly. S'il était objectif, il ne pourrait pas vraiment dire qu'elle avait une douceur naïve mêlé de grâce. C'était souvent l'image qu'on se peignait d'elle, en partie par sa silhouette élancée et ses yeux mordorés pleines d'empathie. Tantôt sérieuse, tantôt rêveuse, parfois patiente, souvent absente. Sa fille était un complexe à elle-même, quelque peu lunatique dans son genre... Enfin ! Elle était toujours la plus discrète des cinq !

« Une opportunité ? » répéta Alix. Elle secoua ses cheveux roses avec exaspération. « Lilly, tu veux être nommée Préfète ! C'est un sacrilège, un sacré sacrilège ! Si tu es Préfète, tu décides de tout, des punitions, de... Oh, mais tu pourras me couvrir, alors ! Tu sais quoi, Lil' ? T'as raison, c'est une sacré opportunité ! »

Harry avait à peine fait trois pas vers sa fille que la voix étonné - abasourdis, même ! - de son mari le coupa aussitôt dans son élan.

« Harry... C'est pas James, là-bas ? »

Lorsqu'il était question de James, Harry s'attendait toujours au pire. La plupart du temps accompagné de son inséparable acolyte Sean Londubat, son fils enchaîner de querelles à bêtises, courtiser, plaisanter, se moquer. Il était bien le genre de gamin sarcastique qui avait le culot de rire dans des situations improbable, et qui ne voyait pas où était le problème. Il n'aurait sût vraiment dire si James était un garçon chanceux ou, au contraire, plutôt poisseux. Disons que s'il parvenait à rentrer dans les emmerdes - contre son gré, de surcroît ! - il avait toujours su s'en repentir d'une pirouette. C'était une chose qu'il se vantait plutôt couramment, mais jamais devant Draco : son mari ne croyait aucunement à cette histoire de malchance.

Harry ne pouvait que remercier Merlin que les deux autres triplés n'étaient pas comme leur frère. Et il n'eut pas à se retourner, les éclats de voix lui parvenait même de là.

« Je vais te...

- Jamie, calm-

- Me ? Me, quoi, Malfoy ? » coupa Quentin Jones, un garçon de sixième année que son fils ne pouvait pas supporter. Il était sur le point de rajouter une pique - plutôt mesquine, lui semblait-il, en vu de ses yeux métalliques illuminé d'une lueur rougeoyante - mais l'intervention d'une vieille femme - sûrement la mère - l'a aussitôt stopper dans son élan.

« Arrête, Quentin, s'il te plaît. Tiens, regarde, il y a Thomas qui arrive. Pourquoi n'irais-tu pas le voir au lieu de te chamailler avec ce pauvre garçon ? »

Harry n'était pas certain que la qualification de "pauvre garçon" convienne parfaitement à l'attitude de James. Il n'y avait qu'à observer ses grands yeux verts teinté de moquerie ou son sourire narquois. Harry l'aurait bien disputer s'il n'avait pas été aussi loin de lui, et s'il avait compris le sujet - certainement puéril - de leur malentendu.

Au loin, il vit le garçon Quentin Jones se tournait vers Thomas, lequel était effectivement en train de s'approcher à grand pas, l'air tantôt réprobateur, tantôt agacé. Harry connaissait Thomas comme son propre enfant. Il était parrain de son frère Teddy, et connaissait ses parents - le vieux Remus et la jolie Tonks - comme de vieux compagnons de guerre - ce qui était, en soi, littéralement le cas.

Cependant, il n'était pas là pour conter les prouesses du, très doué, Thomas Lupin, mais bien pour retrouver ses cinq gosses éparpillés partout sur le quai de gare. S'il avait plus ou moins la présence de premier triplé - James - et de sa deuxième fille - Lilly -, il en manquait encore trois autres. Et il était presque sûr que Héra s'était mise de côté de la foule, ou bien isolée avec son Lauprecha, ou en compagnie de son seul ami : Warren Kurtis, un Serdaigle un peu trop joviale pour être tout à fait honnête - ou peut être était-ce simplement une pensée de père protecteur ? - et qui s'approchait toujours d'un peu trop près de son aînée lorsqu'il lui parlait.

Et s'en était le cas. Il n'eut pas à chercher bien longtemps, elle se trouvait déjà au abord de l'entrée du train, une valise dans la main, son Lauprecha sur l'épaule. Elle discutait tranquillement avec celui-ci, au grand étonnement d'un petit garçonnet et de ses deux parents, vêtus en Moldus.

Ce que Harry appréciait par dessus tout, chez sa fille, c'était non pas son manque de sociabilité humaine mais son apaisement et sa sagesse - apaisement et sagesse, néanmoins, qui ne duraient jamais plus le temps de leurs échanges. Il ne voyait pas souvent sa fille, pendant les vacances, et pour cause : elle passait le plus clair de son temps perché dans un arbre, sur un cheval, ou devant une cible à arc. Elle ne souriait pas beaucoup, ou du moins lui ne l'avait pas souvent vu sourire ; mais lorsque c'était le cas, ils étaient toujours seuls ensemble à brosser le pelage de leurs deux Hippogriffes. Alors, son tempérament fort et impétueux laisser place à un peu de tranquillité, et Harry pouvait savourer une discussion de père à fille en toute simplicité. Un moment de calme qui ne durait que le temps d'un battement : il rentrait ensuite, et devait - pour la plupart du temps - faire à nouveau face à quelques bêtises de James et Willius, sous l'œil amusé et exaspéré de Lilly.

Le Lauprecha, quant-à lui, était une aubaine pour sa fille. Elle qui n'appréciait guère la compagnie humaine si ce n'était sa famille - tout du moins ses parents et ses jumeaux - et celle de Warren Kurtis, l'arrivée de l'animal mythologique dans la fratrie et dans la vie de Héra avait été un chamboulement important. Non seulement ils ne se quittaient plus, mais Pan, parce que tel était le nom du Lauprecha, avait provoqué un émoi particulier au sein du Monde des Sorciers, en partie parce qu'il était une race rare et convoité qui avait le don de parole. Le Ministère avait longtemps coller aux basques de Harry et Draco pour récupérer l'animal, mais celui-ci avait très rapidement fait savoir qu'il avait juré protection de Héra lorsqu'elle l'avait découvert ensanglanté et meurtrie dans la forêt près duquel elle s'entraînait.

Harry fit un signe à sa fille, et un coup d'œil plus tard, elle bifurqua de direction et s'en alla jusqu'à Draco, qui avait arrêté une nouvelle querelle entre James et Quentin Jones, et tentait de garder une attention relative de Lilly, déjà perdue dans ses révasseries. Lilly rêvait souvent - un peu trop, même, du goût de Harry, à en croire ses professeurs lorsqu'ils lui stipulaient son manque d'attention affolant.

Là n'était pas la question, cependant. Il lui restait encore deux garçons à trouvé. Depuis qu'il était tuteur et père d'une ribambelle de gamins, il avait la drôle d'impression de vivre une chasse au trésor permanente. Sauf que le prix à gagner n'était pas un coffre remplit de pierre précieuse mais cinq enfants impudent. Beaucoup moins excitant, si vous voulez son avis.

Willius n'était jamais loin de la famille Weasley. C'est pour cette raison que Harry marchait déjà jusqu'à son meilleur ami en sachant pertinemment que son plus jeune fils devait si trouver, sûrement fourré avec Maxence Weasley, un mignon petit garçon un peu trop malicieux et taquin pour son propre bien. Maëlle Nott devait certainement les accompagné de sa présence évasive, sûrement le nez dans un livre occulte sur les esprits et les invocations - en fait, non, il en était même certain.

Ron parlait avec sa fille, Audrey, et lui expliquait calmement - est-ce qu'il y avait même quelque chose de calme en Ron ? - que non, la sixième année n'était pas l'année la plus importante, et que, si si, je t'assure, elle avait le droit de s'accorder du temps pour elle, un peu. Harry en réprima un sourire à l'idée que Ron disputait presque sa fille parce qu'elle était trop sérieuse, alors que lui devait se battre pour que James - ou Willius - révise une petite heure sur le délais des deux mois de vacances.

Comme convenu, Willius était là, et il parlait à Maxence Weasley et Maëlle Nott - qui ne lisait pas d'occulte, miracle de miracle ! - avec un air de conspiration sur le visage. Conspiration qui disparu sitôt qu'il l'aperçu, remplacé par un sourire innocent qui ne dupa personne ; et certainement pas Harry, qui connaissait pertinemment son impudence.

« Willy, tu viens ? Le train va bientôt partir. »

Willius détestait son prénom, un peu trop prit de souvenir, selon-lui, et c'était tout à son honneur. Aussi, Willy était un homonyme adopté à l'unanimité, ce qui convenait parfaitement au garçon. Dudit garçon de treize ans qui, comme maintenant au demeurant s'il n'était pas venu à temps, avait une forte tendance à briser les règles, pour le simple plaisir d'occuper son temps libre. À la différence de James qui s'emmêlait toujours dans des ennuies qu'il ne maîtrisait - et ne voulait - aucunement - et qui avait la fâcheuse tendance de retomber sur ses pattes par le sarcasme, ce qui aggravait généralement la situation -, Willy était simplement là pour enfreindre une règle mise en place, par pur esprit de contradiction. Juste histoire de faire chier.

Harry en était parfaitement conscient, cela dit.

Il attrapa son fils, adressant un sourire désabusé à Ron qui le lui rendit bien, avant de prendre la direction du reste de sa famille. Son dernier fils et dernier triplé allait certainement se montrer parmi la foule, d'ici quelques minutes.

« De quoi parlais-tu avec Maxence et Maëlle ? » interrogea Harry, l'air de rien.

« Rien de spécial, de tout et de rien, la pluie et le beau temps...

- J'espère que tu as conscience que tu te rends suspect, en disant ça ?

- J'en ai un peu trop conscience, papa. »

Sur ce bref échange, Harry distingua Leo derrière la foule.

Son aîné, le dernier des triplés en compagnie de James et Héra, n'avait rien de comparable à ses derniers. Il était indubitablement doué, certe. Misanthrope, c'est vous qui le dites. Solitaire, évidement. Asocial, toujours. Ça, Harry pouvait aisément le confirmer. Mais même avec une attitude froide et distante, Harry savait que son fils était quelqu'un de bien - il le croyait au plus profond de lui, en était même sûr ! - malgré ce que disais toujours James pour plaisanter : il avait une gentille famille, parce que lui ne l'était pas. Harry le faisait toujours taire, dans ses moments là, mais ça ne semblait pas perturber Leo plus que de mesure. Tout bien considéré, Leo savait manier l'occlumencie comme Snape à son âge. Ce que Harry avait désapprouver à bien des égards.

Il s'approcha de son fils, lui offrit un sourire bienveillant qui fut accueillit par un drôle de regard. C'était quelque chose qui agacer - voire attristé - légèrement Harry, aussi celui-ci décida de ne pas s'en repentir longuement, et lui indiqua qu'ils étaient tous près du train, paré au départ, n'attendant désormais que leur arrivée pour les embrassades et les promesses de nouvelles trop souvent oublié.

Moins d'une minute plus tard, ils étaient tout les septs réunis.

« N'oubliez pas d'envoyer des nouvelles dans la semaine, indiqua Harry en embrassant la joue de Lilly.

- T'inquiète, on est près pour affronter la guerre de la rentrée et les ennemis professeurs ! » lança James. « Vous savez à quel film ça me fait pensée, tout ça ?

- On ne veut pas le savoir, James. » intervint Draco avec un rictus.

« Vous me direz si votre rentrée c'est bien passée, d'accord ?

- Iron Man, Père ! À Iron Man ! » dit néanmoins James, l'air content de placer une référence cinématographique devant un père qui n'y connaissait rien.

- Papa, ça fait trois ans ! » fit Willy en levant les yeux au ciel.

« Il ronronne quoi ?

- Justement. On oublie un peu trop vite ses vieux parents gâteux.

- Dîtes... Il faudrait peut être qu'on y aille, les gars. Tout le monde est déjà rentré, presque. » fit Héra et son Lauprecha rajouta d'une voix de papier froissé : « Il n'y aura plus de place-ace ! »

Ils acquiescèrent à l'unisson, puis, après quelques mots chaleureux - mangez bien, ne vous couchez pas trop tard, soyez sage ! - Harry et Draco les laissa respirer et s'en aller joyeusement dans des bousculades et bavardages.

Comment auraient-ils pus prévoir qu'ils ne reverraient pas leur enfants de si tôt ?

Harry avait beau y être habitué, ça lui faisait toujours un froid de retrouver sa maison après la rentrée. Tout lui semblait si silencieux, après coup, tout lui paraissait si vide. Plus d'animosité, de disputes éhonté, de mensonges éventée et de crises de nerfs. Plus de discutions interminables autour du feu de bois, aussi. Ou de conversation sage près des Hippogriffes ; soirée cinéma à se gaver de pop corn ; après-midi à flâner près de l'eau et à faire du Quidditch.

C'était impressionnant comme il pouvait devenir nostalgique après seulement deux heures d'absences. Il fallait croire qu'il était devenu tuteur pour une bonne raison. Avoir cinq gamins, c'était jamais de tout repos. Surtout avec des âges si rapprochés. Et des origines aussi différentes.

Parfois, ça pouvait être compliqué. Surtout avec Willy. Après tout, il était le père biologique des triplés. Et lorsqu'il prenait parti pour l'un d'entre eux lors d'une - pourtant rare - dispute, le gamin impudent lui renvoyer tout à la gueule. Qu'il n'a jamais été voulu de toute façon, que finalement il prendra toujours parti de ces types parce que c'était les siens, et que cette putain d'injustice commencer à le gaver - toute une ribambelle de parole bien placé pour appuyer là où ça fait mal, lui qui prônait l'égalité de tous et la justice parce que la dernière des choses qu'il voulait faire été reproduire ce que son oncle et sa tante avait fait pour lui et Dudley. Willy se rendait compte de la portée de ses paroles, après coup, à peine une micro-seconde plus tard, mais Harry, même en colère dans ses moments là, sentait déjà la culpabilité poindre.

C'était bien quelque chose que la guerre lui avait laissé. Ce sentiment de culpabilité qui pointait beaucoup trop souvent pour un adulte. Culpabilité fragilisé par son complexe du héro, renforcé par l'idée que lui n'avait rien mérité pour survivre ainsi contrairement à d'autres - Seamus Finnigan et Lee Jordan, entre autre. Présente lors des querelles, après les querelles, et même avant que la confrontation ne se produise mais qu'elle reste, quand bien même, inévitable.

De toute façon, il avait toujours su que ça n'allait pas être de tout repos, d'adopter des enfants. De les gérer. Mais Draco avait toujours été là, avec lui et pour lui. Il était son pilier les jours de crises, son sourire les heures de tendresses et sa peluche le soir dans le noir. Draco avait su comblé et apprivoisé ses attentes. Malgré que celui-ci n'avait pas voulu avoir autant d'enfant, en premier lieu. Déjà que au début, il n'était pas au courant qu'il allait en avoir trois ensemble... Ah ! Il se souvenait encore de son visage à la maternité... C'était si risible !

...

Les halètements réguliers de la machine emplissait l'atmosphère de la pièce. Les cris des bébés électrisé l'air ambiant, formant à ses oreilles une douce - et délicieuse - complainte. Harry sentait le petit cœur de Héra battre contre son torse, et ça faisait battre le sien étrangement - même à ses oreilles, ça n'avait rien de régulier. Il se sentait à la fois si léger, si heureux, et si anxieux.

Et Draco, face à lui, le visage blafard et à demi-horrifié, n'était pas là pour arranger les choses.

« Qu'est-ce que c'est que ça ? » s'était-il écrié à moitié, provoquant un léger soubresaut à Leo qui s'agita légèrement.

« Draco !

- Harry... » reprit le blond d'une voix baissée d'un ton. « Je peux savoir pourquoi... Je veux dire, il y en a pas un en trop, là ? »

Harry baissa les yeux vers ses trois enfants. Ses trois bébés. Ses-trois-bébés. Chaques mots sonnaient agréablement dans sa tête. Il les voyait déjà grandir ensemble dans l'union et la solidarité. Il les voyait déjà attablé à la table des Gryffondors. Dans leur premier cour de vole. Transformer leur premier crapaud. Avoir leur premier amour.

« Harry, tu m'écoute ?

- J-Je ne sais pas vraiment ce qu'il s'est passé, Draco. Enfin, le médicomage m'a dit que, comme tu le sais, il n'avait pas pus faire d'échographie à cause de mes blessures, et... Enfin, leurs cœurs battaient presque en même temps, donc niveau scanner à l'écoute, c'était pas terrible pour savoir s'ils étaient trois au lieu de deux...

- Mais... ?

- Eux, là... » chuchota Harry comme s'il avait peur de parler trop fort. Il désigna d'un geste rapide le petit James et le petit Leo. « Ce sont deux enfants...

- Merci pour ce renseignement, Harry. » intervint Draco avec sarcasme.

« Écoute-moi ! Ils sont deux, mais n'auraient dut être que un seul. Je veux dire par là que l'un d'eux s'est formé à partir de l'autre. Le médicomage ne comprends pas, il n'a pas d'explication. Grâce aux opérations, il sait juste qu'ils sont liés, parce qu'ils n'auraient du être qu'une seule personne. »

Draco l'avait alors observé d'un air catastrophé - incrédule, abasourdi, stupéfié. Son visage était si blafard que Harry craignit un instant qu'il ne tourne de l'œil - « Tu... que, pardon ? » avait-il bafoué. Puis Draco s'était repris. Il avait troqué le choque par de la tendresse, et il a finalement posé ses yeux sur les trois bambins sans qu'il n'y ai une pointe d'horreur dans son regard. Il n'a pas poser plus de question. Ce fut la première fois - première, d'une longue série - qu'il accepta quelque chose de si gros et d'autant plus réelle que Harry avait ressenti le même effarement lors de l'opération. Après tout, avait-il dit plus tard, lorsqu'on épouse Harry Potter, il ne faut pas s'attendre à faire comme tout le monde.

« Et comment l'as-tu appelé ? » s'était -il contenté de dire pour toute réponse.

« Leo.

- Leo ? Lion ? Tu te moques de moi, Harry ? Scorpius aurait été plus charmant.

- Pas du tout, je trouve ça très mignon.

- Leo, c'est mignon ?

- Bien-sûr ! James, Héra, et Leo... Ça en jette, non ?

- Non.

- Draco !

- Bon... Très bien. Mais lorsqu'il terminera à Gryffondor et qu'il se retrouvera à devoir brûler son professeur de Défense grâce au pouvoir de l'amour... Faudra pas venir se plaindre. »

Sur ces belles paroles, Draco s'est approché un sourire un peu béat flanqué sur les lèvres. Il a embrassé Harry en lui demandant comment il se sentait, s'il n'était pas trop fatigué, et s'il ne voulait pas avaler quelque chose. Puis il a pris place sur le lit et a attrapé avec toute les précautions du monde le petit Leo.

« Salut toi, mon futur petit Gryffondor. »

...

Leo est atterrit à Serpentard. Héra aussi, d'ailleurs. James, au contraire, tomba à Gryffondor. Puis, deux ans plus tard, Lilly fut conduite dans la maison du courage. Willy, lorsque vint son tour, eut un tonnant : " Serpentard ! ".

Et ils étaient cinq.

Leo, Héra, James, Lilly, Willy.

Et il y avait aussi Anthony. Maxence. Audrey, Alix, Maxime. Maëlle, Sean, Quentin, Thomas, Teddy, Warren, Kelly, Sacha, Amy. Eux, ce n'était que des noms, après tout. Une signification qui avait quelque chose de controversée. Les enfants de l'après-guerre. Les enfants d'un autre temps, d'une autre vie. Les enfants de plus tard. Ceux du « et si... ». Qu'on a peur de trop imaginer. Les enfants des illusions éventés, des promesses éhontés. L'imagination est une maîtresse volage. Elle berce et apaise les maux. Le temps s'est bien moqué de vous.

Et pourtant, ils étaient là. Ils avaient un nom, une apparence, une existence. Ils avaient des mots, des gestes, des sentiments. Des secrets, des amours, des ennuies. Eux, c'était les enfants de l'après-guerre, leur a-t-on dit. Les enfants d'un autre temps, ceux d'une autre vie. Les enfants de plus tard et du « et si... ». Oui, mais eux, ils en avaient rien à faire. Parce que ce qu'ils voulaient, c'était vivre avec des rêves dans la tête jusqu'à en avoir le cœur au bord des yeux et toutes les étoiles dans leurs souvenirs. C'était les enfants de l'après-guerre, on leur avait assez répété. Et bien - et alors ? - ils balayaient tout ça. C'était des enfants, simplement. Fier ou timide ; certains blagueur ou sérieux certainement dragueur. Sans omettre les plus froids, les sarcastiques et les génies. Eux, ce n'était pas que les enfants d'un autre temps, d'une autre vie. C'étaient les Enfants de l'Espoir et du Delà. Et ils emmerdaient bien ce qui dirait le contraire.

Et puis, de toute façon, ils étaient aussi les Enfants du Temps. Ceux qui ne devraient pas exister mais qui étaient quand même là. Ceux qui ont traversé les dimensions pour rentrée chez eux. Les époques, dans le méandre.

Les Enfants du Temps.

Voilou... ! Oui, c'était court, j'en ai conscience :(

Si vous avez aimer, n'hésitez pas à laisser une review ! La suite arrivera demain ou après-demain ( Ou la semaine prochaine, selon ma mémoire fantastique / Hein, quoi ? ) Mais elle est écrite, parée au poste ! Et... Je n'ai plus rien à dire, parce que je ne suis pas une éternelle bavardeuse. Je répondrais aux reviews anonymes chaques fois en fin de chapitres, avec des interactions avec des Enfants du Futur parce que ça me fait plaisir :)

Bonne soirée !

Verdict ?