Bon, voici un petit prologue que je gardais depuis un moment ! A la base ce devait être une fanfiction Teen Wolf mais elle a finalement muté.

Petites informations importantes :

-C'est un UA !

-Dedans, Neville et Harry sont jumeaux et ont été adoptés par Lily et James. La ressemblance d'Harry avec James est donc hasardeuse.

Bien évidemment, les personnages ne m'appartiennent pas.

Bonne lecture !


Prologue

La première chose que je ressens à mon réveil est l'insoutenable douleur qui me vrille le cerveau. Je masse mon crâne dans l'espoir de faire disparaître ma souffrance, en vain. Je sais que mes efforts sont inutiles, mais par habitude, je persiste. Le même schéma se répète à nouveau. D'abord la perte de mémoire, ensuite la douleur. J'essaie de me lever mais ma tentative se solde par un échec. Je grogne en sentant des coups résonner dans ma tête. Je n'ai pas envie d'ouvrir les yeux, sachant pertinemment que ça ne fera qu'empirer le mal. Pourtant, tout mon être est envahi par un besoin de le faire. Alors, avec difficulté, j'ouvre enfin mes paupières.

La salle dans laquelle je me trouve est sombre. Ma seule source de lumière est une minuscule lucarne au dessus de moi. De ce que je perçois, la pièce est vide, poussiéreuse, abandonnée. Je me demande bien comment j'ai pu atterrir là. Certes, il m'est souvent arrivée de me réveiller dans des endroits étranges, voire même parfois complètement gênant, mais jamais aussi glauque. Je laisse un instant à mes yeux de s'habituer à l'obscurité. Quand je parviens enfin à distinguer ce qui m'entoure, je prends une énorme inspiration en apercevant une silhouette inerte à mes côtés. Je me rapproche prudemment d'elle à quatre pattes et me rends compte qu'il s'agit d'une jeune fille. Ne voyant rien d'autre que les traits flous de son corps, je prends mon portable afin d'éclairer son visage. Un haut-les-cœurs aussitôt.

Son visage est mutilé, méconnaissable. Son corps est couvert de sang et des cheveux d'un roux flamboyant entourent sa tête telle une auréole. Je me fige à cette constatation. Ces cheveux… Je les reconnaîtrais entre mille. Je les ai tant touché, caressé, embrassé qu'il m'est impossible de me tromper… Ces cheveux appartiennent à Ginny, ma Ginny. Ma petite-amie. Je pousse un hurlement de terreur et m'effondre à ses côtés pour prendre son pouls. Rien. Le néant.

Ce n'est pas possible, je refuse de croire qu'elle est morte. Ginny ne peut pas être morte. Je me relève, faisant fi de mon mal de crâne, fait un tour de la pièce complètement affolé, avant de me rendre compte, non sans horreur, que mes mains sont tachées de sang. Or, quand j'ai touché le corps - son corps -, j'ai pris soin de ne pas entrer en contact avec le sang. Cela ne peut donc signifier que deux choses : soit je me suis blessé, soit… Soit je suis à l'origine de la mort de Gin… De sa mort. Je prends à nouveau une profonde inspiration et m'examine sous toutes les coutures. Rien ne cloche chez moi. Les larmes s'agglutinent dans mes yeux.

-Oh pitié, pitié, mais qu'est-ce que j'ai fait ? C'est un cauchemar, je vais me réveiller, c'est certain. Allez Harry, réveille-toi, réveille-toi bon sang !

Je tourne en rond dans la salle, prenant soin de ne pas poser mon regard sur le cadavre au sol. Je suis dans un cauchemar, ce doit être ça. Je vais me réveiller, il suffit de me pincer la joue. Mais la douleur me prouve le contraire. Ce n'est pas un cauchemar, c'est la réalité. Je passe une main dans mes cheveux, les larmes dévalant à présent sur mes joues. Mes pas me ramènent automatiquement vers le corps sans vie que je fixe avec douleur. Je refuse de croire que j'ai pu la tuer. Je sais que nous nous étions disputés hier, assez violemment d'ailleurs, mais jamais je n'aurais été capable de commettre un tel acte.

Ginny… Ginny c'est mon petit rayon de soleil à moi, la fille de mes rêves, la plus cool qui existe en ce monde. Non, jamais je n'aurais pu la tuer, c'est impossible ! Mon portable toujours en main, je compose le numéro de mon père pour que lui et ses collègues policiers me viennent en aide, mais je me retiens à la dernière seconde. Une petite voix s'infiltre dans mon esprit et fait remonter à la surface mes pires craintes. Et si j'étais réellement coupable ? Et si j'avais réellement tué Ginny ? Je m'éloigne du corps, les yeux écarquillés. Je fais alors la pire chose à faire dans des cas comme celui-ci. J'éteins mon portable, le range soigneusement dans la poche de mon pantalon et respire profondément. La panique s'empare de moi à la seconde où je m'empare du corps mais malgré tout je le traîne en dehors de la pièce.

Je reconnais finalement où je me trouve. Le vieil hôpital désaffecté de la ville. Personne ne vient ici, ce qui me soulage un peu. Je cache le corps dans un endroit invisible si l'on n'y prête pas d'attention et m'éloigne à reculons avant de me figer net. Mais bon sang, qu'est-ce que je suis en train de faire ?! Je viens de délibérément cacher un corps que j'ai potentiellement tué. Enfin non, je suis presque sûr que ce n'est pas moi, c'est sûrement un malentendu, je n'y suis pour rien. Mon Dieu, je suis tellement paniqué que je me contredis moi-même ! Je glisse mes mains dans mes poches, tentant de cacher le sang qui les macule, mais l'une d'elle rencontre un objet que j'ignorais posséder. Aussitôt ma panique s'amplifie. Un couteau. Je tiens un putain de couteau taché de sang entre mes doigts.

C'est bon, là je suis véritablement foutu.


Quand je rentre chez moi, je me précipite dans ma chambre, sans même adresser un "bonjour" à mon frère. Je sanglote toujours, refusant encore de croire que j'ai pu tuer Ginny. J'arrache presque mes vêtements rougis par son sang et les jette dans un endroit où je sais que ni mes parents, ni mon frère ne viendront fouiller. Je me dirige vers la salle de bain et tente désespérément d'effacer les traces de sang qui marquent ma peau. Mais plus je frotte, plus je prends conscience de mes actes.

Je ne comprends plus rien, je suis totalement perdu. Je ne me souviens de rien. La dernière chose dont je me rappelle est de notre dispute avec Ginny. Je lui reprochais d'envoyer trop de messages à son ex-copain, Dean et elle, elle m'avait hurlé dessus comme quoi je passais trop de temps avec la nouvelle, Cho Chang et que c'était de ma faute si elle cherchait un peu de réconfort auprès de son meilleur ami. Je lui en avais voulu, lui avait ordonné de quitter ma maison, ce qui l'avait profondément choqué. Je ne m'énervais jamais contre elle, c'était une première. Je m'en étais voulu en voyant les larmes perler au coin de ses yeux mais j'avais été clair, je ne voulais plus la revoir de la soirée. Après ça, j'étais parti prendre l'air à bord et puis… Le trou noir. Apparement j'avais passé la nuit dans l'immeuble délabré et j'avais fait… L'autre chose. On frappe à ma porte, me faisant ainsi sortir de mes pensées, et j'entends la voix inquiète de mon frère.

-Harry, tout va bien ?

-Oui Neville, retourne en bas, c'est rien. Juste un coup de barre.

-Tu es sûr ? Je peux appeler maman, elle m'a dit qu'en cas de besoin elle pouvait se lib-

-Neville je vais bien, dégage maintenant !

Le silence se fait dans le couloir et à nouveau je ressens la culpabilité me tordre le ventre. Je vérifie rapidement que le sang a entièrement disparu de mon corps avant d'accourir à la porte. Je l'ouvre brusquement, tombant nez à nez avec un Neville au bord des larmes. J'aurais du m'en douter. Sans un mot, je le prends dans mes bras et m'excuse d'être un aussi mauvais jumeau. Il secoue la tête en me traitant d'imbécile mais je sais qu'à travers ses mots, il me pardonne. Il m'offre un fin sourire avant de regagner sa chambre, sans un mot. Sûrement pour s'occuper de ses plantes.

Si seulement il savait à quel point son frère est un monstre. Ne sachant plus quoi faire, je décide de faire appel à la seule personne qui peut un temps soit peu me venir en aide. Je compose le numéro que j'ai fini par connaitre par coeur et attends deux bonnes sonneries avant d'enfin entendre une voix de l'autre côté de l'appareil.

-Hermione Granger, j'écoute ?

-Hermione, c'est Harry. J'ai… J'ai besoin de ton aide.