Disclaimer : Game of Thrones est l'oeuvre de George R.R Martin, de DB Weiss et de David Benioff, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.

Résumé : Si Sansa était un oiseau alors Tyrion était une fleur.

Note de l'auteur : Ceci est une réponse au défi n°84 de la page Facebook « Bibliothèque de Fictions ». La consigne était d'ouvrir son dictionnaire, de se rendre à l'initiale de son prénom puis de choisir le mot correspondant à son jour de naissance. M'appelant Marina et étant née le 24 décembre, j'ai obtenu le vingt-quatrième mot de la lettre M : le maceron (selon le dictionnaire Larousse 2001). Une fois ce mot obtenu, il fallait écrire à partir de celui-ci. Cent mots minimum.

La colombe et le maceron

On avait souvent comparé Sansa à un oiseau. Le joli petit oiseau, la petite colombe en cage chantant pour ses geôliers. Son mariage à Tyrion était censé l'enchaîner un peu plus à la capitale, aux Lannister, pour mieux soumettre le Nord, encore plus après le massacre de son frère et de sa mère. Paradoxalement, aux côtés de Tyrion, elle avait la sensation de retrouver un semblant de liberté, un ersatz, qui était toujours bon à prendre.

Etait-ce parce qu'il la respectait ?

Parce qu'il la traitait bien ?

Parce qu'il essayait ?

Elle n'en savait rien, juste qu'à ses côtés, elle retrouvait un semblant de sécurité qu'elle n'avait plus éprouvé depuis longtemps.

Et si elle était un oiseau, Tyrion était un maceron.

Oui, elle avait bien conscience que cela était particulièrement étrange de comparer son époux à une fleur. Lui qui avait eu tant de surnoms, des surnoms très souvent méchants, mauvais, insultants, comme s'il avait choisi de tuer sa mère en venant au monde ou sa taille adulte. Pourtant, c'était bien un maceron que Tyrion lui inspirait, dans cette comparaison de faune et de flore qu'on lui avait imposée depuis le jour où elle avait eu le malheur de rencontrer la famille royale. Une fleur pas très haute, aux fleurs minuscules et jaunes, ressemblant à une mauvaise herbe, considérée comme invasive alors que les connaisseurs savaient qu'elle était comestible, que les cuisiniers les moins idiots s'en servaient pour remplacer le céleri parfois, que les mestres les plus sages utilisaient dans leurs remèdes pour aider à mieux digérer ou pour aller uriner plus régulièrement. Oui, pour Sansa, Tyrion était un maceron, cet être de petite taille qui n'était pas apprécié à sa juste valeur mais aux vertus si nombreuses. Comme cette plante, il apportait un peu de douceur dans sa vie, un peu de sel aussi, un peu de couleur, un peu de réconfort.

A défaut d'amour, elle avait enfin un peu de respect et cela n'avait pas de prix.

Comme cette fleur, Tyrion lui apportait un peu de fraîcheur dans ce cloaque vicié qu'était Port-Réal.

Elle espérait que son chant le soulageait tout autant.

Elle était aussi une Lannister désormais, même si elle détestait ce nom, elle devait bien payer ses dettes.

Mais dans le cas de Tyrion, c'était une dette qu'elle remboursait avec gratitude.

FIN