Hey coucou tout le monde ! Laissez moi me présenter. Je m'appelle Hope Elizabeth et je suis une fille de 16 ans. Je suis plutôt maigrichonne, j'ai les yeux bleus et les cheveux courts et brun. Si j'ai décidé de m'inscrire sur ce site internet, c'est pour vous raconter mon histoire plutôt hors normes. So, let's go !

Tout à commencer en 2012. Même si ça peut paraître surprenant, je n'ai pas beaucoup de souvenirs qui datent d'avant cette période. Je n'ai jamais connu mes parents (oui je sais, c'est l'histoire de tous les super-héros. Mais croyez-moi que je ne suis pas un super-héros!) donc les seuls rares souvenirs que j'ai, c'était ceux d'un orphelinat. Je me souviens d'une grande bâtisse lugubre en pierres perdue au milieu des gratte-ciels de New-York. Elle était régit par des sœurs très strictes. Au moindre écart, vous vous preniez un coup de bâton. Autant vous dire que je les collectionnais. Je n'étais pas la petite fille sage et posée que tout le monde attendait que je sois. Vous voyez le cliché des petites filles ? Et bien j'étais tout son contraire : je ne tenais pas en place, je me battais très souvent, je jouais aux petites voitures, etc etc. En y repensant, c'était peut-être pour cette raison qu'aucune famille ne m'avait jamais adoptée. La seule chose que j'avais d'une fille était mon physique : à l'époque j'avais les cheveux longs, j'étais plus petite que la moyenne et j'étais déjà maigrichonne. Parfois je me dis que je ne suis pas née dans le bon corps...

Un jour, je m'étais pris une sacrée raclée d'une des sœurs parce que j'avais malencontreusement cassé une fenêtre de la cuisine en y jetant un ballon de football alors que je jouais dehors avec Jimmy. Cette fois-ci, la sœur y avait été de bon cœur avec le bâton. Recroquevillée de douleur, je pleurais dans un coin de mon dortoir. La sœur m'avait interdit de sortir de la pièce et de dîner le soir. J'avais passé toute la journée à pleurnicher. Après le repas, j'entendis les neuf autres petites filles qui partageaient ma chambre monter en trombes les escaliers en bois grinçant. Je séchai rapidement mes larmes et couru dans mon lit pour feinter de dormir. Elles ne firent pas attention à moi. Aucune fille de l'orphelinat, à part Mary et Jenn, ne me prêtaient attention. J'étais bien trop « bizarre » à leur goût. D'ailleurs, une fois que tout le monde dormait, mes deux amies s'approchèrent de mon lit pour me tendre un morceau de pain. Je les remerciai d'un signe de tête avant de déguster la nourriture. Nous gardâmes un instant de silence que Mary finit par rompre :

« - Hope, j'ai une idée. Personne n'aime cet endroit. Avec Jenn, on a prévu de partir cette nuit. Tu veux nous accompagner ? »

Je ne pris même pas la peine de réfléchir. Je hochai la tête en signe d'accord. Quelques instants plus tard, nous fîmes nos maigres valises et nous partîmes du dortoir, sans même adresser un dernier regard à nos camarades. Nous fîmes attention de ne pas faire grincer le vieux escalier usé en bois qui descendait sur le hall d'entré. Arrivées dans le hall, nous essayâmes d'être les plus discrètes possibles pour ne pas réveiller les sœurs en marchant sur les grandes plaques de carrelages blanches et noirs. Ce fut assez compliqué et Jenn manqua de trébucher. Nous parvînmes à sortir de la bâtisse sans encombre. Nous escaladâmes les grilles en ferraille rouillées. Ce n'est qu'une fois de l'autre côté que nous nous regardâmes en souriant de toutes nos dents.

« - On a réussi, on est enfin libres ! S'exclama Jenn. »

Nous nous prîmes dans les bras et nous dansions. Parce que nous étions libres, nous étions bien. Même si nous n'avions pas de toit, même si ça allait être difficile, nous étions libres. Maintenant que j'y repense, cette sensation nouvelle de liberté était tellement intense, tellement agréable. Je ne l'avais jamais ressenti auparavant et je peux dire que ce jour fût l'un des plus beaux de ma vie.

Nous marchions, volions parfois de la nourriture. Ce n'était pas avec nos maigres économies que nous pouvions nous payer quelque chose de convenable. Nous dormions parfois dehors, parfois avec des sans-abris généreux. Les gens étaient cruels, stupides et égoïstes. Pas une seul fois ils nous proposés de l'aide. Pas une seule affiche de recherche n'avait été accrochée dans la ville. Qui pouvait bien se préoccuper d'orphelines disparues ? Mais tout cela m'étais bien égal puisque j'étais enfin libre.

Un après-midi, nous nous étions posées dans un café. Mary tournait une paille dans son milshake, l'air perdue dans ses pensées, tandis que Jenn et moi regardaient attentivement la télévision accrochée au mur. Quelques minutes plus tôt, la serveuse avait reçu un appelle et avait immédiatement changé la chaîne qui diffusait un match de football, pour celle qui montrait les informations. Un journaliste, en direct du centre de New-York, filmait la terrible bataille qui opposait des énergumènes en costumes et des extraterrestres. Petites filles que nous étions, nos teints devînmes blafards et nous gardâmes un instant le silence, bouches bée. Aucune de nous savions la réaction qui était la plus appropriée : paniquer et courir pour tenter de s'échapper, se cacher et attendre que tout cela se termine… La serveuse se précipita vers la porte d'entrée pour la fermer à clé. Elle ordonné à tout le monde de rester calme et de ne pas sortir dans la rue.

Ainsi, l'estomac noué, nous regardâmes la télévision et l'avancé de l'attaque. Mais bientôt, nous vîmes des extraterrestres envahir le quartier. Mary et Jenn crièrent de peur tandis que j'étais pétrifiée. Je ne parvins pas à bouger le moindre membre de mon corps. Mais quelle folie ! Nous n'avions nul part où aller, et si nous mourrions, personne ne se soucierait de nous. Dans le ciel, je vis la silhouette d'un homme en armure rouge et or. Sur les immeuble, un monstre vert escaladait les étages en écrasant les ennemis qu'il rencontrait sur son passage. A terre, une femme en combinaison noir, un homme en costumes rouge, blanc et bleu muni d'un bouclier combattaient côte à côte. La serveuse fini par sortir en courant par la porte de derrière, suivie de plusieurs clients. Mary et Jenn me criaient de courir, de partir, mais je n'entendais rien. J'étais figée sur place, observant l'immonde monstre brun et noir qui se rapprochait de la porte du café. Mes amies s'enfuirent. Je ne sais pas pourquoi, mais je m'étais levée pour aller me place devant la porte. L'immonde bestiole allait ouvrir la porte tandis que je serrais mes poings.

Au dernier instant, une flèche lui transperça le crâne et il tomba raide devant moi. Seul une porte en verre me séparait du champs de bataille. Et du haut de mes huit ans, la curiosité me rongeait. La tentation était palpable. Alors que j'approchai ma main de la porte, j'entendis un « boum » provenant de l'étage. Je levai la tête au plafond pour apercevoir des fissures.

Puis ce fut le noir total. Je me réveillai seule dans une salle d'hôpital. Autant vous dire que mes espoirs de liberté se volatilisèrent dès que je sus où je me trouvais. L'établissement avait sûrement du contacter l'orphelinat. Mes pensées se tournèrent vers mes amies. Où étaient-elles ? Que leur était-il arrivé ? Étaient-elles sauves ? Mes pensées s'arrêtèrent lorsqu'une infirmière au teint pâle et aux cheveux bouclés ouvrit la porte de la chambre.

- Ah, tu es enfin réveillée. Tu es restée endormie pendant deux jours. »

- Que m'est-il arrivé ?

- Tu as eu beaucoup de chance, tu sais ? L'immeuble dans lequel tu te trouvé s'est écroulé pendant la bataille. C'est un miracle que tu sois encore parmi nous.

Je regardai autour de moi en grimaçant. Mon cou me faisait mal, mon bras aussi. Énormément de questions trottaient dans ma tête. L'infirmière souriait en m'observant. Je n'oublierais jamais ce sourire doux et rassurant.

- Nous ne savions pas ton identité alors nous avons appelé l'orphelinat St James. Les sœurs m'ont confirmées que tu étais bien Hope. Aux dernières nouvelles, toi et tes amies avaient disparues depuis une semaine !

- Ou sont-elles ? Elles vont bien ?

Le visage de l'infirmière s'assombrit tout d'à coup. Elle respira calmement avant de reprendre :

- Tu sais Hope, tout le monde n'a pas la même chance que toi. Mary s'en est sortie. Mais Jenn… Jenn est morte pendant la bataille.

- Quoi ?! Comment ? C'est pas possible ! Elle… Elle était là hier. Je l'ai vu hier !

Des larmes commençaient à brouiller ma vision tandis que l'infirmière s'approcha de moi pour me prendre dans ses bras. Comment Jenn pouvait avoir disparu ? Elle n'était qu'une petite fille et à l'orphelinat on nous avait appris que Dieu protégeait les petits enfants. Elle ne pouvait pas avoir disparu. A cet instant, j'avais pris conscience que le responsables de cette mort n'étaient autre que Mary et moi…

Je passai quelques jours à l'hôpital. Mais plus le moment de rentrer à l'orphelinat approchait, plus j'angoissais. Le dernier jour, je fis ma valise. La gentille infirmière qui se prénommait Penny vint me voir. Elle s'assit sur mon lit, m'observant sans rien dire avec un large sourire. Je n'y pris pas attention étant donné qu'elle souriait tout le temps. Elle était gentille mais je n'étais pas d'humeur à sourire…

- Hope, j'ai quelques chose à te dire, annonça-t-elle. Quand tu dormais, quelqu'un est venu te voir. Je ne voulais pas te le dire parce que je ne voulais pas te faire de faux espoirs. Hope, tu vas être adopté !

A cette nouvelle, mes jambes flanchèrent et je tombai sur le lit. Moi ? Être adoptée ? Qui voulait m'adopter ? Je n'étais qu'une simple petite fille moche, pas comme les autres. Je ne méritais pas d'être adoptée. Et puis, qui savait que j'étais à l'hôpital ? Une appréhension mélangée d'une excitation émergea. Je hochai la tête, peu sure de moi lorsque l'infirmière me demanda si j'étais contente.

Je terminai ma valise et me rendis à l'accueil de l'hôpital pour rencontrer mes nouveaux parents. Apparemment, les papiers avaient déjà étaient fait sans que je passe par la case orphelinat. Je dois dire que c'était un soulagement de ne plus retourner dans cet endroit immonde. Une fois arrivée à l'accueil, mon regard observa attentivement toutes les personnes. Il y avait des enfants, des adultes et des vieillards. Avant que j'eus fini d'analyser tout le monde, la gentille infirmière vint à ma rencontre.

- Ah, te voilà enfin. Allez viens, je t'accompagne dans ta nouvelle famille.

La jeune femme me pris la main que je serrai fort. Nous fîmes quelques pas jusqu'à une salle d'attente. Nous entrâmes et un jeune homme blond, très grand et très baraqué se leva de son siège. Pris de peur et de panique, je me cachai discrètement derrière Penny.

- Allons donc, n'ai pas peur Hope. Monsieur Rogers, je vous la confie. Prenez soin d'elle, elle a subit de grands traumatismes.

- N'ayez crainte, Madame, répondit le blond. Nous allons bien nous entendre. N'est-ce pas Hope ?

Alors oui, vous avez vu juste. J'ai été adoptée par Steve Rogers alias Captain America. C'est pas la classe, ça ? Pour être claire, Steve n'est pas mon père. Enfin, sur le papier il l'est. Mais en réalité, je l'appelle Steve. D'ailleurs, vous vous demandez sûrement comment l'adoption a-t-elle pu être aussi rapide. Et bien c'est très simple : je n'étais pas aimé à l'orphelinat, les sœurs voulaient donc se débarrasser de moi au plus vite. En plus, Steve était un Avenger et avait convaincu les autres membres de l'équipe de m'adopter. Sa réputation le devançait, la justice et les sœurs ont tout de suite acceptées l'adoption. Pourquoi m'avait-il adopter ? Il n'avait jamais voulu me répondre sincèrement.

Comment est la vie avec les Avengers ? Assez spéciale. J'ai eu de mal à m'adapter, en fait. Au début, Tony ne m'acceptait pas. Il disait que je n'étais qu'une gosse et que les gosses étaient inutiles. Apparemment je lui traînais dans les pattes. Pff, comme si la Tour Stark n'était pas assez grande pour tout le monde… Peu à peu, il a fini par m'accepter. Aujourd'hui, on bricole même ensemble. Il m'apprend beaucoup de choses ! D'ailleurs, il m'a même appris à apprécier la même musique que lui. Du coup, j'ai commencé la guitare et j'ai monté un groupe avec des amis. Il vient parfois nous entendre jouer des reprises de AC/DC, Black Sabbath ou les Guns'N'Roses.

Concernant les autres Avengers, ça a était un peu plus facile. Clint et Natasha m'ont tout de suite adoptés. Je m'amuse beaucoup avec Clint à tirer à l'arc. Je suis largement moins douée que lui, mais je me débrouille ! Quant à Natasha, elle m'a appris à me battre. Je m'entends aussi très bien avec Bruce, Wanda, Peter et tout les autres ! Je vous le dis, vivre avec un groupe de personnes totalement différentes de vous, vous apprend énormément de choses. Mais ça n'a pas été tous les jours facile. J'ai un gros manque de confiance en moi lorsque je me compare à eux. Encore aujourd'hui, il y a des moments où je me sens seule. Steve refuse que je les accompagne au combat, même si au fond, je suis persuadée qu'il sait que je suis à la hauteur. Et je me sens différente d'eux. Ils sont tous des super-héros bourrés de pouvoir tandis que moi, je ne suis qu'une fille ordinaire. Je ne me suis jamais sentie à ma place nul part.

- Hope, tu ne veux pas lâcher ce truc et sortir un peu ?

- Steve, je te rappelle que dehors il y a un virus et que je ne suis pas surhumaine. Je me redresse sur le canapé avant de continuer à parler. Sans déconner, je m'ennuie à mourir ici alors j'écris mes mémoires. Après tout, c'est l'apocalypse et on est en train de mourir chez soi. Autant que ça me soit utile.

- Tu n'as pas des devoirs ? Les cours en ligne ?

- Déjà fait.

En fait, c'était faux je ne les avais pas fait. Mais l'école est une plaie pour moi. Au fil des ans, les écoliers n'avaient toujours pas appris à m'accepter. Je n'avais pas beaucoup d'amis et cela ne me dérangeait pas. Je n'étais pas très sociable. En ce moment, le pays entier est en confinement, les Avengers ont décidés de se rassembler dans leur structure au nord de New-York. Cela faisait des années qu'ils n'avaient pas été tous ensembles ! Mais ils ne s'étaient pas rassemblés pour rigoler. Tony et Bruce essayent de trouver un remède pour guérir la population de ce nouveau virus ravageur alors que les autres cherchaient à découvrir l'origine. Certains disent que c'est à caus du gouvernement, d'autres proclament que c'était du aux extraterrestres. En moi je dis qu'on s'en fou, tant qu'on le neutralise. Et c'était ce que les médecins essayaient de faire en ce moment.

- Hope, ne me mens pas. Éteins l'ordinateur et vas travailler.

Le Captain des Avengers a dit, alors tout le monde doit toujours se plier à ses ordres. Si seulement j'avais des pouvoirs, je serais déjà partie sur une île déserte. Le porte bannière étoilé peut être chiant dès fois ! Bon, allez les amis il faut que je vous laisse. A plus !