Vive la quarantaine ! Je redécouvre des veilles fics que je n'avais pas posté, donc j'en profite pour mettre à jour mes dossiers, j'espère que ça vous aide un peu à passer le temps :)

Dans ce cas-là, j'ai posté cette fic en anglais sur AO3 il y a quelques temps, et j'ai enfin eu le temps de la traduire en Français :) C'est pas très joyeux mais c'est court au moins ;)

Merci à ceux qui commentent et lisent mes autres fics, les suites arrivent mais avec le travail, je suis assez occupée. Et si vous avez de la chance, d'autres OS arriveront dans les prochains jours parce que j'ai pleins d'idées assez loufoques que j'aimerais bien écrire (certaines que j'ai déjà commencé je l'avoue).


Alec s'affala dans sa chaise une fois Maryse partie. Même après plusieurs années à les entendre, ses paroles le blessaient toujours chaque fois qu'elle le critiquait. Ce n'était pas qu'elle avait forcément tort, mais elle semblait trouver la façon la plus passive-agressive de le formuler.

« Je suppose que je ne peux pas m'attendre au minimum de ta part quand tu es occupé à t'amuser avec une Créature Obscure. »

Alec avait simplement discuté du problème actuel avec Magnus – une dispute entre vampires et loups-garous où Magnus s'était proposé de jouer le médiateur – pour éviter un conflit et pour que les Chasseurs d'Ombre puissent se concentrer sur les démons à tuer.

Il semblerait que peu importe à quel point il essayait ; il n'en faisait jamais assez. Maryse avait passé plusieurs mois à Idris, le laissant gérer l'Institut – et il était doué, personne ne pouvait le nier – et pourtant, dès qu'elle revenait, il devait retourner dans l'ombre.

Il s'en moquerait bien si au bout du compte, le travail était bien fait. Mais Maryse était déterminée à nier tout ce qu'il avait pu améliorer.

« Qu'est-ce qu'il y avait à améliorer ? Les choses se sont toujours passées de cette façon, et ça fonctionnait. N'essaie pas de trouver quelque chose à réparer juste pour alléger a conscience. »

Alec se mordit la langue, conscient qu'il ne pouvait pas s'opposer librement à Maryse. Elle se défoulait probablement contre lui parce que quelqu'un à Idris l'avait mis à l'essai, donc il n'avait pas le choix et devait montrer l'exemple en lui facilitant les choses.

Cela ne voulait pas dire que c'était juste, et Alec lui en voulait de plus en plus. Son père avait au moins la décence de ne plus lui parler du tout. Il ne pouvait pas s'attendre à ce qu'il approuve ses choix de vie, mais Alec savait très bien qu'il n'allait pas non plus faire de sa vie un enfer alors qu'il était occupé à reconstruire sa réputation à Alicante.

Il soupira quand quelqu'un toqua à la porte.

La vie à la tête de l'Institut ne lui offrait que peu de temps pour se reposer entre deux réunions épuisantes.

« Un nid de démons est apparu sur le radar. » annonça Jace. « Je suis chargé de m'en occuper. Tu veux venir ? »

Alec réfléchit, puis se souvint qu'il avait encore une bonne douzaine de rapports qui l'attendaient.

« Je ne peux pas. Fais attention et envoie-moi quelqu'un quand tu reviens pour ton rapport préliminaire. »

Avec un pouce en l'air et un signe de tête d'encouragement, Jace repartit.

Vive la paperasse.

Il regrettait parfois sa position. Surtout quand il ne pouvait pas accompagner Jace sur le terrain.

« Alec, tu m'écoutes ? Qu'est-ce que je dois faire pour que tu comprennes que tu dois prendre ce travail au sérieux ? »

Un autre jour, une autre réunion, une autre remarque de la part de sa très chère mère. Alec jurait qu'il pourrait la mettre à la porte si cela ne risquait pas d'envoyer un message dangereux à l'enclave. Mais par l'ange, qu'il voulait qu'elle se taise à propos de ce qu'il devrait ou ne devrait pas faire et comment ELLE ferait les choses.

Quel droit avait-elle ici ? A peine une représentante de l'enclave, parce qu'elle devait regagner la confiance de membres officiels, et qu'ils savaient qu'elle était désespérée de rétablir sa réputation.

Il attendit jusqu'à ce qu'elle n'ait plus ni souffle ni insultes puis décida qu'il était temps d'en finir. Il se retint à peine de claquer la porte.

Il espérait que Magnus ne lui en voudrait pas de l'envahir, parce qu'il n'y avait aucune chance qu'il reste à l'Institut.

« Darling, tu es venu embellir ma journée ? » taquina le sorcier en le voyant rentrer au loft. Alec ne put s'empêcher de sourire. Si quelqu'un ici embellissait les journées des autres, ce serait Magnus.

« Tu as l'air épuisé. Tu veux quelque chose à boire ? » Il attendit à peine le hochement de tête avant de faire apparaitre deux mojitos, tendant l'un des deux à Alec.

S'asseyant sur le sofa coloré, il ferma les yeux en reposant sa tête contre les coussins. Il était épuisé. Fatigué de se battre contre sa mère quoi qu'il fasse, de devoir l'ignorer.

« Elle dit qu'elle aurait préféré que j'aie un accident fatal en patrouille avant que toute cette histoire commence. » Sa voix se brisa alors que les mots sortaient tout seuls. « Que je devrais juste partir ou les laisser m'arracher mes runes, accepter les conséquences de mes actions. »

Peu importe à quel point il savait que ses mots étaient cruels et que considérant ses inclinations passées, il se pourrait très bien qu'ils soient la goutte de trop un jour, il ne pouvait pas se les sortir de la tête. Mais en même temps, il ne voulait pas en parler.

Magnus s'assit à ses côtés, restant silencieux fort heureusement. Alec n'avait aucune envie de savoir ce qu'il en pensait. Il savait que sa mère avait des lacunes en ce qui concernait les relations interpersonnelles et émotionnelles, mais elle restait sa mère. Il n'était pas sur de pouvoir entendre quoi que ce soit de négatif de la part de son petit ami.

Mais il n'était pas sur de pouvoir supporte un commentaire incendiaire de la part de sa mère non plus. Izzy l'avait prévenu, disant qu'elle cherchait à le pousser à bout pour qu'il se refonde dans le moule. Mais savoir ce qu'elle faisait n'aidait pas.

Magnus alluma la télé et mit une émission de téléréalité stupide, déplaçant Alec pour pouvoir l'étreindre et offrir un semblant de réconfort. Il savait malheureusement qu'il n'y avait pas grand chose qu'il puisse faire. Cela ne voulait pas dire qu'il ne pouvait pas le distraire le temps d'une soirée.

Un jour, Alec devrait choisir entre son amour pour sa mère et ce qu'il voulait faire de sa vie. Magnus n'avait aucun doute sur le fait qu'il prendrait la bonne décision, il devait juste le soutenir jusque-là.


Bonne fin de journée à vous !