Auteur : Mangafana

Disclaire : rien n'est à moi.

Trunks visitait le service informatique de la Capsule Corp. Une fois par an, pour se montrer et pour s'assurer que son personnel travaillait bien et que les chefs de service s'assuraient de l'entretien de ses locaux, Trunks s'astreignait à une inspection de chaque service et aujourd'hui, ça tombait sur le service informatique.

Le chef de service, un homme assez grand et avec un certain embonpoint, lui débitait des chiffres depuis qu'il était arrivé et Trunks devait avouer qu'il n'avait pas tout écouté … c'était d'un barbant.

Puis tout à coup, dans l'un des petits box qui composait le grand espace de travail, Trunks repéra une tignasse connue. Déviant du chemin que voulait lui faire prendre le chef de service, Trunks se plaça derrière l'homme qu'il avait repéré et là, il fut sûr de son coup.

-Goten ?

Le jeune homme sursauta et se retourna. Il fit alors un grand sourire à son meilleur ami et lui dit :

-He, Trunks, comment ça va ?

Il s'approcha de l'homme en costume et lui donna une accolade que Trunks lui rendit avec plaisir. Cela faisait bien 2 semaines qu'il n'avait pas vu son ami et il lui avait manqué.

Le chef de service s'interposa alors avec un « Monsieur Son ! » outré.

-Oh, ce n'est rien, monsieur Donahu, monsieur Son et moi nous connaissons depuis que nous sommes enfants. Vous pouvez nous laisser, s'il vous plait. Demanda Trunks avant que Goten ne se fasse réprimander pour son élan d'affection.

M. Donahu, le chef de Goten et la cour de Trunks qui ne le quittait jamais, firent 2 pas en arrière. Assez pour leur laisser de l'intimité, mais pas suffisamment pour qu'ils ne puissent pas entendre chaque mot discrètement. Trunks soupira un peu de cette attitude mais revint à Goten.

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-Ben, je bosse, tu vois. Tiens, mange un bonbon. Dit Goten en lui présentant un bonbon au chocolat qu'il gardait toujours dans son bureau.

Par un réflexe acquit au cours des longues années passées ensemble, Trunks ouvrit la bouche pour que Goten lui donne la becquée. Il réalisa alors son geste assez immature et pas très hygiénique et aussi le fait que tout le monde dans le bureau les regardaient, mais haussa les épaules intérieurement. Ce n'était peut-être pas très pro, mais hors de question qu'il traite son ami différemment.

-J'ai bien compris que tu bosses, mais tu bosses ici ? Depuis combien de temps ? Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?

-Ben, j'ai postulé i semaines et j'ai commencé lundi. Et si je ne te l'ais pas dit, ni à toi, ni à Bulma d'ailleurs, c'est parce que je ne voulais pas de piston. J'ai eu ce job uniquement sur mes compétences.

-Oui, mais Goten, ici, c'est la hotline d'assistance technique de la capsule. Avec ton niveau d'étude, tu aurais pu avoir tellement plus !

-Je ne voulais pas d'aide. Je vais grimper les échelons un par un. Et puis, j'ai un poste 50% assistance et 50% création, en fait.

-Comment ça ?

-Du lundi au mercredi midi, je fais la hotline et du mercredi midi au vendredi soir, je crée des logiciels. En ce moment, je crée un nouveau logiciel pour les ressources humaines. Celui qu'ils ont est vraiment trop compliqué. Tu te rends compte qu'il faut que tes employés retienne une vingtaine voir plus d'infotypes, ce sont des codes, pour rentrer les informations dans le fichier du personnel.

-Ah bon ?

-Oui, c'est chronophage à n'en plus pouvoir. Alors je suis en train de leur créer un logiciel maison pour que ce soit plus simple.

-Fait voir ! S'exclama Trunks, vivement intéressé. Il ne savait pas qu'il y avait un problème à la RH sur ce logiciel, ce n'était pas normal.

Heureux de pouvoir montrer son travail, Goten alla sur l'interface et montra à son ami le travail qu'il avait fait, tout en lui expliquant à grand renfort de terme technique, que Trunks ne comprit pas d'ailleurs mais fit semblant tout de même pour ne pas le vexer.

Goten, voyant qu'il était trop technique, fini par dire :

-Enfin voilà, j'en suis à 50% du travail. Une fois fini, il sera testé, mis à l'approbation puis en test sur le terrain. Donc tu vois, ce n'est pas pour tout de suite.

-Non mais ça a l'air bien. Je n'arrive pas à croire que tu travailles ici et que tu ne m'aies rien dit !

-Tu sais, il faut bien gagner sa croute.

-Quand je vais dire ça à maman !

-Oh non, pas Bulma, s'il te plait ! Elle va me harceler !

-Et tu vas souffrir ! Déclara cruellement Trunks en lui faisant un sourire sadique.

-Noooonnnnnn ! Supplia Goten en se jetant aux pieds de son ami pour simuler un état désespéré.

-Allez, je ne lui dirai que ce soir, tu as de la chance que je sois magnanime !

-Tu es le meilleur.

-Je te laisse, Goten, je dois reprendre la visite et j'ai une réunion. Mais il faut qu'on aille manger ensemble.

-Seulement si c'est toi qui paye, je n'ai pas encore reçu mon salaire. Je ne travaille que depuis une semaine.

-Tu n'auras qu'à venir manger à la maison un de ces jours.

-Ok. Travaille bien.

-Toi aussi ! S'exclama Trunks en rejoignant le groupe qui l'attendait.

Une fois les chefs partis, Tous les collègues de Goten allèrent le voir pour lui poser des questions mais celui-ci ce contenta de leur dire qu'ils se connaissaient depuis qu'ils étaient enfants et qu'il était entré ici pour ses propres compétences.

Tout le monde avait pu constater que c'était vrai au vu de l'air surpris du PDG aussi le laissèrent-ils tous tranquille. Après tout, il était gentil et efficace, il ne fallait pas le perdre.

-Alors ce que Trunks m'avait dit était vrai. Tu travailles ici !

Goten se retourna à cette voie bien connue et se leva pour enlacer la femme derrière lui.

-Bulma, comment vas-tu ?

-ça va et toi ?

-Madame Brief, bonjour, quel bon vent vous emmène ? Demanda M. Donahu qui avait vu son ancienne patronne passer devant son bureau sans même s'arrêter.

-Oh, rien d'important, Donald, je venais juste voir mon neveu.

-Votre neveu ?

-Oui, Goten est le fils de mon meilleur ami, il est donc comme mon neveu.

-Je vois … je vais vous laisser, alors. Dit « Donald » après avoir jeté un étrange regard à Goten.

Une fois qu'il fut hors de portée, Bulma demanda discrètement :

-Comment ça se passe, avec lui ?

-Bien … enfin, il est bizarre depuis qu'il sait que je connais Trunks, et je pense que maintenant qu'il t'a vu, il va encore me regarder de travers, mais je n'ai pas de problème particulier avec lui. Il faut juste que j'évite de faire des vagues, je pense.

-Ok. Oh, je suis épuisée.

Goten lui présenta son siège ou Bulma s'affala peu élégamment alors qu'il prenait une chaise qui trainait par là pour s'installer en face d'elle.

-ça se voit, tu es encore plus grise et ridée que d'habitude. Dit Goten avec un grand sourire aux lèvres.

Bulma lui donna une tape sur le bras puis, avec un micro sourire, dit :

-Fais attention, toi, tu n'es pas encore trop vieux pour que je demande à ton père de te botter les fesses. Non, mieux je demanderais à Végéta de te botter les fesses, ça lui fera plaisir.

-Tu sais que je plaisante. Tu es radieuse. Pourquoi es-tu si fatiguée ?

-Je suis sur une nouvelle invention, en ce moment, et ça m'absorbe tellement que j'en oubli d'aller dormir.

-Je comprends parfaitement, ça m'arrive aussi en phase de création.

-Oui, Trunks m'a dit que tu créais un logiciel, en ce moment ?

-Exact. Un logiciel RH. Rien de bien passionnant.

-Je n'arrive toujours pas à croire que tu bosses ici sans nous l'avoir dit, à Trunks et à moi !

-Je ne voulais pas de piston.

-Et c'est tout à ton honneur. Mais tout de même ! Je te connais depuis que tu es né, ta mère et moi avons changé vos couches, à Trunks et à toi en même temps et …

-Ouh là, trop d'information ! Bulma, je bosse ici, ne pourri pas ma réputation, merci.

-Pardon. Mais ça me blesse un peu que tu n'ais pas pris la peine au moins de nous prévenir une fois que c'était fait !

-Je voulais attendre que la période d'essai soit finie. Je vous l'aurai dit dans 2 semaines.

-Tu serais resté 2 semaines de plus sans nous contacter ? Déjà, Trunks tournait en rond et n'arrêtait pas de demander ce qui t'arrivais et pourquoi tu ne le contactais pas. Il pensait qu'il avait fait ou dit quelque chose qui t'avais contrarié.

-C'est vrai ? Pourquoi il aurait pensé ça ?

-Je ne sais pas mais il était très inquiet de ton silence.

-… j'en suis désolé, et pour info, je comptais vous contacter ce weekend mais pas vous dire que j'avais trouvé un travail.

-Mais tu sais, même si tu ne voulais pas qu'on t'embauche, ce que j'aurai compris, tu nous aurais parlé de tes difficultés à trouver un travail, j'aurai glissé ton cv à un de nos prestataires ou à un partenaire !

-Je sais, mais je voulais vraiment me débrouiller par moi-même. Et puis je n'avais pas de difficultés à trouver un travail. C'est le premier travail que j'ai tenté et je l'ai eu.

-Mais tu commences en bas de l'échelle.

-Mais je vais monter. Et j'aime mon travail. J'ai intentionnellement choisi de bosser ici, à la capsule pour être plus proche de vous tous. Quand j'ai fais mes études, je me suis éloigné de Trunks parce que je n'avais pas de temps à lui consacrer mais maintenant que j'ai un travail pépère avec des horaires de fonctionnaire, je vais pouvoir à nouveau faire des activités avec lui et le voir plus souvent.

Bulma fut émue par ses paroles et allait lui donner une parole de réconfort quand elle fut interrompue par une grosse voie derrière elle :

-Ah, deux personnes que j'adore discutant entre elles.

Trunks venait d'arriver, impeccable dans son costume gris faisant ressortir ses yeux. Bulma et Goten lui adressèrent un sourire et se levèrent pour lui dire bonjour. Trunks passa ses bras autour d'eux pour les serrer contre lui. Son bras gauche autour des épaules de Bulma et son bras droit autour de la taille de Goten.

Il se pencha vers sa mère et lui embrassa la tempe puis il se tourna vers Goten et lui donna un baiser sur la joue, tout près de son oreille, faisant rosir le dernier des Son.

Goten se dégagea du bras de Trunks et en maugréant :

-Eh, pas ici, je te rappelle que c'est mon lieu de travail.

-Oui, pardon. On va manger, maman.

-Avec plaisir. J'ai faim et tu es en retard d'une demi-heure.

-Désolé. Goten, tu te joins à nous.

-Non merci.

-Oh allez, ça fait une éternité qu'on n'a pas mangé ensemble ! Geignit Trunks.

-Merci mais je n'ai qu'une demi-heure pour manger et je sais qu'une demie heure, dans les restaurants où vous mangez, c'est le temps de commander.

-Tu es avec le patron, tu t'en fiches.

-ça ne serait pas correct vis-à-vis de mes collègues, Trunks.

-Oh, bon … Dit Trunks en faisant une moue déçue.

-En plus, je suis d'astreinte ce midi, ce qui fait que je ne mangerai que dans une heure, encore. Mais si tu veux, on peut se faire une soirée pizza télé vendredi soir.

-Oui, génial. Avec plaisir.

Le téléphone de Goten sonna alors et il leur jeta un regard désolé :

-Les affaires reprennent et quelqu'un à besoin de super Goten pour débugger son PC. Bon appétit. Dit Goten en remettant son casque et en prenant la communication.

Bulma et Trunks le remercièrent et partirent manger en tête à tête.

-Alors, raconte-moi tout. Demanda Bulma.

-Oh, et bien rien de particulier. Le contrat avec Bodoy est en cours. Nous rencontrons un souci au niveau de la qualité de la marchandise mais ça ne devrait pas tarder à se résoudre …

-Je ne parlais pas de ça. Toi et Goten.

-Quoi, moi et Goten ? Demanda Trunks alors qu'il regardait sa mère avec incompréhension.

-J'ai vu, la façon dont tu le regardes … et ce baiser, tout à l'heure.

-… Ce n'était pas un baiser … juste un bisou. Je t'en ai fait un à toi aussi, je te signal.

-Oui, tu m'as embrassé la tempe et tu l'as embrassé sur la joue, quasiment sous l'oreille. Tu avais ton bras autour de mes épaules et autour de sa taille. Trunks …

-Ah, ça se voit tant que ça ? Demanda son fils d'un air pitoyable.

-Tu veux m'en parler ?

-Je ne préfère pas, non.

-Mais tes sentiments pour lui ont changés ?

-… pendant ses études. On se voyait moins, on était moins complice alors quand on se voyait, j'essayais d'emmagasiner le plus possible son image, son rire, son odeur pour ne pas être en manque quand il repartirait … et c'est là que je me suis rendu compte que ce n'était pas très normal.

-Pas pour un ami, en tout cas …

-Je sais. Alors quand je le voyais, après m'en être rendu compte, j'essayais de comprendre ce que je ressentais et … l'entendre parler des filles ou même des garçons de son cours me rendais jaloux alors il ne fallait pas être très intelligent pour comprendre ce que ça voulait dire.

-Tu es amoureux de Goten ?

-Oui ! Oh, bon sang, tu ne peux pas savoir à quel point ça fait du bien de le dire à voie haute. Je suis amoureux de lui. … Tu m'en veux ?

-Pourquoi je t'en voudrais. J'adorerai que Goten fasse parti de notre famille.

-Vraiment ? Et comment tu penses que papa réagira ?

-Nous lui en parlerons ce soir.

-Ah, ça va beaucoup trop vite. Ce matin encore, je gardais mes sentiments pour moi et maintenant, tu es au courant et on va en parler à papa !

-Et à Bra.

-Je vais être malade.

-Allons, mon chéri, ne t'inquiète pas tant.

-Mais si papa le prenait mal ?

-Je t'assure que tu sous-estimes ton père. Termine ton assiette, tu as une réunion dans 1h et le dessert n'est pas encore servi. Nous aurons tout le temps de l'emmener dans tes filets. Il ne va pas s'envoler, il travaille au rez-de-chaussée. Dit Bulma avec un grand sourire.

-Bien, alors si nous sommes réunis ce soir, c'est pour organiser un plan.

-Ah bon ? demanda Bra. On n'est pas là pour dîner, comme tous les soirs ?

-Bien sûr que si, ma chérie, mais on est aussi là pour aider ton frère.

-A quoi ? Demanda Végéta, bien qu'il soit occupé à aspirer tout ce que ses mains emmenaient à ses lèvres.

-A emmener Goten à tomber amoureux de lui.

Végéta s'étouffa à ce moment-là avec sa bouchée alors que Bra avait la bouche grande ouverte en fixant son frère. Trunks pendant se temps, s'était tassé sur lui-même et se cachait derrière ses mains en gémissant un « mamannnnn » plaintif.

-Trunks ! Hurla Végéta hors de lui.

-Quoi ? Papa, écoute, je suis amoureux de lui, d'accord. Et que ça te plaise ou non, je vais essayer de le séduire.

-Allons, papa, de toute façon, Goten fait déjà parti de la famille, vu le nombre de fois qu'il a passé des journées et des nuits entières chez nous. Tempéra Bra.

Trunks lui fit un sourire reconnaissant. Il savait que son père avait énormément de mal à dire non à sa fille.

-Mais c'est le fils de ce crétin de Goku.

-Mais Goten n'est pas un crétin, mon chéri. C'est un jeune homme très intelligent, qui est raisonnable et gentil. Il est aussi serviable et si il vivait ici, vu que Trunks fini toujours tard mais que Goten, lui, fini tous les soirs à 17h, il pourrait t'aider à t'entrainer.

-… mouais … mais tu es vraiment amoureux ? demanda Végéta à son fils.

-Oui, je m'en suis rendu compte voilà 3 ans mais je ne voulais pas le perturber dans ses études. Mais maintenant qu'il travaille, et pour moi, en plus, je compte y aller tout doucement pour l'emmener vers moi … sentimentalement parlant.

-Ok, alors quel est le plan ? Demanda Bra en se resservant des légumes avant d'en mettre deux grosses cuillers dans l'assiette de son père qui grogna en remerciement.

-Et bien, je pense qu'il faut qu'il vienne plus souvent à la maison et quand il sera là, après un temps décent pour ne pas être impoli, nous devrons laisser Goten et ton frère en tête à tête. Le mieux est d'abord qu'il se réhabitue à passer du temps avec lui et là, Trunks pourra … faire ce qu'il veut pour le séduire.

-Oui, évidemment, c'est le mieux. Trunks, si tu veux des conseils, n'hésite pas à me demander.

-Pardon ?

-Oui, je pense que je m'y connais mieux que toi en drague de mec !

-Bra ! Hurla Végéta.

-Quoi ? Ne soit pas si vieux jeu, papa !

-Je ne veux pas savoir ce que tu fais pour draguer tes copains, Bra. Je me débrouillerai très bien tout seul, merci. Dit Trunks autant pour éviter d'entendre les conseils de sa petite sœur que pour éviter une crise cardiaque à son père.

-Justement, Bra, le prochain mouvement doit venir de toi.

-Comment ça ?

-Goten doit venir à la maison vendredi soir pour manger des pizzas devant la télé avec ton frère.

-Classique mais bonne approche, Trunks. Approuva Bra sous le regard noir de son père.

-Bref ! Coupa Bulma avant que Végéta n'explose. Bra, j'aimerai que tu ailles voir Goten demain et que tu l'invites à ton anniversaire.

-Quoi ? Mais il n'est pas invité ! J'aime beaucoup Goten mais on n'avait dit qu'il n'y aurait pas de vieux à ma fête. Mes amis auront au maximum 17 ans et je ne veux personne de plus vieux !

-Bra, nous en avons déjà parlé, ton père et moi te laissons faire ta fête mais nous serons présents. Ton père, pour éviter que les garçons ne t'approchent et moi pour éviter que la fête ne dégénère. ET ne t'indigne pas, sinon je baisse la fin de soirée de minuit à 23h !

-Oh non, maman !

-Nous en rediscuterons, mais de toute façon, ce n'est pas de ta fête dont je parlais. Je t'avais dit que, comme tu ne veux pas que nous participions activement à ta fête d'anniversaire, nous ferions une soirée d'anniversaire classique avec cadeaux et un gâteau tous les quatre. Et bien nous allons faire cette soirée samedi, comme ça, vu qu'il sera là vendredi soir et qu'il dormira sans doute à la maison, il restera également avec ton frère samedi pendant la journée et peut-être aussi la nuit …

-Très bonne idée, maman. Tu es diabolique.

-Oui, je sais, hahah.

Pendant que les deux femmes se congratulaient de ce plan, Végéta et Trunks se regardaient en coin. Dans quoi étaient-ils embarqués ?

Goten travaillait sur son logiciel RH et alignait des formules sur son écran pour que certains champs se remplissent automatiquement à la saisie, quand son champ de vision fut tout à coup obstrué par des doigts.

-Devine qui c'est ?

-Hum … je reconnais ce doux parfum … maman ?

Bra relâcha les yeux de Goten, offensée, alors que ce dernier se retournait sur son fauteuil pour lui faire face, un grand sourire aux lèvres.

-Beurk ! Goten, j'adore ta mère, mais elle sent la nourriture !

-Hum … oui, une odeur délicieuse !

-Bref, je …

-Monsieur Son. Ce n'est pas un salon de thé, ici, vous êtes payé à travailler et non à faire venir vos amies pour une discussion.

-Oh, pardon monsieur Donahu, je … bafouilla Goten en se levant.

-Bonjour, nous ne nous sommes pas présentés. Je suis Bra Brief, la fille de Bulma Brief et la sœur de votre PDG. Je venais demander à mon frère de me ramener à la maison mais avant je voulais voir mon ami de toujours, Goten. Dit Bra d'un ton très fier.

Goten lui trouva un air pédant qu'il ne lui avait jamais vu avant. Alors c'était ça, la fille de Bulma et de Végéta ? La petite fille avec qui il avait grandi, qui avait les plus jolies nattes à 5 ans, qui s'était cassée le bras à 10 ans en jouant à la bagarre avec Trunks et lui (la raclée qu'ils s'étaient pris par leurs pères était aussi resté en mémoire), qui était venue le consoler à 13 ans grâce à un bisou sur la joue quand il s'était planté à un examen important.

Cette petite fille si adorable qu'il avait connu toute sa vie était devenue cette jeune femme de 17 ans, sûre d'elle et qui regardait son boss avec un éclat froid de défi dans les yeux, comme son père.

-Très bien … il est vrai que vous ressemblez à votre mère, jeune demoiselle, mais ne restez pas trop longtemps, s'il vous plait.

Bra fit un sourire enjôleur à son chef et lui dit :

-Ne vous inquiétez pas monsieur, je vous promets que je n'en ai que pour 5 minutes. Ensuite, je laisse Goten travailler tranquillement.

-Bien, je vous remercie.

M. Donahu fit un petit regard d'avertissement à Goten avant de retourner dans son bureau.

Pour autant, Goten savait qu'il était sous surveillance. Bra se tourna vers lui et lui dit :

-Dit donc, il n'a pas l'air commode.

-C'était quoi ce petit air pédant, là, à l'instant ?

-Ah, ça … de temps en temps, je ne peux pas m'en empêcher. Après tout, je suis une princesse Saïyen. Fit Bra avec un sourire.

-Tu as de la chance que M. Donahu soit gentil et un peu lèche-botte envers ta famille sinon il t'aurait viré manu militari. Et tu vas me faire avoir des ennuis avec lui. Qu'est-ce que tu viens faire ici ?

-Mais c'est vrai, je venais voir Trunks pour qu'il me ramène et je venais te voir vu que toi, tu ne daignes plus passer à la maison.

Goten reconnu bien les reproches made in Bulma et il se dit que sa fille lui ressemblait vraiment beaucoup.

-Mais tu ne sais pas voler, toi, à ton âge ?

-Si, mais ça me décoiffe.

-Et les transports en commun ?

-Avec le peuple ? S'insurgea Bra.

Goten la regarda d'un air désapprobateur.

-Je plaisante. Si je ne force pas Trunks à me ramener de temps en temps, je ne passe plus de temps avec lui, il est aussi accroché à son bureau qu'une moule à son rocher. Dit la jeune fille en boudant.

Goten ne pouvait que la trouver mignonne. Sous ses côtés branchés et jet-setteuse, Bra ne voulait que passer du temps avec son frère, en fait.

-C'est t'y pas mignon ! Dit Goten en souriant.

-Ne te moque pas. Dit Bra un peu vexée.

Goten la prit dans ses bras pour s'excuser et aussi un peu pour rire sans qu'elle ne le voie.

-Et sinon, si j'ai fais un tour par ce service, c'est aussi un peu pour te voir.

-Bon sang, ne me dis pas que vous vous êtes donnés le mot pour venir me voir. Est-ce que le prochain c'est Végéta ? Demanda Goten un peu craintif.

Bra rit puis le rassura :

-Mais non gros bêta. Je ne sais pas si tu le sais, mais je vais bientôt fêter mon anniversaire.

-Non, c'est vrai ? Je n'étais pas du tout au courant … tu en parles juste toutes les minutes sur les réseaux sociaux et je reçois toutes les notifs …

-Oui… Mais comme tu le sais, tu n'es pas invité.

-Je sais, personne de plus de 17 ans.

-Sauf Marron mais c'est ma meilleure amie et elle n'a que 18 ans donc ça passe. En tout cas, nous fêtons mon anniversaire en famille samedi soir, juste avant ma grosse fête avec mes amis, ça me ferait plaisir que tu viennes.

-Moi ? Mais c'est une fête de famille, tu l'as dit.

-Tu fais parti de la famille depuis toujours, Goten. Et puis tu as dormi tellement souvent à la maison avec mon frère que quand j'étais petite, je pensais que j'avais 2 frères.

-… Tu es sûre ? Je ne voudrais pas m'imposer.

-Mais non ! Ça sera super. Allez, je te laisse, je sens le regard de ton chef me percer le dos alors je vais y aller. Rendez-vous samedi à 17h00 à la maison. Dit Bra rapidement en embrassant la joue de son ami avant de filer vers les ascenseurs rejoindre son frère.

Goten se remit donc au travail rapidement avant de se faire réprimander par M. Donahu.

En fin de journée, alors que son travail se terminait bientôt, Goten eut une illumination, puis une sueur froide. Discrètement, il envoya un message, en espérant une aide providentielle.

27 étages plus haut, Trunks vit son téléphone portable, posé sur son bureau, près de ses dossiers, s'allumer. Distraitement, il regarda le message avant de rire :

« HELP, je dois acheter un cadeau à ta sœur pour samedi … une idée ? Un conseil ? Accompagne-moi, pitié, si je me plante, elle va me tuer et elle me fait peur ! »

Trunks rit et répondit « rendez-vous dans 30 mn devant la porte, je n'ai pas encore trouvé son cadeau moi non plus, on est dans la même galère, serrons-nous les coudes. »

Grâce à Bra, il allait passer encore plus de temps avec Goten.

45 minutes plus tard, alors que Goten attendait devant l'immense bâtiment de Capsule Corp., il sentit l'aura de son ami derrière lui et se retourna :

-Ah, enfin !

-Désolé, j'ai quasiment dû supplier ma secrétaire de me laisser partir tôt, ce soir.

-… mais, ce n'est pas toi qui est sensé être le chef ?

Trunks regarda bizarrement Goten et lui dit :

-Toi, ça se voit que tu n'as jamais eu de secrétaire.

-Non, jamais.

-Ce sont des dragons, il faut le savoir, et elles font peur quand le travail n'est pas fait dans les temps.

-Un peu comme ta sœur, quoi.

Trunks rit de cette remarque et déclara :

-Justement, en parlant de ça, est-ce que tu as une idée pour son cadeau ?

-Pas la moindre, et toi ?

-Non, aucune.

-Mais c'est ta sœur, tu la connais mieux que moi. Elle n'a pas dit, récemment, qu'il lui manquait quelque chose ou qu'il lui fallait quelque chose ?

-Je n'en sais rien, quand elle parle, je n'entends que blablabla. Elle me casse les oreilles avec ses histoires et ses commérages. Du coup, j'ai appris à filtrer tout ce qu'elle dit.

Goten éclata de rire et Trunks fut heureux d'être la cause de son hilarité.

-Mais en attendant, ça ne nous dit pas ce qu'on doit lui prendre.

-Je te propose d'aller dans le grand centre commercial au bord de la ville, elle y passe ses journées, on va bien trouver une idée de cadeau là-bas.

-Parfait. Déclara Goten.

Les deux hommes se cachèrent dans un recoin d'une ruelle parallèle pour pouvoir s'envoler tranquillement et arrivèrent rapidement à destination.

-pff, alors, on se dirige vers quoi ? Des fringues ?

-Tu veux acheter des vêtements qui ne plairaient peut-être pas à ma sœur ? Je ne savais pas que tu étais suicidaire.

-Du parfum ?

-Elle en a une dizaine et n'en porte quasiment jamais.

-Alors là, je sèche.

-Faisons le tour de la galerie, on verra peut-être quelque chose qui lui plaira.

C'est ainsi que les deux garçons commencèrent à faire les boutiques tout en parlant et riant comme ils en avaient l'habitude avant que Goten ne fasse ses études.

Ils passèrent la fin d'après-midi à rire et à se balader puis finalement, ils se posèrent pour prendre un gouter dans un salon de thé.

-Bon, avec tout ça, on n'a toujours rien trouvé.

-Et ça fait 2 heures qu'on cherche.

-Si on est totalement honnête, on ne cherche pas vraiment.

-Bon, c'est décidé, après cette pause, on cherche vraiment au lieu de s'amuser.

-Ok.

-Comment se passe ton travail ?

-Oh ça va, ça me plait.

-Mais avec ton niveau d'étude, tu aurais pu commencer tellement plus haut.

-Ce que je fais me plaît, Trunks. Ecoute, je sais très bien que si je t'en avais parlé ou si j'en avais parlé à Bulma, j'aurai commencé comme cadre mais ce n'est pas ce que je veux. Je me trouve trop jeune et je ne pense pas avoir les épaules, pour l'instant, pour avoir du personnel sous mes ordres. C'est compliqué de diriger et je t'admire beaucoup d'être aussi à l'aise là dedans.

-Je n'ai pas trop eu le choix. Tu sais, entre mon père prince des saïyens qui nous répétait à Bra et à moi que nous étions fait pour diriger et pour mener des troupes et ma mère, cheffe d'entreprise qui m'a clairement fait comprendre que dès que je serai assez grand, elle me filerai les rênes pour se consacrer à ces recherches, ça aurai été compliqué pour moi de choisir une autre voie.

-Mais … justement … tu n'es pas un peu frustré de ne pas avoir pu choisir ton métier ? Ou d'avoir fait les études que tu voulais ? Demanda Goten, un peu peiné.

-Nous en avons déjà parlé lorsque tu as choisi tes études, moi, mon sort me convient. J'aime la société, j'aime mon travail, je suis très impliqué avec mes employés. Je ne suis vraiment pas à plaindre, ne t'inquiète pas.

-Mais tu passes ton temps dans ta tour, ce n'est pas comme ça que tu vas pouvoir profiter de ta jeunesse. Je ne t'ai toujours connu que responsable et sage.

-Quand je vois toutes les bêtises que fais ma sœur, crois moi, je n'ai aucune envi de faire de même. Et puis des bêtises, j'en ai tellement fait quand j'étais enfant et ado.

-Oui … avec moi …

-Que avec toi, d'ailleurs. Mes parents se sont même demandé si c'était toi qui avais une mauvaise influence sur moi vu que je n'étais insupportable que lorsque tu étais là.

-Quoi ? Moi ? Alors que c'est toi qui avais toutes les idées ?

-ça, tu te doutes que je me suis bien gardé de le dire à mes parents.

Les deux amis rirent, contents de retrouver leur complicité d'antan.

-De toute façon, il suffisait de te regarder lorsque tu étais enfant, avec tes grands yeux innocents, pour savoir que tu n'y étais pour rien. Ma mère en est venue à la conclusion que nous deux, nous étions 2 produits, qui, individuellement, sont sans danger mais qu'au contact l'un de l'autre, nous devenions explosifs.

Cette remarque les fit rire à nouveau. Enfin, ayant fini de manger leur 3 parts de brownies chacun avec 2 verres de jus d'orange, ils repartirent en quête du cadeau pour une fille pourrie-gâtée qui ne manque clairement de rien.

-Bon, enfin trouvé.

-Alléluia. J'ai les pieds en sang à force d'arpenter ce centre commercial en long en large et en travers.

-Dire que elle, elle fait ça quasiment tous les jours et avec des talons.

Goten frissonna d'horreur à ce rappel.

-Tu pense que ça lui plaira ?

-Je pense que ça ne lui déplaira pas et que de toute façon, on n'a pas eu d'autres idées.

-D'ailleurs, hum … merci d'avoir payé ma part … je te rembourserai dès que j'aurai eu ma première paye, promis.

-Pas de problème, ne t'inquiète pas. Et puis ça m'a arrangé qu'on lui trouve un cadeau à deux.

-Allez, je vais y aller, maintenant.

-Tu habites toujours chez tes parents ?

-Jusqu'à ce que j'ai ma paye et là je pourrais chercher un appart' ... enfin, un studio plutôt … pardon de te le dire mais vous ne payez pas beaucoup vos petits personnels.

-hahaha. Bon, bref … on se voit demain soir chez moi, alors ?

-Demain ? Ce n'est pas samedi, l'anniversaire de ta sœur ?

-Si mais on avait décidé de ce faire une soirée pizzas-télé, tu te souviens ? Demanda Trunks, la peur au ventre que Goten annule.

-Ah, oui, exact. Excuse-moi, j'avais oublié. Pas de problème, j'y serai. On dit 20h00 ?

-Je dirais dès ta sorti du travail, en fait. Ma mère tient absolument à parler avec toi de ton nouveau logiciel et elle a des questions sur ta vie à te poser, tu connais ma mère.

-D'accord. J'emmène quoi ?

-Eh bien tes affaires pour la nuit. Quoi que ne te sens pas obligé, tu peux dormir en caleçon, tu sais que ça ne me dérange pas et on peut partager ma brosse à dent, si tu veux. Dit Trunks avant de pouvoir se retenir.

Goten rougit subitement et demanda :

-parce que je dors chez toi ?

-Ben … comme d'habitude, non ?

-Oui oui oui … c'est juste que ça faisait tellement longtemps, je n'ai pas pensé que tu voudrais encore que je dorme avec toi, enfin chez toi je veux dire.

-Bien sûr que si.

-Je dormirais dans quelle chambre ?

-On verra mais on peut encore dormir ensemble, non ?

Trunks vit de nouveau Goten rougir et en fut charmé.

-Oui, oui, avec plaisir … enfin je veux dire … oui, on peut.

-Parfait. Et comme tu es invité le samedi soir pour l'avant fête d'anniversaire de Bra, on passera la journée de samedi ensemble, d'accord ?

-Avec plaisir … enfin oui, ça sera le plus pratique. … Bon, je te laisse, je dois encore rentrer et préparer mes affaires pour demain.

-Alors à demain. Oh… en revanche, je finirai sans doute après toi demain donc ne m'attends pas et va directement chez moi. Je te retrouverai là-bas.

-D'accord. A demain alors et bon courage pour ta journée.

-Toi aussi. A demain. Dit Trunks.

Doucement, le plus âgé se pencha et déposa un baiser sur la joue de son ami. Celui-ci vira au rouge, au plus grand plaisir de Trunks, puis ils s'envolèrent tous les deux chacun de leur côté pour rentrer chez soi.

Goten venait d'appuyer sur la sonnette et attendait que la porte s'ouvre. Il venait de quitter le travail et ne portait qu'un petit baluchon comportant ses vêtements de rechange.

S'attendant à voir Bulma derrière la porte qui s'ouvrait, Goten prépara un grand sourire qui se crispa quelque peu quand celle-ci révéla Végéta.

-Tiens, salut Végéta, ça v …

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-Oh … Euh … Trunks m'a invité à passé la soirée avec lui à manger des pizzas et à regarder des films.

-Encore ? Mais vous n'avez pas passé l'âge pour ça ? Demanda aigrement Végéta.

Puis il repensa à la voix de sa femme lui disant « Végéta, ton fils est amoureux de Goten alors quand tu le verras, soit gentil avec lui, d'accord ? Inutile de le faire fuir comme tu fais fuir tous les petits amis de ta fille. Goten est gentil, serviable et c'est un guerrier, on aurait pu tomber sur bien pire que lui. » Il sorti de son souvenir en entendant la voie du peut-être futur petit-ami de son fils.

-Euh … ben … non … je ne crois pas … Euh …

-Bon ben puisque tu es là, vient avec moi, on va s'entraîner.

-Quoi ? Mais je n'avais pas du tout prévu de …

-On s'en fiche, ramène toi. Bulma est occupée pour encore au moins 1 heure, Bra est à l'école et Trunks au travail. J'ai besoin d'un adversaire, ramène-toi. Dit Végéta en entraînant de force Goten vers sa salle de gravité.

« Si tu crois que je vais te laisser sortir avec mon fils sans t'avoir testé, tu te trompes, mon bonhomme. En plus, cela fait longtemps que je n'ai pas pu tester tes capacités. » Se disait Végéta.

Bulma était enfin sortie de son atelier pour faire une pause. Elle n'avait pas du tout vu le temps passer. Elle parcourait les couloirs de sa maison à la recherche de son mari. Elle voulait profiter que ses deux enfants soient absents pour avoir un moment au calme avec lui. Elle voulait également en profiter pour lui rappeler les règles de courtoisie qu'il devrait respecter en présence de Goten et des amis de sa fille.

Elle s'approcha de la salle de gravité et, ne pouvant pas entrer dedans à moins de couper brusquement la gravité x 30 qu'avait mise Végéta, ce qui pourrait être dangereux, elle mit en marche l'écran de surveillance devant la salle qui lui permettait de voir si son mari était bien là, s'il allait bien, et de communiquer avec lui.

Sauf qu'au lieu de voir, comme elle s'y attendait, son mari, torse nu et rempli de sueur à cause de l'entraînement, ce qu'elle adorait, elle trouva son mari occupé à taper sur Goten.

Rapidement, elle mit en marche le micro et cria :

-Végéta !

Aussitôt, elle vit son mari cesser ses hostilités et se tourner vers la porte.

-Quoi ?

-Tu fais quoi, là, avec notre invité ? Tu te moques de moi ou quoi ? On a déjà eu cette conversation, on ne frappe pas nos invités !

-Mais on s'entraîne !

-Je suis sûre et certaine que Goten n'est pas venu pour ça. Descends cette gravité et laisse-moi rentrer ! Exigea Bulma.

Elle vit Végéta soupirer pour venir vers la porte pour la déverrouiller. Bien sûr, elle pouvait très bien le faire, mais c'était mieux si son mari coopérait.

La porte s'ouvrit devant elle et elle rentra dans la pièce. L'odeur de fauve la prit immédiatement au nez et elle fit un effort pour ne pas trouver son mari sublime, tout en transpiration et en teeshirt collé par la sueur, aussi elle lui jeta un regard mauvais. Il haussa les épaules et prit sa bouteille d'eau pour en boire une gorgée.

Elle se précipita vers Goten qui était effondré par terre.

-Goten, ça va ? S'inquiéta Bulma.

-Mais oui, il va bien, il fait juste sa chochotte. Pesta Végéta.

-Oui, ça va, ne t'inquiète pas. On ne faisait que s'entraîner. J'avoue que cela faisait longtemps.

-Et ça se voit. Tu étais meilleur guerrier quand tu avais 10 ans. Que fait ton père ?

-La même chose que toi avec Trunks, il le laisse vivre sa vie, Végéta. Tu n'es pas blessé, Goten ?

-Non, ne t'inquiète pas. Juste un peu transpirant.

-Aller vient, tu vas aller prendre une douche dans la chambre de Trunks. Dit Bulma en aidant Goten à se lever.

En passant à côté de son mari, elle lui grogna :

-Quand à toi, nous allons reparler de ton sens de l'hospitalité, crois-moi.

Végéta haussa juste les épaules alors qu'il les suivait en portant le balluchon de Goten.

Arrivé devant la chambre, Végéta lui balança son sac dans le ventre et lui dit :

-Bonne douche et qu'on ne te revoit pas avant demain.

Puis il partit en direction de la cuisine.

-Non mais quel mufle, je rêve.

-Ne t'inquiète pas, Bulma.

-Bon, fais comme chez toi, c'est la chambre de Trunks alors profite. Il devrait être rentré d'ici 30 minutes alors prend ton temps, d'accord ? Et vous n'aurez à vous occuper de rien, je commande vos pizzas pour ce soir.

-Non, c'est…

-Ta ta ta, c'est pour m'excuser des manières ignobles de mon mari. Bonne soirée et à demain. Lui dit Bulma en le poussant dans la chambre.

En rentrant chez lui, Trunks se demandais depuis combien de temps Goten l'attendait. Il l'imaginait paisiblement discutant avec sa mère dans la cuisine aussi se fut son premier arrêt.

-Maman ? Goten n'est pas là ?

-Ah, mon chéri. Tu tombes bien. Ton père a encore fait des siennes.

-Qu'est-ce qu'il a fait ? Demanda Trunks alors que Végéta, adossé à un mur finissait de manger une pomme en grognant contre sa femme.

- Figure-toi que je n'ai même pas eu le temps de discuter avec Goten…

-Tu avais oublié qu'il devait venir et j'ai donc dû me charger de le distraire.

-Tu as fait quoi ? Demanda Trunks en ayant peur de la réponse.

-Il l'a emmené dans la salle de gravité pour s'entrainer avec lui.

-Quoi ? Il va bien ?

-Je te rappelle que c'est un demi-Saïyen, bien sûr qu'il va bien. Il a juste transpiré un peu.

-Je suis désolée mon chéri. Oui, il va très bien, mais du coup, je n'ai pas eu le temps de le questionner pour savoir s'il avait quelqu'un dans sa vie ou non …

-Ne t'inquiète pas pour ça, où est-il ?

-Je l'ai conduit à ta chambre pour qu'il prenne une douche.

-Parfait.

-Je m'occupe de vous commander des pizzas, les enfants, je suis tellement désolée de l'attitude de ton père.

-Ne t'inquiète pas, maman, le plus important, c'est qu'il ne soit pas blessé. Bonne soirée.

-à vous aussi, les garçons, et bonne chance, mon chéri. Dit Bulma avec un clin d'œil.

Rapidement, Trunks se dirigea vers la chambre. Il s'arrêta devant celle-ci et reprit son souffle avant de passer la porte.

Il actionna l'ouverture automatique de la porte … et ne put que remercier son père. Là, devant lui, Goten était assit sur son lit … uniquement vêtu d'un boxer.

-Ah, tu es là, désolé, je ne sais pas si ta mère t'a dit mais j'ai fais un petit entrainement avec ton père. Je me suis permis d'utiliser ta salle de bain pour ma douche et comme à priori, on ne sort pas, j'ai décidé de me mettre directement en boxer de nuit. D'autant que je n'ai rien prévu d'autre comme vêtements.

Trunks dût se retenir de baver et se souvenir d'arrêter de fixer les tétons de son ami pour dire :

-Non non, pas de problèmes, tu as bien fait… Euh, ça va, mon père ne t'a pas fait mal ?

-Non, ne t'inquiète pas. Ça m'a même fait du bien de me défouler mais je vais avoir des courbatures demain.

-Je pourrais te masser, si tu veux. Dit Trunks de façon suggestive.

Goten le regarda, rougissant puis il haussa les épaules, essayant d'être nonchalant :

-Pourquoi pas.

N'en croyant pas sa chance, Trunks lui dit :

-Attends moi quelques instants, je vais me mettre à l'aise, moi aussi.

Il passa rapidement à la douche et décida de se mettre aussi en caleçon, histoire de ne pas mettre mal à l'aise Goten et aussi un peu dans l'espoir que son corps lui fasse envi.

Il revint dans la chambre et s'installa à côté de Goten qui ne le regardait pas, le rouge aux joues.

Décidant de tenter sa chance le jour même, Trunks s'installa plus près de Goten, s'asseyant en tailleur pour le toucher de son genou, il lui dit :

-Ma mère se charge de nous emmener les pizzas.

-Parfait.

-Tu n'as pas froid ? Tu veux que je te prête un teeshirt ? Demanda Trunks alors qu'intérieurement, plusieurs voies se mêlaient dans sa tête en un méli mélo de « Arrête, pourquoi tu lui demande ça, tu es fou ? » « Pourvu qu'il dise non ! » « Demande moi de te réchauffer, je le ferai, promis. »

-Non non, ça va, merci.

-Bon, alors, tu veux regarder quoi ?

Et ils passèrent 30 minutes à décider de ce qu'ils voulaient regarder. Au moment où ils allaient lancer le film, quelqu'un toqua à la porte de la chambre.

Trunks se leva, oubliant sa tenue légère et ouvrit la porte pour y trouver sa mère tout sourire et son père portant une dizaine de cartons de pizza.

-C'est l'heure de manger, les garçons … oh !

Bulma regarda par réflexe derrière son fils pour voir Goten dans la même tenue que lui, sur le lit, à plat ventre en train d'attendre que son ami revienne.

Bulma posa sa main sur la bouche de son mari, l'empêchant de faire une remarque désobligeante et ainsi gâcher les chances de son fils et dit :

-Allez, bon appétit et bonne soirée, on se voit demain.

Puis tout doucement, elle dit à son fils :

-Et ne soyez pas sage ce soir, les enfants.

Elle lui fit un grand sourire alors que Végéta jetait presque les pizzas à son fils et enfin, ils firent demi-tour tous les deux, Bulma leur faisant de grands signes de la main.

Trunks prit une minute pour reprendre ses esprits et faire comme si la situation était normal puis il revint vers son lit et y déposa les pizzas.

-Génial, j'avais faim.

Les garçons se jetèrent chacun sur une pizza pendant que Trunks lançait le film.

Le film était bien entamé quand Trunks leva enfin les yeux et regarda sa chambre. A eux deux, les 10 pizzas n'avaient pas fait long feu et les boites trainaient par terre. Goten était toujours allongé sur son lit, sur le ventre, la tête soutenu par ses mains et les jambes battants l'air.

Trunks retint un soupire en regardant son ami. Il avait de très belles jambes musclées, ses fesses bombées étaient moulées par son boxer ridiculement court. Son dos et ses côtes étaient musclés et parsemé quelques fois par un grain de beauté ou une petite cicatrice. Lui aussi en avait quelques unes, grâce aux combats contre Boo et les entraînements avec son père. Mais ces petites cicatrices faisaient partie de Goten et il ne les échangerait pour rien au monde.

Il poursuivi son observation en passant aux épaules larges et bien faîtes de son ami. Il retint un soupir devant la perfection de ses bras et de ses belles et longues mains. Enfin, il regarda le profil de ton ami. Goten ressemblait vraiment à son père, mais il avait quelque chose de bien à lui qui le rendait plus beau que tous les hommes de la terre.

S'empêchant à nouveau de soupirer, Trunks décida de passer à la vitesse supérieure.

Essayant de paraitre nonchalant, Trunks s'affala à moitié sur le lit, à moitié sur Goten. Celui-ci ne se plaint pas et se tortilla juste pour retrouver une position plus confortable. Ce faisant, Goten grogna d'inconfort et Trunks se releva.

-Pardon, je t'ai fais mal ?

-Non, mes muscles tirent juste un peu après l'entraînement de ton père.

-Ah oui, tu as raison de me le rappeler, je vais te faire un massage.

-Ne te sens pas obligé, ce n'est vraiment pas nécessaire.

-Ne t'inquiète pas, cela me fait plaisir. Dit Trunks en souriant « tu n'as pas idée à quel point cela me fait plaisir ».

Trunks descendit de son lit et fila dans sa salle de bain pour en revenir avec de l'huile de massage.

-D'où tu sors de l'huile de massage ?

-Tu crois que tu es le seul qui est courbatu après les entrainements de mon père ?

Goten pouffa de rire et reporta son attention sur la télévision alors que Trunks se réinstallait près de lui.

Il se versa une noix d'huile dans la paume de la main et la chauffa en se frottant les mains. Ensuite, enfin, il put poser ses mains sur le dos de son ami. Il commença par le milieu du dos, soignant la colonne vertébrale et alors que Goten soupirait de plaisir, Trunks poussa un peu sa chance et demanda :

-Je suis mal installé, tu permets que je change de position ?

Goten grogna un « oui » puis Trunks prit appui sur le dos de son ami pour l'enjamber et s'asseoir un peu en dessous de ses fesses. Goten sursauta et Trunks attendit une protestation mais le jeune homme se détendit et ne dit rien. Trunks s'installa donc et poursuivit son massage. Il savait qu'il prenait un risque car la zone était très sensible et le faisait rêver et il savait que s'il réagissait, Goten le sentirai à coup sûr.

Il descendit ses mains dans le bas du dos de son ami, utilisant ses ongles pour gratter un peu puis pétrissant la peau. Goten grogna de contentement, aussi Trunks se permit de monter ses mains plus encore pour masser la naissance de la zone qui perd son nom de dos pour prendre le nom de fesse.

Trunks remonta le boxer jusqu'à l'endroit ou les deux fermes vallons qu'il avait sous les yeux s'arrondissait. Pour ne pas provoquer plus sa chance, il décida de redescendre de son ascension puis de reprendre un massage plus vigoureux. Il remit un peu d'huile sur ses mains et les posa sur les épaules contractées devant lui. Il entama une ferme palpation et senti Goten soupirer mais alors, il se rendit compte que la respiration de son ami n'était pas totalement sereine et qu'elle était même un peu haché. Le fait de toucher cette peau l'avait mis en joie et il aurait été étonnant que Goten ne le sente pas. Il parti du principe que qui ne dit mot consent et déplaça son bassin. Il décida de s'asseoir totalement sur les monts Goten qui lui faisait tant envi. Goten laissa alors échappé un gémissement totalement indécent qui mit le feu au sang de Trunks.

N'y tenant plus, Trunks s'allongea totalement sur le dos de Goten et lui murmura à l'épaule :

-Tu as conscience de ce que je te fais ?

-… Oui.

-Tu es d'accord ?

-Et bien … seulement si toi et moi parlons de la même chose.

-D'accord.

Trunks descendit du dos de son ami et s'assit sur son lit.

-Assieds-toi, s'il te plait, j'aimerai te parler en face.

-Je préfèrerais éviter.

-Pourquoi ?

Goten rougit puis dit :

-Parce que … pas envi.

Trunks cru comprendre le problème et lui demanda :

-Oh, je vois … aurais-tu un petit … ou je l'espère, un gros problème ?

-J'aurai plutôt un gros problème, en fait. Dit vertement Goten, un peu vexé.

-Comme tu peux le constaté, mon problème est plutôt conséquent et pourtant, je suis en face de toi, donc …

Goten, qui jusque là, n'avait pas osé regardé le problème de son ami, fut obligé de le faire et convint en lui-même que c'était, en effet, un plutôt gros problème. Soupirant mais ne voulant pas passer pour un lâche, Goten se redressa en rougissant.

Trunks constata alors avec plaisir qu'en effet, il avait un problème plutôt imposant. Cette révélation lui donna l'eau à la bouche et il dû se faire violence pour ne pas se jeter sur son ami.

De plus, Goten était totalement à croquer, ainsi. Certaines parties de son corps brillant de l'huile de massage qui avait coulé, un problème évident, les joues plus que rouge et les yeux ne le regardant jamais directement.

Trunks se racla la gorge et dit :

-Bon … alors … voilà. Je me lance. Cela fait un bon moment que j'ai remarqué … que je t'ai remarqué … et je ne te considère plus du tout comme un ami, maintenant.

Goten fronça les sourcils et dit :

-Vraiment ? Mais qu'est-ce que j'ai fais pour …

-Non, non, tu n'as rien fait. C'est juste que tu es toujours mon meilleur ami mais que je préfèrerais t'avoir autrement.

-Et … comment ?

-J'aimerai que tu sois mon compagnon, mon amoureux.

-Je … mais est-ce que ça veut dire que notre amitié est fichue ?

-Non, elle a juste évolué en plus.

-Mais imagine que ça ne fonctionne pas, le plus, on ne pourra plus jamais être amis ?

-Tu es et restera mon meilleur ami, c'est juste que j'aimerai te voir nu et coucher avec toi, maintenant.

-Quoi, maintenant, maintenant ?

-Non enfin, pas dans la seconde.

-Ah, ouf.

-On peut y aller doucement si tu veux.

-Je préfèrerai. J'avoue que je n'y pense pas depuis très très longtemps alors j'ai un peu de mal à t'imaginer comme un amant.

Ça y était, le mot était lancé.

-Et comme un amoureux ?

-ça, je n'ai aucun mal à l'imaginer. Tu as toujours été le seul pour moi alors ça ne change pas beaucoup.

-Alors essayons, mais tout en douceur, d'accord ?

-Oui. Dit Goten avec un sublime sourire et une roseur adorable aux joues.

N'y tenant plus, Trunks s'approcha de son désormais petit-ami et l'embrassa.

Finalement, ils passèrent le reste de la soirée, peu intéressés par le film, à l'embrasser et à se caresser sans jamais ôter le seul vêtement qu'il leur restait.

Au réveil le lendemain matin, les amoureux se serraient dans les bras l'un de l'autre. Ils passèrent plusieurs heures à s'embrasser et à se câliner pour se souhaiter une bonne journée.

-Aller, il faut se lever.

-Pas envi.

-Moi non plus, chéri mais si on ne se lève pas pour le déjeuner, ma mère va envoyer mon père pour nous lever et j'imagine que tu ne veux pas subir ça.

-Oh que non.

-Alors debout.

-Ah, tu peux me prêter des affaires, s'il te plait ? Les miens sont pleins de sueurs et comme je pensais remettre les mêmes affaires aujourd'hui, je n'ai rien prévu d'autre.

Une fois les garçons prêts et Goten habillé avec les affaires de son compagnon, ils débarquèrent dans la cuisine pour le déjeuner. Le reste de la famille Brief y était installée, Bulma discutant avec Bra tandis que Végéta avait déjà entamé son repas.

Les garçons furent salués par la famille puis s'installèrent l'un à côté de l'autre. Après s'être servi, Trunks servit Goten en pâtes tandis que celui-ci lui donnait la moitié de son pain.

-Oh ! S'écria Bra, surprenant tout le monde.

-Quoi ? demanda sa mère.

-Vous êtes ensemble ! Affirma la jeune femme.

-Mais …

- Oh bon sang, ce n'est pas vrai ! s'exclama Bulma.

Et alors que les garçons n'avaient même pas confirmé, Bra et Bulma avaient quitté leurs places pour se jeter sur les garçons et les serrer contre elles pour les félicités.

Trunks et Goten ne purent finalement pas nier et remercièrent les deux femmes de leur enthousiasme.

-Mais comment vous avez su ?

-Tu l'as servi et il t'a donné du pain.

-On le faisait déjà avant.

-Pas en vous frôlant pendant toute la procédure.

-Comment tu as pu voir ça ?

-Je suis une fille, je vois tous ces petits signes parce que j'adore les ragots.

-Félicitation, les garçons, je suis tellement contente pour vous deux.

-Merci Bulma.

Trunks et Goten avaient été réquisitionnés toute l'après-midi pour préparer le salon ou se ferai la grosse fête de Bra. Alors qu'ils gonflaient des ballons, Trunks prit la parole :

-Au fait, je sais que c'est un peu prématuré mais comme on se connait bien et que tu as parlé de prendre un appartement, je me demandais si cela te dirait qu'on emménage ensemble.

Sous la demande étonnante et venue de nulle part, Goten laissa échapper le ballon qu'il gonflait et qui traversa la pièce.

-Euh …

-Je t'aime. Je suis sûr de mes sentiments et j'aimerai habiter avec toi. Cela fait un moment que je voulais me prendre un appartement. Ne te méprend pas, j'adore ma famille, pour autant, à mon âge, j'aimerai un peu plus d'indépendance. En fait, j'attendais de trouver comment l'annoncer à ma mère. Si on emménage ensemble, elle comprendra.

-Ok … donc je suis un prétexte ?

-Non, tu es une opportunité à ne pas manquer. Dit Trunks en l'embrassant.

-Maintenant, si tu penses que c'est trop tôt, je comprendrais, je précipite trop les choses. Excuse-moi.

Goten lui fit un sourire et retourna à son gonflage de ballon alors que Trunks lui embrassait la joue et allait mettre en sécurité les babioles fragiles et/ou chères présentes dans la pièce.

Finalement, il avait été décidé que Goten resterai dormir également le samedi soir chez les Briefs et il se retrouvait donc installé sur le lit de son amoureux, se servant du ventre de celui-ci comme d'un oreiller. Trunks lisait un rapport d'un service de sa société tout en massant le crâne de Goten et en fond sonore, on entendait la musique forte venant du salon, là ou Bra faisait sa fête ou ils avaient reçu l'ordre de ne pas s'approcher à moins de 5 mètres.

-Finalement, ta sœur à été plutôt contente du lisseur/boucleur.

-Oui, on a eu le nez fin sur ce coup. Je ne savais même pas qu'elle pourrait vouloir changer de coiffure. J'avoue que je n'y comprends rien à ces trucs de filles.

-Ne me demande pas à moi, je n'ai pas eu de sœur.

-Enfin, le plus important, c'est qu'elle soit contente.

-Tout à fait. Un truc me dérange.

-Quoi donc ?

-Comment est-ce que tu vois notre appartement ? Parce que je n'ai clairement pas le même salaire que toi et je ne te vois pas accepter de vivre dans un petit appart' alors comment est-ce qu'on va faire ?

Trunks, pour le coup, baissa son rapport et regarda Goten.

-Quoi ?

-Quoi, quoi ? Ne me dis pas que tu veux bien vivre dans un studio, je ne te crois pas.

-Attends, ça veux dire que tu es d'accord pour vivre avec moi ?

-Manifestement, sinon, je ne te parlerais pas de la taille de notre appartement.

Trunks balança son rapport par terre et se jeta sur son compagnon pour l'embrasser jusqu'à plus soif.

Après une bonne séance d'embrassade et de pelotage, Trunks s'allongea à côté de son compagnon et lui dit :

-Voilà ce que je te propose : on emménage ensemble dans mon appartement et, comme l'appartement est déjà payé et que je sais que tu vas culpabiliser de ne pas avoir de loyer, c'est toi qui t'occupera d'acheter à manger.

-Comment ça, ton appartement ?

-Je te l'ai dis, ça fait un moment que je veux quitter le nid familiale mais je ne savais pas comment l'annoncer à ma mère. J'ai déjà acheté un appartement et il sera parfait pour nous deux.

-Comment il est ?

-C'est un gigantesque toit-terrasse qui se trouve à deux pas de la Capsule. Je l'ai acheté parce que comme c'est un des bâtiments les plus hauts de la ville, je pouvais m'envoler de la terrasse pour aller directement à mon bureau sans me faire voir.

-Intéressant.

-Et la terrasse est tellement gigantesque qu'on peut y planter des arbres et autres pour nous cacher. I chambres avec salle de bain, dont l'une que j'ai transformé en salle d'entraînement parce que je savais que mon père me harcèlerait avec ça, une grande cuisine ouverte sur un salon gigantesque avec un home cinéma.

-Arrête, tu me fais rêver.

-C'est le but, chéri, c'est le but pour que tu dises oui.

-Ok … ok, l'offre me plait, mais j'ai une contre-proposition à te faire.

-Je t'écoute.

-Comme je te l'ai dis, les bas salaires de ta société ne permettent pas de s'offrir grand-chose en matière de logement et pour me payer ma nourriture, je pensais prendre un petit boulot sur un chantier ou autre. Là, je n'aurai plus de logement à payer, mais pas assez d'argent pour payer de la nourriture pour nous deux vu ce qu'on englouti. Alors voilà, je te propose qu'on partage le prix des courses mais en échange, c'est moi qui les faits et c'est moi qui cuisine.

-Tu sais cuisiner ?

-Tu penses vraiment que ma mère me laisserai ne serai-ce qu'envisager de la quitter si je ne savais pas me faire à manger ?

-Proposition acceptée.

Et l'affaire fut conclue d'un baiser.

Goten et Trunks, portant chacun un carton de vêtements, atterrirent sur le toit-terrasse de leur nouvel appartement.

Lorsqu'il l'avait visité pour la première fois, Goten avait cru qu'il allait se décrocher la mâchoire à force d'admirer l'endroit. Non seulement les proportions de l'appartement étaient géniales mais en plus, il était déjà merveilleusement aménagé. Ils n'avaient plus qu'à ramener leurs affaires personnelles et leur trouver une place et l'aménagement serai fini.

Tout en cherchant où il se trouvait le tiroir des ustensiles de cuisine afin d'y mettre la vaisselle que leur avait offerte Bulma, Goten repensait à la réaction de celle-ci.

Après avoir aidé Végéta et Bulma à mettre tous ces adolescents plus ou moins frais dans des taxis qui les ramèneraient chez eux après la fête de Bra, à part Marron qui dormait à la maison, bien sûr, les « vieux » de la maison se retrouvèrent dans la cuisine pour un dernier thé avant d'aller dormir.

Comme d'habitude, pendant que sa femme s'affairait autour de la cuisinière, Végéta grommelait sur ces jeunes qui avaient fait beaucoup trop de bruit et qui avaient collé sa fille de trop près pendant cette fête. Oui, parce que même si les adultes n'étaient pas invités, Bulma et lui avaient tout de même fait de fréquentes apparitions histoire de vérifier que tout ce passait bien et qu'il n'y avait pas de dérives.

Trunks se racla donc la gorge et dit :

-Papa, maman, avec Goten, on a décidé de vivre ensemble.

-Déjà ? Enfin, non pas que je ne sois pas contente, mon chéri, mais vous vous êtes mis ensemble seulement hier.

-Mais qu'est-ce que tu fais, tais-toi ! Je te rappelle qu'on ne savait pas comment se débarrasser de lui pour qu'il prenne son indépendance.

-Oui, tu as raison, chéri. Merveilleuse nouvelle, les enfants ! S'exclama Bulma bien plus enthousiaste.

-Quoi ? Vous vouliez que je quitte la maison ?

-Et bien mon chéri, tu sais que nous t'aimons, mais à ton âge, j'avais déjà quitté ma famille pour parcourir le monde ET une planète étrangère à la recherche des dragons balls. De plus, ton père avait aussi conquit plusieurs planètes alors il est vrai que nous sommes très fiers de la façon dont tu gères la société mais il serait bon que tu prennes ton indépendance.

-Pardon ? Mais si je restais c'est parce que je ne voulais pas vous faire de la peine !

-Où as-tu pêché que cela nous ferai de la peine de te voir partir. Nous serions plus qu'épanouis si tu prenais ton indépendance !

Trunks regarda Goten qui pouffait dans son dos et dit :

-Donc ça ne vous vexera pas si je vous dis que j'ai acheté un appartement pour vous quitté ?

-Un appartement ? Mais quand ? Où ?

-Je l'ai acheté il y à presque 2 ans mais je ne savais pas comment te l'annoncer. Et il se trouve dans la nouvelle tour, pas loin de la Capsule.

-2 ans ? Tu veux dire que ça pourrait faire 2 ans que tu serais parti ? Enfin je veux dire, nous sommes ravis de t'avoir à la maison, mon chéri, mais 2 ans !

Puis, se tournant vers son mari :

-ça, tu vois, ce sont tes gènes de Saïyens. Vous êtes les plus forts, les plus orgueilleux et finalement, vous êtes nuls en communication. Ton fils est comme toi, il ne nous parle pas.

Végéta, après avoir saisi l'information importante, à savoir que son fils allait enfin partir de chez lui, avait trouvé un paquet de biscuit et était en train de le manger, aussi ne répondit-il pas.

-Je vois tout à fait où est cet immeuble, en plus.

-J'ai acheté et fait emménagé le toit-terrasse comme ça, je peux partir en volant au travail.

-Formidable, mon chéri… Alors, quand est-ce que tu déménages ?

Trunks s'imaginait presque Goten en train de s'étouffer de rire, derrière lui. Il faut dire qu'avant d'être son amoureux, il était son meilleur ami et il le connaissait par cœur. Il fit de son mieux pour ne pas être trop vexé ni par sa mère ni par son amant puis discuta avec sa mère du déménagement et de l'aménagement de son appartement.

Finalement, il fut convenu que les garçons déménageraient tous les deux le weekend suivant.

Et comme ils n'avaient quasiment que des vêtements à transporter, ils se débrouillaient seuls.

-Trunks ?

-Hum ?

-Je me disais que ça ferai sans doute plaisir à mes parents que je les invite ici pour leur montrer l'appartement.

-Bon idée, on pourrait organiser ça pour le weekend prochain, histoire de prendre nos marques, avant.

-Parfait … Je pourrais en profiter pour leur annoncer qu'on sort ensemble …

-Parce que ce n'est pas encore fait ? S'étonna Trunks.

-Ben jusqu'à aujourd'hui, je n'étais pas encore sûr que tu ne me faisais pas une blague.

-Une blague ? Est-ce que tu penses vraiment que j'irai jusqu'à fourrer ma langue dans la bouche de mon meilleur ami pour une blague ? Dans la bouche et ailleurs aussi, en plus.

-Et bien je me disais bien que tu tenais longtemps mais non, je n'étais pas sûr.

-Et maintenant ?

-Je suis sûr … autant de toi que de moi, d'ailleurs. Donc ça serai bien que j'en parle à mes parents.

Trunks prit son compagnon dans ses bras et l'embrassa.

-Merci de me faire suffisamment confiance pour me présenter comme ton amant à tes parents.

-Merci d'avoir fait le premier pas, je n'aurai jamais osé.

-Je t'en pris, c'est un plaisir pour moi de pouvoir profiter de moi.

Trunks embrassa Goten pour la première fois dans leur appartement, mais certainement pas la dernière.

Fin