Les personnages de cette histoire appartiennent à Dreamworks et Cressida Cowell. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.
Dire qu'Hiccup avait déjà eu autant peur dans sa vie était un mensonge. Et pourtant, vu ce qui avait pu lui arriver, il aurait dû avoir au moins aussi peur.
Tout d'abord, il y avait eu l'accident de voiture qui avait tué sa mère et qui lui avait coûté sa jambe. Ils étaient tous les deux dans la voiture, quand il avait sept ans, et la voiture d'en face s'était mis à contresens. Sa mère, qui regardait son fils dans le rétroviseur ne l'avait vu que trop tard et avait à peine eu le temps de tourner le volant. Hiccup se souvenait encore des tonneaux qu'avait fait la voiture et de la douleur que le bout de métal qui s'était détaché du toit pour s'enfoncer dans sa jambe lui avait procurée. Il se souvenait de chacune des quarante-sept minutes qu'il avait dû attendre avant qu'une autre voiture passe et ne s'arrête avant d'appeler les secours. Sa mère était morte sur le coup de l'impact, et lui avait dû attendre seul, s'efforçant de ne pas pleurer en attendant que quelqu'un veuille bien s'arrêter. Par la suite, on avait dû l'amputer parce que sa jambe commençait à se gangrener, et un an plus tard, on lui avait posé une jambe en métal.
Puis, peu de temps après, quand il avait compris qu'Hiccup n'arrivait pas à faire son deuil, son père avait décidé de faire de lui un homme et il se retrouva forcé d'aller à la chasse avec lui. Une chose en entraînant une autre, il se retrouva chassé par une mère sanglier en colère parce qu'il avait réussi à tomber sur leur nid sans le faire exprès. Craignant pour ses petits, elle l'avait poursuivis pendant un long moment jusqu'à ce qu'il finisse par trébucher. Aujourd'hui encore, il pensait à ce qu'elle aurait pu lui faire si son père ne l'avait pas abattu avant qu'elle ne le tue. Après ça, son père avait décrété qu'il était un cas désespéré et avait cessé de s'intéresser à lui.
Puis il y avait eu le collège et le lycée, où les autres adolescents, voyant que Hiccup fils de Stoïk Haddock, le directeur de l'une des plus grosses compagnies de Berk, n'était pas vraiment imposant s'étaient mis à lui taper dessus relativement régulièrement. L'infirmière s'en était rendu compte, une fois, et avait contacté Stoïk pour avoir des réponses. Stoïk avait prétendu qu'Hiccup faisait de la boxe à l'extérieur du lycée, et le soir, quand Hiccup était rentré, il s'était pris une gifle pour ne pas avoir menti et une autre pour ne pas savoir se défendre quand on l'attaquait. Et une troisième parce qu'il n'avait pas réagi aux deux premières.
À partir de ce moment-là, Hiccup avait fini par arrêter de réagir. Il ne réagissait plus quand on le tapait, quand les professeurs le sermonnaient parce qu'il avait des mauvaises notes, quand son père passait ses nerfs sur lui parce que son entreprise avait des problèmes. Il attendait patiemment que ça passe. Tous les matins, il se disait qu'il y avait un jour en moins à attendre avant son entrée en fac. De là, il pourrait commencer sa vie.
Mais malheureusement, sa poisse ne s'arrêta pas là. À son entrée en terminale, un nouveau fit son apparition. Pas petit et chétif, comme Hiccup mais plutôt grand et baraqué, comme son cousin Rustik. Immédiatement, il se lia d'amitié avec l'équipe de footballeurs qu'il y avait dans sa classe. Hiccup avait vaguement réalisé que ça ferait une personne de plus qui lui taperait dessus. Mais plus rien ne l'atteignait. Il attendait juste patiemment que le temps passe et qu'il sorte enfin du calvaire dans lequel il était. Ou que la mort vienne le chercher. À ce qui venait en premier. Mais ça n'avait pas d'importance.
