Bonjour à tous, cette fic est la traduction française de ma fic "The Rest".
En effet, après avoir publié principalement des histoires dédiées à Castle (que vous pouvez lire au passage), j'ai décidé de m'attaquer à un des pires "Shonda Crimes" : la séparation de Jo et Alex. Je dois avouer qu'à cause de cela, j'ai décidé d'arrêter de regarder Grey's Anatomy pour toujours, donc s'il y a des erreurs dans la suite de l'histoire, je m'en excuse. Bonne lecture et n'hésitez pas à me donner votre avis dans les reviews!


Préface

Le ciel était en train de descendre sur Seattle tandis que Jo regardait la ville par la fenêtre de son appartement pour essayer de trouver un semblant de tranquillité dans son esprit. Depuis que son mari lui avait annoncé sa décision de se remettre avec son ex-femme deux mois plus tôt, elle avait perdu le sommeil. Le lit où elle était couchée était trop grand, le silence était trop lourd, les souvenirs de leur bonheur étaient trop présents, et la tristesse pesait trop lourd sur son cœur.

Elle passait donc ses nuits à réfléchir, focalisée sur le fait qu'elle ne pourrait plus jamais s'endormir à côté de cet homme qu'elle aimait tant.

Ce soir-là, comme presque chaque nuit, pour éviter de passer toute la nuit à y penser et à pleurer jusqu'au levée du soleil, la jeune femme goba quelques somnifères pour tomber dans un sommeil qui éloignerait la douleur jusqu'à ce qu'elle doive se lever pour aller au travail.

Le lendemain matin, elle ne resta pas longtemps dans son appartement car elle savait qu'une seconde passée dans cet appartement pouvait la replonger dans une profonde amertume. Dès qu'elle eut posé le pied sur le plancher, elle se prépara très rapidement avant d'attraper au vol une tasse préparée par sa machine à café programmable et de quitter son appartement pour retrouver Meredith et Amelia qui l'attendaient, garées devant l'immeuble.

- Ce putain de café n'est définitivement jamais assez fort, fit remarquer Jo en commençant à boire ce liquide caféiné, je devrais vraiment ajouter du whisky. De toutes manières, tout est toujours mieux avec du whisky.

- Tu sais, réagit Amelia, peut-être que tu n'aurais pas besoin d'autant de caféine si tu réduisais la quantité de somnifères que tu prends par jour. Crois-moi, je sais de quoi je parle et je peux t'assurer que prendre des médicaments n'est jamais la réponse à ce genre de problèmes. Tu penses que les médicaments vont enlever la douleur et que tu pourras passer cette phase de ta vie sans douleur mais ce n'est pas le cas.

- C'est soit les somnifères, soit je passe la nuit à faire des crises d'angoisse. Le problème, c'est que si je ne dors pas, je ne peux pas être en état de m'occuper de mes patients pendant la journée. L'hôpital est la seule chose à laquelle je peux m'accrocher, donc je veux être et en état de fonctionner pour travailler.

- Jo, continua Amelia en se tournant vers la banquette arrière où la jeune femme était assise, je sais que tu fais tout ce que tu peux pour garder la tête hors de l'eau, continuer à vivre de la manière dont tu vis normalement et sauver le plus possible les apparences, mais les somnifères ne sont pas la solution. Encore une fois, j'ai déjà été dans ce genre de situation par le passé et je comprends qu'en ce moment tu penses maîtriser la situation, mais ce n'est pas le cas.

- Personnellement, ajouta Meredith, je pense que tu devrais prendre quelques jours pour te vider l'esprit et te remettre sur la bonne voie. Actuellement, tu as la tête dans le guidon donc tu ne vois pas que tu es sur le point de foncer dans le mur et des vacances te permettraient de relever la tête.

- Jo, dit Amelia en serrant la main de son amie pour lui montrer sa tendresse, on veut juste que tu prennes soin de toi parce qu'il ne mérite absolument pas que tu te fasses du mal pour lui.

- Cela ne me dérange pas de me changer les idées, répondit Jo en baissant les yeux, mais je ne vois pas ce que je peux faire. Je tiens juste à vous rappeler que je n'ai pas de famille et que j'ai peu d'amis en dehors de l'hôpital car je n'ai fait que travailler ces dernières années.

- C'est là qu'est le problème, expliqua Amelia, tu dois t'aérer l'esprit et aller découvrir d'autres choses, d'autres lieux, d'autres personnes. Si tu restes dans le périmètre restreint de l'hôpital, ça ne peut faire que du mal.

- Tu veux que j'aille où ? Demanda Jo, curieuse des idées de son amie

- Laissez-moi vous faire une suggestion, proposa Meredith, dans deux semaines c'est les vacances scolaires et je propose de partir tous ensemble dans un bel endroit avec une belle maison. Je ne veux pas que tu restes confinée seule dans ta propre maison, je veux que tu t'épanouisses sous le soleil.

- Tu crois qu'on va avoir des jours de congé ? Demanda Jo

- Ma chère, commenta Meredith en souriant, je me dois de te rappeler que cet hôpital m'appartient donc si je décide de vous donner des congés, vous êtes en vacances. De toutes manières, vous n'avez pas d'autre choix que de venir avec moi pour ces vacances.

- Bon, conclut Jo, si nous n'avons pas le choix : allons en vacances !