Hello! Je vous présente ma seconde fiction de La casa del papel. J'annonce solanellement (que mes intentions sont mauvaises...Oops je me trompe d'univers) que je ne respecte PAS le scénario original de la série, j'assume totalement le Fluffy qui transpire ici, j'espère ne choquer personne dans ma manière de présenter les personnages et leur caractère remanié. En gros je n'ai pas envie de me faire planter par des fans xD
Il est évident que les personnages ne m'appartiennent pas et que je ne fais aucun profit financier avec cet écrit.
Sur ce, voici un Berlin x Palerme ! Aucune scène sexuellement explicite n'est présente dans ce chapitre, référence légère au mal être.
En joie!
Il fallait commencer quelque part
"T'as déconné Berlin." cracha Nairobi, le regard dur de Tokyo appuyant ses dires.
L'espagnol gravemment blessé avait été plaçé dans la cabine du bateau qui voguait sur les eaux internationales. Ils s'en étaient sortis, l'heure des comptes devait sonner, Berlin, lui, était loin de tout ça, ce n'était ni ses blessures ni la descente brutale d'adrénaline qui le faisait divaguer, un secret lourd était en train de remonter tel un cadavre, et il n'avait plus d'alibi.
Les doigts de Nairobi claquèrent devant ses paupières lourdes.
" Eh! Je t'interdis de claquer maintenant, tu te rends compte de ce que nous à fait subir là-bas? Tu étais chaotique et...
-Suicidaire." Compléta Tokyo.
Un bref silence puis le rire incontrôlable du brun retentît, il s'esclaffait de plus en plus fort, les quintes de toux faisaient couler du sang de ses plaies, de grosses larmes chaudes s'invitèrent dans ses yeux toujours plissés de rire.
"Tu peux ajouter hystérique à la liste de ses symptômes." Lâcha la brune au cheveux courts tout en quittant la cabine, laissant l'autre femme et Berlin dont la crise s'attenuait peu à peu.
"Je dis pas qu'on va te pardonner toute cette merde, je ne sais pas si c'était un sacrifice ou bien comme elle à dit... Dans tous les cas on est ici grâce à ce que tu as fais, ce qui te donne une putain de chance de balancer ce que tu as à balancer." Le ton était sans appel, le brun afficha un air stoïque, 4 secondes.
"J'ai fait des erreurs." Nairobi fît sa meilleure 'Bitch face', l'espagnol serra ses lèvres dans une moue signifiant 'Je peux continuer?'. Il reprît:
"Des erreurs dont je vais devoir m'acquitter à présent. J'ai... J'avais quelqu'un, une personne unique, marvilloso. Je n'ai pas assumé, j'avais peur, j'étais terrifié même." Un sourire triste s'était peint sur son visage, on y déchiffrait une douceur jusqu'alors insoupçonnable, la brune qui le toisait préta doublement attention au récit.
"Je lui ai brisé le cœur, je me suis marié et je me suis investi dans ce plan. Je pensais avoir fait le meilleur choix, le plus égoïste, mais je ne me suis pas épargné."
Il y eu une longue pause, Nairobi ouvrît la bouche plusieurs fois avant de réussir à trouver les mots.
"Donc... Tu n'as pas toujours été un enfoiré narcissique?
-Mmh, si. Moins chaotique peut être?
-Et suicidaire.
-Pourrai-t-on éviter de le rappeller?
-Tu mérites au moins ça." Un regard entendu puis la brune lui jeta une trousse de secours.
Difficile était un euphémisme pour décrire la rédemption acquise auprès des voleurs au masque de Dali, mais Berlin avait fait preuve d'une intelligence fine afin de la gagner.
Les mois s'écoulèrent, interminable attente à gratter progrés après progrés, Sergio eu du mal à encaisser le mensonge éhonté de son demi-frère, aucun médecin n'avait parlé de maladie dégénérative. La dépression sévère que Berlin avait couvée s'était insinuée partout, enfonçant ses racines au plus profond de son esprit, nourrie par la tendance pathologique à se comporter comme un connard, le cocktail avait fait des ravages, il lui avait été plus simple de s'auto-diagnostiquer la maladie de sa mère que d'admettre ses défaillances psychologiques.
Il y avait eu de la colère, du temps et enfin de la compréhension.
On ne peux pas dire que tout ce qui faisait d'Andrès de Fonollosa avait radicalement changé, la plupart des gens autour de lui restait insgnifiants, toujours aucune hésitation lorsqu'il s'agissait de planter une fourchette à dessert dans les boules d'un inconnu et les femmes restaient de la belle porcelaine qu'il s'efforçait de ne pas trop abîmer. Il avait consacré ces derniers temps à des buts bien spécifiques, tout d'abord à guérir de ses blessures par balles, un jeu d'enfant par rapport à ses blessures mentales, il y avait eu les médicaments afin de calmer ses crises, puis l'alcool pour contrôler ses angoisses et enfin le mélange des deux dans le but de faire taire ses regrets. Le second projet, la motivation première à ce parcours du combatant, était évidemment de reconquérir son âme-soeur.
Le soutien de Sergio avait été primordial et Berlin lui en serai reconnaissant jusqu'à la mort, mais il restait fidèle à ses petits abus alors il n'hésita pas lorsqu'il s'adressa au jeune professeur:
"Je dois le revoir, il n'y a que toi qui peux m'aider.
-C'est faux et tu le sais, tu pourrais le retrouver tout seul et facilement. Tu as besoin de moi car ça serais plus facile pour TOI.
-C'est bien ce que je dis, il n'y a que toi qui peux m'aider." Le sourire du plus âgé ne se démonta pas. Sergio cachait bien l'agacement qui pointait le bout de son nez face à la manipulation grotesque, il soupira lourdement:
"J'ai du mal à imaginer une réceptivité positive à ton égard, il n'est plus celui que tu as connu, tu ne peux pas prendre les gens comme bon te semble, tu as été tellement...
-Lâche. Je peux faire ce qu'il faut maintenant.
-C'était avant qu'il fallait agir. Ces derniers mois je croyais... J'ai cru que tu te reprenais en main pour ton propre salut, mais c'était uniquement pour obtenir ce que tu n'as pas eu.
-Tu ne comprends donc rien? Sans lui, il n'y a pas de moi."
Berlin avait le visage fermé, les émotions ne pouvaient transparaître dans ses expressions, tout avait été donné dans cette phrase. Sergio mît un temps, bien qu'il connaissait déjà tous les tenants et aboutissants du dossier qu'était son frère, il avait eu quand même besoin d'une minute pour digérer l'information.
"OK.
-Ok? C'est tout? Pas de longs discours moralisateurs et passionnés?
-Si tu te moques ils risquent d'arriver."
Devant l'expression coincée du plus jeune, Andrés mima la fermeture de sa bouche jetant une clé imaginaire au loin. Leurs rires s'échappèrent à l'unisson, Sergio tendît sa main dans l'attente d'une poignée formelle, le brun la regarda et attrapa son frère de ses deux bras l'attirant dans un câlin accompagné de grandes tapes viriles dans le dos.
Ainsi, ils étaient là, sur cette petite terrasse baignée du soleil de Porto-Vecchio choisie par Andrés, il arborait cet air soigné dont lui seul avait le secret, la chaleur ambiante lui avait fait abandonner sa veste de costume verte foncée, son noeud papillon était suffisament élégant pour habiller sa chemise écrue. Sergio portait une de ces chemises décontractées, manches courtes, kakie, estivale. Il n'avait nul besoin de se parer de ses meilleurs atouts, contrairement à son frère dont les doigts fébriles autour de son verre de vin trahissait l'appréhension.
Le plus jeune esquissa un sourire encourageant, Andrés le lui rendît, un sourire aux dents blanches, totalement faux.
On n'effaçait pas des années de déni d'un coup, on apprends à composer avec, il fixa son attention au magnifique décor où ils se trouvaient, la terrasse était pavées de pierres dorées, ombragée par des chênes-liège et des cyprès, un grand olivier avait été placé au centre, le petit escalier à quelques mètres tardait de faire apparaître la silhouette tant attendue. Le plus âgé était plus qu'impatient:
"Je ne pensais pas avoir choisi un lieu introuvable.
-Ne sois pas désobligeant, la ponctualité n'as jamais fait partie de ses qualités, et tu le sais très bien. Reporter tes craintes sur lui n'aidera pas à te rattraper.
-Je suis ravi de constater à quel point je suis si bien épaulé."
Le sarcasme qui se voulait tranchant n'affecta en rien son destinataire, il y avait été habitué. Les piques étaient révélatrices, plus il était touché plus les attaques étaient violentes. Le professeur était rassuré, son comportement désagréable était preuve de sincérité dans cette quête folle. Lui-même n'était-il pas le sujet des affres de l'amour et ses actions inconsidérées?
Un peu plus d'un quart d'heure s'était écoulé par rapport à celle donnée pour le rendez-vous lorsque un homme se hissa sur les petites marches de pierres.C'était lui.
Le nouvel arrivant marqua un petit arrêt, comme éssouflé. Les yeux scrutateurs d'Andrés ne manqua pas cet instant. Il se reprît vite et avança d'un pas qui se voulait déterminé. Sergio remarqua le changement d'expression de son frère, il se retourna faisant un signe de la main à son invité. Arrivé à leur table il les salua:
"Holà Sergio, tu ne m'avais pas dit que tu serais accompagné." Le ton se voulait amical pourtant la désaprobation était omniprésente.
Berlin fît preuve de contenance, assemblant son meilleur masque de charme et d'une voix assurée:
"Holà bel ingénieur."
A suivre!
