Cela faisait longtemps que je n'avais pas publié sur ce site ! Mais me revoici avec la Neigenée qui j'espère vous plaira.
Disclaimer : Naruto et ses personnages ne m'appartiennent pas et je ne me fais pas le moindre centime avec cette histoire.
PAR CONTRE. TOUTES LES CHANSONS SONT DE MOI. J'ai passé beaucoup de temps à les écrire, donc à moi, voilà OwO
Chapitre I.
Au-delà des anciennes montagnes d'émeraude,
J'attends, la solitude sans cesse me taraude.
Alors que cent gemmes et pierres semblent me coiffer,
Je chante, et danse, et harpe, comme je suis vouée.
Car mes chansons endormiront le titan,
Un héros m'emmènera dans le distant.
Un héros dont je ne savais pas le nom
Survint pour une pleine lune, sur un étalon.
Avec une lame d'argent de runes engravée,
De l'horrible bête pour moi ils purent triompher.
Je lui chantai je suis Illya de la tour,
Et brave Dalìn me couronna dans la cour.
Aujourd'hui je me nomme la belle dame Illya,
La femme de Dalìn, seigneur de la Lolya.
La tour vit toujours par-delà le lointain,
Mais n'est plus le triste théâtre de mon chagrin
Et depuis la tour d'argent dans mon foyer,
J'observe la terre que j'aime à traverser.
Les doigts d'Hinata Hyūga cessèrent de danser sur la harpe alors qu'elle terminait de chanter la Ballade d'Illya, une de ses chansons préférées. La fillette leva ses yeux gris perle vers sa tutrice et nourrice, lula Natsu. La vielle femme applaudit doucement, et Hamya et Hanika l'imitèrent. Hinata sentit ses joues chauffer. Hamya et Hanika avaient respectivement deux et trois ans de plus qu'elle, mais elle était la fille du seigneur Hiashi et elles les filles du maître d'armes. Elles lui devaient respect, même si elles étaient en réalité cousines à un quelconque degré car toutes étaient des Hyūgas. Néanmoins, cella gênait souvent Hinata et elle préférait être auprès de son cousin Neiji qui souriait plus et restait honnête en à peu près toutes circonstances.
– Félicitations, Hinata, dit lula Natsu alors qu'un sourire étirait son visage ridé. Tu t'améliores, mais tu dois faire attention à ne pas aller trop vite lorsque tu chantes, ta mélodie était en retard.
– Merci, lula Natsu, répondit la fillette, et la vieille femme hocha la tête.
– Hamya, à toi. Tu devais travailler ton interprétation de la Quatrième Hymne, n'est-ce pas ?
Hamya hocha la tête et prépara son violon fait de bois de chêne. Alors qu'elle allait commencer à jouer l'hymne pour les guerriers tombés noblement, la porte s'ouvrit, et elles sursautèrent. Hinata reconnut immédiatement sire Kō, le meilleur chevalier du clan.
– Pardonnez mon intrusion, mesdemoiselles, lula, mais c'est important. Le seigneur Hiashi est rentré de Konoha.
Les yeux d'Hinata s'écarquillèrent et sa bouche s'entrouvrit sur un hoquet discret de surprise. Son noble père était parti pour la capitale six ans plus tôt, alors qu'Hinata allait célébrer son deuxième anniversaire, et elle ne l'avait pas vu depuis. Il envoyait parfois des présents – des robes, une harpe, des livres – mais elle ne pouvait se souvenir de son visage. Il était le frère jumeau de son oncle Hizashi alors elle supposait qu'ils étaient de ce fait identiques mais, étrangement, elle ne pouvait pas visualiser son visage. Elle se demandait plutôt à quoi il ressemblerait après tant d'année loin d'Yggalë et de Perleforêt. Comment serait-il vêtu ? Que lui dirait-il ? Mais la question la plus importante était néanmoins totalement différente. C'en était une que sa mère ne pouvait s'empêcher de discuter dès qu'elle avait bu un peu de vin. Son père avait-il été choisi pour prendre la place du Daimyō sur le trône ?
Hinata étudia le seigneur d'Yggalë et de Perleforêt qui se tenait devant elle. Il était grand et large d'épaule, semblable à un géant légendaire alors qu'il ne portait aucune armure. Ses yeux et cheveux étaient similaires à ceux d'Hinata ou de n'importe quel autre Hyūga, mais ses yeux étaient froids et glacials. Il ne ressemblait pas à son oncle Hizashi, dont les yeux étaient chaleureux et qui avait une histoire à raconter à elle et son cousin Neiji. Cet homme, son père, la terrifiait, mais elle était bien élevée et entreprit donc de s'incliner devant lui, tenant délicatement les côtés de son jupon lavande.
– C'est un honneur de vous rencontrer, père, dit-elle.
– Relève-toi, répondit-il. Il est inutile de s'incliner devant ton père.
Elle obéit immédiatement et jeta un coup d'œil à son visage. Ses yeux semblaient s'être réchauffés et un petit sourire étirait qui rappelait à Hinata l'expression de son oncle lorsqu'il lui apportait des sucreries en secret. La fillette s'autorisa à sourire un peu elle avait eu tort de le craindre. Il était son père, et les pères aimaient leurs filles et fils. Elle s'était trompée dans son jugement. Sa mère lui avait pourtant dit qu'il avait été le plus heureux des hommes à sa naissance, l'appelant Hinata pour la défendre du surnom qu'on lui avait donné, la Neigenée.
– Prenons tous du thé, proposa-t-il. Je veux tout savoir à propos de ma fille, il ajouta chaleureusement.
Hinata eut envie de sourire et rire son père était rentré, et il était tel que sa mère l'avait décrit. Fort, juste, et bon. Il écouta les histoires de dame Cho à propos d'Hinata – sa première chanson, ses jeux préférés – tout en sirotant du thé, demanda à Hinata comment ses études se déroulaient et la félicita lorsqu'elle lui montrera sa broderie. Elle devait toujours progresser, mais il balaya ses mots d'une main et lui demanda de lui faire un mouchoir ou une écharpe qu'il pourrait porter s'il devait à nouveau quitter Perleforêt sans elle.
Elle allait lui proposer de jouer de la harpe pour lui, ou de chanter une de ses mélodies préférées, lorsque la porte de la pièce s'ouvrir. Hinata sursauta et se retourna afin de voir qui était là, craignant que quelque chose fût survenue. Mais il ne s'agissait que de son oncle Hizashi et de son cousin Neiji. Neiji avait neuf ans, soit un an de plus qu'elle, mais il était déjà bien plus grand qu'elle, mesurant une tête de plus qu'elle. Néanmoins, ils jouaient souvent ensembles lorsque l'occasion se présentait.
– Hizashi, mon frère, tu n'as pas changé ! Et tu dois être Neiji. Comment allez-vous ? son père demanda.
– Bien mieux maintenant que tu es là. Tu n'as pas écrit pour nous prévenir, pourquoi donc ?
– Les routes Oplànes ne sont pas sûres, répondit Hiashi. Je voulais m'assurer que personne n'était au courant de mon retour et quelle route j'emprunterais. Mon escorte et moi-même aurions été en danger.
– Je comprends. Quelque chose doit être fait pour ces routes. Celles d'Yggalë sont bien plus sûres. Les brigands et truands en tout genre ont peur de nous.
Hinata frissonna. Des brigands et des truands ? Il n'y avait point de personne de la sorte à Yggalë. Leur région était sûre, et leurs routes aussi. Si les routes Oplànes étaient dangereuses, elle voulait rester chez elle pour toujours. Néanmoins, si elles étaient si dangereuses, le Daimyō ferait sans aucun doute quelque chose pour les sécuriser. Il ne laisserait pas son peuple être danger de la sorte.
– Ne parlons pas de ce genre de malheurs devant les enfants, sa mère intervint. Ils sont trop jeunes pour entendre parler de ça.
– Vous avez raison, ma dame, répondit son père. Les routes Oplànes ne sont pas notre problème, ou tout du moins pour l'instant, ajouta-t-il fièrement.
Sa mère hoqueta et lui saisit les mains. Hinata, surprise, jeta un coup d'œil à son cousin, qui ne semblait pas non comprendre cette excitation nouvelle.
– Ai-je bien entendu ? sa mère questionna. Les Hyūgas ont-ils reçus cet honneur ?
– Oui, ma dame, nous l'avons. Ce soir, nous festoierons, car j'ai été choisi pour prendre la place du Daimyō sur le trône, et notre clan guidera le royaume vers la gloire.
Hinata hoqueta comme sa mère l'avait fait plus tôt. Elle remercia la Mère de Tous pour cet honneur et un sourire naquit sur son visage. Son père l'emmènerait sans aucun doute à Konoha avec lui dans quelques années, et elle pourrait admirer la beauté de la capitale, rencontrer des chevaliers de toutes origines, de belles dames, voir des tournois, des chanteurs dans toutes les rues, elle deviendrait amie avec des filles de son âge. Souriante, elle se tourna vers son cousin et son oncle, uniquement pour être surprise par le visage de son oncle son sourire semblait étrange et si différent de celui qu'il faisait pour elle. Son sourire disparut et elle jeta un coup d'œil à son père, qui discutait avec sa mère de sujets mondains. Mal à l'aise, elle se rapprocha d'eux et tenta de se concentrer sur leur discussion.
Mais il semblait qu'elle avait eu peur pour rien au dîner, tout le clan mangea ensembles, on chanta, dansa et mangea beaucoup, et son père et son oncle semblaient s'entendre à merveille. Ils conversaient de leur enfance et de leur adolescence, du « bon vieux temps » comme son père disait, et riaient beaucoup. Hinata ne comprenait pas tout et discutait avec Neiji à propos de leurs journées et de la fête, mais ses yeux retournaient souvent vers son père. Elle s'attendait à ce qu'il disparaisse soudainement et, lorsqu'elle se coucha après la dîner, ses yeux étaient humides de peur qu'il eût disparu au petit matin.
Mais, bien sûr, il était là, reprenant petit à petit son rôle de seigneur d'Yggalë. Elle le voyait, car il travaillait beaucoup, mais peu lui importait. Chaque fois qu'ils mangeaient ensembles ou se voyaient dans l'après-midi, après les leçons d'Hinata, il trouvait toujours le temps de lui conter une histoire à propos de Konoha, une anecdote ou un évènement comique qui la faisait rire. Sa mère, quant à elle, semblait bien plus heureuse, et souriait beaucoup plus. Ses cheveux d'ébène semblaient plus soyeux, ses yeux d'argent plus brillants. Elle jouait plus de musique, les chansons qu'elle fredonnait étaient plus heureuses.
Hinata entendit par des gardes que fêtes avaient été données dans tout Yggalë en l'honneur du retour de son père. Cela prouvait, pour la fillette, que son père serait un Daimyō dont tout le monde se souviendrait Yggalë l'aimait déjà, ce n'était qu'une question de temps avant que le tout le royaume ne l'aimât aussi. Il serait, sans aucun doute, le meilleur Daimyō que le royaume n'eût jamais connu, et régnerait justement sur la terre du feu.
Elle-même aurait des devoirs en tant que sa fille elle ne serait pas Daimyō après son père, et ne régnerait jamais sur autre chose qu'Yggalë, mais elle vivrait sûrement à la cour avec son père pendant quelques années. Après tout, où lui trouverait-il un mari idéal ? Et qui laisserait passer l'occasion de venir à la cour ? Cela signifiait qu'elle devait exceller autant que possible en tout ce qu'elle devait maîtriser en tant que fille noble. Elle devint plus assidue dans ses entraînements, et découvrit rapidement que son père était fier d'elle. Cela l'encouragea uniquement à continuer, à être l'enfant modèle dont il rêvait sans aucun doute.
Trois semaines après le retour de son père, alors qu'elle lisait un conte chevalier à son balcon, Hinata leva les yeux quelques instants pour observer le paysage qui entourait Perleforêt. Alors que ses yeux se promenaient sur les plaines verdoyantes, elle entraperçût au loin une colonne de chevaux s'approchant de château. Elle se leva d'un bond et s'appuya sur la balustrade de pierre, les yeux écarquillés. Qui venait ? Etait-ce des alliés ? Elle plissa les yeux, espérant reconnaître une bannière à cette distance, mais c'était peine perdue ils étaient trop loin.
Elle rentra dans sa chambre et s'arrêta devant son miroir, étudiant sa tenue. Elle soupira, soulagée elle était bien habillée et ses cheveux étaient soyeux et démêlés. Elle serait présentable aux yeux des nouveaux arrivants. Elle enfila néanmoins un médaillon du clan Hyūga et quitta sa chambre, cherchant ses parents pour les informer de sa découverte. Elle alla d'abord frapper aux appartements de sa mère, qu'elle trouva vides, et décida de se rendre au bureau de son père, où il travaillait tous les jours pour le clan et la région. Elle frappa doucement, et entendit au travers de la lourde porte en bois sombre sa voix grave.
– Entrez !
Elle poussa aisément la porte et entra, s'inclinant poliment.
– Oh, Hinata, je ne m'attendais pas à ta visite. Qu'est-ce qui t'amène ici ? demanda-t-il.
– J'ai vu une colonne de chevaux approcher, père. Je n'ai pas pu reconnaître la bannière qu'ils portaient à cause de la distance.
– Ah, je vois. Ce sont nos vassaux, les Yamanaka et les Inuzuka. Je les ai invités pour célébrer mon retour. Ta mère m'a dit de garder le secret pour te faire une surprise, il semblerait que tu as toujours voulu voir un tournoi.
– Un tournoi ? répéta-t-elle, soudain trépidante, un immense sourire apparaissant malgré elle sur son visage.
Il rit doucement et marcha vers elle.
– Il semblerait qu'elle avait raison. Nous allons avoir un tournoi, en effet. Il ne sera pas digne de ceux de Konoha, mais cela fera un bon entraînement pour ceux que tu verras à la capitale, n'est-ce pas ?
– J'irais à Konoha ? s'extasia Hinata.
Ce devait être un des plus beaux jours de sa vie non seulement un tournoi allait avoir lieu, mais elle avait à présent la confirmation qu'elle suivrait son père à Konoha lorsqu'il deviendrait Daimyō. Il rit à nouveau et l'invita à le suivre dans la grande salle pour accueillir leurs premiers invités. Si elle avait pu, Hinata aurait sautillé et courut de joie dans tout le château, mais elle se contint. Si elle n'agissait pas comme une bonne demoiselle, elle serait ridicule, et ses parents honteux.
Lorsqu'ils arrivèrent dans la grande salle, les tables avaient été déplacées de manière à former un « u », et Hinata vit que sa mère et Neiji était déjà assis et les attendaient, discutant entre eux. Si Hinata devait deviner, elle dirait que son cousin contait à dame Cho ses anecdotes d'entraînement. Elle choisit de s'assoir à côté de sa mère, à la droite de son père, à la place de l'héritier, tandis que Neiji était à gauche et avait laissé un siège pour son père.
Les premiers vassaux à arriver furent les Inuzuka leur dame était prénommée Tsume, mais Hinata réalisa, déçue, que la femme n'avait rien d'une dame, et ne retrouva chez elle aucune trace de la grâce de sa mère, mais elle n'en montra rien. A ses côtés se tenait sa fille aînée et héritière, dame Hana, qui, bien que plus gracieuse et belle que sa mère, portait une épée à sa ceinture et se tenait comme un chevalier. Que trouvait-elle à l'escrime ? Cela semblait fatiguant et la sueur de l'exercice devait coller leurs vêtements à leur peau. Des gardes devraient amplement suffire pour les protéger. Pour finir, venait le fils de dame Tsume, Kiba, qui semblait avoir l'âge de Neiji. Il avait les cheveux sauvages de sa mère, et les tatouages traditionnels de sa famille ornaient ses joues.
Ils furent introduits par Hizashi, qui parla d'une voix sérieuse et profonde qu'Hinata avait rarement entendu et qui différait en tout point de celle qu'il utilisait lorsqu'il jouait avec elle. Dame Tsume et sa suite s'inclinèrent devant eux, genou à terre, et Hinata sentit le rouge soudainement monter à ses joues. Personne ne s'était jamais incliné devant elle de la sorte. Pourtant, en tant que future Dame d'Yggalë et chef du clan Hyūga après le couronnement de son père, ses vassaux devraient s'incliner ainsi devant elle. Néanmoins, le rouge ne quitta pas ses joues et elle remercia les Neuf qu'elle n'eût pas à parler. Autrement, elle était sûre qu'elle aurait balbutié et perdu ses mots.
On servit une collation aux invités, qui s'installèrent à une table alors que les Yamanaka arrivait et étaient présentés par Hizashi. Le seigneur Inoichi Yamanaka avait deux enfants, des faux jumeaux, Inojin et Ino, aux cheveux d'or et aux yeux de saphir. Pour toute la beauté que les Neuf avaient offert aux jumeaux, ils l'avaient reprise à leur père, dont le visage couvert de cicatrices remplit Hinata d'une vague d'effroi pendant quelques instants. Sa peau était rougeâtre et gonflée, et à en juger par l'état de ses mains, les cicatrices recouvraient une bonne partie de son corps. Hinata sentit soudainement de la pitié remplacer l'effroi l'homme avait en effet une apparence repoussante et terrifiante mais elle ne pouvait pas imaginer la douleur qu'il avait dû endurer.
– Mes amis, déclara son père en se levant, mangeons et festoyons ! Demain, nous pourrons commencer le tournoi !
