Oui, je crois que j'ai vrillé.

Ma Fanfiction « Prise et Prenante » avance super bien, mais vu que j'ai décidé de la faire réaliste et logique, malheureusement ils ne s'envoient pas en l'air de suite. Ce confinement me rendant dingue, je vous livre ainsi une très mini-fic… plutôt PWP !

Bonne lecture ahahah.


Salle de classe et bonbon bleu


Comment ça tu n'as pas encore goûté l'une de nos merveilles Hermione ?

Mais quelle horreur ! La pauvre enfant !

Fred regarda son jumeau, qui lui reflétait exactement la même expression d'horreur. Leur comédie faisait rire la belle jeune fille, mais elle ne cédait pas d'un iota. Autant dire que pour les deux roux, c'était…

De la pure provocation ! s'exclama George, scandalisé.

Voilà ce que c'est Miss ! De la provocation !

Ah oui ? répondit-elle, l'air malicieux. Quel dommage pour vous !

Ils se regardèrent, étonnés de l'adversaire. Mais Fred leva bien haut son sourcil gauche, communiquant non-verbalement avec son meilleur ami et frère. George hocha du chef, fermant les yeux, l'air résigné. Ils se penchèrent simultanément vers elle, l'air conspirateur.

Ma chère belle-sœur…

… tu n'aimerais pas nous faire croire…

… que notre frère te satisfait…

… avec ses grandes mains peu habiles.

Ecarquillant des yeux devant tant d'audace, Hermione resta muette de stupéfaction. Ils osaient dire cela ? Et en plus, ils tendant maintenant leurs mains en l'air, la laissant admirer leurs doigts fins. Ils jouaient avec un petit bonbon bleu, qu'ils essayaient de lui faire goûter. Un frisson lui parcourut l'échine alors qu'elle imaginait ce que cela ferait de sentir quatre paires de mains parcourant son corps… en même temps. Ils se passaient l'un l'autre la petite boule avec soin, harmonieux. Elle les fusilla du regard, mais ils lui répondirent par un air entendu.

Alors, aussi vite qu'ils étaient arrivés, ils laissèrent Hermione à ses occupations, qui pressentait un mauvais coup. Peu lui importait qu'ils développaient une gamme de produits pour adultes, par Merlin. Mais bon, il était l'heure pour elle de retourner en cours.

Elle retrouva ses meilleurs amis et son petit-ami, Ron, qui la contempla avec des yeux amoureux. C'est vrai qu'il était maladroit, qu'au lit ce n'étaient pas vraiment l'étincelle mais… ça viendrait, ils devraient juste apprendre à se connaître. D'ailleurs, ressentant une douce chaleur dans son bas ventre, Harry trop occupé à bécoter Ginny, elle prit le parti de se coller contre le corps du roux, qui devint rouge instantanément.

Peut-être qu'on pourrait se retrouver après les cours… susurra-t-elle à son oreille.

Le gardien sembla aux anges, s'empressant d'acquiescer. C'était si facile de le mettre dans tous ses états.

Ils sursautèrent lorsque la porte de classe s'ouvrit violemment, laissant apparaître le maître des potions qui les regarda d'un air dédaigneux. Son grand nez le précédait – Hermione s'empêchait de s'imaginer quel plaisir cet édifice pourrait lui procurer entre les jambes il les fit rentrer, en leur aboyant de se dépêcher, allant lui-même se mettre rapidement à son bureau. Elle était la dernière parmi la petite file de personnes qui rentraient à la queuleuleu. Soudainement, elle se sentit agrippée en arrière, son cri étouffé car on lui mit une chose en bouche, qui explosa sur sa langue lorsque celle-ci se ferma. Relâchée directement, elle se retourna à temps pour voir détaler les deux grands dadais dont les rires lui parvenaient, résonnants dans les couloirs de l'école sorcière. Dans sa bouche, elle eut l'impression de goûter à un nectar doux et sucré, agréablement chaud qui la réchauffa toute entière. Et puis la sensation passa, mais la Gryffondor était trop choquée pour bouger.

Miss Granger, si votre esprit résonne, c'est parce qu'il est terriblement creux ! Ne restez pas plantée là comme une godiche !

Horrifiée de ce qui venait de se produire, elle ne put qu'entrer dans la salle de classe et se placer à sa table, ignorant les regards que ses amis lui lançaient. Ginny haussa les épaules en direction des autres, ne réussissant pas à attirer l'attention d'Hermione. Celle-ci guettait d'ailleurs des effets. Allait-elle avoir les bras qui s'allongeraient ? Se mettrait-elle à chanter à tue-tête ?

Se rappelant que le bonbon venait de leur gamme adulte, elle sentit une goutte de sueur parcourir son dos. Qu'en était-il ? Allait-elle avoir une poitrine qui doublerait de volume ? Ou plongerait-elle dans un rêve érotique, la laissant humiliée devant tous ?

Le cours commençait cependant et rien ne semblait se déclarer en elle. Les minutes s'égrenaient, et elle soupira de soulagement. C'était sans doute une simple blague de leur part et rien n'allait se passer. Mais l'inquiétude était toujours là, Ginny se chargeant donc inhabituellement de réaliser l'entièreté de leur potion. Hermione lui dit rapidement qu'elle lui expliquerait plus tard, et s'enjoignant à réaliser des exercices de respiration pour se calmer. Rien n'échappant à Snape, il vit que la Miss Granger était étrange et procrastinait inutilement. Il eut un sourire mauvais, la jaugeant du regard. Elle semblait perdue, ses cheveux ébouriffés rassemblés en un chignon informe. Sa robe de sorcière cachait ses formes, mais elles étaient bien là et n'importe quel personnage aimant les femmes se serait rendu compte, au passage de leur Miss-je-sais-tout, que celle-ci était plus que désirable. La jeune femme d'ailleurs avaient les joues qui rosissaient de plus en plus, le professeur de potions commençant à lui-même avoir chaud. Etaient-ce les volutes de fumées s'échappant des potions ?

Hermione commençait à être dans tous ses états. Ce qu'elle avait prit au début pour de la panique, croyant qu'elle avait chaud à cause de cela, se transformait en autre chose de plus intense. Elle se sentait bouillante, tendue au possible. Assise sur son tabouret, ses jambes avaient involontairement commencées à se contracter l'une avec l'autre. Sa robe de sorcière lui paraissait lourde, de trop elle aurait aimé pouvoir respirer convenablement, nue. L'humidité qu'elle sentait dans sa petite culotte ne laissait place à l'imagination. Elle était excitée. Comme jamais. Son entrejambe gonflait, et elle appuyait presque son bas-ventre sous son tabouret, se retenant à grand peine de s'y frotter pour se soulager. Lançant un regard en arrière, où était Ron, elle se dit qu'elle devrait se jeter sur lui après le cours pour se sentir mieux. Mais son désir était si intense, sa bouche asséchée… il ne serait jamais suffisant pour la combler. Mais comment allait-elle faire alors ? Par Merlin, elle sentait presque des vagues lui parcourir le corps. Sa main agrippa le rebord de la table, Hermione devant se convaincre que se toucher au vu et su de tous dans cette classe serait la pire erreur de sa vie. Déjà, elle avait la chance que Ginny soit trop concentrée pour remarquer son état.

Snape avait le regard fixé sur la jeune fille et la vision qu'elle offrait. Elle mordait indécemment sa lèvre inférieure, sa langue venant régulièrement dépasser de ses lèvres pulpeuses pour lécher la douce blessure qu'elle s'infligeait. Son comportement était inadmissible, et il ne comprenait pas ce qui prenait à la Gryffondor. Son propre corps réagissait à cette image tentatrice, mais en tant que professeur, il devait rester sage. Oui, ne surtout pas imaginer comment il pourrait délicieusement punir son élève effrontée, qui maintenant fermait les yeux, donnant l'impression de s'empêcher de gémir. Il devait garder la tête froide, lui adresser un sermon, peut-être lui retirer quelques points.

Lorsque la fin du cours s'annonça, tous les élèves parurent soulagés.

Vous déposerez une fiole de vos… mixtures sur mon bureau. Miss Granger, vous restez.

Elle lui jeta un regard si désespéré qu'il jubila intérieurement. Il vit que Weasley allait protester, mais il fut retenu par Potter. Les élèves s'en allèrent un par un, les deux se retrouvant seuls. Miss Granger était toujours à son bureau, pétrifiée mais les joues de feu. Snape traversa la classe de sa grande enjambée, fermant la porte. Lorsqu'il se retourna, il darda son regard sur elle.

« Je ne vais pas tenir », se dit Hermione, au comble du désespoir. Obligée de rester, elle avait en quelques petites secondes imaginé tous les scénarios possibles et inimaginables. La fuite lui étant peu probable, son cerveau s'amusait à lui renvoyer toutes sortes d'images de combien il serait plaisir de se faire prendre brutalement sur ce grand bureau professoral. « Oh que je suis mal ! » se répéta-t-elle, alors que le fameux fantasme du professeur la reprenait. Elle qui avait toujours été si sage, si bonne élève, elle n'avait pu s'empêcher de s'imaginer mille fois combien l'interdit de toucher un personnel du corps enseignant serait excitant. Et voilà qu'elle avait sous les yeux un élément plutôt intéressant, qui lorsqu'il plongea son regard onyx dans le sien, embrasa tous ses sens et sa volonté.

Severus s'approchait toujours de son élève, son regard braqué sur le sien. Mais plus il avançait, plus il se rendait compte que quelque chose clochait définitivement. La jeune fille avait sur le visage une expression… d'envie ? Arrivé à quelques centimètres d'elle, il put constater qu'elle avait les pupilles dilatées, le doré de ses yeux presque inexistants. L'homme se figea.

Miss Granger, je vous prierais de me dire ce qu'il vous arrive, dit-il se sa voix caressante.

Frissonnante, Hermione avait senti la voix de baryton de Snape résonner dans tout son être. Sa culotte devait maintenant être inondée. Il était là, dangereusement proche. Quelques centimètres les séparaient, mais elle était toujours assise et lui debout. La dominant de toute sa hauteur, elle réalisait bien qu'elle était plus proche de son intimité que de son visage. Sans se rendre compte de ce qu'elle faisait, elle passa sa langue sur ses lèvres asséchées par l'envie.

Snape dut puiser dans ses ressources pour ne pas réagir. Une autre part de son anatomie le fit pour lui. Venait-elle réellement de laisser apparaître sa langue avec une sensualité qui aurait retourné le plus innocent des hommes ? Complètement perdu, bien que ne laissant rien paraître, il apparut enfin à Severus qu'il se trouvait dans une situation bien dangereuse.