Titre : Des sentiments inconvenants

Sommaire : Draco était dans un sacré pétrin : La mission que lui avait confié le Seigneur des Ténèbres allait le rendre fou mais il devait le faire, éviter à sa famille et lui une mort certaine. Et comme s'il n'avait pas assez d'emmerdes comme ça des sentiments inconvenants impliquant Weasley ne l'aidait pas à garder la tête froide..

Raiting : M, avec du sexe. Cette fiction est un slash, donc réservé aux amateurs.

Auteur : Menea

Disclaimer : À travers mon imagination je m'imagine une histoire d'amour entre Draco Malfoy et Ron Weasley dans le monde fantastique créé par J.K Rowling. Il y aura des scènes qui ne figurent PAS DU TOUT dans la véritable histoire.

Je vous présente ma première fiction basé sur le monde d'Harry Potter : Des sentiments inconvenants. C'est la première fois que j'écris une fiction basée sur ce thème.

J'ai écrit cette fiction durant mes nuits d'insomnies, j'ai presque terminé de l'écrire.

Alors pourquoi un Draco x Ron ? C'est un duo qui n'est pas assez mit en avant et j'en avais marre de lire des fictions où l'on fait un bashing Ron pour mettre en avant un pairing, ce bashing est surtout utilisé dans les Dramione (non je ne déteste pas les Dramione au contraire !). Surtout que j'aime bien ce personnage. Le personnage de Draco m'a toujours intéressé, j'ai toujours voulu écrire une fiction sur lui.

Note n°1 : Pour certains personnages j'ai utilisé leurs noms originaux, du coup Severus Rogue redevient Severus Snape, et le nom des Malefoy redevient Malfoy.

Voilà je pense que vous avoir tout dit, bonne lecture à vous.


On avait apprit à Draco Malfoy depuis son plus jeune âge que l'image qu'il renvoyait était importante. Avec l'image venait la fortune, avec la fortune venait le pouvoir, et avec le pouvoir venait de la puissance. Les Malfoy était l'une des familles au Sang-Purs les plus puissantes et respectées du monde sorciers mais leur réputation avait terni depuis l'emprisonnement de son père, Lucius Malfoy, et encore plus depuis retour de Voldemort. Le monde connaissait le camp de son père, et automatiquement l'associait à lui. En même temps il en avait rajouté : Il s'amusait à dire durant ses jeunes années à Poudlard que le mage Noir reviendrait pour tuer les sangs-de-bourbes et que leur famille serait encore plus puissante qu'elle ne l'était déjà. Maintenant ce n'était plus du tout drôle de plaisanter sur ça.

Voldemort n'était que haine, folie et méchanceté. Il était impitoyable : il torturait juste pour le plaisir, malheureusement Draco en avait été témoin cet été. Il se souvint encore de la manière dont le corps de madame Burbage avait été donné comme goûter de quatre heures à l'horrible animal de compagnie de Voldemort, Nagini. Et le Lord Noir séjournait chez lui : il faisait peur à tout ses résidents et il s'asseyait à table pour dîner, entourés de mangemorts qui sacrifieraient leurs vies pour lui, à la place du maître de maison, à la place de son père. Draco avait toujours admiré son père, il avait été fier d'être un Malfoy, mais plus maintenant. Cette image qu'il avait de son père s'était brisée : Il n'était pas le grand, puissant et fier homme qu'il pensait, il n'était que le pantin d'un homme fou. Il ne pouvait plus se cacher derrière son père et sa réputation, il ne pouvait plus être ce garçon hautain et majestueux.

Il rit nerveusement. La situation dans laquelle il se trouvait était drôle, selon le point de vue. C'était actuellement les vacances de la Toussaint, sa rentrée à Poudlard était demain. Au commencement de sa sixième année, Voldemort lui avait donné comme mission de tuer Dumbledore car son père était tombé en semi-disgrâce auprès du mage Noir. C'était son rôle en tant qu'héritier de le faire, sauver l'honneur de la famille Malfoy. Il rit encore plus fort. On lui demandait de tuer l'un des sorciers les plus puissants et aliéné du monde sorcier. S'il ne le faisait pas il tuerait ses parents et lui. S'il fuyait il le retrouverait et tuerait ses parents et lui. Il était inenvisageable de demander de l'aide ou même de retourner sa veste et de se battre du côté de Saint-Potter.

Alors Malfoy riait car il savait qu'il était foutu et qu'il allait devenir fou d'ici la fin de l'année. Il sortit de son immense baignoire remplie d'eau savonneuse, à chaque fois qu'il prenait un bain il essayait de se noyer mais il n'y arrivait pas, même pour se donner la mort il manquait de courage.

Draco enfila rapidement un caleçon puis se tourna face à l'immense miroir de sa salle de bain. Son sourire fou se fana lorsqu'il vit son reflet, et il détestait ce qu'il y voyait : son reflet était le reflet de la peur et du dégout. Il y avait un temps où il avait été obsédé par sa beauté, il avait été vraiment narcissique, autrefois sa seule peur dans la vie avait été de vieillir et de devenir flétri et moche. Mais cette peur irrationnelle était tellement lointaine, il était apeuré et avait juste peur de mourir à tout instant, malheureusement cela se voyait sur son visage. Il avait des cernes à faire blêmir un cadavre, son teint était beaucoup plus pâle que d'habitude. Il se mit de côté, il pouvait voir qu'il avait perdu un peu de masse musculaire. Il était dans un sacrée merdier, ah ça oui, qui l'emmenait doucement jusqu'à la mort. Tout cela lui donna la nausée, il vomit dans l'évier.


Draco se tenait droit et fier comme un Lord, marchant dans les couloirs de Poudlard. Il ne lui restait que ça, que son apparence pour sauver les mœurs. Sa nouvelle année à Poudlard avait mal débuté. Bon le point positif c'était qu'il était loin du Seigneur des Ténèbres et de ses folies. Tout le monde semblait détester Draco ces derniers temps, et il leur rendait bien. Beaucoup de Serpentards lui en voulaient d'avoir abandonné son poste dans l'équipe de Quidditch. Et pour le reste, c'était à cause de son nom. Son nom attisait la haine des autres. Même si la réputation des Malfoy avait terni, il ne laisserait personne lui marcher dessus. De toute façon il avait autre chose à penser, cela faisait trois mois qu'il travaillait sur cette armoire à disparaître et il n'y arrivait à rien. Il sortait de la salle sur Demande à l'instant, il devait aller à la Grande Salle pour ne pas éveiller les soupçons. Il n'avait pas faim, c'était une perte de temps pour lui de manger.

Il entra dans la salle et s'assit avec les gens de son cercle, parce que non ce n'était pas réellement ses amis. Blaise parlait avec Théo et un autre Serpentard dont il avait oublié le nom sur un devoir qu'il devait rendre en potion. Vincent et Gregory mangeaient comme des porcs, le dégoutant encore plus. Juste en voyant cela il avait envie de faire demi-tour. Pansy ricanait à une moquerie qu'avait sorti Daphnée sur une Gryffondor. Bref, rien qui sortait de l'ordinaire. Il s'assit à côté de Vincent, qui était malheureusement la seule place de libre.

«C'est bon ? » Demanda Vincent la bouche pleine.

« La ferme. » Lui répondit froidement Draco en piochant dans son assiette, ne lui adressant pas le moindre regard.

Il sentit un regard sur sa personne et releva la tête. Son regard tomba sur le Golden Trio qu'il appelait avec tant d'ironie. Potter parlait et rougissait telle une pucelle devant Weasley fille, Granger était plongé dans un livre aussi épais qu'une encyclopédie. Par Morgane cette fille ne savait-elle pas s'amuser ? Il tourna la tête et croisa le regard de Weasley. Il avait été tellement occupé et tellement déprimé ces derniers temps qu'il ne cherchait même plus à les provoquer, et pourtant c'était l'un de ses petits plaisirs quotidien préférés. Il se souvint encore de sa petite chanson Weasley est notre roi, il aurait cartonné en tant que compositeur. Mais ce qui interpellait le blond s'était la manière dont il le regardait, il n'y avait aucune haine, rien qui s'en rapprochait en tout cas. Il le dévisageait comme s'il voulait découvrir ses secrets les plus profonds à travers son regard. Il grimaça puis détourna son regard sur son assiette, le traitant mentalement d'imbécile.


Draco fit son entrée dans la salle de classe de potion. Il avait très peu dormi, mais il avait un peu plus dormi que d'habitude. Des cauchemars le hantaient, le plus répétitif était que le Lord Noir lançait un Avada Kedavra sur ses parents et que Nagini mangeait leurs corps sans vie.

Il était en retard pour son cours de potion. Il toqua à la porte et entra dans la pièce de manière nonchalante. Il s'excusa vaguement de son retard et son professeur lui lança une pique, retira dix points à sa maison puis le pria de s'asseoir. Il se retint de soupirer et de lui balancer une réplique sarcastique. Cette année il ne devait ni s'attirer d'ennuis ni être collé. Chaque minute de la journée avait son importance -sauf pour ce cours-. Draco pouvait même entendre le bruit incessant des secondes d'un réveil qui s'écoulaient dans sa tête, tic-tac. Slughorn était un enfoiré et le premier fan de Potty. Il faisait tout pour être dans les bonnes grâces de Potter pour ne serait-ce devenir un peu populaire. Tout cela faisait que Draco exécrait son professeur. Les serpentards étaient méprisés dans ce cours car la plupart des élèves étaient des enfants de mangemorts. Est-ce que l'on choisissait ses parents ? Alors oui c'était un enfoiré et en surplus un idiot. Il avait l'impression d'assister à un cours sur comment cirer les pompes de Potter. Il ne s'extasiait que sur les potion de Potter ou de Granger et pourtant Theodore et lui étaient doués en potion mais ils n'avaient jamais eu ne serait-ce un compliment, jusque un regard appuyé qui voulait dire « ah ces enfants de mangemorts savent faire une potion bien joué ». Et puis l'idée de son club était ridicule, non il ne disait pas cela parce qu'il n'avait pas été convié, de toute façon il n'y serait jamais allé si il y avait été invité.

Tout le monde était attablé et les regards étaient tournés vers lui. Il remarqua le regard accusateur de Potter, et celui de Weasley, ce même regard insistant. Il leur lança son pire regard dédaigneux avec un rictus moqueur, puis il s'assit à sa place. Ces derniers temps ces imbéciles le scrutaient constamment. Mais ce qui l'agaçait encore plus c'était le regard de Weasley : Pourquoi le regardait-il de la sorte ? Il n'aimait pas cela. Il se décida à ne plus y penser, de toute façon c'était non seulement un traître à son sang mais aussi un idiot de rouquin qui manquait de bon sens.

La sonnerie annonçant la fin du cours retentit. Les Serpentards sortirent presque en courant de la salle de classe s'ensuit des Gryffondors qui étaient satisfaits des cours et sortaient de la salle en traînant des pieds. Il aperçut au loin Weasley embrassait à pleine bouche Lavander Brown. Il était dégoûté : Il ne pensait et n'agissait que avec instinct comme un vulgaire primate, il était avec elle juste pour coucher avec et rendre jaloux Granger, ce n'était un secret pour personne. Tout ce que Weasley avait à faire pour être heureux était de manger, boire, baiser Brown, suivre Potter et dormir. Draco se demanda si cette vie de simplet valait mieux être vécu que la sienne actuellement.

Peut-être, le roux au moins était heureux et libre de faire ce qu'il voulait.

[…]

Est-ce que sa journée allait se terminer un jour ? Ses cours d'aujourd'hui était d'un ennui, il avait eu tout les professeurs incompétents de Poudlard en une matinée. Son père aurait vraiment dû insister davantage face à sa mère pour qu'il aille à Durmstrang. Mais il y avait un seul cours dont Draco voudrait bien se passer était les cours de défense contre les forces du mal, et uniquement parce qu'ils étaient donnés par son cher parrain Severus Snape. Il était au courant pour sa mission et il faisait parti de ces personnes qui le pensaient incapable d'exécuter la mission que lui avait donné le Seigneur des Ténèbres. Il avait cette horrible impression qu'il le surveillait et le jugeait constamment à chaque fois que leurs regards se croisaient. Il en était attristé car avant il avait été proche de son parrain, il avait même fait parti des rares adultes que Draco estimait et respectait. Mais plus maintenant.

Il arriva en retard en classe, il n'avait pas vu le temps passer lorsqu'il s'était rendu à la bibliothèque pour en apprendre davantage sur l'armoire à disparaître. Lorsqu'il entra en classe, en retard encore une fois, Snape lui ordonna d'attendre la fin de sa classe afin de lui parler. Draco n'était pas dupe, il savait pertinemment de quoi ils allaient parler et c'était tout sauf du cours. En passant à côté de la table du Trio d'Or il entendit un bout de phrase chuchoté par Potter :

« … pour discuter entre mangemorts. ».

Cela l'agaça davantage d'entendre ça. Qu'est-ce-qu'ils en savaient ? Il n'avait même pas choisi d'en être un on lui avait imposé. Mais Draco décida de ne pas réagir et fit comme si il n'avait rien entendu, il ne voulait pas paraître encore plus suspect qu'il ne l'était déjà. Alors il s'assit à côté de Blaise, qui lui demanda du regard si ça allait. Il lui répondit en secouant la main comme pour se débarrasser d'une vilaine poussière qu'il avait face à lui. Il remercia intérieurement son ami de ne pas insister puis il pria pour que le cours se passe vite.

Sa prière fut exaucée, le cour s'était passé assez rapidement. Même si le blond serait incapable de dire de quoi avait parlé ce cours. Il devait trouver un moyen de tuer Dumbledore sans se salir les mains, de manière indirecte et rusé comme le bon serpentard qu'il était. Il attendit que tout ses camarades sortent de la salle avant de se lever de sa chaise et de se mettre face à son professeur. Ce dernier lança un sort de verrouillage et un assurdiato afin d'éviter que les oreilles indiscrètes écoutent aux portes, il pouvait parier tout son héritage que l'Orphelin-Qui-A-Survécu essayerait d'écouter leur conversation.

« Comment avance ta mission ?

- Elle suit son cours. » Répondit Draco dans le vague.

Devant le mutisme de son filleul Severus soupira puis posa une nouvelle question :

« Comment vas-tu Draco ?

- Je vais bien.

- Tu arrives souvent en retard en classe, t'es isolé de tes amis et c'est un miracle que tu arrives à maintenir ta moyenne.. Est-ce que tu as besoin de mon aide pour quoi que ce soit ?

- Je n'ai besoin de l'aide de personne. Est-ce que cet entretien est terminé ou vous souhaitez me demander autre chose ?

- Tu peux t'en aller. » Dit son professeur, défaitiste.

Draco ne se fit pas prier, il prit son sac en bandoulière et partit précipitamment de la salle. Les mangemorts étaient comme des vampires affamés : prêts à tout pour avoir du sang, en l'occurence ils étaient prêts à tout pour se faire bien voir auprès du Mage Noir. Snape était comme tout les autres adultes : Il avait juste soif de gloire et voulait maintenir sa place de favori auprès du Lord des Ténèbres. Draco refusait d'être le pion d'une autre personne, et il refusait de se faire évincer par Snape. Il ne devait pas échouer sa mission et être la cause de la mort de ses parents. Alors qu'il était absorbé par ses pensées il ne remarqua pas une personne semblant l'attendre appuyé contre un mur.

« Alors Malfoy, la petite réunion entre mangemorts s'est mal passée ?

Provocation pure, simple et gratuite, normalement c'était son rôle ça. Le blond lui lança un regard furieux puis lui lança une réplique cinglante dont il avait le secret :

« Toi, sale traître à ton sang. Comment oses-tu ne serait-ce m'adresser la parole ? Oh étonnant.. Où est ta fine équipe composée du balafré et de la sang-de-bourbe ? Ils ont enfin comprit ton inutilité dans la Dream Team ? »

Weasley plaqua Draco contre un mur, il ferma les yeux sous la surprise. Weasley le maintenait contre le mur à l'aide de son avant-bras appuyé contre son thorax. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il brandit son poing mais s'arrêta dans son mouvement. Il tomba sur un regard d'un bleu si profond qu'il n'arrivait pas à s'en détacher. La colère du garçon en face sembla s'évaporer dès qu'il avait croisé son regard. Il ne se rendit même pas compte qu'il rougissait légèrement. Son visage était trop proche du sien. C'était la première fois qu'il voyait le visage du roux d'aussi près et, il n'était pas si moche que ça. Aucun d'eux ne bougea, se jaugeant et s'admirant du regard. Le regard de Weasley glissa pendant deux secondes sur ses lèvres entrouvertes.

Ils entendirent du bruit et cela fit bondir Weasley d'au moins trois mètres, s'éloignant de lui. Draco se sentait à la fois soulagé que ce moment se soit interrompu mais aussi.. Déçu. Il ne chercha pas à savoir pourquoi il avait été déçu de la suite des évènements et s'en alla à grande enjambée, bousculant de l'épaule le roux à son passage. Quelque chose d'interdit et de surréaliste venait de se passer, et il se refusait d'y penser.


Draco pensait son idée infaillible et ingénieuse. Il avait essayé de tuer le directeur grâce à un collier ensorcelé acheté chez Barjow et Beurk mais ce fût un échec. Il se sentait désolé pour cette fille qui allait passer des mois à St-Mangouste. Cet échec avait ruiné son moral, donc il se décida de ne rien tenter de nouveau le temps que cette histoire se tasse.

Tout Poudlard ne parlait que de cela, surtout du côté des Gryffondors après tout c'était une tentative d'assassinat. Rien ne le reliait à cela, il ne connaissait à peine cette fille, il n'avait éveillé les soupçons de personne. Sauf de Potter bien évidemment. Le sauveur de ce monde pathétique n'arrêtait pas de le suivre du regard à chaque fois, d'examiner ses moindres faits-et-gestes, il le scrutait toujours de manière accusatoire, son regard hurlait « je sais ce que tu as fait Malfoy et tu vas le payer. ». C'était vraiment énervant. Mais ce qui énervait le plus Draco c'était la manière dont le fixait Weasley. Il le fixait comme un elfe battu, et souvent lorsqu'il captait son regard il y perçut de l'inquiétude. Il ignorait pourquoi il le regardait ainsi, et il détestait ne pas comprendre quelque chose. La dernière altercation qu'il avait eu avec le roux c'était l'épisode dans le couloir où celui-ci avait failli l'embrasser. Parce que non Draco ne voulait pas l'embrasser, à ce moment là il était chamboulé et fatigué. Il ne faisait preuve d'aucune mauvaise foi en affirmant cela.

Il soupira bruyamment puis but dans sa bouteille de jus de citrouille remplacé par du whisky pur feu. Cette bouteille il l'avait volé à Slughorn. Cela lui brûla la gorge mais au moins il oubliait un peu ses problèmes. Il était tombé bien bas, à se bourrer dans les cuisines de Poudlard. C'était la première et la dernière fois qu'il faisait ça, mais il avait vraiment besoin d'oublier cette rude semaine. Il entendit la porte s'ouvrir puis se fermer bruyamment. Décidément il ne pouvait jamais être seul dans ses pensées dans cette foutue école. Il ne releva même pas la tête pour savoir qui était là, il savait que c'était un élève les professeurs avaient leurs propres elfes de maison donc ils ne se déplaceraient pas jusqu'à là. Cela ne l'intéressait pas et cette personne si elle était ne serait-ce constitué d'un peu de neurones fonctionnels ne viendrait ni lui adresser la parole et encore moins s'asseoir face à lui.

Sauf que la personne en question fit tout le contraire de ce que Draco espérait. La personne s'assit face à lui, posant une assiette où reposait un énorme gâteau au chocolat puis dit d'une voix grave :

« Malfoy. »

Ron Weasley. Ce dernier coupa en plusieurs parts le gâteau au chocolat décorée de copeaux de chocolat qu'il avait en face de lui, ignorant le regard noir que lui adressait le blond. Il n'allait pas quand même manger tout ce gâteau en entier n'est-ce pas ? Malheureusement si. C'était écoeurant la manière dont il mangeait, il savait qu'il venait d'une famille pauvre mais tout de même.. C'était un véritable glouton. Son mouvement de mâchoire pour mastiquer, puis à chaque part entamée il passait sa langue sur ses lèvres pour y enlever les miettes de chocolat. C'était à la limite séduisant là. Il se figea : Venait-il de penser que Weasley avait quelque chose de.. Séduisant ? Ne dormir que quatre heures par nuit ne lui réussissait pas.

« Quchoi ? » Demanda-t-il la bouche pleine.

« Fais preuve d'un peu de savoir vivre et ne parle pas la bouche pleine c'est répugnant. »

Weasley avala sa part, passant de nouveau sa langue sur les lèvres, cela avait le don d'irriter Draco.

« Qu'est-ce que tu fais là Weasmoche ?

- Ça ne se voit pas ? J'ai faim donc je mange.

- Comment peux-tu avoir faim avec tout ce que tu engloutis à chaque repas ?

- Je fais beaucoup de choses dans la journée, je suis aussi soucieux donc cela me donne faim. Je mange pour oublier.

- Parce que bouffer les amygdales de Brown toutes les dix minutes te prend autant d'énergie ? Ou est-ce le fait de suivre Potter comme un chien en laisse qui te donne du soucis à retordre ? » Demanda Draco en haussant un sourcil, ironique.

« Malfoy, je ne suis même pas d'humeur à répondre à tes méchancetés.

- Quel dommage. » Draco roula des yeux.

« T'as une mine à faire peur, le chocolat ne résout pas tout au contraire cela rend ton visage tout bouffi.

- Et toi alors ? Est-ce que tu t'es vu récemment ? Tu ressembles à un macchabée. »

Cette phrase blessa Draco plus qu'il n'y pensait. Et malheureusement pour lui cela se voyait à son visage, il devenait trop expressif à cause de l'alcool. Weasley le remarqua et fit des yeux de chien perdu.

« J'suis désolé.

- Ne t'excuse pas, c'est moi qui ai commencé les hostilités c'est juste un retournement des choses..

- J'accepte aussi tes excuses.

- Mais je ne me suis pas excusé.

- Oui oui si tu le dis. Tu veux une part ?

- Non merci. Je ne me console pas avec du gâteau mais avec ça. » Déclara-t-il en prenant sa bouteille en main. Weasley haussa un sourcil, le prenant sûrement pour un idiot.

« Du jus de citrouille ?

- Non, whisky pur feu.

- Je n'en ai jamais bu.

- Donc c'est à ce moment là que je te propose un verre ?

- Oui, question de politesse et de savoir vivre. »

Draco soupira puis dit dans un souffle, tenant sa baguette : « Accio verre. »

Il prit le verre en main puis versa l'alcool dans le verre, le remplissant.

« Accio assiette et couverts. » Formula Weasley.

Ce dernier mit les couverts et l'assiette face au blond, puis il lui servit deux parts de gâteau. Draco fronça les sourcils.

« Je n'en veux pas.

- Encore une fois : Question de politesse de savoir-vivre. Après à toi de voir si tu veux en manger ou non. Moi je te le recommande, il est vraiment délicieux. »

Draco soupira de nouveau puis scruta les parts de gâteaux. Cela avait l'air vraiment délicieux, mais en regardant les parts il eut un nœud dans l'estomac. Il ne se rappela plus quand est-ce fut la dernière fois qu'il avait mangé ne serait par gourmandise, ou même mangé un gâteau. Il entendit Weasley grimacer, cet idiot avait but coup sec son énorme verre.

« C'est super fort ton truc !

- Petite nature. » Pouffa Draco, amusé et moqueur.

« Donne-moi un autre verre ! Je vais te montrer qui est la petite nature ! »

Le blond soupira puis le servit un autre verre. Il but de nouveau. Draco se prit une grande gorgée, la situation était irréaliste. Il avait beaucoup but. Weasley sembla aussi bourré, peut-être réussirait-il à lui faire faire des choses idiotes un peu plus tard.

« Tu devrais vraiment en manger, au moins cette part de gâteau.

- Pourquoi faire ? Je risque de la vomir dans moins d'une heure.

- T'es anorexique ?

- Non idiot de péquenaud. Tu ne dois sans doute pas connaître cette sensation vu que tu es heureux dans ta vie : c'est lorsque tu as tellement de problèmes que t'en perds l'appétit.

- Si, je connais. Et pourquoi penses-tu que je suis heureux et que je n'ai aucun problème ?

- T'es constamment entouré : Tu viens d'une grande famille, t'as des amis, t'as même réussi à avoir une petite-amie d'ailleurs on avait tous pensé que tu sortirais avec Granger d'ici la fin de la cinquième année.

- Tu ne sais rien de moi Malfoy. »

Ledit Malfoy eut l'impression que sa réflexion avait agacé le roux. Ce dernier se remit à manger sa part de gâteau, furibond. Puis il but une gorgée de son verre alcoolisé avant de reprendre.

« Je suis bien plus que ça ! Tout le monde pense que j'suis stupide, simplet, gourmand et le second de Potter !

- C'est l'image que tu renvoies, ce n'est pas quelque chose que l'on invente.

- Peut-être...Même ma famille et mes amis le pensent aussi.. »

Il but une nouvelle gorgée puis s'exclama :

« Je suis le sixième d'une fratrie de sept enfants, mes parents ont depuis toujours des problèmes financiers, je n'ai jamais rien eu à moi, cela appartenait toujours à l'un de mes frères avant moi. Parmi eux je n'ai rien de spécial, et comme Ginny est la seule fille et qu'elle est née juste après j'ai toujours été invisible. Et avoir Harry et Hermione comme amis n'aident pas. Je les adore mais.. J'ai été jaloux de Harry car j'avais l'impression que ma mère l'aimait plus que moi, qu'elle aurait voulu l'avoir comme fils à ma place. Hermione n'arrête pas de me faire rappeler que je suis stupide. Par exemple elle pense que je ne mérite pas d'être préfet et que Harry est plus légitime de l'être que moi. Lui ne m'a même pas félicité lorsque j'ai été nommé préfet, il a juste été déçu et tout le monde l'a consolé. Mais moi.. Personne n'a été fier de moi. Mes frères me rabaissent constamment pour tout et n'importe quoi, on ne me demande jamais mon avis pour quoi que ce soit car « Ron est trop stupide pour réfléchir par lui-même » ! Dans le trio c'est moi l'idiot, celui qui est là pour amuser la galerie, qui manque de profondeur et de réflexion ! Eh bien j'en ai assez de ces conneries ! »

Draco ne dit rien, assez curieux de la suite. Weasley but de nouveau une gorgée d'alcool puis continua :

« Et pour Hermione, elle me fait la tête depuis que je sors avec Lavander, elle réagit comme si je la trompais et tout le monde la défend ! On me répète sans cesse à longueur de journée d'aller m'excuser mais je n'ai rien fait de mal ! J'avoue c'est vrai que j'ai commencé à sortir avec Lavander pour la faire réagir mais bon sang ! Si elle veut sortir avec moi, elle n'a qu'à me le demander ! Je ne suis pas sa propriété je ne vais pas l'attendre éternellement ! »

Drago ne répondit rien. Il ne masqua pas son étonnement face au monologue de Weasley, lui qui avait l'air même soulagé de s'être déclaré ainsi, comme si il retenait cela depuis trop longtemps en lui. D'une certaine façon, il compatissait.

« Ont-ils raison de penser tout cela ?

- Non ! N'as-tu rien comprit à ma tirade ?

- Alors qu'est-ce que tu attends pour les remettre à leurs places ? Il n'y a que comme ça que les choses changeront pour toi. Tu subis les critiques que ce soit de tes amis ou même des autres sans même te défendre ou t'exprimer.

- Je ne pense pas qu'ils s'en rendent compte, après tout c'est un peu de ma faute..

- Si tu veux rester dans ton rôle de soumis simplet, c'est ton problème. Cette situation leur convient après tout puisque comme tu le dis ils ne semblent pas s'en rendre compte, mais il ne faut pas se plaindre après puisque tu ne fais rien pour changer cette situation. »

Draco soupira, se passant une main dans les cheveux, n'en revenant pas que cette phrase sorte de sa bouche.

« Tu es prêt à tout donner pour tes proches même à t'écraser, comme tu es en train de le faire actuellement. Je pense que c'est pour cela que je pensais que tu étais stupide. Mais cette qualité fait de toi quelqu'un d'honorable, même moi je ne peux pas cracher dessus. Tu devrais arrêter de sortir avec Brown juste pour attirer l'attention de Granger parce que ça, c'est stupide et j'en ai marre de vous voir vous bécoter à chaque fois que je tourne la tête, cela ne m'aide pas à avoir de l'appétit. »

Il marqua un temps de pause puis reprit rapidement pour mettre fin à cette conversation, parce que l'alcool le rendait un peu trop amicale et compatissant. Il avait besoin de partir.

« Je te laisse méditer sur mes paroles Weasley, en te souhaitant bien du courage. Bonne nuit. » Conclut-t-il en se levant, n'attendant pas que le roux lui réponde. Il prit la bouteille avec lui et quitta la pièce.

Draco parcourut de manière nonchalante les couloirs, ça avait du bon d'être préfet en chef. Il se rendit compte que c'était la première fois qu'il avait eu une discussion civilisée avec Weasley, il l'avait même complimenté. Décidément l'alcool ne lui réussissait pas. Il donna le mot de passe au tableau de sa chambre puis s'y engouffra. Il n'avait plus d'énergie, il se changea rapidement puis se glissa sous ses draps.


Depuis ce jour son regard sur Weasley avait changé. Pourtant leur échange n'avait pas été si profond que cela, et Weasley était resté fidèle à lui-même : toujours rouquin, même déshonneur familiale et il portait toujours ces mêmes chaussures affreuses et usées par le temps. Ce qui le dérangeait c'était qu'il ne le voyait plus ainsi, et il n'aimait pas ça. Il avait remarqué que Granger et lui ne s'adressaient plus la parole, soit il le croisait avec Potter soit avec Londubat, pas sûr que ça soit mieux vu que le cerveau de ce dernier était aussi vide que le coffre Gringotts des Weasley. Et il avait arrêté d'avaler les amygdales de Brown à tout va pour le plus grand plaisir de sa vue.

Il voyait Weasley au loin, entouré de toute son équipe de Quidditch et des élèves de sa maison, ils avaient remportés le match du jour contre les serdaigles. Les gens le félicitaient et l'applaudissaient. Draco n'avait aucune remarque cinglante à dire pour le démoraliser. Il s'éloigna de la foule, il avait des problèmes plus importants à penser.


Draco avait de nouvelles habitudes : Il allait à la bibliothèque pendant sa pause déjeuner ou dès qu'il avait un trou entre deux cours pour faire des recherches sur les enchantements qui pourrait l'aider à réparer cette armoire. Après la fin des cours il s'enfermait dans la Salle sur Demande pour réparer l'armoire jusqu'à l'heure du dîner. Ses journées ces derniers temps n'étaient pas si horribles qu'avant, la réparation de l'armoire prenait beaucoup de temps mais il faisait en sorte d'y aller tous les jours après les cours avec ses acolytes Vincent et Gregory.

Il y en sortit, fermant la porte où renfermait l'un de ses plus grands secrets sous les plaintes de Vincent qui en avait marre de prendre les traits d'une jeune fille pour monter la garde. Tout ce que ces deux idiots avaient à faire c'était de prendre du polynectar en se faisant passer pour des filles, et de monter la garde devant l'entrée de la salle sur Demande le temps que Draco répare cette foutue armoire. Il avait volé du polynectar à cet incompétent de Slughorn et il était même sûr que ce dernier n'avait rien remarqué, trop occupé à organiser ces dîners. Et même pour cela Vincent arrivait quand même à se plaindre. Il lui promettait tous les jours à chaque fois d'en parler au Seigneur des Ténèbres -ce qu'il ne fera jamais- et que son aide sera fortement recomposée. Parce que même si c'était un idiot de bougre il avait besoin de lui. Potter le surveillait comme un criminel en liberté conditionnelle, il devait donc ruser.

« T'en as pour combien de temps ? » Aboya Vincent de sa voix féminine. Il avait prit l'apparence d'une fille de treize ans de pouffsouffle, rousse et très fine, un énorme contraste à la véritable apparence de ce dernier.

Gregory, qui avait prit également l'apparence d'une fille de treize ans, restait silencieux. Lui au moins la fermait et ne posait aucune question. Il savait où était sa place, il l'acceptait et subissait en silence. Il était beaucoup plus lucide que son « ami » qui se tenait à sa droite.

« Mais qu'est-ce que tu fais là dedans ?

- Je te le répète : je ne peux pas en parler c'est un secret entre le Seigneur des Ténèbres et moi-même mais sache que ton aide sera récompensée ne t'inquiète pas. Maintenant allez vous cacher et attendez que les effets du polynectar se dissipe avant de vous pointer dans la Grande Salle. »

Il ne laissa pas le temps à Vincent de répondre qu'il s'éclipsa. C'était épuisant, qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour s'en aller loin, mais très loin de l'Angleterre. Genre dans les Bahamas, ou pourquoi pas les Maldives. Et pourtant il n'aimait pas les destinations chaudes, lui préférant l'automne à l'été. Mais il préférait avoir des coups de soleil sur la peau que subir la colère du Lord Noir.

Il entra dans la grande salle en traînant des pieds avec sa nonchalance aristocrate légendaire. Il s'assit à côté de son ami Blaise. Il anticipa la question que son ami allait lui poser.

« Non Blaise, je ne veux pas en parler. »

Blaise était ce qu'il considérait le plus comme un ami. Contrairement aux autres lui était toujours honnête, même s'ils avaient souvent des divergences d'opinions. Il appréciait Blaise et il ne voulait pas le mêler à ça. Pansy et d'autres de ses copines faisaient des commérages et critiquaient tout ce qu'elles voyaient, comme à leur habitude. Elles remarquèrent l'entrée de Thomas et de Finnigan dans la Grande Salle.

« Qui est au dessus à votre avis ? » Demanda Daphnée, moqueuse.

Plusieurs personnes ricanèrent. Draco n'écoutait que d'une oreille cette conversation.

Dans les familles de sang-purs l'homosexualité était un sujet à éviter. Ce n'était pas aussi condamnable que d'épouser un sang-mêlé ou encore pire, un moldu. Beaucoup pensaient que les homosexuels étaient des dégénérés qui condamnaient la descendance de leur noble lignée, qu'il surffisait de balancer un endoloris ou deux pour remettre les neurones en place. Et lui aussi l'avait pensé, avant de se masturber en pensant à Terence Higgs à poil dans les vestiaires pendant toute sa deuxième année. Cela faisait parti de nombreux fondements qu'on avait apprit à Draco depuis qu'il avait l'âge de marcher et qui s'effondrait. Toutes ces règles qu'on lui avait inculpé depuis tout petit se balayaient et s'effondraient une à une. Il avait l'impression de perdre petit à petit tout ses repères, son identité et de ne pas être normal.

Alors entendre les gens de son cercle critiquer les homosexuels ne le ravit pas. Une remarque de Millicent Bulstrode, assise face à lui, l'irrita fortement, même si il le masquait parfaitement. Cette fille qui ressemblait à un licheur* en surpoids lui demanda son avis, voulant qu'il rit à sa blague. Alors il répondit :

« Ferme-là Bulstrode et réfléchis à un régime drastique efficace à faire au lieu de me postillonner au visage. »

Certains ricanèrent. Sa remarque la calma aussitôt, puis se tut de gêne .Ils changèrent de sujet de conversation. Oui c'était bas de l'attaquer sur son physique, de toute façon il avait déjà dit pire dans le passé, mais elle l'avait cherché.


La veille il avait reçu un hibou de la part de son père. Ce dernier lui expliquait que le Mage Noir s'impatientait, que sa mère avait tenté de le défendre mais qu'elle s'était reçu un endoloris par sa faute. Oui, c'était de sa faute. Sa plus grande peur était qu'il arrive quelque chose à sa mère, il ne s'en remettrait jamais si sa mère mourrait. Alors imaginer cette scène où sa mère recevait un sort impardonnable ne faisait rien pour atténuer la dépression nerveuse dans laquelle il plongeait au contraire.

Draco avait enfin terminé sa ronde, il avait retiré des points à une Gryffondor et un Poufsouffle qui se bouffaient les lèvres dans le détour d'un couloir. Sa marque le brûlait, lui faisant rappeler à chaque fois ce qu'il avait à faire et qu'il n'avait pas intérêt à se planter. Tout ce qu'il voulait là tout de suite était de rentrer dans sa chambre et se souhaiter une mort naturelle pas trop pénible, parce que c'était tout ce qu'il pouvait souhaiter à l'heure actuelle.

Il voulut monter les escaliers qui le menait à sa chambre lorsqu'il vit la dernière personne qu'il voulait croiser cette nuit : Ron Weasley. Ce dernier était par la fenêtre, scrutant la lune. Ses cheveux roux brillaient légèrement à cause de la Lune. Il se tourna face à lui, lui adressant un petit sourire. Ces derniers temps il avait de plus en plus de mal à trouver Weasley moche. Il n'arrivait plus à voir ses défauts qu'il aimait tant critiquer à une époque qui paraissait maintenant si lointaine.

« Malfoy.

- Weasley, que me veux-tu ?

- J'ai écouté tes conseils.

- Tu m'en vois ravi. » lui répondit le blond en roulant des yeux.

« Est-ce que tu es venu de nouveau te plaindre à moi sur les tracas de ta misérable vie ? Dois-je te rappeler sur je ne suis pas psychomage ?

- Non, je suis là pour écouter les tracas de ta vie.

- Et en quoi cela te regarde ? »

Weasley semblait mal à l'aise tout d'un coup face à sa question. C'était vrai après tout : De quoi se mêlait-il ? Et puis il répéterait tout à Potter. Cela l'agaça encore plus.

« Je sais que ce n'est pas l'amour fou entre nous mais je vois que tu vas mal et-

- Je n'ai pas besoin de ta pitié, et tu serais la dernière personne à qui je parlerai de mes problèmes. » L'interrompit Draco, passant devant lui pour monter les escaliers.

Puis il s'arrêta en plein milieu, il avait horreur qu'on le prenne en pitié. Sa vie c'était de la merde en ce moment, oui il était le premier à l'admettre et la qualifier de merde était un doux euphémisme, mais il n'avait besoin de la pitié de personne, surtout pas celle de Weasley. La colère l'emporta sur son bon sens.

« Qu'est-ce que tu attendais de moi ? Que après notre discussion dans les cuisines je te confierai tout mes problèmes et tout mes secrets ? Ouais j'ai des problèmes, mais ne te pense pas meilleur que moi parce que je vais mal. Alors vas te faire foutre et fous-moi la paix ! » Hurla Draco dans le couloir.

Il était essoufflé, il reprit petit à petit sa respiration. Était-ce lui qui venait de hurler tout cela ? Heureusement que ce n'était pas un couloir très fréquenté. Weasley lui adressa un petit sourire puis se rapprocha de lui. Il voulut bouger mais ses jambes étaient cloués au sol, il était incapable de faire le moindre mouvement comme si on lui avait envoyé un stupéflix alors qu'il voulait fuir. La proximité entre leurs visages perturba Draco, il ne put que susurrer :

« Qu'est-ce que tu fais ?

- Je te console. » Puis il posa ses lèvres sur les siennes.

Il se figea à ce contact, complètement déconnecté de la réalité. Cet idiot de Weasley était en train de l'embrasser. Il sentit les lèvres de Weasley remuer contre les siennes, il les entrouvrit. Il gémit lorsqu'il sentit la langue du roux taquiner la sienne. Il pouvait aisément deviner que cela fit sourire Weasley. Il ne se rendit même pas compte qu'il était dorénavant plaqué contre un mur. Le corps de Weasley se pressa contre le sien, cela en était réconfortant de sentir ce corps chaud contre le sien. Une main glissa derrière sa nuque, approfondissant leur baiser. Ses mains se glissèrent dans la chevelure rousse qui était doux au toucher.

Ce baiser lui fit tout oublier : Sa vie, les convictions qu'on lui avait inculpé, son nom, son sang, le danger, la guerre, tout. Il se laissa porter.

Quelques minutes plus tard ils mirent fin à leur baiser, manquant tout les deux d'oxygène. Les lèvres de Weasley étaient bouffis, lui donnant encore envie de l'embrasser. Ils étaient essoufflés autant l'un que l'autre. Ils ne se quittaient pas des yeux. Il avait besoin de plus.

« Fais-moi oublier.. » ne put dire Draco, le souffle court. Il ondula son bassin contre celui du roux.

« Fais-moi oublier ma vie misérable, cette vie où je n'ai jamais eu le choix sur rien.. »

Weasley lui attrapa la main, l'attira dans une pièce vide qui semblait être une salle de classe il n'en était pas sûr et s'en fichait, verrouilla la porte, plaqua son corps contre celle-ci puis l'embrassa de nouveau, pressant de nouveau son corps contre le sien.

Sa raison s'était fait la malle, Weasley embrassait un peu trop bien pour son bien-être. Le roux déboutonna sa chemise, lui dévoilant son torse, frôlant de ses doigts chaud celui-ci. Il frissonna à ce toucher. Jamais personne ne l'avait touché de la sorte. Il en avait entendu des rumeurs à son sujet, des rumeurs loufoques au sujet de sa vie sexuelle. Il avait laissé faire, grâce à ces rumeurs les gens le trouvaient encore plus séduisant, inaccessible et charismatique. La vérité était que Draco Malfoy, le Prince de Serpentard et unique héritier de la famille Malfoy, était vierge. Aucune fille ne l'attirait, et il n'aurait jamais prit le risque de le faire avec un garçon de Poudlard, surtout que tout se savait ici.

Les mains de Weasley caressait ses flans, remontant jusqu'à son torse. La bouche de Weasley quitta ses lèvres. Il se rapprocha de son oreille et lui mordilla le lobe avant de descendre lentement avec sa langue sur son cou. Il pinça l'un de ses tétons, le faisant gémir un peu plus fort. Il lui mordilla le cou. Draco agrippa d'une main ses cheveux, l'incitant à descendre encore plus bas. Weasley lécha lentement l'un de ses tétons, puis sa langue roula autour de l'un deux. Il le lécha, le mordillait doucement, le taquinant. Avec une autre main il lui pinça l'autre téton, puis il alterna : s'attaquant à l'autre avec ses lèvres. Draco sentit une main lui caresser le flanc, descendant plus bas. Il sentait l'érection de Weasley contre sa cuisse, et cela l'excita encore plus. Il mordit sa main pour n'en faire sortir aucun bruit, il ne voulait pas s'entendre gémir comme un imbécile.

« Ne te retiens pas, je veux entendre ta voix. »

Weasley lui retira sa main de sa bouche puis embrassa tendrement celle-ci, le faisant rougir de gêne. Ses mains passèrent sous ses fesses, le soulevant. Il gémit en sentant l'érection du roux contre la sienne. Il sentit le sol froid contre son dos. Weasley voulut lui enlever sa chemise mais Draco l'en empêcha. Il ne devait pas lui révéler ses bras. Il ne voulait pas lui montrer cette marque hideuse, il ne voulait pas le dégoûter, pas maintenant. Il déboutonna la chemise du roux, puis la jeta à l'autre bout de la pièce. Il était étonné : Weasley était plus musclé que ce qu'il pensait. Il caressa de ses doigts ses épaules fermes, puis il descendit plus bas en pinçant ses tétons. Le sentir haleter sous ses caresses lui procura une grande satisfaction. Ses doigts retracèrent ses abdominaux développés grâce au Quidditch. Ses mains descendirent encore plus bas, massant la bosse qui se formait sous le pantalon. Il défit la braguette et avec sa main massa l'érection de Weasley, portant toujours son boxer. Il entama un long mouvement de va-et-vient, provoquant chez le roux de nombreux soupirs. Il voulut se redresser pour le toucher davantage mais une main ferme le fit reculer, l'allongeant de nouveau sur le sol. Il lui embrassa la tempe et lui chuchota à l'oreille.

« Tu vas me rendre fou.. Ne fais rien et laisse-moi te consoler. »

Cette phrase le fit frissonner de tout son être. Puis Weasley s'attaqua à sa braguette, la déboutonnant. Il fit glisser son pantalon sur ses jambes puis le jeta loin d'eux. Sa main malaxa son érection, le faisant davantage gémir. Il lui enleva son boxer, libérant ainsi son érection douloureuse. Il attrapa lentement son membre durci, Draco se cambra à ce contact. Il lui faisait un long va-et-vient, appuyant parfois sur son gland. Sa langue descendit de plus en plus bas : sur ses tétons, son nombril, et enfin il sentit sa langue sur son membre. Une langue chaude lécha toute la longueur. Il remonta la tête et l'embrassa de nouveau, Draco grogna de frustration, amusant Weasley. Il lui sourit tendrement puis mordilla de nouveau son oreille.

« Jusqu'où veux-tu aller ?

- Tout.. Donne-moi tout.. »

Weasley se pourlécha les lèvres puis descendit directement jusqu'à son érection. Draco poussa un gémissement plus fort, Weasley venait sans plus de cérémonie de prendre son membre en bouche, le suçant, l'avalant. Draco lui tint fermement les cheveux, c'était tellement bon. Il n'avait jamais ressenti autant de plaisir. Il n'avait pas conscience de bouger ses hanches au rythme des va-et-viens de la bouche de Weasley. Cette bouche le rendait fou. Il gémissait de plus en plus, scandant son nom. Son cœur battait tellement vite dans sa poitrine, il allait exploser.

« Weasley je.. Je vais..Ah.. »

Le roux ne quittait pas son membre durci. Il tenta de l'arrêter en lui tirant légèrement les cheveux mais il continua, trop concentré sur ce qu'il faisait pour s'arrêter. Il ne fallut pas longtemps pour Draco pour jouir, scandant le nom de Weasley. Il ouvrit doucement les yeux et tomba sur une paire de yeux le scrutant avec gourmandise, avalant ce qu'il avait dans la bouche. Il murmura un sort dont Draco ne prit pas conscience tout de suite. Il sentit un liquide un peu visqueux en lui et sur mon entrée. Un doigt caressa et titilla son entrée, étalant le lubrifiant. Il ne lui laissa pas le temps de reprendre sa respiration qu'il enfonça doucement un doigt en lui, faisant des petits mouvements de va-et-vient. Cette sensation était différente de ce qu'il avait essayé de faire à plusieurs reprises, c'était mieux, enfin il n'en était pas sûr. Un deuxième doigt entra. Les doigts entrèrent plus profondément en lui, puis se courbèrent, les doigts touchèrent un point en Draco qui le fit crier encore plus fort. Il ne savait pas ce que c'était mais il en voulait plus.

« Encore.. » Ne put dire ce dernier.

Puis aussitôt un troisième doigt entra, il ressentit une gêne mais elle fit vite place au plaisir. Il banda de nouveau très rapidement grâce aux doigts qui cognaient contre sa prostate. Weasley le prit de nouveau en bouche. Il n'était que gémissements et supplications. Il allait de nouveau jouir s'il continuait.

« Viens en moi.. Maintenant.. » L'implora-t-il.

Il retira ses doigts, il gémit de frustration. Il formula un sort de lubrification tandis que Draco écarta ses jambes, l'incitant à aller plus loin. Weasley lui attrapa les fesses, les écartant. Il sentit son sexe devant son entrée et commença à s'enfoncer lentement en lui. Le blond en eut le souffle coupé. C'était douloureux, mais un Malefoy ne se plaignait jamais de la douleur et cela rendait la chose encore plus vrai. Weasley soupira de plaisir, entrant doucement en lui. Ses mains glissèrent sur ses hanches, s'enfonçant encore plus en lui.

Weasley se redressa légèrement et l'observa d'un regard appréciateur son corps. Draco fut gêné face à ce regard, il pouvait voir tout le désir qu'il avait pour lui, ce même corps qui le dégoutait à chaque fois qu'il se voyait face à son miroir. Il secoua légèrement la tête, ne voulant pas y penser. Il souffla puis bougea ses hanches, faisant haleter le roux.

« Bouge Weasley.

- T'es sûr ?

- Oui ! Maintenant.. »

Alors il bougea, donnant un premier coup de rein. Eh Merlin ! Que c'était bon ! Il augmenta la cadence pour son plus grand plaisir. Il lui mordit le creux de son cou. Il ne ressentait dorénavant que du plaisir, et il en quémanda plus, criant, scandant son nom, gémissant des phrases comme « plus vite », « plus fort », « encore » et d'autres choses moins compréhensibles. Puis Weasley souleva son bassin, s'enfonçant davantage en lui. Cela le fit hoqueter de plaisir. Il augmenta ses coups de reins, atteignant la prostate de Draco, lui faisant voir les étoiles. Il s'accrocha à ses fermes épaules, le griffant. Le roux attrapa son membre délaissé et dans un dernier va-et-vient, il atteignit l'orgasme. Weasley donna un dernier coup de rein, il laissa échapper un râle avant de jouir à l'intérieur de lui. Il se retira puis s'écroula sur lui. Il reprit petit à petit ses esprits, cela lui prit plusieurs minutes à faire fonctionner ses neurones, parce que clairement au moment où Weasley l'avait embrassé ils n'étaient plus fonctionnels. La première question qui lui venait à l'esprit est : Par Morgane que venait-il de se passer ?

« Pousse-toi, tu m'écrases.. » Grogna le blond.

Docile, Weasley se roula sur le côté. Il avait besoin de respirer et l'avoir contre sa poitrine n'aidait en rien. Il reprit petit à petit sa respiration, scrutant le plafond.

Draco était sans doute un aimant à problème, il ne voyait que cela. Comme si il n'avait pas assez d'emmerde comme ça il venait de coucher avec Weasley. Il avait perdu sa virginité avec Ronald Weasley ! Non il ne faisait pas parti de ces personnes stupides qui pensaient que la virginité était un cadeau pour l'être aimé. La preuve : il n'aimait pas Weasley et il venait de coucher avec lui, sur le sol crade d'une salle de classe. Lui qui aimait se vanter de ses exploits, là il n'y avait pas de quoi être fier. Il s'était fait sodomiser par Ronald Weasley. Le pire c'était qu'il avait aimé cela et qu'il en redemandait.

Il ria, faisant sursauter Weasley. Ce dernier redressa la tête, fixant le blond rire aux éclats. Cette situation était comique, il voulut se pincer pour se réveiller de ce cauchemar sans queue ni tête mais la douleur qu'il ressentait à son anus était bien réelle.

« Tu perds la tête ?

- Non.. Mais admets que cette situation est insolite. »

Weasley pouffa, il cessa doucement de rire. Le silence de la pièce était reposant, il serait même capable de s'endormir. Il se redressa à l'aide de ses coudes, une douleur aux bas des reins se manifesta, le faisant un peu crispé de douleur. Sa chemise collait contre son torse, il passa un doigt dessus. Il examina la texture et sut que c'était les éclaboussures de son propre sperme qui avait tâché sa chemise. ET il sentit un truc dégoulinant un peu plus en bas. Il se sentait sale. Il grogna de nouveau puis se lança un sort de nettoyage à lui-même et à la salle.

Weasley se redressa lui aussi et l'embrassa sur la tempe, s'attirant un regard furieux. Draco lança un accio et Weasley en fit de même pour récupérer ses vêtements. Ils se rhabillèrent rapidement en silence. Lorsque Draco se releva complètement, il grimaça de douleur, ce qui n'échappa pas à Weasley. Il avait l'impression d'avoir été déchiré de l'intérieur. Maudit Weasley. Ce dernier le souleva par les fesses, le portant. Par réflexe il enroula ses jambes autour de sa taille.

« Qu'est-ce que tu fous ?

- Tu ne peux pas marcher alors je te porte.

- Je n'ai pas besoin de ton aide pour marcher !

- Bon sang Malfoy tais-toi et laisse-toi faire. »

Il resserra davantage sa prise dans ses bras. Il insulta Weasley de tout les noms de mammifères qu'il avait en tête. La porte s'ouvrit sur eux puis ils quittèrent la salle.

« Ta chambre est par où ? »

Draco se contenta de lui montrer du doigt les escaliers, ne voulant pas lui adresser la parole. Ils montèrent les escaliers puis Draco brisa le silence, toujours agacé.

« Imagine que quelqu'un nous surprenne ? Je t'ai dit que je pouvais marcher !

- Prie Merlin pour que personne ne nous voit alors, parce que je ne compte pas te poser au sol tout de suite. »

Il posa sa tête sur son épaule, lassé. Il ne lui dirait jamais mais il était bien ainsi, mais il fallait pas qu'il s'y habitue. Ils montèrent puis tournèrent dans une petite allée. Ils firent face au tableau qui servait d'entrée à la chambre de Draco. Weasley le posa délicatement au sol. Les pieds au sol, il ne pouvait pas s'empêcher de le dévisager. À cet instant il ne pouvait même pas le détester ou même être en colère contre lui. Weasley s'approcha de lui, il lui embrassa le front.

« Bonne nuit Malfoy. »

Puis il s'en alla. Il resta scotché, la bouche légèrement ouverte, lui donnant probablement un air stupide au visage, le regardant partir. Il dit le mot de passe puis s'engouffra dans sa chambre. Encore une fois il se demanda qu'est-ce-qu'il venait de se passer ?


Draco avait un nouveau plan et celui promettait beaucoup plus de réussite que le précédent. Grâce à ces idiots de Gryffondors nommés Potter et Granger, il avait apprit que Rusard ne contrôlait pas l'alcool qui entrait dans l'école. Il avait envoyé une bouteille à Slughorn pour que celui-ci l'offre au directeur. Lorsqu'il avait pensé à l'éventualité que son professeur de potion boive cet alcool, il avait juste haussé les épaules.

Draco aurait dû être de bonne humeur mais il était encore plus irritable que d'habitude et tout cela à cause de Weasley. Il n'en revenait toujours pas d'avoir couché avec lui. Il était censé ne plus y penser mais il ne pensait qu'à cela, à son regard, à ses petits sourires, à ses mains baladeuses sur son corps... Il secoua la tête, rageur. Il l'avait imploré pour du sexe. Il voulait mourir de honte. Depuis ce jour il l'évitait ne serait-ce que le regarder, même s'il sentait souvent son regard sur sa personne.

« Dragounet, qu'est-ce-qui t'arrives ? T'es encore plus irritable que d'habitude.

- Lâche mon bras Pansy. »

Il trouvait Pansy Parkinson collante, stupide et trop bruyante, mais elle était spontanée et sympa. Si il avait commencé à lui parler c'était uniquement parce que son père le lui avait ordonné. Il lui avait expliqué qu'il était important qu'il soit ami avec elle afin de maintenir les bons rapports entre leurs familles. S'entourer et s'allier à des familles de sang-purs augmenteraient son pouvoir et son influence, et c'était son rôle en tant qu'héritier de le faire. Mais avec le temps, il l'appréciait réellement malgré ses nombreux défauts.

Ils entrèrent dans la salle de réunion, Pansy toujours accroché à son bras. Ils avaient une réunion de préfet. Que c'était barbant ces réunions. Il avait accepté ce rôle de préfet-en-chef uniquement parce qu'il aurait sa propre chambre et qu'il pouvait se défouler sur les élèves qu'il croisait durant ses rondes. De base il devait partager ses appartements avec la deuxième préfet-en-chef qui était cette angoissée d'Hannah Abbot mais à cause de Granger, qui ne trouvait pas cela juste que uniquement les préfet-en-chef pouvaient bénéficier d'une bibliothèque privé et d'une salle d'étude, ils n'avaient uniquement le droit à leurs propres chambres séparés près des dortoirs de leurs maisons respectifs. Il pourrait presque la remercier pour ça, il n'était pas fait pour vivre en colocation.

Pansy et lui s'assirent au fond de la classe. Le professeur Mcgonagall parlait, il ne l'écoutait que d'une oreille. Elle parlait de Katie Belle -il avait fini par apprendre son nom-, que certaines salles des classes avaient été vandalisé -un peu de sa faute aussi, d'ailleurs il fallait qu'il vole encore du polynectar à Slughorn dans la semaine- et que maintenant aucun préfet ne patrouillerait seul la nuit. Alors qu'elle citait les noms et les binômes, il entendit le sien.

« Monsieur Malfoy vous irez maintenant en patrouille avec monsieur Weasley à compter de ce soir. »

Il manqua de sursauter puis cligna plusieurs fois des yeux, ahurissant. Là tout de suite il voulait tout simplement hurler.

[….]

Ils s'étaient donnés rendez-vous devant la fontaine à eau à vingt-deux heures. Draco l'attendait en tapant du pied, il détestait attendre et détestait encore plus les retardataires. Il aperçut le rouquin accourir vers lui.

« Tu es en retard.

- Désolé ! Lavander m'a retenu et-

- Je m'en fiche. Que cela ne se reproduise plus à l'avenir. » le coupa-t-il froidement avant de lui tourner le dos.

Ils commencèrent leurs rondes en silence. Draco masqua parfaitement son irritation. Ah, donc ses devoirs de préfets passait après la langue de Lavander ? Il commençait à se dire que Granger avait raison : il ne prenait pas son rôle de préfet au sérieux. Lorsqu'ils avaient couché ensemble il pensait qu'il avait rompu avec cette greluche. Non, il ne faisait pas une stupide crise de jalousie, juste que cela manquait de moralité, surtout venant du roux. C'était décevant. Il ignora le pincement au cœur qu'il eut à ce moment là.

« Il n'y a plus rien entre elle et moi. J'ai rompu avec elle mais elle s'accroche à moi.

- Encore une fois je m'en fiche.

- Mais pas moi. C'est important pour moi d'éclaircir ce point avec toi. » Puis ils continuèrent leur ronde en silence, Draco voulut en finir au plus vite.

Deux heures plus tard le supplice de Draco prenait fin. Ils passèrent devant la porte d'une salle de classe, mais pas n'importe laquelle. Il se retint de rougir en se rappelant de la dernière fois où ils y étaient ensemble, tout les deux. Weasley était toujours derrière lui à le suivre.

« Pourquoi est-ce que tu me raccompagnes jusqu'à ma chambre ?

- Parce que j'en ai envie.

- Je ne suis pas une fille et je peux me débrouiller tout seul, tu peux t'en aller maintenant.

- Je le sais mais je n'en ai pas envie. »

Il soupira rageusement puis l'ignora, commençant à monter les marches. Lui avait finit sa ronde, ce que ferait le roux de son temps libre après cela n'était pas son problème. Ils tournèrent puis firent rapidement face au tableau de sa chambre. Il était sur le point de donner le mot de passe lorsqu'il sentit deux bras s'enrouler autour de sa taille et un torse se coller contre son dos.

« Toi !

- Tu m'as manqué.. » Lui avoua le roux en déposant un baiser sur son cou, puis il mordilla celui-ci ce qui le fit automatiquement gémir.

Draco se défit de son emprise puis se tourna face à lui. Malheureusement toute colère s'évapora comme on soufflait le feu d'une bougie lorsqu'il croisa son regard. Merde, ne put penser Draco avant de l'embrasser. Weasley l'enlaça, pressant son corps contre le sien. Il en voulait plus, beaucoup plus. Il murmura le mot de passe puis l'entraîna avec lui dans sa chambre. Le tableau se refermait derrière eux, eux qui s'embrassaient avec passion.

Oui, Draco s'était foutu dans un sacré merdier, encore une fois.


*Licheur : Un démon qui ressemble à un cochon.


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