Alors ce one-shot n'est pas vraiment mon idée mais provient en grande majorité du générateur de fanfic Harry Potter Bang Bang Cul-cul (lien : archiveofourown works / 1094252 / chapters /2202486). Je n'avais pas envie d'écrire sur Harry Potter alors j'ai modifié certaines choses pour que cela corresponde à l'univers de Pandora Hearts et disons... que j'assume pas vraiment xD Surtout que j'étais incroyablement bien inspiré pour écrire sur ce couple improbable (RIP la logique)
Les phrases en italique proviennent toutes du générateur.
Petit disclaimer : Pandora Hearts, pour ceux qui ne le savent pas, est à Jun Mochizuki et le concept à Dupond et Dupont
A cause d'une chute
Reim x Oswald
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Reim était en train de marcher dans l'un des nombreux couloirs du quartier général de Pandora. Pour ne pas changer, ses bras étaient chargés d'une énorme pile de dossiers et de papiers en tout genre tellement imposante que le jeune fonctionnaire était forcé de regarder de chaque côté de la tour de papier par intermittence afin d'éviter de bousculer le premier objet traçant son chemin en sens inverse. Et, bien entendu, toute cette masse de travail faisait son poids, comme en témoignait la sueur qui perlait le long de la tempe de l'agent.
En soit, Reim n'avait pas une telle masse de travail. Tout au plus, les deux tiers lui appartenaient. Seulement, le pauvre homme s'était engagé vis-à-vis d'un certain Xerxes Break, à faire toute sa paperasse, bien trop conscient que s'il ne s'en occupait pas, celui qu'il considérait comme son meilleur ami (sans pour autant l'avouer de vive voix), ne le ferait jamais. Or, si celui que tous nommaient Chapelier ne faisait pas le travail qui allait de pair avec sa position d'agent de terrain et de valet personnel de Mademoiselle Sharon Rainsworth, les « gratte-papiers » de Pandora prendraient un retard considérable sur leur travail, ce qui leur porterait préjudice sur le long terme. En bon ami et homme sérieux qu'il était, Reim Lunettes avait donc pris la sage, mais non moins épuisante, décision de faire tout le travail de Break.
A cette pensée, le jeune homme poussa un soupir. Pourquoi ce maudit albinos ne pouvait-il pas être sérieux et faire le travail qui lui était demandé ? Un jour, il aurait sa peau, il en était persuadé. Trop prit dans ses songes, le jeune ne remarqua pas l'homme qui venait en sens esprit, prit dans ses propres pensées avec quelques dossiers dans les mains et ce qui devait arriver, arriva : les deux se percutèrent relativement fort, papiers et dossiers volèrent dans tous les sens pour s'éparpiller aux quatre coins du couloir. Le pauvre Reim subit le même destin que sa paperasse, s'écrasant douloureusement par terre, tandis que son homologue se tenait encore debout, sans bouger.
Bien élevé qu'il était, Reim se mit à bredouiller excuse sur excuse très rapidement tout en partant en quête de sa multitude de travail, à présent à la dérive sur le plancher de Pandora. Tandis qu'il était en train de prier pour qu'aucun papier ou dossier ne soit ni abîmé, ni perdu, l'autre personne vint à son tour s'accroupir à même le sol pour aider Reim à récupérer ses papiers. L'homme récolta une bonne cinquantaine de papiers et quelques dossiers agrafés qu'il tendit à Reim.
- Ah ! Je vous remercie, c'est très aim-… !
Reim s'arrêta en pleine phrase lorsque ses yeux amandes rencontrèrent deux iris violettes insondables ô combien familières.
- Ah ! Messire Oswald Baskerville !
Il s'agissait de nul autre que l'héritier du duc de Baskerville, une des cinq familles formant les Grands Duchés. La surprise fut telle que Reim en lâcha les papiers que le nouvellement nommé Oswald avait ramassé pour lui. Ce dernier ne dit rien, se contentant de regarder les feuilles qui venaient à nouveau de s'échouer par terre. Comme si de rien n'était, il les ramassa une nouvelle fois sous le regard ébahit de Reim et lui tendit le paquet pour la seconde fois en l'espace d'une minute.
Complètement rouge, Reim se mit à balbutier rapidement des excuses à l'intention d'un Oswald qui semblait à peine comprendre la situation, à en croire son regard complètement perdu. La lueur dans ses pupilles changea cependant bien vite alors que ses yeux s'assombrissaient. Silencieusement, Oswald se releva. Il tendit tout naturellement pour aider Reim à se lever ; le pauvre risquait de galérer, autrement, avec la tonne de papiers qu'il avait entre les mains.
- Où allez-vous ? demanda-t-il de son habituelle voix blanche et inexpressive.
- A… A mon bureau ! s'empressa de répondre Reim.
Oswald hocha la tête et prit des mains de Reim plus de la moitié de la pile de papiers qu'il avait dans les bras, sous le regard ahurit de Reim. Comme si de rien n'était, Oswald se mit en chemin pour le bureau de l'autre homme, sans mot dire. Ce dernier dû trottiner un peu pour le rattraper.
- A-attendez… ! fit-il.
Reim se reçu un regard vide dans lequel il pouvait voir, attentif comme il l'était, une lueur d'interrogation.
- C'est inutile de m'aider à porter mes papiers, Messire Oswald ! Mon bureau n'est pas loin et ce n'est pas lourd !
Il ajouta en marmonnant :
- Et une personne de votre rang ne devrait pas s'atteler à faire une telle besogne…
- J'en ai envie, se contenta de rétorquer Oswald.
Et il se remit en chemin, comme si Reim ne venait pas d'essayer de le convaincre de ne pas l'aider.
C'est dans un silence quasi-total que les deux hommes arrivèrent au bureau de Reim. Une fois dans la pièce, ils allèrent immédiatement déposer leurs paquetages sur le bureau qui sembla prêt à crouler sous le poids considérable des dossiers.
Reim poussa un discret soupir. Même s'il ne voulait pas l'avouer, tout ceci était plutôt lourd et, au fond de lui, il bénissait Oswald pour l'avoir aidé à porter tous ces papiers. A nouveau, Reim remercia Oswald pour son aide.
- Si vous avez besoin de quoi que ce soit, venez me voir, Messire Oswald. Je tiens à vous remercier comme il se doit !
L'autre homme hocha la tête tandis qu'il regardait Reim de haut en bas d'un regard scrutateur, comme il savait si bien le faire. Cette manière de le regarder avec tant d'insistance fit rougir Reim. Si cela avait été quelqu'un d'autre (il pensait à un certain albinos aux manières discutables), le bureaucrate n'aurait certainement pas réagi. Mais là, c'était Oswald Baskerville qui le détaillait du regard sans la moindre gêne. C'était l'homme dont il était tombé éperdument amoureux quelques mois auparavant.
C'était tout simplement impossible de demeurer insensible.
Pourtant, qu'est-ce que Reim l'aurait souhaité ! il ne voulait surtout pas que l'autre comprenne qu'il était fou amoureux de lui. Autrement, il pourrait dire adieu à son travail à Pandora. Les relations entre hommes étaient très mal vues et même considéré comme n'étant pas naturel. Reim avait même entendu parler de cas où des couples homosexuels avaient été condamnés à la peine de mort pour avoir de telles relations, pour dire !
Sans même s'en apercevoir, Reim s'était lui aussi mit à détailler Oswald du regard, de la tête au pied, tout en maudissant la multitude de vêtements qui recouvraient son corps et qui l'empêchaient d'observer comme il le souhaitait, les courbes qu'il supposait être avantageuse d'Oswald. A un moment donné, leurs yeux se rencontrèrent et chacun perçu dans le regard de l'autre, une sorte de signal. C'était tout ce qu'il fallait à Reim pour que toute sa retenue saute par la fenêtre de son bureau dans une opération suicidaire. Il se rapprocha avec douceur d'Oswald, ils étaient si proches l'un de l'autre ! Reim posa ses lèvres sur celles de d'Oswald, qu'il commença à mordiller. Oswald gémit et l'embrassa aussitôt à pleine langue. Ce baiser avait un goût d'interdit tout simplement irrésistible et si Reim avait encore eu quelques hésitations, ces dernières se seraient envolées à la simple entente du petit gémissement tellement inattendu d'Oswald.
Oswald était d'accord et c'était tout ce qui comptait pour Reim.
Alors Reim continua d'embrasser Oswald, mettant dans son baiser toute la passion, tout l'amour qu'il avait accumulé au cours des mois qui s'étaient écoulés depuis qu'il avait eu le coup de foudre pour Oswald, lorsqu'il l'avait croisé au détour d'un couloir. Son charisme, sa beauté, mais surtout son air froid et inaccessible avaient tout de suite conquis le cœur de Reim. Comment pouvait-il en être autrement ? N'importe qui, à sa place, l'aurait également été ! Parce qu'Oswald était tout simplement irrésistible – de l'avis de Reim, tout du moins.
Les baisers se firent bientôt plus pressant, leurs lèvres se dévorant mutuellement. Reim nota dans un coin de sa tête la légère maladresse d'Oswald en l'embrassant. En sentant une bosse se former contre sa cuisse, Reim songea qu'Oswald ne devait pas avoir eu beaucoup de relation sexuelle. Peut-être qu'il était même encore vierge. Peut-être… qu'il serait le premier d'Oswald ! Cette pensée suffit à donner le tournis à Reim. Sans cesser d'embrasser Oswald, Reim poussa légèrement Oswald, jusqu'à ce qu'il se retrouve dos à l'un des murs du bureau. Il mit une main contre ce dernier en approfondissant les baisers, glissant une main sur les hanches d'Oswald, comme s'il souhaitait l'empêcher de s'en aller, le retenir ici, près de lui.
Bientôt, Reim enleva un à un chacun des vêtements d'Oswald, sans cesser de l'embrasser avec passion. Il lui enleva son pantalon, sous lequel se trouvait un caleçon déformé par une impressionnante érection. La simple idée qu'il était à l'origine de cette bosse suffit à animer le désir de Reim dont l'érection commençait, petit à petit, à se faire douloureuse dans son pantalon. Toutefois, il préférait ne pas y accorder trop d'attention car à ses yeux, c'était soulager le plaisir d'Oswald qui était sa priorité.
Lentement, tout en faisant glisser ses mains le long du corps d'Oswald, Reim s'agenouilla par terre, le visage à hauteur du caleçon et, avec ses dents, il fit descendre le boxer d'Oswald, dévoilant alors son érection dure comme de l'acier. Reim déglutit : il avait très envie d'y goûter. En jetant un coup d'œil vers le visage d'Oswald, le gratte-papier fut ébloui par la beauté irrationnel d'Oswald : sous le coup de l'excitation, ses joues avaient adopté une éclatante couleur rougeâtre qui lui seyait à merveille et le rendait tout bonnement adorable et d'entre ses lèvres gonflées et rougies par leurs torrides baisers, s'échappait un souffle haletant. Si Reim avait dû choisir un visage pour représenter les anges, nul doute que cela aurait été celui d'Oswald !
Reim approcha doucement sa bouche de l'imposante érection d'Oswald. Il attrapa délicatement son membre par la base, ce qui provoqua à Oswald un halètement, et commença à guider le membre à l'intérieur de sa bouche. Ses lèvres se refermèrent et Reim commença à sucer Oswald, de plus en plus fort, tout en lui malaxant les fesses pour accentuer son plaisir – et Reim devait aussi reconnaitre que la sensation des rondeurs d'Oswald juste sous ses doigts était particulièrement plaisante, bien qu'il ne le dirait certainement pas à haute voix !
Lorsqu'Oswald eut presque atteint sa limite, Reim cessa tout mouvement avec sa bouche, comme pour le faire languir. Il lui semblait, d'ailleurs, avoir entendu son amant lâcher un petit grognement face à son arrêt soudain. Cela provoqua un sourire à Reim, qui trouvait cela plutôt mignon. Ce dernier se redressa et vint embrasser Oswald amoureusement tandis qu'il inséra sa vaillante épée dans le fourreau de chair et démarra les va-et-vient avec lenteur. Puis, quand Oswald se fut habitué à sa présence, il accéléra de plus en plus, frappant sa prostate avec habilité. Pensant que ses grands coups de butoir n'étaient pas suffisants pour combler son Oswald, Reim vint délicatement enrouler ses doigts autour du membre imposant de son bien-aimé et entreprit de le masturber, sans cesser ses va-et-vient en Oswald. Il y alla d'abord doucement, mais il finit par le masturber rapidement, toujours plus vite, en harmonie avec ses vastes et grands coups de reins.
- Oswald… murmura Reim, ses yeux roulant de plaisir.
C'en était trop pour Oswald, qui jouit entre les mains de Reim. Ce dernier le suivit aussitôt dans un cri d'extase.
Lentement, Reim se retira d'Oswald, complètement essoufflé, mais heureux de ce qu'il venait de faire avec son amant. Il tenta un sourire timide à l'intention de ce dernier qui, bien entendu, ne le lui rendit nullement. Comme Oswald ne semblait pas être en colère, Reim supposa qu'il ne vivait ni ses derniers instants, ni qu'il regrettait ce qu'ils venaient tout juste de faire.
C'était plus que suffisant pour que Reim soit heureux.
Si seulement… il s'était douté que dans la petite pièce adjacente au bureau, un homme avait non seulement tout vu de leurs ébats, mais s'était également fait plaisir, à en croire la semence blanche qu'il avait dû essuyer de ses mains avec des mouchoirs afin de pouvoir se rhabiller.
La mystérieuse personne quitta la pièce adjacente grâce à une porte qui, heureusement, menait au couloir, dans un tourbillon écarlate.
- Intéressant… murmura-t-il alors que la porte se fermait derrière lui.
