La Quatrième Grande Guerre avait déjà commencé.
Pour la première fois dans l'histoire du monde Shinobis, les 5 grands villages cachés se sont alliés contre l'ennemi. Et bien que le tout fut compliqué à mettre en place en si peu de temps, ils étaient prêts lorsque la guerre a débuté.
Cependant, les troupes avaient été réparties en unités selon les capacités de chacun, et peu étaient les hommes capables de diriger un si grand nombre de personnes. Il avait donc fallu choisir des hommes qui, pour certains, n'avaient jamais fais la guerre, ou bien n'étaient même pas encore majeurs.
C'était le cas de Shikamaru Nara.
Commandant adjoint de la Quatrième division, il secondait Sabaku No Gaara, Godaime Kazekage, qui avait grand besoin d'aide puisqu'il devait superviser également la totalité des unités avec les autres Kage.
Shikamaru pouvait se plaindre de son rôle, mais il ne le faisait pas. Il n'était pas certain d'avoir vraiment les épaules pour ce job, mais il savait qu'il n'avait pas d'autres choix que d'être à la hauteur. Des millions de vies tenaient entre ses mains, et il ne saurait se pardonner la moindre erreur.
La nuit était tombée, et les tours de gardes s'enchaînaient. Les Zetsu rôdaient, et ils ne pouvaient se permettre d'en laisser un pénéter le camp.
Shikamaru supervisait les équipes et donnait à chacun des horaires et un lieu d'observation afin de ne pas épuiser les soldats tout en ayant une protection efficace.
Un peu en retrait, Temari le détaillait de son regard vert émeraude. Les sourcils légèrement froncés, il ne lui avait pas fallu longtemps pour faire un compte-rendu de l'état de son ami : il était à bout. Il semblait souffrir à chaque mouvement, et ses yeux, d'habitude si las, brillaient d'une lueur d'inquiétude intense. Il était en réflexion constante, et elle était certaine qu'il ne trouvait pas le sommeil la nuit.
Elle ne pouvait pas le laisser comme ça.
Attrapant un ninja, elle lui signala que Shikamaru et elle allaient s'entretenir d'un sujet important, et que personne ne devait les déranger. Il acquiesça vivement et repartit faire ce qu'il avait à faire.
La sunienne s'approcha alors de son ami et lui intima d'un ton sans appel de la suivre. Shikamaru la suivit du regard jusqu'à sa tente, qui se trouvait très en retrait des autres, se demandant ce qu'elle avait derrière la tête. Sachant que ce n'était pas du tout le moment pour se prendre la tête avec elle, il termina de donner ses quelques directives et rejoignit la tente à son tour.
Lorsqu'il y entra, Temari lui désigna du doigt une chaise, lui demandant de s'y asseoir. Il le fit en soupirant, et elle referma la porte de tissu.
-Alors femme, qu'as-tu ?
-Ne prend pas cet air ennuyé avec moi, pleurnichard.
-Toujours en train de chipoter...
Il croisa ses bras derrière sa tête et ferma les yeux. Il inspira profondément, et quand il les rouvrit, il eut l'impression que l'atmosphère avait changé. Il ne saurait dire si la discussion qui suivrait allait lui plaire ou non, mais il n'avait pas très envie de le savoir.
-Temari, pourquoi m'as-tu demandé de te suivre ?
-Parce qu'il était temps que j'agisse.
D'un pas décidé, elle le rejoignit et prit place sur ses genoux, une jambe de chaque côté du garçon. Le Nara écarquilla les yeux et se dressa droit comme un I, ne sachant pas vraiment ce qu'il devait faire.
-Mais que...qu'est-ce qui te prend ?!
-Écoute-moi...
-On est obligés de parler dans cette position ?
Brusquement, elle plaqua ses mains sur ses joues pour plonger son regard dans le sien. Il eut alors l'impression que son cœur cessait de battre, et il ne put prononcer aucun mot. Elle lui parla avec une douceur dont elle n'avait encore jamais fait preuve avec lui.
-Shikamaru, je sais que tu n'as pas l'habitude d'avoir autant de responsabilités qui pèsent sur toi. Je sais que c'est dur à supporter, que tu as peur et que tu te sens perdu. Mais crois-moi, te mettre une telle pression ne t'aidera pas.
-Je vais bien, Tem...
-Tu es épuisé. Si un Zetsu t'attaque, dans ton état actuel, tu y laisseras ta peau.
Il baissa la tête, et sans qu'il n'en soit vraiment conscient, ses mains se frayèrent un chemin le long des jambes de la blonde jusqu'à ses hanches, où elles se posèrent.
-Temari, tu m'as dis que je devais faire honneur à mon père, et au poste qu'on m'a attribué.
-C'est vrai.
-Dis-moi la vérité : tu penses que je leur fait honte ?
-Non. Mais si tu meurs au combat parce que ta fatigue t'a empêché de faire attention, alors oui, ce sera honteux pour un Shinobi avec tes capacités.
Elle fit glisser ses mains jusque dans sa nuque.
Elle avait conscience de ce qu'elle faisait, et son cerveau lui hurlait que ce n'était pas une bonne idée. S'ils le faisaient, qui sait ce qu'il adviendrait d'eux par la suite. Mais décidément, c'était une étape qu'elle rêvait de franchir, et pour la première fois, elle allait écouter son cœur. Avec lui, elle était capable d'oublier où elle était, d'où elle venait, et qui elle était. Elle n'était plus une kunoichi de Suna sœur du Kazekage, mais seulement une femme qui a besoin de se sentir aimée.
Shikamaru plongea à nouveau son regard dans le sien, et souffla :
-C'est plus fort que moi, je ne parviens pas à apaiser mes peurs. Je ne suis pas tranquille, et je ne trouve rien pour me rassurer.
-Juste ce soir, tu as besoin de te changer les idées pour repartir à zéro. Accorde-toi une pause pour profiter de ce dont tu as besoin, et dès demain, tu seras de nouveau à 100% dans cette guerre.
-Comment savoir ce qui me fera aller mieux ?
-Réfléchis bien...
Il ricana et joignit ses mains dans le dos de la jeune femme. Il avait bien une idée à vrai dire, quelque chose qu'il rêvait de faire, et qu'il regretterait de ne pas avoir tenter s'il devait mourir demain. Mais pouvait-il seulement se le permettre ?
-Est-ce que j'ai le droit de tout faire ?
-Absolument tout. Sauf si c'est suicidaire, bien sûr. On a encore besoin de toi.
-Hum...désolé, mais la seule idée qui me vient pourrait vraiment me coûter la vie...
D'un geste sec, il la poussa vers lui avec ses mains toujours dans son dos, et leurs lèvres se joignirent brutalement. L'échange fut passionné, fiévreux, comme si c'était le dernier qu'ils échangeraient. "Eh bien", pensa-t-il en se reculant quelques peu, "J'imagine que ce sera vraiment le seul".
Pourtant, la blonde entoura son cou de ses bras pour le rapprocher d'elle et l'embrasser à nouveau. Il s'agrippa automatiquement à elle, comme pour l'empêcher de partir.
Ils ressentirent immédiatement le besoin d'avoir plus, et de donner plus. Ils ne pouvaient plus penser à rien d'autre qu'à ce qu'il se passait à ce moment même entre eux. C'était aussi incroyable que puissant, et ils avaient l'impression de se consumer sur place.
Leurs lèvres se décollèrent enfin, et ils se regardèrent en haletant, le regard brillant de désir. La chaleur grimpait, et ils savaient déjà qu'au prochain échange, ils ne pourraient plus s'arrêter.
-Tu te sens mieux ?
-Oui et non...je veux plus maintenant...
-Moi aussi, à vrai dire.
-Tu crois qu'on peut ?
-Tu seras encore plus fatigué.
-Bizarrement, tu es toujours capable de me redonner de l'énergie.
-Pourquoi moi ?
Il s'approcha de ses lèvres et les frôla en douceur. Il voulait que ce soit encore elle qui l'embrasse, parce qu'il adorait savoir qu'elle le désirait.
-Parce que je t'aime, toi.
La dernière barrière de la raison fut franchie, et Temari posa avec force ses lèvres sur celles du brun. Il répondit à son baiser avec fougue, et tendrement, il remonta ses mains le long de son ventre jusqu'à sa poitrine. Il n'osa pas y toucher, cependant. Elle était si précieuse, qu'il ne se sentait pas le droit de faire ce qu'il faisait. Mais bordel qu'est-ce que ça faisait du bien !
Temari, elle, n'avait pas la même réserve. Elle s'empressa de défaire le gilet du jeune homme pour le jeter sur le sol à côté d'eux. Elle lâcha ses lèvres pour retirer son pull et son maillot en résille, tout en frottant lassivement son bassin contre le sien. L'excitation grimpait, et dès qu'il fut torse nu, elle déposa une série de baisers sur ses abdos et ses pectoraux. Lui ne la quittait pas des yeux pour imprimer cette vision dans son esprit.
-Temari, tu es...
-Pas besoin de parler, Shikamaru.
-Mais je veux te le dire.
Elle se recula pour le regarder, mais il ne lui en laissa pas le temps. Il l'attrapa par les hanches et se leva, la forçant à enrouler ses jambes autour de son bassin. Il la déposa sur la table et se plaça au-dessus d'elle, la détaillant tranquillement. Et puis, il lui sourit et caressa doucement sa joue.
-Tu es la femme la plus belle qui m'ait été donné de voir.
-Tu en as vu d'autres dans cette position ?
-Non, mais ce n'est pas la première fois que je t'observe.
Elle rougit et passa ses bras autour de son cou pour le rapprocher d'elle. Elle voulait sentir la chaleur de son torse et la douceur de sa peau. C'était si agréable.
-Temari, je t'aime vraiment.
-Je t'ai dis que ce n'était pas la peine de parler.
-Mais j'ai besoin de te dire tout ça. Temari, ce qu'on s'apprête à faire, je crois que ça fait longtemps que j'en ai envie, et ça ne représente pas rien pour moi.
-Pour moi non plus, Shikamaru ! C'est ma première fois !
-C'est la mienne aussi. Et j'ai besoin de te prouver à quel point c'est important pour moi. Je ne veux pas juste qu'on couche ensemble, Temari, je veux t'aimer jusqu'à oublier mon propre nom.
Elle était subjuguée par la force de ses sentiments qui transparaissait dans ses paroles, et à ce moment-là, elle eut la certitude que c'était le bon. Alors elle lui fit le plus beau des sourires, et s'abandonna totalement à lui.
-Moi aussi je t'aime, Shikamaru...
Leurs lèvres se rejoignirent pour un nouveau baiser, alors que le Nara faisait doucement remonter le haut de la blonde. Il caressa tendrement son ventre, savourant la délicatesse de sa peau. Temari était de ses femmes que chaque homme ou presque désirait, et il était fier d'être celui qui avait le privilège de pouvoir la faire se sentir bien.
Il la déshabilla jusqu'à ce qu'elle n'ait plus que ses sous-vêtements sur elle. Il la regarda quelques secondes avant de poser ses lèvres sur sa poitrine. Elle laissa échapper un gémissement de surprise et se mordit la lèvre inférieure pour ne pas perdre le contrôle. À travers son soutien-gorge, il commença à aspirer l'un de ses tétons, qui durcit sous le plaisir.
-Shi...Shikamaru !
Elle lui donna un coup de bassin, qui excita encore plus le brun. D'un geste expert, il suréleva la blonde pour défaire son soutien-gorge. Il la reposa, laissa tomber la vêtement à côté de la table, et tout en déposant des baisers à la naissance de ses seins, il caressa son corps de sa main, qui descendit jusqu'à son entrejambe.
Un halètement de la blonde, et il commença à caresser son intimité. Elle frotta son bassin contre sa main, désireuse de le sentir. Shikamaru grogna son nom, et prit soudain conscience de là où ils se trouvaient. Il sourit et fit glisser un doigt dans le sexe de la blonde. Elle écarquilla les yeux, et alors qu'elle voulut crier, il l'arrêta d'une main sur sa bouche.
-Retiens-toi ma belle, les autres pourraient nous entendre.
-Facile à dire ! C'est de ta faute, je te ferai savoir !
-Alors quoi, je te donne trop de plaisir pour que tu puisses le contrôler ?
Elle grogna pour lui faire comprendre qu'elle n'aimait pas la façon qu'il avait de jouer avec elle. Cela le fit simplement sourire, et il retira sa main de sa bouche pour empoigner son sein gauche.
Alors qu'il le malaxait, il lécha et mordilla son autre téton tout en accélérant les mouvements de va-et-vient dans son entre. Une vague de bien-être traversa Temari, qui se mordit la main pour ne pas hurler de plaisir.
Quand il eut assez torturé la poitrine de la blonde, Shikamaru descendit ses lèvres le long de son ventre. Avec les dents, il baissa son dernier vêtement, et termina de le retirer avec les mains pour pouvoir parsemer ses cuisses de baisers. De l'extérieur vers l'intérieur, toujours avec une tendresse amoureuse.
Temari ne savait plus où donner de la tête tant elle éprouvait d'émotions fortes. Elle n'avait jamais connu un tel plaisir auparavant, mais elle se sentait si bien contre lui. Elle avait l'impression d'être une privilégiée, et elle se trouvait belle dans ses bras.
Soudain, elle éprouva un plaisir plus grand que les autres, et un gémissement lui échappa. Elle ferma les yeux et se concentra pour ne pas faire plus de bruits. Les coups de langues de son amant en faisaient déjà assez comme ça.
Elle n'arrivait pas à le croire : Shikamaru Nara, le flemmard, le pleurnichard, l'intelligent macho, était en train de lécher son intimité, alors qu'elle était allongée sur une table dans sa tente. Elle n'aurait jamais cru qu'une telle chose pouvait arriver.
-Shikamaru...je, c'est...
-Bon, hein ?
-O...oui !
Il sourit et enfonça plus profondément sa langue. Temari sentit quelque chose monter en elle, quelque chose de trop puissant pour être contenu, et il dû le sentir aussi car il remonta jusqu'à elle pour étouffer son cri de jouissance avec ses lèvres lorsque cet incroyable désir sortit d'elle.
-Alors, sourit Shikamaru, c'était comment ce premier orgasme ?
-Inattendu, rit-elle en collant son front contre le sien.
Il l'embrassa sur le nez, et lui jeta un regard espiègle. Puis il redescendit à son intimité et la nettoya de sa langue. Quand il eut fini, il remonta jusqu'à elle à nouveau et embrassa sa poitrine.
-Tu as bon goût, femme galère.
-Eh bien, quand passeras-tu à la suite ?
-Pas besoin de me prier.
Temari se redressa, et tout en l'embrassant, elle baissa son pantalon et son caleçon, libérant sa virilité bien tendue. Elle avait envie de le soulager de sa main, mais son excitation était au summum, et elle avait peur qu'ils n'aient plus trop le temps. Elle le voulait en elle maintenant.
-Shikamaru, vient en moi !
-À tes ordres princesse.
Elle se rallongea sur la table et attira le garçon au-dessus d'elle. D'un coup de bassin, elle l'invita à la pénétrer, ce qu'il fit en douceur.
Temari ressentit une vive douleur, mais ses années en tant que ninja l'avaient endurcie, et elle l'ignora pour se concentrer sur le corps de l'homme contre elle.
-Est-ce que je peux...bouger ?
-Oui, vas-y !
Il donna un petit coup, puis un autre, et commença à accélérer. Temari contenait le plus possible ses gémissements. À son oreille, elle lui chuchotait des mots d'amour, et lui demandait d'aller plus vite.
Sentant que la table risquait de se briser sous la violence de ses coups de reins, Shikamaru attrapa Temari par les hanches et l'installa sur le lit improvisé qui se trouvait dans un coin.
-J'aurais dû t'emmener là dès le départ, grogna-t-il.
-Pourquoi ? J'ai bien aimé sur la table.
Elle rit, ce qui le fit sourire. Il augmenta la cadence de ses coups, en l'embrassant pour que leurs gémissements ne fassent plus qu'un.
Et vint la jouissance absolue. Ils se sentirent monter au septième ciel, et en même temps, ils laissèrent éclater leur orgasme.
Une main de chaque côté de ma tête de son amante, Shikamaru haletait et désespérait à reprendre sa respiration. Il espérait avoir été au goût de Temari, et les quelques mots qu'elle lui souffla accompagnés de son merveilleux sourire ne purent que l'en conforter.
-Tu t'appelles Shikamaru, mais tu m'as tellement aimé que j'en ai oublié mon nom, moi aussi.
-Eh bien, moi je ne l'oublierai jamais, Temari.
