Bonjour bonjour, ça fait un bail que je n'ai pas écrit quelque chose de nouveau! Voilà un petit one-shot pour vos esprits pervers. Je ne sais pas encore si je vais en faire une série, mais j'aimerai bien! Dites-moi ce que vous en pensez, et bonne lecture!
Peur d'aimer
Les murs étaient tellement fins à la caserne que quelqu'un ne faisait que murmurer, on l'entendait de l'autre côté de la pièce. Ils devaient être faits en papier, c'était la seule explication que Levi avait trouvée. C'est pourquoi il faisait tout en son pouvoir pour sceller ses lèvres. Il les pinçait avec ses dents, allant jusqu'au sang; il bloquait ses gémissements avec ses doigts, ses mains; il enfouissait son visage dans la couverture, l'oreiller. Mais rien n'y faisait, il ne pouvait s'empêcher de laisser ces douces lamentations franchir sa bouche pour les oreilles indiscrètes. Il aurait pu réclamer les lèvres rosées de sa partenaire pour le faire taire, mais celle-ci était quelque peu occupée en ce moment. En connaissant le caractère réservé et sérieux du personnage, certains auraient pu penser que l'homme ayant le titre de soldat le plus puissant serait un minimum silencieux au lit. Comme ils se trompaient. Au moindre contact, sa respiration se saccadait, son cœur bondissait dans sa poitrine, et sa bouche s'entrouvrait sans le vouloir. Levi n'était peut-être pas une bête assoiffée de sexe, mais chaque fois qu'il se laissait guider par son instinct, c'était à coup sûr un moment mémorable. Cette fois ne faisait point exception. Ce n'était que la deuxième fois qu'Amélia et lui-même se retrouvaient dans l'intimité, mais mon dieu qu'elle savait se servir de sa langue..
La jeune femme remit une mèche de cheveux roux derrière son oreille en regardant le visage de Levi. Le soldat vit ses iris couleur ciel se poser sur son visage en sueur et ses joues écarlates, et il dut faire appel à tout son sang-froid pour ne pas venir au moment où ses tendres lèvres formèrent un sourire narquois. Elle adorait se savoir en contrôle dans de tels moments, il le savait, et il ne pouvait que faire claquer sa langue, avant de laisser un long gémissement lui échapper alors qu'il sentit ses dents l'effleurer. Il détestait perdre le contrôle de ses émotions et de ses faits et gestes, mais il ne pouvait qu'être qu'un simple pantin entre ses doigts. Déjà que durant toute la journée, elle n'avait cessé de le regarder avec des yeux insistants, se mordant les lèvres et ne pouvant empêcher son regard de se déplacer vers le bas à chaque fois qu'il passait devant elle. Levi avait senti ses pantalons devenir trop petits à plusieurs reprises, et il avait même dû s'excuser pour courir aux toilettes et y rester pendant de longues minutes. Quand enfin les deux jeunes gens impatients se sont retrouvés le soir dans la chambre du capitaine, aucun mot ne fut nécessaire pour se mettre d'accord. Alors que Levi s'empressait d'enlever sa cravate et sa veste, Amélia s'occupait déjà de ses innombrables ceintures. Sans trop savoir comment il en était arrivé là, la rousse l'avait poussé sur le lit, où il était présentement assis. Elle s'était mise à genoux devant lui, avait glissé sa fermeture-éclair vers le bas et avait enveloppé son membre entre ses lèvres. Levi avait été surpris par son geste, puisque la dernière fois, peu de préliminaire avait été effectué, allant droit au but. Cette fois, malgré l'urgence du moment, elle semblait vouloir le faire durer, et surtout le torturer.
Amélia ramena Levi à la réalité lorsqu'elle prit son membre en entier dans sa bouche. Ses yeux se révulsèrent, et ses jambes devinrent molles, au point de trembler. S'il n'avait pas été assis, il se serait sûrement écroulé. Son plaisir était tellement immense qu'une coulée de bave coula sur son menton. Perdant toute raison, il empoigna violemment les cheveux de la jeune femme et l'avança brusquement. Amélia s'étouffa et gémit de plaisir et de douleur. Cela fit encore plus perdre le contrôle à Levi. Il se mit à soulever son bassin et fit un mouvement de va-et-vient avec le crâne de la rousse. Amélia ne put que s'accrocher après ses cuisses pour rester stable, impuissante face au désir du soldat. Cela ne lui prit que quelques dizaines de secondes pour atteindre le septième ciel. Le liquide qui se répandit dans sa bouche s'échappa et coula le long de son menton, pour atteindre son cou et disparaître dans son chandail. Alors que Levi se leva, encore tremblant, pour aller chercher un tissu pour la nettoyer (après tout, il n'était pas un maniaque d'hygiène pour rien), Amélia se leva doucement et s'assit à son tour sur le lit. Elle enleva son chandail, et traça le sperme avec son doigt. Elle l'approcha devant ses yeux, et l'observa couler le long de son doigt. Levi revint, une serviette propre dans les mains. En regardant le comportement de la rousse, un de ses sourcils se leva.
-Qu'est-ce que tu fais?
Amélia leva les yeux, une étincelle maligne présente dans ses iris. Sans prévenir, elle déposa son doigt mouillé entre les lèvres entrouvertes de Levi. Il n'eut pas le temps de réagir qu'il goûtait au liquide sur sa langue. Une grimace apparut sur son visage. Amélia rit.
-Espèce de tordu…
Amélia ne fit que lui répondre avec ses lèvres, en y affichant un sourire narquois. Levi soupira et approcha la serviette pour pouvoir la nettoyer comme il se doit. Une fois son visage propre, il descendit vers son cou, puis sa poitrine pour finir le travail. Seulement, alors que ses doigts frôlèrent ses seins, Amélia recula la tête et gémit. Levi sentit affluer de nouveau son sang vers le bas.
Si peu vêtue, Levi pouvait observer de plus près sa peau nue. La dernière fois, c'était dans le noir complet que les deux amants s'étaient déshabillés hâtivement, pressés par l'urgence du moment de désir, et surtout par le risque de se faire prendre dans les casernes militaires. Le risque était toujours présent, mais l'heure de la journée n'était pas la même. Plutôt que de s'entrelacer dans la noirceur de la nuit, c'était en plein après-midi, où la plupart des soldats étaient encore occupés par leur tâche quotidienne. Levi pouvait donc prendre tout son temps pour observer sa collègue de travail. Il cessa tout geste et dévora des yeux ses épaules dénudées. Chaque tâche de rousseur semblait briller sur sa peau laiteuse. Ce n'était pas la seule chose qui attira son regard. Il traça du regard les nombreuses cicatrices qui parcouraient son corps, mémoire de combats sanglants contre des créatures monstrueuses. Une en particulier semblait plus profonde que les autres, partant de sa mâchoire et traversant son cou jusqu'à sa clavicule gauche. Fasciné, Levi s'approcha doucement, laissant tomber le tissu qui se trouvait toujours dans ses mains. Il effleura son cou de ses lèvres, sa caresse aussi douce que le vent. Amélia frissonna, plusieurs émotions se bousculant dans son corps. C'était la première fois qu'elle était traitée avec autant de délicatesse. Certes, elle avait eu d'autres relations sexuelles avant celle-ci. Cette fois semblait différente. La dernière fois n'était que physique, désir et frustration sexuelle se bousculant. Pourtant, elle sentait qu'il y avait davantage derrière cet échange présent. Et elle était terrifiée.
Levi ne s'arrêta point qu'à son cou. Il traça du bout des doigts et des lèvres chaque cicatrice qu'il pouvait atteindre. Une sur la tempe, une autre sur la paume de la main droite, une cachée entre ses cuisses. Amélia souffla un soupir saccadé, les larmes au bord des yeux. Elle ne comprenait pourquoi elle réagissait comme ça. Elle chassa vivement ses sentiments de côté et se laissa tomber sur le lit quelque peu dur. Levi la suivit et l'embrassa de pleine bouche, le désir reprenant le dessus. Amélia se laissa emporter par lui, s'abandonnant au plaisir de la chair.
