Yo les bro
Jour 14 du confinement, aujourd'hui c'est la tempête. J'ai envie de me poser dans mon canapé, un plaid sur les épaules et un chocolat chaud à la main, pour regarder un film de Jacques Demy.
Les personnages appartiennent à J.K. Rowling. L'histoire est mienne.
Tchou
Elle le regarde dormir.
Elle étudie son visage, à moitié caché derrière des cheveux blonds. Cheveux qu'il trouve trop longs mais qu'il ne coupe pas parce qu'il adore la sensation procurée lorsqu'elle les lui tirent ou caressent.
Elle se perd dans l'observation de ses traits à la fois durs et fins. Ses lèvres pleines, sa peau pâle et rosée par endroits, son nez un peu de travers, sa mâchoire carrée, ses sourcils épais et fournis, ses longs cils à faire jalouser certaines femmes.
Elle continue l'inspection. Son regard glisse sur le corps de l'homme qui partage son lit et sa vie. Son cou paraît lisse, sur ses épaules elle voit se dessiner des marques, comme des griffures et se rappelle de la nuit passée, sans rougir. Elle n'a plus honte du plaisir. Elle est loin la vierge effarouchée, la prude indignée. Il ne reste plus que la femme qui ne demande qu'à être comblée.
Des épaules elle passe aux bras musclés et plus foncés que le reste de son corps, le travail manuel en été, ça laisse des traces. Au bout elle voit une main sur son torse et devine l'autre sous le drap, posée sur le lit. La main ne cache rien des lignes dessinées et de la musculature de l'homme. Elle sourit en pensant que malgré sa dureté, cela restera son oreiller préféré.
Ses yeux descendent toujours plus bas, elle voit un pied qui dépasse du lit et de la couverture. Elle remonte les yeux, la couverture cache la partie inférieure de son corps, celle avec laquelle ils aiment jouer, tous les deux. Elle s'attarde sur le v formé par son bas ventre et se demande pourquoi donc elle le trouve si attirant. Son regard reste fixé sur cette région pendant plusieurs minutes.
Son attention est détournée par une main dans ses cheveux. Elle croise le regard tendre et amusé du garçon qu'elle aime et ne peut rater son sourire narquois.
- Tu vois quelque chose qui te plaît ?
Une lueur malicieuse s'allume dans ses yeux, à elle.
- Beaucoup. Le mieux c'est que je vais pouvoir en profiter maintenant que tu es réveillé.
Elle sourit, lui aussi. Ils savent comment bien commencer la journée.
J'aime l'orage et vous ?
