Marinette traversait la chambre d'hôtel d'un bout à l'autre en se tordant les mains à cause de la nervosité. Elle avait honte d'elle-même de s'être laissé entraîner dans une telle situation invraisemblable.
Mais pourquoi avait-elle parlé de son béguin pour ChatNoir à Alya? Pourquoi était-elle incapable de se retenir de tout déballer sur sa vie sentimentale à sa grande copine?
À maintenant dix-neuf ans, (depuis une semaine) Marinette possédait sa propre ligne de vêtement (bien qu'encore toute neuve) avec Alya qui gérait la boutique en ligne de la marque Spots 'n paws.
Lorsqu'elle avait vaincu le Papillon deux ans plus tôt aux côtés de ChatNoir, elle ignorait alors qu'il s'agissait de la dernière fois où elle porterait l'uniforme et qu'il lui faudrait très longtemps avant de retrouver son partenaire de combat.
Célibataire depuis un an, elle s'était rendu compte depuis un an et demi qu'elle ne retrouverait jamais personne avec qui partager une relation aussi formidable et magique que celle qu'elle avait auparavant avec son chaton.
Depuis, plusieurs mois, elle cherchait activement le garçon qui lui avait avoué son amour pour elle, sans encore l'avoir retrouvé.
Si, au début de leur partenariat, le flirt de ChatNoir l'ennuyait parce qu'elle venait de commencer à sortir avec Nathaniel, un garçon de sa classe qui l'avait invité, au fil du temps, elle s'était laissé prendre au jeu de répondre aux avances de son partenaire avec humour et légèreté.
Un jour, le héros lui avait déclaré ses sentiments, elle-même était toujours avec Nath mais avait répondu à ChatNoir qu'elle voulait d'abord passer plus de temps avec lui avant de chambouler sa vie pour quelqu'un qu'elle adorait mais qu'elle n'avait la chance de voir qu'à l'occasion de situations dangereuses.
Ils n'en avaient jamais eu l'opportunité.
Pourquoi avait-il fallu qu'elle se laisse aller à la confidence et se confie à Alya une semaine seulement avant son anniversaire? Elle avait été lui raconté que Nathaniel et elle n'avaient expérimenté que de chastes baisers et qu'elle rêvait parfois (bon d'accord, souvent) qu'elle faisait l'amour au héros disparu. Alya pouvait être une terrible inquisitrice lorsqu'on n'y prenait pas garde.
Résultat, sa meilleure amie pour la vie avait sorti le grand jeu et lui avait offert un énorme cadeau. Elle avait loué une luxueuse suite lune de miel dans un hôtel qui poussait même l'audace jusqu'à avoir un bain tourbillon au beau milieu de la chambre.
Mais le pire était qu'Alya avait engagé une escorte pour passer la soirée avec elle dans cette chambre. La jeune fille sentait sa gorge se serrer de malaise rien que d'y penser.
Mais Alya avait dépensé une somme folle pour cette soirée et Marinette ne pouvait pas tout rejeter d'un coup. Elle s'était promis d'accepter tout ce qu'elle pouvait supporter, tout en se laissant le droit de dire non lorsqu'elle serait trop mal à l'aise. C'était elle qui décidait non? Elle pouvait, au minimum, dormir dans le grand lit.
Elle sursauta tout à coup, on venait de cogner à la porte et tout à coup, tout cela devint très réel. Ce qui l'effrayait le plus, était qu'Alya lui avait dit qu'il signait ses courriels d'un logo de chat noir.
Marinette ne voulait pas se retrouver devant une mauvaise imitation, une caricature sexuelle de son grand ami.
Une pensée lui traversa l'esprit. Et si c'était le vrai ChatNoir? Si son ami n'avait eu d'autre choix en entrant sur le marché du travail que de se vendre pour survivre?
Elle alla ouvrir la porte en se préparant mentalement à renvoyer poliment mais fermement cette parodie ne pouvant s'empêcher assurément de faire des jeux de mots douteux s'il en était effectivement une, lorsque son regard tomba sur un magnifique jeune homme de son âge appuyé nonchalamment sur le mur du corridor et portant un bouquet de roses roses à la main.
«Bonsoir. Marinette, c'est ça? Je suis ton rendez-vous. Est-ce que je peux entrer?» murmura-t-il gentiment.
Marinette resta surprise. Il n'avait pas du tout l'allure qu'elle aurait crue. Il avait l'air doux et soigné. Il était rasé de près et ses longs cheveux blonds tombaient en boucles souples juste à la limite de ses épaules lui donnant un air romantique sans tomber dans le sirupeux.
Il avait l'air en santé et tout à fait normal. Pas du tout l'image qu'elle se faisait d'une escorte. Et la seule chose qui le liait à ChatNoir était son jean noir moulant et le t-shirt complètement noir également qu'il portait sous une chemise ouverte bleue ciel.
Mair rien dans son attitude calme ou son sourire ne rappelait l'ancien héros à Marinette.
Puis, elle rencontra son regard vert et se sentit y plonger très loin.
Il supporta calmement son examen malgré le malaise que toute autre personne qui aurait été observée de la sorte aurait ressenti. Il attendit qu'elle revienne de son malaise. Il savait bien quel effet il faisait lorsqu'il se présentait de la sorte pour la première fois à une nouvelle cliente. D'ordinaire, le bouquet de fleur suffisait à briser la glace en bonne partie.
«Bonsoir. Pardonne-moi mais je ne m'attendais pas du tout à quelqu'un comme toi.» fit-elle rapidement en s'apercevant qu'elle l'avait fixée sans rien dire.
Elle s'effaça pour le laisser entrer et alla déposer les fleurs qu'il lui avait offertes dans l'évier pendant qu'il admirait la chambre.
«Wah! C'est le grand luxe ici. Soit tu es très riche, soit tu as vraiment envie de passer une soirée spéciale.» demanda-t-il en admiration et avec un immense sourire. Le luxe ne lui était pas étranger mais il était rare que même une héritière dépense autant pour un rendez-vous discret avec lui.
«En fait, c'est mon amie qui a tout payé. Elle a peur que je déprime. Mon mec m'a laissé pour un autre il y a quelques temps et elle pense que je devrais avoir une aventure amoureuse pour l'oublier et passer à quelqu'un d'autre.» raconta-t-elle sans trop y penser en s'absorbant dans la contemplation des fleurs.
«Et tu n'es pas d'accord avec elle?» lui retourna-t-il. Elle ne s'attendait pas à cette question.
«C'est vrai que Nathaniel était mon premier copain mais je ne pense vraiment plus à lui. On était surtout ensemble parce qu'on avait beaucoup de points communs. Qui se ressemblent, s'assemblent, tu vois? Mais il y a déjà quelqu'un d'autre qui l'a remplacé dans ma tête et ce, bien avant qu'il ne me quitte et lui, je n'ai pas envie de l'oublier.»
«Tu parles de ChatNoir?» spécula-t-il.
«Mais-mais non, pas du tout! Il s'agit de quelqu'un d'autre complètement. Un ami que j'ai rencontré en faisant du bénévolat.» paniqua Marinette.
Comment ce type l'avait-il deviné si vite? Elle se sentait déjà si à l'aise avec lui que sa propre identité de Ladybug allait finir par être en danger si elle ne prenait pas garde. Il allait bientôt réaliser qu'elle connaissait personnellement l'ancien défenseur de Paris si elle ne le déroutait pas. Qu'est-ce qu'Alya avait bien pu lui raconter? «Et-et qu'est-ce que c'est, déjà ton nom?» bafouilla-t-elle trop crument à son goût.
«Et si tu m'en choisissais un?» offrit-il. «En générale, je n'aime pas donner le miens et je finis toujours par en inventer un différent à chaque fois.»
«Euh, et bien chhhh, phhhhh, rrrroo, euh diego?» lâcha-t-elle après plusieurs tentatives.
Et il éclata d'un rire franc et surpris avant de demander avec des yeux rieurs : «Pourquoi Diego?»
«Je sais pas.» rougit-elle «Parce que je ne connais personne qui porte ce nom?» Elle ne voulait pas risquer de penser à qui que ce soit qu'elle croisait dans la rue durant cette soirée étrange.
«Et tu voudrais en connaître un?» demanda-t-il en s'installant sur une chaise moelleuse en passant les jambes sur un des bras et en penchant la tête en arrière pour la regarder. Il ne laissait planer aucun doute sur le fait qu'il avait compris l'allusion au héros vêtu de noir.
Encore une fois, il avait deviné ses pensées. Elle n'avait pas cru qu'il ferait le lien avec Don Diego, alias Zorro, aussi vite. Ce qui la fit rougir de plus belle.
Il se releva avec détermination, en lançant ses jambes et prit ses mains pour la guider sur le pied du lit à la couverture rouge. Il s'installa sur l'épais tapis, assit au sol juste devant elle pour lui offrir toute son attention.
«Raconte-moi. Dis-moi comment les hommes t'ont blessée. À quoi ressemble ton prince charmant. Ce qui te plaît chez ChatNoir et pourquoi est-il devenu ton phantasme. Comment je peux t'aider ce soir. Mon oreille (et tout le reste de ma personne) te sont tout dévoués.
«Et bien, j'ai commencé à sortir avec Nathaniel quand j'avais 15 ans. On est tous les deux artistes et quand il m'a demandé d'être sa petite amie, mon entourage m'a poussé à accepter et j'ai fait «après tout pourquoi pas? C'est un gentil garçon et on aura des sujets de conversations.» Mais tu sais, on était surtout une association tu vois, «le couple d'artiste.» Il nous a fallu un an pour échanger un baiser et deux pour marcher en se tenant la main et ensuite…»
Marinette baissa les yeux sur ses mains serrées et plissa le visage pour retenir ses larmes.
«J'ai vécu quelque chose de difficile et on s'est retrouvé à la case départ. Il nous a fallu une autre année avant de nous embrasser à nouveau. Puis, il m'a quitté.»
«Pour un garçon?» devina son interlocuteur.
«Co-comment tu…?» s'étouffa-t-elle.
«Tu as dit «mon mec m'a laissé pour un autre.» Mais, changeons de sujet. Si tu me parlais plutôt du garçon dont tu es amoureuse. Celui qui est parfait.»
Marinette pris un moment de silence pour abandonner toute tentative. Décidément, ce type qu'elle venait de rencontrer lisait en elle plus facilement que sa propre meilleure amie. Il savait écouter, elle devait lui donner ça.
«Il, euh, est tombé amoureux de moi en premier. Puis, il a conquis mon cœur avec le temps. Je n'ai compris que j'étais déjà très amoureuse qu'après l'avoir perdu. Il est doux et intense et m'a laissé voir une partie de lui qu'il n'a pas montrée à personne d'autre. Enfin, j'imagine, je n'ai jamais appris autant de chose que j'aurais voulue sur lui. Il est… dévoué, drôle, sensible, intelligent et courageux! Très courageux. Il est formidable.»
«Et bien, ça a dû être difficile d'être avec ton Nathaniel après l'avoir perdu, lui. Et il ne sera pas facile à remplacer en avançant dans ta vie.»
«Je ne veux pas le remplacer, je veux le retrouver!» dit-elle comme une confidence.
«Je te le souhaite. Vraiment, Marinette. Votre histoire d'amour pourrait être merveilleuse avec une jolie fin.» Il avait parlé avec sincérité et presque comme s'il regrettait de ne pas connaître la fin du roman.
«Ou ça pourrait ne jamais arriver. Je le cherche depuis plus d'un an et je n'ai pas l'ombre de la plus petite piste. Il n'est peut-être même plus à Paris! J'ai autant de chance de le retrouver que de gagner au loto. Et je vais finir seule et sans mec et pleine de regret parce qu'à l'époque, j'étais une cruche bornée qui ne savait pas prendre des risques avec son cœur.» Une moue triste s'était installée sur son visage.
«Tu as peur des hommes?» demanda-t-il en penchant la tête sur le côté. Il savait d'expérience que pour pratiquement tout le monde le sexe opposé restait un mystère.
«Un peu. J'ai peur du sexe et d'avoir mal et de ne pas aimer ça et j'ai peur de ne pas pouvoir garder un copain près de moi si je ne couche pas avec lui.»
«Si un mec ne voit pas à quel point tu es formidable, il ne te mérite pas. Et il mérite encore moins que tu écartes les jambes pour lui.» statua-t-il fermement.
«Arrête, je n'ai rien de spéciale. Je sais que tu dis ça parce que tu es payé pour le faire. Je suis juste une fille ordinaire qui vit de sa boutique en ligne et qui habite encore chez ses parents.»
«Tu as ta propre compagnie?» fit Adrien ébahie. «Tu es si jeune pourtant! Je suis complètement admiratif maintenant.» Lui-même aurait encore besoin de nombreuses années avant de pouvoir prétendre en arriver là.
«Oui. J'ai une ligne d'accessoire de mode et mon amie s'occupe de la vente. Elle est douée avec les médias sociaux et j'ai toujours voulu avoir ma propre ligne de mode.» fit-elle avec un coup d'épaule.
«Wow. Tu m'épates. Même si tu n'es pas fière de toi-même. Je pense que tu as tort. Tu devrais l'être. Je croise des tas de filles et même plusieurs qui sont riches ou dans des familles célèbres et très peu d'entre elles peuvent dirent qu'elles ont accomplies leurs rêves, surtout à ton âge. Crois-moi, tu es parmi les exceptions.»
«Merci, Diego. C'est très gentil de ta part.» sourit-elle.
«Et sinon, il y a quelque chose que je peux faire pour t'aider à avoir moins peur des hommes? Comme t'apprendre à les séduire avec un seul sourire ou savoir trouver leurs faiblesses au lit?» suggéra-t-il en bougeant les sourcils.
En d'autre circonstances, Marinette aurait trouver ce langage vulgaire ou effrayant, mais ce garçon disait tout cela avec tant de naturel et si peu de jugement qu'elle éclata de rire et fut tenter d'aller plus loin avec lui.
«Est-ce que… tu crois que tu peux me dire comment ça se passe en vrai? Tu vois quoi, avec tous les détails qu'on ne voit pas dans les films porno.»
«La vraie vie n'a rien à voir avec un porno!» fit-il très sérieux et les sourcils très hauts. «Tu as dit que tu avais peur d'avoir mal la première fois. Si tu le fait avec un garçon gentil et sans expérience, un prince charmant tout juste sorti de l'emballage, alors oui, je te le dit tout de suite : tu auras mal. Il faut beaucoup d'expérience pour être bon en sexe. S'imaginer connaître une merveilleuse première fois, c'est comme penser savoir danser de façon professionnelle simplement en enfilant les bons souliers. Au mieux, se sera passable si tu te concentres sur le fait que ce soit lui.» lui apprit-il. «Mais si tu veux, je peux te retirer ta virginité avec moins de douleur, je connais quelques trucs.» offrit-il.
«Vraiment?» fit Marinette intéressée.
«Oui. On n'est même pas obligés de le faire au complet. Tu vois, avec la partie… de la fin. Tu pourras même dire à ton prochain partenaire que tu n'as pas «vraiment» connue ta première vraie fois. Parce qu'on ne le ferait pas pour vrai.»
«Euh, ok. C'est intéressant, je l'admets. Je- J'imagine que ça me donnerait beaucoup plus d'assurance avec les hommes.»
«C'est sûr que si tu as l'impression qu'un homme te voleras ta première fois si tu couches avec lui, tu auras du mal à lui faire confiance avec le reste de la relation. Mais moi, je ne parle pas de te prendre quelque chose, je parle de te retirer quelque chose qui te dérange. Moi, ça ne compte pas. Pas vraiment. En partant, c'est juste du sexe. Rien qui implique des sentiments.»
«Ok, euh, d'accord, on commence par se déshabiller j'imagine?»
Oui, on va profiter de ce super bain à remous! Ça te dit?» Il retira sa chemise et le t-shirt qu'il portait dessous pour le déposer sur le pied du lit.
Elle rougit furieusement à la vue de son magnifique torse ainsi qu'à l'idée de se déshabiller et de prendre un bain avec un inconnu mais, comme il lui tournait ostensiblement le dos, elle en profita pour oser et retira rapidement sa chemise et sa jupe.
"Diego'' rassembla quelques articles de toilette dénichés dans la chambre pour les déposer près du bain et son pantalon fut posé tout près.
Il releva le regard vers Marinette et lui sourit en la découvrant en sous-vêtement.
Ayant sa fierté, Marinette avait enfilé un ensemble brassière et culotte sexy rouge à pois blancs sous sa sage blouse rose et sa jupe en jeans de gamine.
Avec un regard coquin, il lui fit signe de s'approcher de lui près du bain dont il venait d'activer les jets.
Il déposa ses mains sur sa taille et sa bouche trouva aisément l'un des endroits sensibles sur son cou. Pendant que ses lèvres chatouillaient cet endroit précis, ses paumes se glissèrent dans son dos et défirent facilement la boucle du soutien-gorge qui tomba bientôt au sol.
La bouche experte du garçon descendit jusqu'au mamelon et embrassa tout autour de l'auréole, faisant naître encore plus de sensation variées dans le corps de Marinette. Après avoir déposé un baiser sur le mamelon maintenant dur, il aida Marinette à retirer sa culotte et à s'installer assise sur le rebord du bain, les pieds dans l'eau chaude.
Lui-même termina de se dévêtir et entra dans l'eau, se cachant pour ne pas l'effrayer.
«Pour commencer, je veux que tu te détende.» lui dit-il. «N'oublie pas que ce moment n'appartiens qu'à toi. Je suis juste un instrument. Cette expérience sera pour toi la même chose que d'aller te faire tatouer ou te faire épiler… mais en moins douloureux. Être nue devant le professionnel qui s'occupe de toi est une nécessité secondaire. L'important c'est le changement dans ton corps que tu choisie de faire pour te sentir mieux. »
«Oui» fit Marinette qui se détendit beaucoup en intégrant son point de vue. «Je vais m'imaginer que tu me fais un piercing.» sourit-elle.
Mais le toucher du bout des doigts du garçon qui caressèrent ses grandes lèvres était si doux qu'elle se crue plutôt chez le masseur. C'était agréable et elle voulait que ça dure longtemps.
Il dû le comprendre en croisant son regard parce que la séance dura un bon quart d'heure dont une partie se déroula sous l'eau.
Il utilisa ensuite une des serviettes pour laver entièrement Marinette dans un délicat massage de tout le corps qui la détendit encore plus. Il la fit ensuite se rasseoir sur le bord et recommença à la caresser avec ses doigts magiques.
Il se concentrait alors sur sa tâche mais releva le regard vers Marinette pour savoir si elle était prête à passer à l'étape suivante. Déjà, ses doigts s'aventuraient vers le clitoris et quittaient plus souvent l'intérieur de son sexe. Mais lorsque leurs regards se croisèrent, la tension sexuelle et l'attirance qui avaient doucement augmenté entre eux depuis le début redoubla. Il se redressa quand, dans un même mouvement, Marinette se pencha vers lui.
Leurs lèvres se rencontrèrent et l'un comme l'autre en fut bouleversés. Elle referma ses bras sur ses épaules et il sentit tout juste son clitoris remuer sous ses doigts avant de le délaisser pour la rapprocher encore de lui en refermant ses bras autour de sa taille.
Le baiser échappa à leur contrôle et ils s'embrassèrent en oubliant pourquoi et comment ils étaient là.
Le frottement du sexe dur du garçon sur son abdomen faisait perdre la tête à Marinette. Elle le voulait profondément en elle et partager encore d'autres baisers ce faisant.
Mais c'était la douceur incroyable des lèvres de la jeune fille, les caresses agréables de ses doigts dans ses cheveux qui firent tourner la tête d'Adrien.
Il n'embrassait que rarement ses clientes, seulement lorsqu'elles en faisaient la demande expresse et payaient le supplément. Mais avec cette fille incroyable entre ses bras, il avait l'impression d'embrasser pour la première fois.
Il comprit alors qu'il ne s'agissait pas que de sexe. Il était en train d'y mettre son cœur. Et cette pensée lui fit tant tourner la tête qu'il mis fin au baiser.
Ils étaient tous deux dans un drôle d'état, plus échevelés que jamais, son érection était douloureuse.
Il avait l'habitude de se masturber tous les jours en se levant le midi. C'était une nécessité pour ne pas devenir fou dans ce métier. Et cela lui permettait d'être toujours en contrôle de son organe. Mais avec cette fille, il perdait toute maîtrise. Et lorsqu'il se rappela qu'elle ne serait jamais à lui, qu'il ne pourrait jamais librement assouvir le désir qu'il avait d'elle, il sentit les larmes monter à ses yeux.
Pour les discimuler, il passa à la phase suivante, une étape idéale pour tous les deux surtout dans le circonstances.
Il pencha la tête entre les jambes écartées de la jeune fille et embrassa son sexe à pleine bouche.
Aussitôt, elle poussa de petits cris étranglés délicieux et il enfonça sa langue en elle. Ses yeux se révulsèrent eux-mêmes de bonheur. Elle mouillait abondamment et tout chez elle le faisait ronronner. Son odeur, sa texture, sa saveur! Il reprit sa langue et avala tout le liquide qu'il avait capturé. Prenant une seconde pour apprécier son goût, il retint un soupir d'appréciation qui montait dans sa gorge.
Puis, il se remit au boulot, travaillant des doigts et de la bouche pour faire monter son plaisir et il s'appliqua à lui donner le meilleur orgasme dont il était capable.
Lorsqu'elle joui férocement en tirant sur sa langue, il dû avoir une pensée cohérente pour se retenir de jouir au même instant qu'elle.
Il étira plutôt la main vers son pantalon sous lequel il avait glissé des condoms. Après une hésitation, il en rajouta un deuxième par-dessus. Il n'avait pas besoin de ressentir et il ne se pardonnerait jamais de lui transmettre quelque chose. Ses tests étaient à jour mais deux tests valaient mieux qu'un.
Ainsi équipé, il la ramena assise, chevauchant son genou. Son sexe éclaboussé par les bulles, il utilisa la savonnette pour enduire son sexe mignon et rouge jusqu'à ce qu'il soit visqueux.
Elle miaula d'un plaisir torturé et il l'encouragea : « Courage, ma princesse, c'est presque terminé. Dans un instant, tu te sentiras mieux. »
Il entra alors en elle, lentement mais fermement en la serrant contre lui.
Il était très dur mais pas trop gros, juste comme il fallait et leurs sexes s'emboitaient merveilleusement. Bien installé au fond d'elle sans bouger, tous deux ressentirent un équilibre de calme parfait au milieu de la tempête.
Un millions de sensations différentes parcoururent le corps et la tête de Marinette comme un raz-de-marée reprenant ses droits sur la plage trop calme. Elle trembla longtemps sous toutes les émotions et toujours 'Diego' la tenait dans ses bras sans bouger, sans rien lui démonter d'autre que de la tendresse.
Lorsqu'elle fut assez calme pour caresser ses boucles blondes emmêlées du bout des doigts, il les fit descendre tous deux pour les asseoir dans la baignoire.
Retenant les condoms, il lui demanda de se dégager elle-même à sa propre vitesse.
Il vida ensuite le bain alors qu'il la séchait doucement avec une grande serviette et l'enveloppait dans une autre.
Il se sécha rapidement avant de remettre son pantalon mais elle remarqua quelque chose d'étrange. Il avait des cicatrices sur les côtes et les reins. Certaines sur les cuisses et elle en devina une sur l'épaule.
Pourtant, elle ne les avait pas remarquées plus tôt. Elle comprit pourquoi en voyant quelques marques sur les serviettes, il portait du maquillage pour les dissimuler.
Il la souleva alors dans ses bras et la déposa sur le lit, il ferma toutes les lumières de la chambre, laissant celles de la ville en fond tamisé.
Il ouvrit le lit pour l'y déposer entre les draps mais lui, se coucha sur l'édredon.
« Tu veux de la glace pour la douleur? » s'enquit-il.
Elle secoua la tête. « Non, tu avais raison, je n'ai presque pas eu mal. Il n'y a que le souvenir de la sensation un peu dégoûtante qui ait été désagréable. Merci, merci beaucoup de ce que tu as fait. »
« Oh mais, de rien. C'est mon travail de te satisfaire et pour tout te dire, j'ai beaucoup aimé aussi. » répondit-t-il sincèrement, un grand sourire dans la voix.
Ils restèrent étendus l'un près de l'autre en silence à se regarder dans les yeux puis, vaincu par sa curiosité, elle demanda : « Pourquoi fais-tu ce métier? Qu'est-ce qui t'ait arrivé pour que tu aies toutes ces cicatrices? »
Ses yeux devinrent vitreux mais il avait la sensation que sa question venait d'une amie qui s'inquiétait pour lui. Il était bien, détendu, près d'elle, dans l'intimité de la chambre. Elle resterait à jamais une étrangère qui faisait battre son cœur.
Tout comme sa Lady, au finale. Une étrangère qui faisait encore douloureusement battre son cœur même après cette longue séparation.
« Mon père » laissa-t-il tombé comme si les mots voulaient sortirent depuis longtemps. « C'était un mégalomane fou, trop riche et il a commis des crimes. Il croyait agir pour mon bien mais, ce qu'il a failli faire… Je n'aurais jamais pu être d'accord avec lui ou vivre avec un tel fardeau s'il avait réussit à tuer quelqu'un. Heureusement, il a été appréhendé à temps et il est en prison aujourd'hui. Quand il a été arrêté, je me suis retrouvé seul au monde pratiquement.
Le problème, c'est que l'éducation qu'il avait choisit pour moi ne m'a pas préparé à la vie réelle. Je parle couramment quatre langues, je sais jouer du piano classique, je connais la plus raffinée des étiquettes des cours royales européennes. Je sais aussi danser, charmer, manipuler mais lorsque je me suis retrouvé seul, je ne savais même pas me déplacer en ville ou utiliser une carte bancaire.
J'ai dû demander de l'aide à une amie tout aussi méprisante que lui. C'était la seule personne vers qui je pouvais me tourner. J'étais complètement sans ressource, je n'aurais jamais dû être si obéissant durant ma jeunesse. J'aurais dû me rebeller et exiger qu'il soit plus prudent avec ma vie. »
Sans vraiment s'en apercevoir, il glissait les doigts dans les cheveux humides de la jeune fille. Cela le détendait et l'aidait à passer à travers sa nervosité.
« J'ai essayé de trouver un travail honnête mais rien ne fonctionnait surtout que je n'étais pas majeur et que le nom de mon père n'aidait pas. J'ai finalement trouvé un contrat de pianiste dans un restaurant-bistrot mais quand il s'est terminé, j'ai accepté l'offre d'une agente qui recrutait pour l'agence d'escorte.
Puis, j'ai découvert que j'aimais plutôt ça. Une grande partie du travail consiste à écouter les problèmes des clientes et à les aider aussi. Gagner ma vie en couchant avec des filles? J'aurais pu trouver pire. C'est agréable et bien souvent, je me sens utile.
Par exemple, j'ai cette cliente, une fille de notre âge qui avait mal chaque fois qu'elle couchait avec son copain. Elle voulait savoir si c'était parce qu'il était trop brusque alors j'ai cherché des trucs pour éviter la douleur.»
« Et c'était à cause du garçon? » fit-elle curieuse.
« Non, elle a un problème médicale. La pénétration restera toujours douloureuse pour elle. Le plus triste c'est que son copain l'a laissé à cause de cela mais elle est devenue une de mes clientes régulières et je lui donne du plaisir autrement. »
Marinette pouvait dire qu'il était vraiment fier de ce qu'il faisait. Il aidait à sa façon. Elle n'aurait jamais cru qu'un travailleur du sexe puisse voir son métier de cette façon mais se disait que si elle était exactement à sa place, elle ressentirait probablement la même chose.
« Et les cicatrices? Des petits amis jaloux? » demanda-t-elle cependant.
« Non, pas exactement. Des bagarres de ruelles. J'ai eu une période de petit voyou. » rougit-il « Mais, je ne fais plus ça maintenant. »
Étrangement, il y avait des regrets dans sa voix. Mais il ne concernait pas le fait d'avoir menée cette vie. Cette époque lui manquait. Ce garçon avait eu une vie peu courante mais savait tout de même où était son propre équilibre.
Ils discutèrent presque toute la nuit, parlant de Paris et de se qu'ils aimaient. Ils n'aimaient pas les mêmes choses mais aimaient écouter l'autre donner son point de vue.
Elle lui apprit qu'elle était à moitié chinoise par sa mère et lui raconta le voyage qu'elle avait fait plus jeune pour visiter sa famille. Il lui parla de New York qu'il avait eu la chance de visiter quand son père l'y avait emmené et elle lui avoua qu'elle adorerait aller y présenter sa collection.
Ils en étaient à inventer toutes sortes de facéties rocambolesques lorsqu'elle remarqua l'heure et décida de rentrer avant le réveil de ses parents.
Ils quittèrent la chambre et il décida de la raccompagner.
« Tu n'as pas à faire ça, tu sais. Ma mère m'a apprit l'auto-défense. » fit-elle alors qu'ils étaient presque arrivés. Le trajet était très court.
« Connaître l'auto-défense c'est très bien, ne pas avoir à s'en servir, encore mieux. Et puis, qui sait, peut-être que c'est moi qui aurait besoin de ta protection! » Deux coins de rues plus loin, il fut surpris de voir Marinette s'arrêter devant la porte bleue derrière la boulangerie.
Toujours bouleversé par la coïncidence, il l'incita à reculer contre le chambranle de la porte et pris sa main pour y déposer un baiser. Il la regarda monter les marches par la fenêtre dans la porte et fit quelques pas de plus jusqu'à la porte suivante qui menait à des appartements de luxe haute-gamme.
Il poussa un soupir qu'il n'avait pas remarqué avoir retenu et ouvrit la porte de son immeuble.
Le lendemain soir, au cœur de la nuit, Adrien était sur le toit de son appartement et sanglotait en observant les toits.
Il avait laissé Chloé endormie dans leur chambre juste sous ses pieds. Il étouffait dans le grand appartement blanc et froid qu'il partageait avec elle et comme chaque fois qu'il sentait les murs se refermer sur lui et le souffle lui manquer, il effectuait la dangereuse cascade le menant sur le toit. Les crises d'angoisse y étaient toujours plus tolérables.
Toute la journée, il avait été excité sexuellement de savoir que Marinette était si proche de lui. Mais ce n'était pas que sexuel, c'était bien plus.
Encore maintenant, sa peau lui brûlait de sentir son corps sous ses doigts et son cœur était glacé qu'elle ne soit pas contre lui. Et l'éclat de son rire résonnait toujours à son oreille.
Être devenu la pute personnelle de Chloé avait des avantages. Il était nourri et logé à l'œil, avait ses après-midi pour étudier et faire ce qui lui plaisait et croisait même parfois des filles riches qui devenaient des clientes régulières avec du doigté et du talent pour les négociations.
Seulement, il n'en pouvait plus de cette fille et de son mauvais caractère. Ce soir, comme tous les soirs où il ne travaillait pas à son "club de jazz miteux" comme elle le croyait, il s'était assis avec elle pour manger les plats servis par le traiteur cinq étoiles tout en l'écoutant discuter au téléphone avec ses amies.
Il avait lu pendant qu'elle écoutait la télé et ils s'étaient mis au lit. Il s'était assuré de la torturer de plaisir rude pour qu'elle tombe K.O. et le laisse tranquille. Toute au plaisir qu'il lui avait donné, elle ne s'était même pas rendue compte qu'il n'avait même pas durci. Il n'y arrivait plus avec elle.
Normalement, il essayait de voir Chloé comme une cliente ordinaire mais de savoir Marinette si près et se rappeler de ce qu'il avait ressenti en la goûtant l'empêchait de se laisser aller avec Chloé.
Assis sur son toit sachant la jeune beauté à la peau pâle à quelques mètres de lui, il se sentait brisé en deux entre Ladybug qu'il avait toujours aimé et à qui il continuait de rêver éperdument et Marinette qui avait pris un morceau de son cœur avec un sourire et qui était là tout près de lui contrairement à sa Lady.
Adrien et Chloé logeaient temporairement dans cet appartement depuis quatre mois, pendant les travaux d'une autre résidence qui n'en finissaient plus. Pourtant, il n'avait jamais vu la jeune fille auparavant. Question de timing possiblement.
À travers ses sanglots, Adrien entendit une petite voix demander : « Qui êtes-vous? »
Il releva la tête en retirant le capuchon de son sweat vert lime qui couvrait sa tête et en clignant des yeux pour chasser ses larmes. « Marinette? » appela-t-il. Elle l'observait par-dessus la rangée de cheminée.
« Diego? Qu'est-ce que tu fais ici? » demanda-t-elle effarée et vaguement effrayée.
« J'habite ici. » fit-il en tapotant du pied pour indiquer l'immeuble où il était assis « Et au fait, je m'appelle Adrien. On a emménagé depuis quatre mois avec ma "petite amie" si tu vois ce que je veux dire. » expliqua-t-il en mimant les guillemets.
« Non, je- je suis désolée mais je ne vois pas. » répondit-elle doucement en s'approchant.
Il remarqua alors qu'elle portait un sweat-shirt à capuche aussi mais le sien était rouge avec d'énorme pois noirs et les manches étaient toutes noires avec des coutures apparentes vertes aux poignets. Si c'était une de ses créations, elle avait un talent vraiment spécial.
« Euh, c'est- disons qu'après avoir couché avec elle, je n'ai pas eu de difficulté à coucher avec n'importe quelle fille ensuite. Je la vois plus comme une cliente que- que toi. » lui apprit-il sincèrement.
« Oh! » s'exclama Marinette et après un instant de silence, elle reprit « Et moi, comment tu me vois alors? »
« Comme une amie j'espère. » fit-il sans détour son sourire chassant ses dernières larmes. « Une fille super avec qui j'ai vécu une rencontre exceptionnelle et avec qui j'espère vivre plus de choses »
« Comme quoi? » demanda-t-elle en penchant la tête. « Oh! Oublie, j'ai l'impression d'être une idiote avec mes questions. »
« Mais non, ça me flatte que tu t'intéresses à moi, c'est si rare que ça m'arrive. Et pour répondre à ta question, je sais pas trop. Je n'ai jamais vraiment eu d'amis avec qui je pouvais passer du temps. Il y a évidemment tout plein de trucs sexuels que j'aimerais essayer avec toi mais tout le reste aussi, tu vois, tous les trucs que tu fais avec les amis. Peu importe, ce serait intéressant juste parce que tu serais là. » fit-il en se mordant la lèvre.
Elle se rapprocha jusqu'à être à genoux à côté de lui et lui serra la main.
« Adrien, pourquoi tu pleurais lorsque je suis arrivée? » demanda-t-elle prouvant ainsi qu'elle avait retenu son prénom et qu'elle s'intéressait à lui.
« Parce que, parce que tu me manquais. » avoua-t-il. « Parce que je ne supporte plus la vie avec elle et que, tout comme toi, j'ai perdu le grand amour de ma vie et que je ne la reverrai sans doute jamais. »
« Je suis désolée, Adrien. »
« Ce n'est rien, ce n'est plus une douleur aussi vive qu'au début et ta présence près de moi ce soir me fait du bien. Et sinon, toi ça va? Pas de courbatures? » se reprit-il.
« Non, non, aucune. Tout va bien de ce côté. Tu sais vraiment y faire. Je suis prête à remettre ça! Enfin, je veux dire… »
« Hé! Ne soit pas gênée! » rigola-t-il « Moi aussi je suis resté sur ma faim hier. On remet ça quand tu veux sans le côté professionnel, cette fois. Je préférerais. Tu me plais beaucoup. »
XXX
Adrien avait devant les yeux la plus belle des visions. Il était couché sur la chaise transat du balcon de Marinette et celle-ci le chevauchait, entièrement nue. Son sexe enfoncé en elle la faisait se cambrer de plaisir, exposant sa poitrine parfaite.
Ses mèches noires et libres retombaient sur ses épaules, sa poitrine et son front et ses joues étaient rouges.
Elle haletait de plaisir et derrière elle, la lune énorme était pleine au-dessus de toits de Paris.
Ce n'était pas pour elle, ni pour lui. Il n'était pas entrain de lui faire du bien, ni de prendre son plaisir.
C'était un bonheur partagé et simple. Il suffisait que cela soit agréable pour les deux et le reste était sans importance.
« Marinette » souffla-t-il. « Je suis attiré par toi. Et pas seulement sexuellement. Tout ce que tu es m'attire comme un aimant. Ta présence, ton sourire, tes histoires, quand tu parles de tes rêves et tes espoirs, tes yeux s'illuminent comme des étoiles. Je veux plus de toi dans ma vie. »
Avant qu'elle ne puisse répondre, il remonta les jambes et elle s'écrasa contre son torse.
Il la serra étroitement contre son cœur et la pilonna de rapides coups de bassin.
« Ah, ah, Chaton… » soupira-t-elle en jouissant sur lui sans atteindre l'orgasme.
Elle se redressa et s'appuya contre ses cuisses pour bouger son bassin contre le siens et poursuivre la danse de leur corps sans s'arrêter d'être heureuse.
Adrien avait désiré entendre cette voix prononcer ces paroles pendant des années. Trop pour les ignorer.
Il se redressa pour s'asseoir mais sans séparer leurs corps d'un millimètre.
« Tu m'as appelé "Chaton" j'aime bien. »
« C'est vrai? » fit-elle horrifiée « Je suis désolée. Je ne sais pas pourquoi. Je ne pensais pas à lui pourtant. Je crois que ça pendait au bout de mes lèvres depuis trop longtemps. »
Marinette était mortifiée et tendue mais Adrien ne baissa pas les bras. Il trouva un coin de mâchoire douce à embrasser et mordiller. « Pourquoi le surnommes-tu chaton, il est poilu? »
« Non, c'est parce que, c'est lui, c'est tout. » fit-elle contrite.
À cette réponse, il se figea complètement et stoppa même les plus petits mouvements qu'il faisait dans son bassin.
« ChatNoir tu veux dire? Ce n'est pas seulement un phantasme sexuel sur un super-héros? Il est celui pour qui tu as des sentiments, celui que tu cherches? »
Lorsqu'elle fit oui de la tête, il demanda encore : « Est-ce que tu l'as déjà appelé Chaton en lui parlant directement? » et elle dit encore oui avec le menton.
« Alors, il ne me reste qu'une toute petite question avant de te faire jouir plus fort que tu ne l'aurais cru possible. »
Il regarda les magnifiques yeux bleus de sa nouvelle amie et empoigna deux généreuses poignées de ses cheveux abondants pour voir à quoi elle ressemblerait en portant une coiffure différente. La veille, elle avait portée un chignon élaboré et sophistiqué qui avait finit tout défait tout comme ce soir-là.
Elle le regarda les sourcils froncés avec le plus grand sérieux mais répondit oui à sa question muette. Elle avait comprit exactement ce que lui aussi avait comprit.
Il l'embrassa fou de bonheur et lui fit l'amour avec toute la tendresse et l'adoration dont il était capable. Après tout, il n'y avait pas beaucoup de personne portant des couettes qui le surnommait Chaton.
