Bonjour. J'espère que vous vous allez tous bien et que vous vivez le confinement sans trop de difficultés. J'espère que ceux qui travaillent se portent bien aussi et font attention à eux.

Je reviens avec une fiction rated M pour les parties lemon et aussi/surtout pour la torture. J'espère qu'elle vous plaira. C'est une fiction centrée exclusivement sur Feitan. Il y a du PhinFei "sous-entendu" seulement.

ÂMES SENSIBLES S'ABSTENIR, ne dites pas que je ne vous aurais pas prévenu, ça va être PARTICULIÈREMENT HARD. Feitan = torture. Et dans cette fiction, j'ai imaginé un Feitan VERY HORNY. You'll see.

Pour les autres, ENJOY :D

L'ennui est un manque d'imagination

Il était rare que Feitan s'ennuie. Il trouvait toujours quelque chose à faire : quelqu'un à tuer, quelqu'un à torturer, s'occuper de quelques affaires à Metor City… Mais là, ce « quelque chose » lui manquait. Il n'avait pas de travail en ce moment, et il ne savait pas vraiment s'il avait envie d'accomplir la vengeance de quelqu'un un fois de plus. L'envie lui reviendrai plus tard. En plus, aucune nouvelle de Danchou, donc la Brigade Fantôme était mise sur pause. Il y avait bien Phinks et Machi non loin, mais il n'avait pas envie de les voir maintenant.

Là, il avait envie de se faire plaisir, chose qu'il n'avait pas fait depuis longtemps.

Il avait d'ailleurs trouvé l'endroit idéal. Il était dans un port désert, près d'un grand bateau. Il n'était pas dupe : il savait que malgré son allure, ce bateau n'était pas fait pour les croisières. Les rares fois où il quittait le port était pour se rendre dans un autre et recommencer ses affaires là-bas.

Il monta, les mains dans les poches. Quand il n'était pas appelé en tant que membre de la Brigade, il s'habillait simplement, tout en noir, des vêtements dignes d'un ninja, mais aussi passe-partout dans la ville.

C'était l'après-midi, le soleil était encore assez haut dans le ciel.

- T'es qui toi ?

- Viens pour m'engager.

- T' « engager » ?

- Donner mon corps.

Il sembla être surpris.

- Entre.

Feitan suivit l'homme dans un couloir étroit. Il s'arrêta à une porte et l'ouvrit.

- Entre là-dedans, on viendra te chercher quand on aura besoin de toi.

Feitan ne dit pas plus de mots en entra dans la pièce. Il y avait beaucoup de monde. Ils étaient, pour la plupart, assis ou allongés. Certains discutaient entre eux. Au moment où la porte s'est ouverte, beaucoup ont affiché une mine d'effroi. Il y avait beaucoup de femmes, un peu moins d'hommes. Ils ne semblaient pas du genre à se rebeller.

Ils regardèrent Feitan un moment. Certains détournèrent les yeux, d'autres continuèrent de le regarder, espérant pouvoir comprendre qui il était. Il les ignora et partit s'installer dans un coin. On lui avait dit d'attendre, il attendrait.

Il commençait à somnoler lorsque la porte s'ouvrit brusquement.

- Bon, alors, qu'avons-nous aujourd'hui ? dit une voix autoritaire.

- On a seize nouveaux arrivants. On en a chopé quinze dehors et le seizième s'est présenté de lui-même.

Cela sembla piquer la curiosité du chef.

- Il y en a un qui est venu tout seul ?

- Oui, lui.

L'homme lui désigna Feitan. Le chef s'avança vers lui et le toisa. Feitan se contenta de le regarder avec un regard indifférent. L'homme ne dit rien pendant un moment.

- Toi, je te garde pour moi. Je sens que je vais bien m'amuser. Tu ne dois pas savoir qui nous sommes pour oser venir à notre rencontre.

« Toi non plus, tu n'as pas l'air de savoir qui je suis » pensa très fort Feitan. Il se retint bien de faire la moindre remarque. Mieux valait rester discret pour le moment.

Et bien sûr qu'il savait où il se trouvait. Traffic d'humains, prostitution, esclavagisme, jouets sexuels vivants, telle était la réputation de ce groupe d'individus. Il savait très bien où il était. Et il savait très bien ce qu'il était venu y faire. Il fallait juste laisser jouer le temps.

- J'ai hâte de notre future entrevue.

Il repartit comme il était venu. Le soir arriva vite. Parfois, l'un des hommes venait chercher une personne de la pièce, parfois il en ramenait d'autres. Qui savait d'où elles venaient.

Un peu d'animation arriva après que le soleil se soit couché.

Un homme de leur groupe attrapa violemment une des femmes et la força, non sans paraître discret, à lui « faire plaisir ». La femme se rebiffa, mais l'homme la tenait fermement. Elle lui mit une claque et il lui répondit par un coup de poing dans le ventre.

Bon. Au moins, elle avait de la volonté. Et ça tombait bien parce que Feitan commençait à s'ennuyer. Il se leva. On ne s'aperçut de sa présence que lorsqu'il fut à la hauteur du prisonnier.

- Qu'est-ce' t'as, nabot !? Casse-toi avant que je te mette la misère !

Sans un mot, et en gardant son expression neutre, Feitan frappa sa paume contre son plexus solaire, envoyant l'homme voltiger jusqu'à la paroi la plus proche. Il lui avait certainement brisé quelques côtes.

C'était quand même dingue, ça. Toutes les personnes ici étaient prisonnières, non ? Pourquoi au lieu de se laisser faire, ils ne se liguaient pas ensemble et renversaient les autres ? C'était leur problème après tout, mais c'était stupide de leur part de ne pas essayer au lieu de se foutre les uns sur les autres.

Toujours sans un mot, Feitan repartit s'assoir à sa place. Personne ne prononça un seul mot. Même l'homme ne revint pas vers lui. Il devait avoir compris. Bonne chose. Ou pas… Il ne serait pas contre l'idée de recommencer. Ça défoulait.

Pour dormir, ils ne disposaient que du luxe minimum : une couverture. C'était soit ça, soit dormir avec l'un des hommes d'équipage ou client dans un vrai lit, mais sans garantie d'en ressortir indemne. Il n'était pas contre cette idée, mais il voulait d'abord voir ce que le chef lui réservait. La femme qui s'était faite embêter s'installa à côté de lui.

- Merci pour tout à l'heure.

- Pas fait pour toi. Juste envie de lui faire fermer sa gueule.

- Quand même. On n'en voit pas tous les jours des gars comme toi. Tu pourrais te rebeller contre eux.

- Toi aussi.

La femme sourit tristement.

- J'ai essayé et… (elle souleva son t-shirt et se retourna) ils m'ont pris un rein.

En effet, une petite cicatrice se trouvait en bas de son dos.

- Ils n'ont aucune limite ici.

- Pas mon problème.

La femme ne dit plus rien. Il s'en fichait, il n'était pas venu pour elle de toute manière. Elle resta quand même près de lui toute la nuit peut-être s'y sentait-elle en sécurité ?

Feitan fut réveillé en plein milieu de la nuit par une main sur sa hanche. Il s'était endormi sur le côté, tourné vers la femme, il ne savait pas qui il y avait derrière lui. Enfin, il ne mit pas longtemps à le deviner en entendant la respiration rauque qu'il avait lui-même causée. Cette enflure. L'homme descendit progressivement sa main jusqu'à toucher ses fesses à travers ses vêtements. Feitan le laissa faire après tout, il était venu pour ça.

C'est quand l'homme prit un peu trop confiance en lui en lui touchant carrément l'entrejambe que Feitan se décida à agir. D'un geste vif, il attrapa sa main et lui brisa. Plusieurs craquements simultanées résonnèrent dans la pièce endormie et l'homme étouffa un gémissement. Il n'était pas près de retoucher qui que ce soit.

Le lendemain, la même routine recommença. Feitan en avait marre d'attendre. Au moment où un de gardes entrait pour chercher l'un des « prisonniers », il se dirigea vers l'homme qui l'ennuyait depuis la veille et lui trancha la gorge. Il se félicita intérieurement. Il avait fait ça proprement, pas une seule éclaboussure l'avait atteint. Il y eut des cris et aussitôt les gardes lui sautèrent dessus. Il se débattit sans vraiment y mettre de la bonne volonté et en blessa quelques-uns.

Soudain, on lui tint le visage et l'un d'eux colla un mouchoir blanc contre son nez et sa bouche. Merde. Il n'avait pas… prévu… ç-…

(-. -)

Lorsqu'il rouvrit les yeux, la première chose qu'il vit fut le plafond. Un plafond inconnu. Ce n'était certainement pas celui de la pièce d'où il venait. Il essaya de bouger. Ses mains avaient été ramenées au-dessus de sa tête et étaient aux prises avec des chaînes. Il essaya d'activer son nen. Hm. C'est bien ce qu'il pensait, il était bloqué. Il remarqua qu'il avait été déshabillé et qu'il se trouvait totalement nu sur le lit. Car oui, il était bien sur un lit, vu le confort que recevait son dos. C'était quand même mieux que la cabine de la nuit dernière.

Il s'assit sur le lit, encore un peu dans le coaltar. Ses chevilles n'avaient pas été attachées.

- Tiens, tu es enfin réveillé, fit une voix à côté du lit.

Il tourna la tête dans sa direction et tomba nez à nez avec le chef.

- On va bien s'amuser tous les deux. Je pense que tu as remarqué que ces chaînes bloquent ton pouvoir. Quelle surprise j'ai eu en voyant ton tatouage. Un membre de la Brigade Fantôme ! Si j'avais su, je me serais occupé de toi dès ton arrivée. Je te devais au moins ça. Tu es un petit cachotier.

Feitan ne dit rien.

- Je suis un peu déçu. J'ai tellement entendu parler de vous ! Je m'attendais quand même à un peu plus de résistance. Quand je pense qu'il n'a fallu qu'un peu de chloroforme pour te capturer… Je dois détenir le moyen miracle de tous vous éradiquer. Tu te rends compte ? J'aurais très bien pu te tuer !

Ça, oui, il le savait. Mais il ne l'avait pas fait, donc bon…

- Et regarde-toi… ! Quelle perfection ! Je suis sûr que personne ne t'a jamais goûté, tu es trop sauvage pour ça. Le meurtre et le sang, tu ne connais que ça.

Il se déshabilla en disant cela. Feitan n'aimait pas le spectacle. Le chef était gros, son corps n'était pas beau à voir, même pas un muscle, rien. Il empestait le cigare et l'alcool par-dessus le marché. Génial, il ne manquait plus que ça.

Le chef grimpa sur le lit et entreprit de tendre, en les resserrant, les chaînes de Feitan. Ce dernier s'aperçut que ses poignets étaient liés entre eux. Aucune possibilité de geste mis à part le mouvement de ses bras.

Avec ses gros doigts, il parcourut le torse de l'asiatique avant de plaquer sa grosse langue saliveuse sur sa peau. Il resta un moment sur ses tétons avant de descendre plus bas. Quand il agrippa sa virilité, Feitan ne put retenir un gémissement.

- S-stop…, supplia-t-il.

Le chef redressa la tête seulement pour voir l'expression apeurée du jeune homme.

- Oho ? Tu n'aimes pas ça ?

En même temps que ses mots, il donna un coup de langue sur sa verge dressée. Feitan serra les dents tout en gardant les lèvres scellées pour ne pas que d'autres sons ne sortent.

- Pourtant, ton corps dit le contraire. Voyons voir…

Il posa un doigt à son entrée et appuya légèrement sans le faire entrer.

- Non… N-No-aaah…, gémit le brun.

Le chef prit son téléphone et avec sa main libre commença à filmer.

- Quand les autres vont voir ça… La défloration d'une Araignée.

Il fit entrer son doigt en entier et Feitan se cabra en gémissant.

- Tu en redemandes en plus ? Tu sens comment tu te sers autour de mon doigt ?

Il le bougea à l'intérieur et Feitan émit un gémissement suraigu.

- Non. Pas tout de suite. Tu ne pourras pas avoir de plaisir tant que tu ne m'en donneras pas avant.

Il retira son doigt et donna un peu de lest aux chaînes. Il rapprocha son pénis érigé près du visage de la petite Araignée.

- Suce.

Feitan ouvrit lentement la bouche, mais le chef était plus pressé que ça. Il l'empoigna fermement par les cheveux et enfonça son sexe dans sa bouche. Il faisait des allers-retours lents. Feitan se fit au rythme.

C'était le moment.

Quand sa bouche fut à la base du sexe du chef, il referma ses dents dessus. Il le mordit férocement, ignorant les hurlements de douleur de l'autre, ignorant tout le sang qui remplissait sa bouche. Il arracha le membre au peu de peau qu'il n'avait pas croqué.

Il se redressa, brisa ses chaînettes de pacotilles et recracha le pénis ensanglanté du chef sur le lit. Celui-ci se tenait le trou de chair où se trouvait encore quelques secondes auparavant sa virilité.

Feitan saisit le portable. Il n'avait plus cet air implorant. Un sourire sadique s'était dessiné sur ses lèvres. Il regarda le chef.

- Alors comme ça, faire tomber l'Araignée serait facile ? Tu as l'air d'avoir du mal. Maintenant, c'est à moi de prendre du plaisir.

(°_ °)

- Chef ! Chef ! On a entendu du bruit, et-

Quatre hommes rentrèrent. Devant leurs yeux se tenait une scène de pure horreur. Du sang. Il y avait tellement de sang. Sur le bureau du chef était posé un amas de chairs qui ressemblait à…

- C-Chef… ?

Leur chef était sur le bureau, totalement nu, face à eux. Son pénis était encastré dans sa bouche, ses yeux arrachés étaient posés de chaque côté de lui, dans ses mains. Ses jambes avaient été retournées derrière lui et pliées de telle sorte – le dos reposant sur les pieds – qu'elles puissent tenir le haut du corps comme assis sur le bureau.

Feitan était aussi assis sur le bureau, nu également. Il se touchait tout en regardant les nouveaux venus.

- C'est toi qui as fait ça au chef ?!

- Tu vas le payer !

- Oh mais j'y compte bien. Le pauvre est mort avant de pouvoir me la mettre. Quel gâchis, moi qui viens tout juste de finir de me préparer…, dit-il d'une voix érotique.

Les hommes de main fondirent sur lui. L'un d'eux le saisi par les aisselles, deux lui tinrent les bras et le dernier releva son bassin au niveau de son sexe. Feitan se laissa faire, mais cela n'alerta pas le moins du monde les nouveaux venus.

- Tu vas morfler.

- Vous n'avez pas l'air dangereux pourtant, remarqua-t-il sur le même ton. Je devrais avoir peur ?

Ça eut le don d'exciter les hommes. Après tout, ils étaient habitués à ce genre de choses puisque c'était leur fond de commerce. Ils ne prêtèrent aucune attention au tatouage en forme d'araignée sur son tibia avec le nombre 2 à l'intérieur. Ils ne savaient visiblement pas ce qu'il représentait.

Feitan gémit lorsque l'autre introduit son pénis en lui. Les deux hommes qui lui tenaient les bras avaient placé les mains du brun sur leur sexe en érection et l'obligeait à les masturber.

- Bon sang, je confirme, les asiat', c'est vraiment le pied !

Feitan entoura le bassin de l'homme avec ses jambes, pressant plus le membre excité de l'autre en lui.

- Totalement dépravé comme on les aime, dit l'un des hommes en souriant.

Soudain, avant même que l'autre n'ait pu commencer ses coups de bassin, Feitan donna des coups secs et arracha les sexes des deux hommes. Ils n'eurent même pas le temps de crier qu'il plongea ses mains dans leurs ventres et en ressortit des poignées d'intestins qu'il jeta sur le sol. Il leva les bras, les croisa au-dessus de sa tête et les décroisa rapidement pour trancher la gorge de l'homme derrière lui. Ce dernier le lâcha, Feitan se redressa, et l'homme connecté à lui tomba sur le dos. De plusieurs coups secs, il lui brisa les bras et les jambes.

- Tu ne peux plus bouger, mais tu peux toujours sentir. Prendre du plaisir de cette façon… Je trouve que je suis trop gentil…

Feitan était à califourchon sur l'homme. Il commença à donner de lents coups de bassin.

- C'est… parfait…, murmura-t-il en fermant les yeux.

Il saisit un portable qu'il avait laissé là exprès – ayant anticipé la chute de son désormais jouet – et composa un numéro. Il reprit ses mouvements de bassins avant même que la tonalité commence.

- Allô ? fit une voix masculine.

- Phinks…

- Fei ? C'est toi ? Tout va bien ?

- Merveilleusement bien.

- Oh toi je sens que tu prends ton pied. T'es où ?

- T'as entendu parler du bateau « La fleur incandescente » ?

- Mmh, oui, trafic humain et prostitution. Tu es là-bas ?

- Hm, hm. Bientôt leur navire sera vraiment incandescent. Aaah…

Il laissa échapper un gémissement de plaisir.

- Pourquoi tu m'appelles ?

- Pour entendre ta voix.

- Héhé, t'es vraiment pas croyable. Tu les as tués, c'est ça ?

- Seulement les- hmm~… seulement les membres d'équipage. Je- aaah laisse les autres en vie.

- C'est ton jour de bonté on dirait.

- Ils m'ont diverti tout à l'heure.

Il commença à accélérer la cadence.

- Phinks… aaah~ Phinks, parle-moi, je- je veux entendre ta voix.

- Toujours la même chose avec toi, sourit l'autre au bout de la ligne. Je te manque tant que ça ? Tu ne peux même pas te retenir quelques semaines ? T'es vraiment accro. Quand on se verra, tu regretteras d'être parti en vadrouille, ton corps auras oublié ce qu'est la vraie douleur.

Au fur et à mesure de ses paroles, Feitan accélérait de plus en plus, tout en se touchant de sa main libre et en gémissant des sons érotiques de plus en plus aigus.

- Je te baiserai tellement que tu m'imploreras d'arrêter.

- Phinks…

- Je te remplirai jusqu'à ce que ton corps n'en puisse plus.

- Oh… Phinks…

- Et surtout je bloquerai le moindre de tes orgasmes pour que tu me supplies en pleurant.

- Aa-AAH~ !

Il cria sa délivrance en même temps que sa semence atterrissait sur l'homme couché par terre. Il se retira de lui, et le laissa là, comme s'il ne s'agissait que d'un vulgaire objet.

- Alors, c'était comment ? demanda le blond.

- Mouais, bof. Pas aussi bien qu'avec toi.

- Je suis irremplaçable, haha.

- Parle pas trop vite. J'en n'ai pas essayé tant que ça. Je finirai peut-être par trouver mieux ?

Il sourit. Il aimait bien le taquiner.

- Tu vas voir, la prochaine fois qu'on se voit…

- Tu es où ?

- À Jiboro. Tu me rejoins ? J'ai fini mon taff justement.

- Ok. Je t'appelle une fois là-bas.

- Ça marche. À plus !

Il raccrocha. Bon, il avait encore quelques petites choses à faire avant de partir.

Il partit se doucher. Il n'avait pas choisi la cabine du chef pour rien. Il savait qu'il y avait une salle de bain. Il n'était pas arrivé là par hasard. Il savait qu'il attirerait l'attention du capitaine dès le départ. Personne ne venait de son propre chef sur ce navire en n'étant pas client. Il entendit derrière lui les gémissements douloureux de l'homme qu'il avait chevauché. Il aurait dû lui couper les cordes vocales. Tant pis, il n'en avait plus pour très longtemps de toute manière.

Il ressortit dans le bureau, propre et habillé et se dirigea vers la porte. Juste avant de sortir, il forma une mini boule de feu au bout de son index et lui donna une pichenette avec son pouce. La petite flamme atterrit sur le lambris qui tapissait la cabine qui prit rapidement feu.

Il tua tous les membres du staff qu'il croisa. Tous les clients aussi. Il laissa en vie les esclaves prisonniers du bateau, qui s'enfuyaient. Tant pis pour ceux en pleine affaire, ils n'avaient qu'à pas choisir ce moment précis. Il envoya encore quelques flammèches à droite à gauche pour être sûr de réduire en cendre le bateau et se dirigea vers le pont.

Il sortit en marchant du bateau, calmement. Cela contrastait avec la panique générale. La femme qu'il avait « sauvé » vint à sa rencontre.

- C'est toi qui as fait ça, n'est-ce pas ?

- Qu'est-ce que ça peut faire ?

- Merci. Merci infiniment.

Il haussa les épaules et partit.

Il sortit son téléphone. Il était 11h30. Bon, combien de temps fallait-il pour se rendre à Jiboro ?


Fin !

J'avais ce One-Shot depuis plusieurs années dans la tête, je me suis enfin décidée à le rédiger !

Est-ce qu'il vous a plu ?