Chapitre 1
À travers les arbres sans feuilles de la magnifique ville de Tokyo, un simple véhicule roulait. Des routes dégagées, malgré la neige qui était tombé toute la nuit, pas un chat à l'horizon juste des arbres, des branches qui avaient cédés soit le poids de la neige. Du blanc? Beaucoup. Du soleil? Trop.
La route est vraiment bien dégagée.
Akaashi regardait. Il ne parlait pas beaucoup, mais il pensait. Sans arrêt.
-Alors? Qu'est ce que tu en penses mon cœur?
Sa mère ne le regardait pas, elle fixait la route. Ça ne l'empêchait pas pour autant de poser une main délicate sur l'épaule de son fils.
-C'est...Ça ressemble à un paysage de carte postal.
Et elle rit, d'un rire aussi beau que factice. Sa mère était très belle, mais mauvaise pour cacher ses tourments.
-Quel genre de carte postale? Celles que tu envoie à ta famille ou tes amis?
Je n'ai ni l'un ni l'autre.
Les deux, je suppose.
Et son regard bleu orageux se dirigea à nouveau vers le décor qui défilait. Même si il avait un mal fou pour exprimer ses pensés, Akaashi n'aimait pas les silences. Du moins les silences avec sa mère. Il ne les aimaient pas beaucoup, voir pas du tout. Surtout depuis l'incident. Depuis, elle ne le regardait plus dans le yeux, et ne lui adressait plus vraiment la parole, seulement pour voir si il allait bien, ou seulement pour lui apporter un peu de réconfort. Mais on ne peut pas réconforter quelqu'un si on ne peut pas se rassurer soi-même. C'était l'une des nombreuses choses qu'il avait réalisé après l'incident.
-Ne t'endors pas mon cœur. On est bientôt arrivé.
Je ne suis pas ton cœur.
Je ne peux pas l'être.
Je ne peux plus.
Il s'endormit tout de même.
XXX
Une heure, deux heure, peut-être trois? Il n'en savait rien. Il n'était sûr d'une chose, la voiture était à l'arrêt. Il se retourna, et fit face à un soleil éblouissant. Magnifique, en plein dans la rétine. Il dut donc faire rabattre le pare soleil, ce dernier étant équipé d'un miroir, il eut une vue parfaite sur son teint trop pâle, ses yeux fatigués, et ses cheveux sombres, parsemés de petites tâches blanches, il ne comprit pas. Jusqu'à ce qu'un vicieux frisson lui remonte l'échine. Il vit la fenêtre côté passager grande ouverte. Il neigeait encore. La campagne était loin à présent.
Un délicat petit flocon vint se poser sur le bout de son nez. Légèrement contrarié, il fit la moue. Mais il dut faire une tête sacrément bizarre, puisqu'il vit juste en face de lui, caché derrière la vitre d'un magasin, un jeune homme d'environ son âge -il en mettait sa main au feu- qui le regardait, avec un air moqueur mais pas méchant. De grands yeux, dont il ne pouvait distinguer la couleur de là où il était, un nez retroussé, le plus grand sourire qu'il lui était donné de voir, tout ceci couronné -c'était le mot- d'une coupe de cheveux très atypiques. Décolorés, des racines noires, le bout des mèches grisonnantes, et comme-ci ce n'était pas assez, toute sa masse capillaire était divisée en deux, et relevée sur le haut de son crâne avec -il en était sûr- une boîte entière de gel. Des épaules imposantes, des bras musclés, largement visibles avec son tablier portant le logo d'une chaîne de restaurant qu'il ne connaissait pas. Mais qui était assez connue, ce n'était pas la première fois qu'il voyait ce logo. Il vit le garçon à la coupe atypique lui faire un signe de main, toujours un grand sourire collée sur la face. Il lui rendit son sourire. Définitivement pas méchant, se disait-il.
Un claquement de portière le fit sursauter.
-Je suis désolé mon cœur, tu es réveil depuis longtemps?
Il se contenta de la regarder.
-Je t'ai ramené un beignet, histoire de grignoter un peu, tu dois mourir de faim.
Elle fit démarrer la voiture. Il la regardait toujours. Et se fit la réflexion, elle ne le regardait toujours pas dans les yeux.
C'est sur cette pensée qu'il oublia totalement le garçon à la coiffure atypique.
XXX
Premier chapitre volontairement court!
J'espère que ça vous a plu. Je suis nouvelle, et c'est ma toute première histoire je songe à la poster sur Wattpad mais j'attend de l'avoir fini et rafistoler d'ici là.
