«Vite, vite Marinette! Il faut te lever! Tu dois partir!» fit la voix paniquée de la petite kwami rouge à l'oreille de la jeune adulte qui était sa choisie.
Marinette se réveilla en sursaut à cause de l'urgence dans la voix de Tikki. ''L'école?'' Se demanda-t-elle confusément même si elle n'y allait plus.
Avant même de pouvoir ouvrir les yeux, Marinette aspira une grosse bouffée d'air qui réussit à entrer dans ses poumons malgré sa gorge fermée par la panique. Elle se redressa et rejeta la couverture qui la couvrait pour se mettre trop rapidement debout.
Elle retomba assise mais tenta de se relever avant de retomber de nouveau sur le divan quand finalement, son regard s'éclaircie et elle cessa de se débattre.
Elle regarda autour d'elle pour découvrir qu'elle n'avait aucune idée de l'endroit où elle se trouvait sinon assise sur le divan d'un salon inconnu.
Elle réalisa soudainement qu'elle était nue et dans son état de panique eu du mal à se rappeler pourquoi.
Avait-elle trop bu avant de faire une rencontre dans un bar? Pourtant, elle n'avait pas avalé plus de quelques verres de jus alcoolisé de toute sa vie, devoir de super-héroïne oblige.
Son regard trouva à nouveau Tikki et focussa sa pensée logique. Un salon décoré avec un goût douteux mais bien éclairé et propre, elle entendit également mais, plutôt vaguement, une douche qui coulait dans une autre pièce et se rappela tout à coup des événements de la veille : ChatNoir.
Elle était chez son partenaire.
Elle prit une respiration plus mesurée et malgré les protestations de Tikki, utilisa une minute supplémentaire pour rassembler ses souvenirs.
(Flash-back)
Au coucher du soleil, la veille, la police avait fait appel à Ladybug et ChatNoir pour les aider à capturer un dangereux criminel qui s'était évadé de prison.
L'homme était un colosse avec la force de cinq hommes qui avait été reconnu coupable d'avoir violé et tué plusieurs jeunes filles.
Il avait profité de son déplacement entre le tribunal où on avait prononcé sa sentence et le pénitencier où il devait la purger pour échapper à ses gardiens.
Il avait brisé ses menottes et étranglé les deux policiers qui le déplaçaient à la seule force de ses bras.
Il était maintenant armé, équipé de gilet par balles, dangereux et n'avait rien à perdre. On l'avait condamné à 300 ans de prison. Autant dire que s'il n'échappait pas pour de bon aux agents, il ne serrait plus jamais libre.
Les autorités craignaient qu'il soit difficile à maîtriser même avec une dizaine d'homme sur lui. Les super-héros étaient leur meilleur espoir surtout au milieu de Paris et sa population désarmée.
Marinette se rappela plus précisément de ce moment, en fin de soirée où, ChatNoir et elle avaient coincé le criminel dans un grand restaurant populaire, heureusement fermé à cette heure.
Durant le combat, le colosse avait frappé ChatNoir avec une droite qui aurait probablement tué la plupart des gens. Le héros en était néanmoins tombé dans la presse à déchets que le criminel s'était empressé d'aller activer.
Désorienté, ChatNoir avait titubé sur ses jambes pour chercher à en sortir. Du haut des poutres du plafond, Ladybug l'avait vu appeler son cataclysme sans bien savoir où l'utiliser ayant perdu le sens de la gauche et de la droite.
En un quart de seconde, l'héroïne avait sauté sur le côté de la presse en capturant ChatNoir dans son yoyo pour ensuite utiliser l'effet de levier pour l'en sortir un instant avant qu'il ne soit coincé et écrasé.
Ladybug était très forte. Elle ne savait pas jusqu'à quel point, mais elle savait que comme tous les insectes, elle pouvait soulever plusieurs fois son propre poids. La rage et l'adrénaline aidant, elle avait réussi à refermer une première menotte renforcée et incassable sur l'un des épais poignets avant d'essayer de faire de même avec le deuxième.
Mais le type ne se laissa pas faire et Ladybug dû lui asséner quelques bonnes droites qui eurent un succès modeste puisque l'homme portait un casque.
En bon partenaire, ChatNoir arriva alors en plaçant on bâton contre le cou de celui-ci faisant croire à une arme à feu. «On ne bouge plus où je tire!»
La distraction fut suffisante pour que Ladybug referme le deuxième poignet et les héros purent le maîtriser rapidement même s'ils prirent encore quelques bons coups ce faisant.
Les policiers qui observaient à l'écart jusque-là, prirent le relais et terminèrent d'enchaîner le forcené.
Les héros reculèrent sur le toit du bâtiment où Ladybug pris ChatNoir dans ses bras.
Elle le sentait toujours trembler autant qu'elle. Elle avait de nouveau failli le perdre et cette fois, il n'y aurait eu aucun Miraculous Ladybug, aucun retour en arrière, aucune magie pour effacer les dégâts crées par ce qui n'était pas un akuma.
Elle avait déjà dit qu'elle n'arrivait pas à imaginer le monde sans Adrien, elle imaginait très bien le monde sans ChatNoir et elle ne voulait pas de cette vie.
Son choix était fait depuis longtemps. Elle savait qu'elle serait plus heureuse en couple avec Adrien plutôt qu'avec ChatNoir et c'est cet amour qui l'avait empêché de dire oui au garçon qui l'avait toujours poursuivie de ses avances mais garder ChatNoir devenait plus important qu'attendre Adrien.
Elle aurait sans hésiter, oublié une possible futur relation avec l'homme qu'elle aimait en faveur de la vie de son partenaire. Il était important pour elle et elle regrettait de ne jamais lui avoir montré.
Elle le serra davantage contre elle avant de déposer des baisers sur son visage. Le jeune homme se figea entre ses bras, ne sachant comment réagir : elle avait repoussé tous ses rapprochements et il n'osait pas lui répondre de peur de la contrarier.
Mais lorsqu'elle l'embrassa vraiment et qu'elle sentie les lèvres de ChatNoir lui répondre avec chaleur et fougue, elle ne fit qu'intensifier le baiser avec une faim dévorante pour ce qu'il lui offrait et le bien-être que cela lui procurait.
Sans trop savoir où ils allaient, elle le laissa l'entraîner parmi les toits tout en poursuivant ses baisers et ses caresses.
Elle eut vaguement connaissance qu'ils n'étaient plus à l'extérieur lorsque ChatNoir se dégagea d'elle pour aller fermer les rideaux.
Les tentures closes, la seule lumière restant dans la pièce fut celle de la transformation des héros. Tout près d'elle, elle le sentit se dévêtir et à son tour, elle se transforma.
ChatNoir l'aida à se dévêtir également. Il avait le souffle rauque. Bien vite, ils reprirent les baisers et sans un mot, profitèrent du lit pour combler leur soif de l'autre.
(Fin du Flash-back)
La douche qui cessait de couler dans l'autre pièce la ramena au moment présent bien plus vite que ne l'avait réussi sa kwami. Elle ramena instinctivement la couverture sur sa poitrine.
«Tikki, où sont mes vêtements?» paniqua-t-elle. «Et comment je suis arrivée dans ce salon?»
«C'est ce que j'essayais de te dire. Ils sont dans la chambre.» s'épouvanta la déesse.
«Bon, d'accord. On a plus le temps. Allons-y vite.»
Elle venait juste de trouver comment ouvrir la poignée compliquée lorsqu'une main magnifiquement virile et musclée bloqua le battant en passant par-dessus son épaule.
«On a une urgence de super-héros?» demanda la voix claire tout près de son oreille. Elle eu honte de se rendre compte que cette voix avait suffit à la fait vibrer de l'intérieur. ''C'est ChatNoir, Marinette, calme-toi. C'est ChatNoir!'' se dit-elle intérieurement.
«Pourquoi tu demandes ça?» fit-elle en tentant de maîtriser les pointes aiguës de sa voix encore nerveuse.
«Pour savoir si je dois aller passer un pantalon.» pouffa-t-il de rire avec cette voix qu'elle trouvait toujours plus virile que jamais mais qui n'en gardait pas moins la joie de vivre de l'adolescent qu'avait été son partenaire.
Cette voix combinée à ce qu'il venait de dire la fit rougir à l'extrême.
Elle était face à la porte, la poignée toujours entre les mains et avec seulement cette épaisse et gigantesque couverture glissante pour tenter de se protéger.
Il était derrière elle, un bras passé au-dessus de son épaule donc il effleurait parfois la peau et vraisemblablement pas très habillé avec seulement une serviette sur les reins avec un peu de chance.
Et des bribes de souvenirs de la nuit précédente venaient la tourmenter. Comment, il euh… et les sensations entre ses jambes… et ce qu'il lui avait murmuré à l'oreille juste au bon moment.
''C'est ChatNoir'' se répéta-t-elle encore avec de moins en moins de conviction. ''Son rire moqueur, sa moue boudeuse. Qu'elles sont les blagues pas terribles qu'il dit toujours? Il y a «Les bananes ne font pas des choux!» et «Pour bien partir la journée, il faut savoir où on va!» Et il y a aussi ses jeux de mots. Doucement, la nervosité de la jeune femme redescendit.
«Non, à ma connaissance, il n'y a pas d'alerte d'urgence présentement.» Depuis la disparition des akumas, il était même plutôt rare qu'il y en ait. Elle n'avait que très peu croisé son partenaire depuis un mois. «Mais je dois tout de même partir rapidement.» lui répondit-elle avec le plus grand sérieux.
«Vraiment?» se moqua-t-il se doutant qu'elle fuyait de malaise de s'être autant abandonnée dans ses bras. «Il est six heures du matin, on peut savoir où tu coures à peine vêtue?» Pendant qu'il parlait, sa voix était passé de la moquerie à quelque chose de plus blessé et colérique.
''Voilà qu'il devient jaloux sans raison!'' se fit-elle la remarque avec agacement.
«Habillée comme ça, tu vas provoquer une vraie émeute dans le quartier!» plaisanta-t-il pour adoucir son propos. «Et puis, j'aime bien cette couverture, elle serait bien mieux dans mon lit. …Et toi aussi.»
«Pas que ça te regarde, mais je suis attendu pour le petit-déjeuner avec mes parents.» lui expliqua-t-elle. «Ils vont être morts d'inquiétude s'ils s'aperçoivent que je n'ai pas dormit dans mon lit.»
ChatNoir soupira, il préférait cette explication au fait d'imaginer qu'elle avait l'habitude de dormir dans le lit d'un autre. Il reprit ensuite beaucoup plus calmement : «Tu pourrais leur passer un coup de fil, j'aimerais qu'on parle. Qu'on discute vraiment pour une fois.»
«ChatNoir, la vérité ne pourra que nous faire plus de mal à tous les deux. C'est une situation impossible à résoudre si on tiens à s'en sortir indemne.» se désola-t-elle.
«D'abord, tu m'as toujours répété que tu détestais les menteurs! Et tu ne crois pas que de ne pas savoir me tue aussi surement que cette terrible vérité qui est peut-être plus douce que les cauchemars que je me fais? Tu ne penses pas que cette indécision et ces non-dits sont pires? Tu aimes un homme qui n'est pas moi et je ne peux ni savoir qui il est, ni comment te prouver réellement que je t'aime? Pourquoi ne veux-tu pas me dire le reste?»
Elle soupira et réfléchit longuement. Elle replia son coude sur le battant et y cacha ses yeux avant de reprendre maladroitement : «Qu'est-ce que tu veux savoir au juste?»
ChatNoir laissa un peu de la tension dans les muscles de ses épaules s'évacuer et appuya lui aussi son front sur l'épaule de sa Lady, il l'aurait bien serré contre lui mais il savait qu'elle ne voulait pas.
Lentement, il prononça les mots qui tournaient dans sa tête depuis des années.
«Qu'est-ce qu'il a que je n'ai pas? Quelles promesses t'a-t-il faites pour que tu lui sois toujours si farouchement fidèle? Qu'est-ce que tu veux? Qu'est-ce que tu recherches? Chez un homme, de la vie? Pourquoi crois-tu que ta vie avec lui sera plus belle que celle que nous aurions ensemble? Je suis prêt à conquérir le monde et à le déposer à tes pieds si tu le désires!»
Marinette avait appris à très bien connaître son partenaire avec les années. Ses forces, ses faiblesses, ses doutes. Tout comme elle l'avait fait en étant la camarade et l'amie d'Adrien. Elle pouvait facilement parler durant des heures de l'un ou de l'autre mais, il était tout de même difficile de répondre à ces questions.
«Ce n'est pas exactement ce que tu n'as pas le problème… C'est…» hésita-t-elle. «Et bien d'abord, il a désespérément besoin de quelqu'un qui l'aime dans sa vie. Il mérite tellement d'enfin être aimé à sa juste valeur et de la façon dont moi, je suis prête à le faire. Je comprends, je vois. Je suis l'une des seules personnes en qui il a eu assez confiance pour ouvrir son cœur. Et ensuite, il y a… tu sais, tu as toujours dit que tu trouvais que toi et moi, on était fait l'un pour l'autre et bien, j'ai toujours pensé, au contraire, que lui et moi étions destinés à être ensembles.»
«Comment peux-tu avoir plus de points communs avec quelqu'un d'autre que moi?» fit ChatNoir en fronçant les sourcils d'incompréhension «On a vécu tant de choses au combat. On a eu les mêmes dilemmes. À ce que je sache… les excuses débiles, les réprimandes pour les absences, les risques et les dangers, les secrets, les mensonges, les aspirations personnelles mises de côtés… Qui peut comprendre ce qu'on a vécu? Je suis certain que même nos kwamis ne le peuvent pas aussi bien.»
«Bien sûr, tu as tout à fait raison sur tout ça. Lui et moi, en fait, sommes plutôt des opposés qui se complètent sur plusieurs points. Je peux lui offrir ce dont il a besoin, et lui pourrait m'apporter ce qui me manque. Sa lumière, sa patience, son calme, sa persévérance. J'aimerais avoir tout ça dans ma vie. En fait, j'ai toujours pensé qu'on avait besoin l'un de l'autre. …Jusqu'au jour où j'ai réalisé qu'il n'avait pas besoin de moi. Que je n'étais pas celle qu'il voulait pour combler le vide de sa vie. Il ne me voit que comme une amie. ...Il en aime une autre, il me l'a dit.»
Les épaules de Marinette s'affaissèrent tristement et Adrien caressa automatiquement son bras pour la réconforter.
«J'ai ensuite réalisé que ma vie d'héroïne faisait de lui une nouvelle personne à qui je devais mentir. Et il n'était pas le seul. Pour chaque garçon avec qui j'ai envisagé une sortie, j'ai réalisé qu'il serait lui aussi dans le même cas. J'ai laissé tomber. Parce que j'ai finalement réalisé qu'il ne m'aimait pas. Et c'était pareil avec les quelques autres que j'ai rencontré, ils ne m'aimaient pas.»
«Mais moi, je t'aime!» s'exclama-t-il défensivement en appuyant ses paumes de chaque côté du battant de part et d'autre d'elle, pour s'empêcher de toucher son corps nu alors qu'elle ne le voulait clairement pas.
«Non, tu aimes la fille avec le masque.» argumenta-t-elle, défaite par ce constat. Lui, non plus ne l'aimait pas vraiment. Il aimait la fille aventureuse qui s'amusait sur les toits avec lui, celle qui était fascinante. Mais, la petite couturière qui restait sagement dans son grenier n'était qu'une amie pour lui.
«Non, je t'aime à travers ton masque. Parce que, soyons honnête, nous connaissons d'abord et avant tout la personne que nous avons rencontrée au combat. Mais le combat, ce n'est pas la vie. La partenaire de travail, la co-équipière, celle qui me respecte, celle qui compte sur moi, qui écoute mes idées même si c'est elle qui mène, c'est avec elle que je veux vivre et être en couple. Je me suis posé cette question avant de te faire des avances. Jour après jour, depuis que je te connais, j'ai rêvé de t'avoir dans ma vie au quotidien, de marcher à tes côtés, de partager ta vie.»
Ladybug ne lui répondit pas tout de suite et il profita de son silence pour l'aider en remontant la couverture qui commençait à glisser.
«Tu ne voudrais pas apprendre à connaître celui qui est derrière le masque?» demanda-t-il. De sa part, cela aurait pu être une taquinerie, mais elle lisait surtout de la curiosité dans son ton. Il voulait savoir s'il l'intéressait un peu. Évidemment, il était aussi ChatNoir et ne resta pas longtemps sérieux.
«Il pourrait te plaire. Déjà, il ne fait pas de jeux de mots. Il n'est même pas impulsif. Il est même très docile, beaucoup trop en fait, tu pourrais en faire ce que tu veux. ...Et il peut facilement se décrire comme un cas désespéré qui aurait besoin d'être sauvé tout autant que celui dont tu t'es entichée.»
Marinette regardait la main ferme, virile et musclé qui l'avait si bien caressée la nuit dernière. «Je ne voudrais pas que tu changes. Je t'aime comme tu es. Mais, je sais pertinemment, que la fille sous mon masque tu ne l'aime pas de la façon dont je le voudrais. C'est une certitude. Tu as eu ta chance. Tu aurais pu… Je ne sais pas quoi… mais tu n'as rien fait du tout pour me faire sentir que tu t'intéressais à moi ou que tu voulais plus. Tu ne me parles toujours que de ton amour pour mon masque. Tu ne regardes pas véritablement la fille dessous. Tu ne la considère pas.»
«Qu'est-ce que tu racontes? Comment j'aurais pu… Sauf si, en fait, j'aurais pu…» réalisa-t-il lentement.
ChatNoir s'était figé. Il entendit distinctement son cœur battre très fort à ses oreilles et son cerveau tourna à pleine vitesse.
Quelles étaient les chances pour que les deux filles dont il était le plus près soit une seules et même personne? C'était si improbable, si inenvisageable! Pouvait-il être si chanceux?
Ou au contraire si malchanceux qu'il ait souffert toutes ces années pour découvrir finalement que la femme qu'il aimait n'arrivait pas à le voir autrement que comme un ami lorsqu'il était sans son masque? Il avait attendu si longtemps en pensant qu'il aurait sa chance une fois leurs identités dévoilées.
Mais d'un autre côté, pourquoi Marinette aurait-elle avoué à ChatNoir qu'elle l'aimait tandis que Ladybug lui avait dit qu'il y avait quelqu'un d'autre? Cela contredisait le fait qu'elles pouvaient être toutes les deux la fille entre ses bras.
Et il y avait la nuit dernière…
Et qui d'autre que Marinette le compléterait aussi bien s'il n'avait pas été un super-héros et n'avait jamais rencontré Ladybug?
Il lui restait tellement de question mais pour la première fois en cinq ans, il avait la chance d'obtenir des réponses d'elle. Il décida qu'ils ne bougeraient pas du tout tant qu'il ne les aurait pas, même s'il devait figer le temps ou clouer la porte au mur pour cela.
«Parle-moi encore de lui. En-dehors de cette incroyable alchimie induite par une force plus grande que la convergence cosmique de deux âmes sœurs comme nous, est-ce qu'il y a une autre raison pour laquelle tu le préfère à moi?»
«…son… tempérament. Vous avez beaucoup de qualités semblables. L'intelligence, l'empathie et la compassion, le charme. Il n'a pas ton dévouement ou ta force mais il est doux, sensible et rempli de considération. Tout comme toi, il voit le bon côté des gens et des situations. Mais, il a eu une vie difficile à cause de sa famille et a continué de sourire avec espoir tout de même. Il n'est jamais cynique ou blessant. Je trouve qu'il a eu une force incroyable aux travers des épreuves et il est tellement généreux qu'il fait profiter les autres de sa résilience.»
Adrien déposa un baiser sur l'épaule juste devant lui. Si elle était Marinette (ce dont il n'était pas absolument certain, mais ce serait tout de même toute une coïncidence si elle était une pure étrangère mais avec une histoire aussi semblable.) il y avait peu de chance que le garçon dont elle parlait, celui dont elle était amoureuse, soit quelqu'un d'autre que lui-même.
Un mois plus tôt, sa partenaire et lui avait arrêté le Papillon pour découvrir que celui qui se cachait sous le masque du terroriste était son propre père. C'était l'une des raisons pour laquelle il ne voulait pas qu'elle sorte par la porte, il y avait encore des paparazzis qui traînaient à l'occasion. Ils revenaient à chaque nouveau développement de l'affaire.
Marinette avait été une grande amie sur qui il avait vraiment pu compter pour passer à travers de tout cela. Elle prenait toujours le temps de discuter avec lui chaque fois qu'il l'appelait. Peut-être était-il aveuglé par son chagrin mais il ne voyait pas de qui Marinette aurait pu parler de cette façon autre que lui-même.
Maintenant, il était prêt, il voulait savoir.
«Je ne suis pas, le flirt que tu crois. Je ne passe pas, mes nuits à jouer au chat de gouttière dans Paris. Je n'ai pas des tas de conquêtes et je ne dilapide pas tout mon précieux temps à discuter autour d'une bière dans un bar avec des filles, surtout pas avec le costume.»
Mal à l'aise, il se balança de gauche à droite. Il gardait toujours sagement ses mains sur la porte mais il aurait tellement voulu caresser son cou.
«Je suis quelqu'un de plutôt esseulé, en fait, il n'y a véritablement qu'une seule personne à qui je me confie. Une seule personne à qui je raconte mes secrets. En dehors de toi, il n'y a qu'elle qui prend véritablement le temps d'écouter ChatNoir. Si bien que j'ai toujours trouvé naturel de me confier à elle en dehors du masque autant qu'avec lui.»
Ladybug se demandait où ChatNoir voulait en venir avec cette histoire. Qu'essayait-il de lui dire? Pourquoi lui parlait-il de cette fille? Est-ce qu'elle avait quelque chose à voir avec leur histoire?
«Elle es une amie vraiment précieuse mais, pour diverses raisons, dont mon amour pour toi, je n'ai jamais… donné suite à mes sentiments pour elle. Si tu es cette fille comme je le pense, alors je vais vraiment devoir réviser mon jugement sur toi parce que je ne pensais pas que c'était possible d'aimer une personne à ce point et d'autant de façon. Si tu es elle, je veux aussi que tu saches que je t'aimerai toi, et uniquement toi pour le reste de mes jours que tu finisses par m'aimer ou que tu me gardes comme ami.»
«Chat… Il est 6h du matin et nous avons dormi moins de cinq heures. Tu es toujours aussi intense avant même d'avoir pris un café?» se plaignit-elle.
«Crois-moi, si tu es vraiment celle que je crois que tu es, tu vas en vouloir un double dans quelques instants. Je voudrais que tu te retourne et que tu me regardes.» Adrien se sentait vibrer tellement il était ému et nerveux.
«Chaton» commença-t-elle à mi-chemin entre la patience et l'inquiétude. Je suis la gardienne maintenant. On ne doit pas savoir nos identités.»
«Puisque tu es la gardienne, c'est ton rôle de savoir qui je suis. Et je suis pratiquement certain de savoir qui tu es… princesse. Alors, autant jouer avec les cartes qu'on a en main et regarder la vérité en face plutôt que d'ignorer les circonstances et les faits réels.»
Il déposa une pluie de minuscules baisers dans son cou et sur sa nuque en suppliant : «Buguinette, s'il-te-plaît, nous avons laissé le Papillon nous séparer trop longtemps. Il est temps que son emprise sur nos vies s'arrête.»
Les lèvres de ChatNoir dans le cou de Marinette se firent caressantes et elle sentit quelque chose fondre en elle. Et tout à coup, elle lâcha prise.
Sa main oublia la porte et elle recula contre le corps de son partenaire.
Il poursuivie ses baisers et y ajouta des caresses avec les mains. Elle se tendit alors et décida de se retourner. Plus vite, ils auraient découvert le visage de l'autre, plus vite, ils pourraient s'embrasser.
Marinette se statufia de stupéfaction en trouvant Adrien derrière elle. Son visage à lui aussi s'était figé en la découvrant mais il se reprit plus vite qu'elle. «Ah, Marinette, mon bel amour!» soupira-t-il en la reprenant contre lui pour déposer des baisers sur sa clavicule.
La tête de Marinette se mis à lui tourner de façon presque douloureuse et lorsqu'il sentit ses jambes flancher, Adrien la souleva pour la ramener sur le divan, laissant la grosse couverture dont il l'avait recouverte la veille près de la porte.
Assis à côté d'elle, il reprit ses lèvres et dans un demi-brouillard, elle lui rendit ses baisers.
Lorsque le plaisir que lui donnait ses caresses la fit frémir de façon presque douloureuse à entendre tellement il criait son besoin, il l'incita à s'étendre et se coucha sur elle mais n'en poursuivie pas moins avec ses seuls baisers affamés.
«Adrien qu'est-ce qu'on est en train de faire? Tu ne, tu ne m'aimes même pas, tu me l'as suffisamment répéter. Pour toi, je suis une amie.»
Il avait arrêté de l'embrasser pour la laisser parler mais ne s'était pas reculer pour autant.
«Et alors? Tu préférerais peut-être choisir la personne avec qui tu es parmi les gens que tu ne supportes pas plutôt que parmi ceux que tu apprécies? L'amitié est une chose extrêmement importante pour entretenir n'importe quelle relation. Même celle entre un parent et son enfant qui arrive à l'âge adulte. Je ne suis pas ami avec mon père et s'il n'avait pas été le Papillon, j'aurais tout de même rompu le contact avec lui en atteignant l'âge adulte.
Mais regarde tous ce que nous avons toi et moi. Nous sommes partenaires depuis cinq ans. Nous sommes meilleurs amis. Nous apprécions de faire les mêmes choses comme les jeux vidéo et le domaine de la mode dans son vaste ensemble. Nous avons des amis communs, tes parents m'adorent et surtout… Je t'aime depuis des lustres.
J'ai eu le coup de foudre pour Ladybug. Un coup de foudre si fort que je sais qu'il brûlera encore lorsque je serai un vieillard. J'ai appris à aimer Marinette chaque fois qu'elle me laissait découvrir quelque chose de nouveau sur elle. Et aussi, je ne sais pas où tu en es exactement de tes sentiments pour Adrien mais je sais que tu apprécies ChatNoir malgré tous ses défauts. Je sais que tu éprouves du désir pour moi. Alors, même si tu es amoureuse d'un autre plus que moi. Si vous n'avez pas autant de liens que toi et moi on peut en avoir, je crois qu'on peut tout de même dire qu'il y a assez de liens entre nous pour que ça vaille la peine de tenter notre chance en tant que couple.»
Marinette ne pensait pas qu'une déclaration d'amour pouvait être à la fois si simple et si romantique.
«C'est toi, Adrien.» sourit-elle avec une simplicité égale.
Comment pouvait-elle penser aimer quelqu'un d'autre autant que l'une au l'autre de ses personnalités? À plus forte raison s'ils étaient une même personne. «Ça a toujours été toi. J'ai eu le coup de foudre pour Adrien et mes sentiments pour ChatNoir ont grandit au fil ne nos rencontres. Je me suis attachée à lui de plus en plus. Et hier, j'ai compris que je voulais mon chaton dans ma vie pour le reste de mes jours et que la manière ne m'importait plus autant que le fait qu'il soit là.»
Adrien repris ses lèvres et cette fois, ils ne laissèrent plus rien les interrompre.
000
Deux heures plus tard, ils étaient en train de rigoler pelotonnés dans la couverture sur le divan.
«Non mais, c'est franchement laid!» dit-elle en commentant la déco de son salon.
L'appartement était résolument moderne, grand avec des murs blancs et de larges fenêtres avec une vue splendide. Une aire ouverte entre l'espace salle à manger et salon avec une cuisine séparée. Mais le meuble de télévision-bibliothèque venait clairement d'une brocante et Adrien avait dû y pêcher plusieurs autres accessoires du même coup, comme cette lampe hideuse avec un gorille et des ananas! Et aucun coussin ne s'agençait avec un autre.
«Hé! J'ai fait ce que j'ai pu, bon! Il fallait avant tout réchauffer l'atmosphère et je crois que pour ça, c'est réussit et si ça ne te plaît pas, tu n'as qu'à changer pour choisir ce que tu préfères.» se défendit-il.
«Moi?» s'étonna-t-elle.
«Mais oui, puisque c'est toi l'experte.» la taquina-t-il «Je me dis aussi que ce sera plus facile de te convaincre de passer du temps avec moi si tu te sens bien chez moi.»
À ce rappelle de leur future vie de couple toute nouvelle, les amoureux se rapprochèrent pour s'embrasser et leur position redevint vite horizontale.
Mais à ce moment précis, le téléphone de Marinette sonna plus loin dans la chambre et Adrien se leva pour aller le chercher.
Marinette ne put s'empêcher d'observer son corps nu et sa démarche tellement féline qu'avec une bouffé de tendresse, elle pu s'imaginer sa queue de chat se mouvoir doucement à chaque pas.
Elle fut par contre trop faible pour le regarder entièrement de face même après ce qu'ils venaient de faire et la perfection de cet acte.
La phrase d'Adrien acheva de colorer ses joues : «Ce sont tes parents.»
«Oui, Maman?» … «Non, j'ai dormit… chez Adrien.» … «Non, non, ne t'inquiète pas, il va bien. Tout va bien. C'est, hum, euh, parce que…» commença Marinette embarrassée, les mots lui manquaient. Ils étaient ensemble mais quels mots les définissaient? Un couple, en amour, proches?
Adrien, qui avait repris sa place tout contre elle, s'esclaffa devant ses joues cramoisies et lui pris l'appareil : «Bonjour Sabine? Oui, en fait, j'ai kidnappé Marinette et si vous voulez la ravoir ce serra contre une rançon d'une vingtaine de croissants.» … «Oui, c'est d'accord. Je vais lui expliquer la situation. Bonne journée.»
«Ta mère trouve qu'une vingtaine de croissant, c'est à la fois trop cher et pas assez. Et que je fais suffisamment pitié pour avoir un meilleur usage de toi qu'eux. Et que si je voulais des croissants, je ferais aussi bien de t'en demander.»
«Je n'ai jamais réussi à savoir qui avait le pire humour entre elle et toi!» s'épouvanta Marinette.
Ils éclatèrent de rire et il lui proposa d'aller faire une balade sur les toits de Paris.
«Tu n'avais pas quelque chose de prévu pour aujourd'hui? Tu as fait sonner à 6h du matin.» contra-t-elle. Gardait-il toujours ses habitudes de l'époque où il vivait avec son père?
«J'avais un rendez-vous pour faire couper mes cheveux ce matin et plus tard j'ai rendez-vous chez mon conseiller financier, mais je préfère aller me promener avec toi.»
«Laisse-les pousser!» conseilla-t-elle avec assurance.
«D'accord» accepta-t-il aussitôt avec un sourire canaille.
«En-enfin, je veux dire que-»bafouilla-t-elle mal à l'aise de sa hardiesse.
«C'est toi l'experte!» la défendit-il.
«C'est surtout moi qui vais en profiter le plus.» sourit-elle en glissant ses doigts dans ses mèches pour chatouiller son cuir chevelu et elle vit immédiatement ses yeux se fermer de plaisir. «Si on attendait un peu avant d'aller se promener» proposa-t-elle, coquine. «Si mes parents n'ont pas besoin de moi à la boulangerie aujourd'hui, je suis libre de passer la journée avec toi, moi aussi.»
Adrien décida d'en profiter pour reprendre là où ils en étaient.
Beaucoup plus tard dans la journée, ils firent finalement cette balade sous le plafond nuageux qu'était ce jour-là le ciel de Paris.
Comme Adrien avait invité Marinette dans un joli restaurant pour le dîner et à passer le reste de la soirée et la nuit avec lui, ils se dirigèrent à un moment, vers la boulangerie puisque, sous l'uniforme, elle était en pantalon de yoga et voulait aussi jeter un œil à la miracle box.
Mais puisque les parents savaient leur fille absente, ils passèrent par la boulangerie. Elle avait besoin de macarons pour Tikki de toute façon.
Mais, en la voyant entrer, Sabine décida de poursuivre la blague du matin mais avec le plus grand sérieux. «Non, non, non. On vous a dit qu'on n'en voulait plus ici!»
Adrien éclata d'un grand fou rire hilare et Marinette sourit elle aussi pendant que son père regardait depuis la cuisine.
Les quelques habitués étaient plus intrigués par Adrien que par la scène devant eux. Heureusement, ce n'était que de la curiosité, l'aide qu'il avait fournit durant la bataille en tant que lui-même avait été suffisante pour le disculper d'une quelconque complicité avec son père. Marinette expliqua alors qu'elle voulait aller à sa chambre chercher une valise pour la nuit.
«Qu'est-ce que tu peux bien avoir dans ta chambre de petite fille que tu ne peux pas racheter ou confectionner? Profites-en pour te fabriquer de nouvelle tenue en entamant une toute nouvelle vie avec lui. Repart en neuf et oublie ton passé.» fit la mère en bloquant le passage à sa fille.
«Adrien ne m'a même pas proposer de vivre avec lui, il ne m'a invité que pour une nuit. Tu ne voudrais pas que je monte à ma chambre, tu n'agirais pas autrement!»
«Exactement, tu as deviné. Ton père a commencé à transformer ta chambre en salle de jeux vidéo puisque tu es adulte maintenant et que tu n'en as plus besoin. C'est trop tard maintenant : il t'a voulu, il t'a eu.» termina-t-elle en faisant un geste vague vers Adrien.
Adrien était toujours incapable de s'arrêter de rire face à l'absurdité de la conversation. Marinette se tourna vers lui et demanda : «Tu n'es pas sensé prendre ma défense ou encore me protéger?»
«Pour me mettre à dos ma toute nouvelle belle-mère dès le premier jour?» répondit-il les yeux brillants de malice.
«Ha! Pourquoi est-ce que ma fille doit toujours tout analyser avant de prendre une décision?» demanda Sabine à personne en particulier. «Marinette, lorsque le bonheur est devant toi, il ne faut pas hésiter à le saisir! Ce garçon est amoureux de toi depuis cinq ans et toi de lui! Vous avez déjà perdu beaucoup trop de temps. Il est temps que tu voles de tes propres ailes et que tu sois heureuse.»
Elle se tourna alors vers la cliente qui attendait en ligne, une dame du même âge qu'elle environ «Il faut savoir les pousser hors du nid lorsqu'ils sont plus que prêts vous ne trouver pas?»
La dame ne pu qu'acquiescer sous son insistance.
«Je n'aurai pas dix-neuf ans avant encore trois semaines et j'ai fini l'école il y a moins de quinze jours!» s'insurgea Marinette qui trouvait que sa mère exagérait vraiment.
«Mais, tous les deux ensembles, vous avez prouvez à maintes reprises que vous étiez très responsables pour votre âge et vous avez fait face à des situations qui vous ont enseigné la réalité de la vie.» lui répondit sa mère.
«Que-?» fit Marinette vraiment perdue.
«Buguinette, je crois que ta mère essaie de nous dire qu'elle sait quelque chose à propos de nous que nous ne savions pas qu'elle savait.» l'aida Adrien en la réconfortant d'une main sur son épaule.
«Tu veu- je, je, quoi? Tu sais? mais, mais, mais…» bafouilla la jeune fille.
«Allez, tu n'as pas de temps à perdre.» les chassa la boulangère. «Tu as dit que vous aviez un rendez-vous galant ce soir et donc tu dois aller t'acheter quelque chose de joli. Et jeune homme, je m'attends à un coup de fil demain matin à la première heure pour savoir la date du jour J.»
Au sous-entendu concernant un possible mariage, Marinette renonça à argumenter et ne fit que remplir une grosse boîte de douceurs pour sa kwami.
«Je l'aurais fait avec plaisir, s'aurait même été un honneur» répondit Adrien sincèrement «Mais je ne sais même pas à quoi ressemblera ma vie la semaine prochaine! C'est difficile de parler d'avenir dans ces circonstances.»
«Il faut savoir prendre des risques dans la vie et demander des choses, les exiger même, si on veut qu'elles s'accomplissent.» le corrigea Sabine.
Adrien fit un signe de tête pour lui dire qu'il trouvait qu'elle n'avait pas tord et qu'il y réfléchirait.
Marinette acheta une petite robe marine très disco dans la première boutique qu'ils visitèrent. Elle n'avait pas vraiment la tête à la couture avec Adrien souriant près d'elle. La boîte en sécurité chez lui, au moins pour la nuit, ils ressortirent et profitèrent des rues de la capitale pour parler de leur avenir.
Ce n'était rien de précis vraiment, que des idées lancées en l'air et rattrapées avant de les laisser repartir de plus belle.
Mais ils choisirent tout de même une jetée multicolore qui ramènerait l'harmonie parmi la déco du salon d'Adrien, le premier objet qui leur appartenait en tant que couple.
Ils partirent tôt pour le restaurant, et cette fois, la conversation fut plus précise. Installés à l'écart, ils partagèrent des secrets et leur enfance, des choses qu'ils n'avaient jamais confiées à personne.
Adrien ne s'était jamais sentit aussi proche d'une personne et regrettait de ne pas s'être plus rapproché de Marinette plus tôt. Il se dit alors qu'il ne voulait plus laissé passer d'autres occasions, il ne voulait plus créer de regrets.
S'adressant au serveur, il demanda : «Attendez-vous une réservation de groupe ce soir?»
«Non, nous prévoyons une ambiance plutôt calme.» lui répondit-il honnêtement.
«Et si je voulais faire un peu de bruit, que me conseilleriez-vous?» s'enquit Adrien.
«La discothèque qui est juste à côté. Elle fait également partie de notre complexe et là aussi la soirée s'annonce peu achalandée.»
«Puis-je considérer que mon groupe d'amis et moi-même seront les bienvenus?» demanda Adrien en tendant un billet au serveur.
«Je fais les arrangements nécessaire pour cela, monsieur.»
«Tu pensais à quoi?» demanda Marinette qui avait observé le manège.
«Je peux emprunter ton téléphone?» demanda Adrien plutôt que de répondre.
Lorsqu'il le lui rendit, elle vit qu'il avait envoyé un message à pratiquement tous ses contacts. : «Adrien et moi, on fait une fête. Vous venez?»
Aussi simple que ça!
Dans la petite boîte de nuit intime et bondée de leurs amis et connaissances, Adrien et Marinette s'amusaient ferme.
Ils dansaient depuis des heures, avaient passé beaucoup de temps à s'embrasser dans les coins sombres, s'étaient même permis de prendre de l'alcool. Finalement, Adrien réclama le silence.
«Marinette, mon avenir est incertain. Je ne sais même pas à quoi ressemblera ma journée de demain. Mais en aussi peu que vingt-quatre heures, tu as changé ma vie. Du cauchemar que je vivais, je nage maintenant en plein rêve. Je crois toujours que ce n'est pas une bonne journée pour parler mariage mais, ce serait un honneur pour moi que tu acceptes de partager ma vie pour le reste de mes jours.»
Et sur le coup de minuit, les amoureux s'embrassèrent pour conclure cette journée merveilleuse.
