note d'auteure: Désolée. J'ai pas pu résister. Il fallait vraiment que j'écrive cette histoire. Et je songe à faire toute une série dans le même style parce qu'il y a d'autres idées du même genre qui me tournent en tête lorsque je regarde la série.
Adrien était généralement une personne qui prenait les choses à cœur. Il était sensible à son entourage et à ce que les gens autour de lui pouvaient ressentir. Il trouvait nécessaire de prendre soin des autres et de leurs sentiments en temps normal, mais avec le Papillon cela devenait une question de sécurité. C'était son devoir de super-héros de porter attention aux sentiments des autres pourrait-on dire.
Mais, il y avait aussi un côté impulsif en lui. Il était un être passionné qui voulait vivre tout ce que la vie pouvait avoir à offrir.
Cette contradiction existait chez lui.
Et il y avait aussi une contradiction chez Marinette. D'un côté, elle acceptait généralement sa présence. Ils étaient amis, du moins, il l'espérait.
Mais, d'un autre côté, elle le fuyait constamment, d'une manière ou d'une autre. Elle cachait ses sentiments, parfois, elle évitait sa présence.
Mais là, elle était là devant lui. Pratiquement entre ses bras.
Lui déclarant ce qui pouvait passer pour de la poésie amoureuse.
Elle était si proche de lui.
« Oh! Magnifique statue d'Adrien, ta cire est tellement douce, tes cheveux en poil de yack sont soyeux, tes yeux de verre si verts! Pourquoi ne suis-je pas une statue? Ainsi tout serait tellement plus simple pour nous! Oh! Pourquoi n'avons-nous pas été moulés ensemble dans le plâtre du destin? Les yeux dans les yeux de verre, lèvres de cire contre lèvres de cire? Enlacés pour l'éternité? »
Adrien n'en pouvait plus. Il n'avait qu'une envie depuis qu'elle s'était rapprochée. Une envie irrépressible de lui faire cette blague.
Il plongea vers les lèvres tendues de Marinette.
Ses propres lèvres capturèrent celles de la jeune fille dans une caresse magnétique. Si bien qu'il fut pris à son propre piège, il ne pouvait plus reculer ou se libérer.
C'était comme si la peau si douce de Marinette s'accordait avec la sienne aussi solidement que les crochets et le duvet du velcro.
Leurs bouches se déplacèrent en parfait accord pour s'embrasser.
Lentement, les bras d'Adrien quittèrent la position de statue qu'il avait imitée et se refermèrent sur le corps chaud tout contre lui.
Il réalisa alors avec un temps de retard, qu'elle ne s'était pas enfuit.
Le baiser, pour spontané qu'il ait été, était merveilleusement bon. Les lèvres d'Adrien se firent plus caressantes et celles de Marinette y répondirent.
Doucement, Adrien fit courir ses doigts sur elle jusqu'à ce qu'ils atteignent sa joue qu'il caressa.
Les bras de Marinette aussi se déplacèrent. Ils vinrent se loger autour de son cou comme si là étaient leur place.
Adrien referma de nouveau son étreinte sur Marinette pour la rapprocher encore plus de lui.
Presque inconsciemment, les doigts de la jeune fille se mirent à s'emmêler dans les mèches blondes pour y jouer de chatouillements.
Adrien ne résista pas à lui retourner la caresse et glissa les doigts sous l'élastique qui retenait sa couette.
Devant l'intimité de ce geste, Marinette se fit audacieuse et goûta les lèvres qu'elle embrassait en y glissant le bout de la langue.
Adrien n'eu alors d'autre idée ne tête que de découvrir la saveur de sa bouche. Lui aussi écarta les lèvres et sa langue partie à la conquête de nouveaux territoires. Tirant même un petit gémissement à la demoiselle auquel il répondit d'un soupir de bien-être.
Marinette ne pu retenir un bruit de gorge amusé avant de reprendre le baiser mais de façon beaucoup plus intense et possessive.
Les mains d'Adrien entrèrent en mouvement pour ne plus cesser de la caresser des épaules au bas du dos.
Ailleurs dans le musée. Manon, ce sentant délaissée, pris sa baguette à la Marionnettiste en cire.
Adrien et Marinette n'avaient toujours pas rouvert les yeux. Leur baiser sulfureux se poursuivait toujours, enivrés qu'ils étaient l'un par l'autre.
Adrien se disait : 'Il faut que j'arrête, c'est mal. Encore juste un peu plus avant d'arrêter. C'est tellement bon!'
Et Marinette ne pensait pas beaucoup au-delà de ce qu'elle ressentait. Elle ne voulait pas savoir se qui se passait. Elle savait juste qu'Adrien l'embrassait et ne voulait pas penser au moment où il leur faudrait se séparer. Alors, elle aussi l'embrassait et profitait pleinement du moment présent.
Elle entendit un bruit derrière Adrien, des pas. Et pensa qu'Alya ou quelqu'un d'autre les avait trouvé et prise sur le fait de l'échange passionné, elle se sépara d'Adrien juste assez pour regarder dans la direction du bruit.
Elle lâcha alors un cri de surprise et sursauta. Là, à une dizaine de pas, se trouvait le Papillon. En 3D et effrayant.
Sans perdre de temps, le terroriste attaqua. Vif comme l'éclair, Adrien saisit l'ombrelle d'Aurore Boréal et s'en servit pour bloquer la canne offensive de son ennemi.
Ils échangèrent quelques passes canne contre ombrelle comme s'il s'agissait de vraies épées mais se retrouvèrent dans exactement la même position, Adrien bloquant le Papillon qui avait le dessus sur lui.
« Je ne te laisserai jamais la toucher. Même si je dois mourir pour la protéger! » promis-t-il. « Marinette cours, cache-toi. » ordonna-t-il avant de reprendre le combat contre son adversaire.
La marionnettiste vaincue, le musée revenu en ordre et son personnel délivré, tous reprirent le chemin de la maison. Mais Adrien tint à rester seul à seule avec Marinette avant de la quitter.
Durant tout le chemin, aucun d'eux ne pris la parole. Ils ne se regardèrent même pas. La voiture stationnée devant la boulangerie, Adrien demanda à son garde du corps de les laisser seuls dans le véhicule.
« Je suis désolé Marinette. Je n'aurais jamais dû t'embrasser. Parce que j'en aime une autre. » fit-il d'une petite voix. « Je ne sais pas pourquoi tu m'as répondu mais je t'ai seulement et simplement embrasser parce que j'en avais envie. Et pas pour t'avouer des sentiments amoureux. C'était juste trop agréable pour que je m'arrête. Et je m'en veux de ne pas avoir été suffisamment gentleman avec toi.»
'Même si je dois mourir pour la protéger! Même si je dois mourir pour la protéger!' Les paroles convaincues d'Adrien tournaient dans la tête de Marinette et tournaient si vite qu'elles l'étourdissaient. Elle se tassa sur elle-même. Adrien était amoureux d'une autre, pas d'elle. 'Même si je dois mourir pour la protéger!'
« Tu, euh, embrasse souvent des filles comme ça? Je te demande ça, parce que je n'aurais jamais dit ça de toi mais je n'aurais jamais dit non plus que tu étais amoureux de quelqu'un. C'est Kagami? » chercha-t-elle.
« Non, il ne s'agit pas d'elle. Et je n'ai pas l'habitude d'embrasser des filles, non plus. Je sais juste que la fille que j'aime m'a déjà embrassé mais ce baiser, ces baisers, que nous venons d'échanger étaient les premiers dont je me souvienne et il étaient comme les premiers pour moi. Et franchement, je ne les regrette qu'à moitié et j'en suis d'autant plus désolé.»
« Comment ça? Je ne comprends pas. Tu as oublié les autres? » éclaircie Marinette.
« J'ai eu ma part de temps effacé et volé par des akumas! Y compris mon premier vrai baiser, techniquement parlant. Mais, jusque là, je crois que j'ai eu la chance de n'être embrassé que par des personnes que j'aime. Je l'espère en tout cas. Je n'aimerais pas apprendre un jour que ce n'est pas le cas.»
« Des personnes que tu aimes? Tu aimes plusieurs personnes à la fois?» demanda timidement Marinette. Qu'entendait-il par là? Qui d'autres l'avait embrassé?
« Oui, tu sais, je t'aime aussi, bien sur. Tu es mon amie. Tu es même ma confidente. Y'a des tas de choses que je te dis qu'à toi et que je ne dit à personne d'autre. Je t'aime aussi. Enfin, tu vois. Je t'aime toi, mais c'est avec elle que je veux être. En couple. Je veux être en couple avec elle mais, j'aimerais aussi passer du temps avec toi en ami. Du coup, je n'aurais pas dû t'embrasser, voilà. J'ai peur que tu m'en veuille de l'avoir fait et que ça change les choses entre nous. Tu m'en veux?»
« Euh » Marinette pris le temps d'analyser ses sentiments. « Non, je ne peux pas t'en vouloir pour le baiser. Mais, » Elle pinça sa lèvre inférieure entre ses dents puis répondit. « Moi, c'est avec toi que je veux être en couple. »
Et sans un mot de plus, elle ouvrit la portière et rentra chez elle.
