Hello !

Après des années d'absence sur le forum, je suis revenue poster une fanfiction. Celle-ci sera terminée pour une fois, et ce de façon absolument certaine, puisque presque tous les chapitres sont déjà rédigés dans mon ordi.

A vrai dire, je ne sais même pas s'il reste encore beaucoup de gens qui lisent des fanfictions sur ce site, et j'ai un peu peur de ne pas avoir de lecteurs pour celle-ci, vu qu'il s'agit d'une série qui commence à dater (mais bon, moi j'aime bien m'y prendre 3 plombes après tout le monde) et pour laquelle il n'y avait déjà pas beaucoup d'écrits à l'époque. Mais bon, le show m'a donné beaucoup d'idées, et j'ai décidé de me faire plaisir. Donc si vous me lisez et que ça vous plaît, n'hésitez pas à me faire signe en review, ça me rendrait très heureuse.

En tout cas je sors de ma zone de confort, pas de One Piece cette fois, du Chuck !

Cette fiction est un peu inspirée de celle de l'histoire de Lassroyale, "The Art of Kissing John Casey". Cette dernière semble malheureusement abandonnée, mais si vous lisez l'anglais, n'hésitez pas à aller la découvrir, je la trouve vraiment pas mal. Je me suis inspirée de l'idée initiale, mais le développement est assez différent, du moins je l'espère.

Pour le contexte : je la situe quelque part vers la fin de la saison 1, avec Chuck qui est toujours sous la garde de Sarah et Casey (je préférais la série comme ça personnellement, mais je ne l'ai pas fini, j'en suis à la saison 4). Vous repérerez peut-être quelques incohérences temporelles, j'ai notamment eu un doute quant à l'apparition du Fulcrum par rapport à la présence de Harry Tang, mais ça me semble être un détail secondaire.

Voila, c'est la fin de ma petite introduction, j'espère que vous apprécierez votre lecture.


J-5

- QUOI ? … C'est hors de question !

- Ce sont les ordres, major Casey, lui rappela durement le général Beckman.

- Non mais… ce n'est pas possible ! s'écria l'agent, enragé.

- Dois-je en déduire que vous ne souhaitez plus être major, major ? demanda sa supérieure, la voix tranchante.

Casey resta bouche-bée devant les implications des paroles du général. Le menaçait-elle de le rétrograder ? Pour une histoire aussi stupide ? Il ne pouvait s'y résoudre.

- C'est bien ce que je pensais, commenta Beckman devant son silence. Je vous charge de mettre Chuck au courant.

Et elle coupa la communication. Casey resta immobile devant l'écran noir. Qu'est-ce que c'était que cette folie ? Oui, il pouvait tout accepter… Tout, tout sauf ça ! A côté de lui, Sarah s'éclaircit la gorge, le ramenant à la réalité. Il avait oublié sa présence.

- Ça va Casey ? Tu veux que je prévienne Chuck ?

Le major se contenta de hocher la tête, avant de se laisser tomber au fond de son canapé, l'air presque désespéré.

xXx

Chuck était dans sa chambre, allongé sur son lit en train de jouer à Call of Duty, lorsqu'il reçut le SMS de Sarah :

"Nouvelle mission urgente, rejoins-nous chez Casey dès que possible"

Le jeune homme soupira. Ce boulot d'espion lui prenait tout son libre. Oui, il n'avait rien de prévu ce soir, et alors ? Il avait le droit de se détendre lui aussi… Mais bon, le devoir l'appelait. Il relut le message. Sarah était chez Casey, donc dans la maison voisine, et elle ne l'avait même pas prévenu. Il ne put s'empêcher de ressentir un pincement au cœur. Même si leur relation n'était qu'une couverture, il n'arrêtait pas de penser à elle, à ses cheveux dorés, sa peau couleur pêche et son odeur semblable à celle de la rosée du matin. Si seulement tout pouvait être réel entre eux…

Dix minutes plus tard, il toquait à la porte de Casey et Sarah vint lui ouvrir. A sa vue, Chuck ne put s'empêcher de remarquer qu'elle était encore plus belle que dans ses pensées. Il était content de la voir, et cela semblait réciproque. Elle l'invita à entrer joyeusement, et lui fit signe de se rendre au salon. Casey, son second garde du corps, s'y trouvait déjà. A peine Chuck l'aperçut-il qu'il comprit que le major était furieux. Alors oui, ce dernier l'était souvent, mais en voyant son regard assassin, l'informaticien comprit qu'il était impliqué dans cette colère et que tout ça ne sentait pas bon pour lui.

- Tu lui expliques Casey, ou je m'en charge ? demanda Sarah, qui l'avait suivi.

John Casey grogna en réponse, et détourna les yeux, les bras croisés sur sa large poitrine, montrant ostensiblement qu'il n'avait aucune intention de participer à cette conversation. Son attitude contrastait radicalement avec celle de Sarah, qui abordait depuis l'arrivée de Chuck un petit sourire aux lèvres. Elle invita son faux petit ami à s'asseoir près d'elle, sur l'autre canapé.

- Bon, écoute Chuck, le général Beckman a une nouvelle mission pour nous. La CIA a repéré un agent du Fulcrum, suspecté de mettre au point une arme bactériologique qui aurait l'apparence d'une simple drogue. Sa cible serait un bar gay très populaire de Burbank. En empoissonnant le plus de clients, sous prétexte de leur procurer un peu "d'amusement", il espère sans doute faire passer ce massacre pour un attentat islamique et provoquer un conflit communautaire. Nous devons absolument l'en empêcher.

Chuck hocha la tête. La mission lui paraissait assez simple. Se rendre au bar, trouver le traître qui y vendrait de la drogue, l'arrêter. Pour des espions en tout cas, oui, c'était tout ce qu'il y avait de plus ordinaire. Il ne comprenait pas ce qui pouvait mettre Casey dans cet état.

- Maintenant, pour la partie sensible…

Casey grogna à nouveau. Preuve qu'il les écoutait, même s'il continuait de prétendre le contraire

- Pour la partie sensible, reprit Sarah, eh bien, il s'agit d'un bar gay. Enfin, ouvert à toutes les personnes LGBT, et aux personnes hétéros, mais fréquenté en très très grande majorité par des personnes gays.

Oh oh… Chuck commençait à comprendre où elle voulait en venir, et cela l'effrayait un peu.

- Je ne vais pas passer par quatre chemins. Pour assurer ta protection, Beckman veut que Casey et toi vous vous fassiez passer pour un couple homosexuel. Cela vous permettrait de vous fondre dans la masse et de ne pas attirer trop de prétendants.

Hébété, Chuck regarda Casey. Il vit que Casey le regardait. Il détourna les yeux. Ferma les yeux. Tenta d'imprimer dans son esprit son ordre de mission. Se faire à l'idée. Il allait devoir… embrasser Casey ? L'idée lui provoqua un frisson de dégoût. Mais il ne devait pas le montrer devant les agents. Il ne voulait pas vexer Casey, ou avoir l'air homophobe, c'était juste que… c'était Casey quoi ! Pour se changer les idées, il essaya de penser à autre chose… Buy More, Ellie, Sarah…. Surtout Sarah et…

- Chuck !

La voix de sa fausse petite amie le ramena à la réalité. Il ouvrit les yeux, croisa immédiatement le regard soupçonneux du major, et sauta sur ses pieds, se retournant vers Sarah :

- Je suis désolé Sarah… je peux pas… j'ai jamais… On ne pourrait pas se faire passer pour un couple hétérosexuel un peu perdu, toi et moi ?

- On attirerait trop l'attention, lui expliqua Sarah en lui prenant la main, tentant de le calmer.

- J'avais bien dit qu'il ne serait pas d'accord, s'exprima enfin Casey, la voix railleuse.

Chuck se retourna vers le major. Il avait l'air moins furieux qu'avant. Juste sincèrement agacé par l'informaticien et ses récriminations, comme d'habitude. Cela mit Chuck hors de lui. Il se détacha de Sarah et se planta devant Casey, pointant un doigt accusateur en direction de son ami.

- Parce que toi, ça ne te dérange pas peut-être ? Oh merde, je ne sais pas si ça devrait me rassurer, ou au contraire si c'est bizarre que ça ne te dérange pas… Oh merde

Casey se leva et le repoussa plus loin de lui.

- Calme toi Bartowski, ça ne m'amuse pas non plus, crois-moi. Mais les ordres sont les ordres, va falloir faire avec.

- Et bien fuck les ordres, s'écria Chuck.

Il était certain que cette provocation allait faire éclater la colère de l'agent. Mais étonnamment, celui-ci ne répliqua pas. Il fixait un point derrière Chuck.

- Qu'est-ce que vous venez de dire, M. Bartowski ?

Chuck se retourna, à nouveau. Le général Beckman venait d'apparaître sur l'écran de télévision derrière lui. Avait-elle secrètement écouté toute leur conversation ? Il espérait que non.

- Je… je… Général. Je ne me sens pas prêt à accomplir cette mission. Je…

- L'agent Casey n'est pas à votre goût ?

Ils restèrent tous bouche-bée devant cette réplique du général. Elle l'avait dite si sérieusement qu'il était impossible de savoir si elle plaisantait ou non. Elle ne les avait en effet pas habitués aux plaisanteries. Dans le doute, Chuck répondit avec précaution :

- Non… enfin ce n'est pas ça… je veux dire, je ne me sens pas prêt à assumer cette mission, j'ai peur de griller notre couverture.

- Chuck, l'Intersecret est notre seule chance. Voulez-vous que la moitié des clients du bar Quir meure parce que vous ne supportez pas de passer pour gay ? Même question, major Casey.

Celui-ci renifla, et secoua la tête. Mis au pied du mur, Chuck se résigna :

- Non Général, bien entendu que non… C'est d'accord, j'accepte la mission.

- Très bien, conclut Beckman. La grande soirée trimestrielle est samedi soir, dans 5 jours. Je veux que vous mobilisiez le peu de temps qui vous reste à vous entraîner et à paraître crédible dans votre couverture. Ne me décevez pas.

Elle disparut à nouveau. S'entraîner ? S'entraîner à paraître gay ? C'était complètement absurde. Et puis, s'il devait être tout-à-fait honnête, le problème n'était pas tant de prétendre sortir avec un homme, même si c'était déjà largement sortir de sa zone de confort, mais surtout de prétendre sortir avec Casey. C'était un militaire, un tueur surentraîné, un homme habitué à étouffer ses émotions, et un "camarade" qui passait son temps à le railler et le critiquer. Chuck regarda à nouveau Casey. Même s'il ne le fusillait plus du regard, Chuck pouvait clairement voir un tic nerveux agiter le sourcil de l'agent. Qu'est-ce qu'il devait faire maintenant ? Le prendre dans ses bras pour essayer de le calmer ? Il ne put retenir un rire nerveux à cette idée, ce qui fit visiblement redoubler l'agacement du major.

- Vous voulez que je vous aide les gars ?

Sarah. C'est vrai qu'elle était toujours là. Il allait devoir embrasser Casey devant Sarah. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais cela rendait toute cette histoire encore plus étrange. De toute manière, comment pouvait-elle les aider ? C'était un problème à régler entre lui et Casey.

- Non merci Walker, rentre chez toi, déclara ce dernier.

Et en disant cela, le major saisit sa veste puis se dirigea vers la sortie. Il claqua la porte, n'en pouvant apparemment plus de rester dans cette pièce.

- Mais… on est chez lui, fit remarquer Chuck.

- Je crois qu'il a besoin d'un peu de temps pour digérer tout ça, répondit Sarah en haussant les épaules. Toi aussi, je pense. Va te reposer, et reviens le voir demain matin s'il ne s'est toujours pas manifesté.

Chuck acquiesça, toujours un peu interloqué. Finalement, cette mission ne serait pas de tout repos. Ils quittèrent l'appartement de Casey, la porte se fermant automatiquement derrière eux, puis se dirent au revoir dans la cour.

xXx

Cela faisait 5 heures. 5 heures que Casey était parti et n'était pas revenu. Il faisait désormais nuit noire, et le major n'avait pas pris sa voiture, que Chuck avait remarquée dans l'allée. L'informaticien commençait à s'inquiéter. Pour cette mission, il ne se sentait pas d'être le plus calme, et voilà que Casey pétait les plombs. Ils n'allaient jamais y arriver.

Un peu après minuit, il vit enfin la lumière s'allumer chez son voisin. Après quelques instants de réflexion, il passa par la fenêtre, et se rendit devant la porte de l'espion. Il se sentait comme un kamikaze forcé d'entreprendre une mission suicide. Timidement, il toqua à la porte, espérant au fond de lui que l'agent ne répondrait pas. Mais celui-ci ne tarda pas à ouvrir. Immobile dans l'encadrement de la porte, les lèvres pincées, son attitude démontrait qu'il ne s'était pas encore entièrement calmé. Casey le regardait en silence, n'ayant apparemment pas l'intention de le laisser entrer avant qu'il ne lui ait expliquer les raisons de sa présence.

- Je… J'ai remarqué que tu étais parti et que tu venais seulement de rentrer, je me suis dit que j'allais venir voir si ça allait…

- Au beau milieu de la nuit ? Tu prends cette mission un peu trop à cœur, Bartowski.

Chuck rougit devant le sous-entendu. En plus, Casey qui lui disait qu'il prenait une mission trop à cœur, c'était l'hôpital qui se foutait de la charité. Il voulait juste régler leur problème, parce qu'ils avaient un gros problème, surtout s'ils ne pouvaient pas rester plus de 2 minutes dans la même pièce sans s'engueuler. D'ailleurs, Chuck était agacé maintenant :

- Ecoute, moi j'essaie de gérer tout ça de façon mature, pendant que toi tu t'enfuis comme un gamin effrayé, alors tu vas arrêter de te foutre de…

Il lut dans les yeux de Casey le moment où celui-ci perdit son calme. L'agent l'interrompit en le saisissant par le coude, le tirant à l'intérieur de chez lui et le planquant contre un mur. Chuck était désormais bloqué entre les deux bras et le corps du major, qui formaient comme une cage autour de lui. L'espion était beaucoup trop proche, il pouvait sentir son parfum, une odeur de musc et de poudre de canon avec un brin indéchiffrable de… Casey. Un parfum de danger. Chuck déglutit. Il commençait à regretter son idée d'avoir voulu visiter son ami.

- Qui est un gamin effrayé maintenant ? gronda Casey, la voix teintée de colère.

Lui… Chuck était clairement effrayé par la situation impossible dans laquelle il s'était fourré. Il savait bien qu'il n'avait aucune échappatoire et ne pouvait fuir avant que son garde du corps ait décidé de le laisser partir. L'informaticien se mordit la lèvre et baissa la tête en silence. Rapidement, Casey se recula et le libéra :

- Merde… C'est pas le but que t'ai peur de moi, Chuck.

Il l'appelait par son prénom, c'est qu'il s'était un peu calmé. Chuck releva les yeux. C'était la première fois que le major lui faisait vraiment peur. Enfin, à part la fois où il avait essayé de le tuer, bien sûr. Et les fois où il essayait de tuer quelqu'un d'autre. A part ces fois-là, il ne lui faisait généralement pas peur. Mais là… Casey soupira, et passa une main dans ses cheveux. Il partit vers la cuisine. Chuck resta planté dans l'entrée, ne sachant pas s'il devait le suivre.

- Bartowski, viens boire une bière, l'appela le major depuis le salon

Ok, c'était clairement un ordre. Chuck avança sans réfléchir. Casey avait raison, s'il avait peur de lui, ils ne réussiraient jamais leur mission. Et il était venu ici de son plein gré, alors il n'était plus l'heure de faire marche arrière. Il alla dans le salon et saisit la bière que lui tendait son hôte. Leurs doigts se touchèrent plus longuement que nécessaire, et Chuck était certain que le major n'aurait pas permis ce contact si leur mission ne l'exigeait pas. L'informaticien décida de s'asseoir sur le second canapé, perpendiculaire à celui de Casey, mais celui-ci haussa immédiatement un sourcil. Chuck comprit l'injonction silencieuse et rejoint le major sur son canapé, restant cependant à une distance respectable. Le militaire soupira et se rapprocha de lui-même. Les deux hommes ne se touchaient pas, mais le plus jeune pouvait à nouveau sentir l'odeur de son coéquipier, et cela le perturbait déjà suffisamment. En plus, assis ainsi côte à côte, il ne pouvait pas le regarder en face, au risque de se retrouver avec leurs deux visages bien trop proches. Chuck porta sa bière à ses lèvres, avant de demander :

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Casez laissa échapper un de ses grognements caractéristiques en réponse, puis attrapa la télécommande sur la table basse. Il zappait d'une chaîne à l'autre, lorsque Chuck lui saisit la main en s'écriant soudainement :

- Ah, attends ! La chaîne avant, c'était Star Trek !

Par réflexe, le major retira son bras, puis gronda :

- Et alors ?

- C'est ma série préférée.

- Et alors ? répéta Casey

Toujours aussi sympathique, l'espion ne semblait pas vouloir lui accorder ce plaisir. A moins que…

- Si on doit prétendre être en couple, tu dois te familiariser avec mes centres d'intérêts, argua Chuck

Casey le fusilla du regard, mais retourna sur la chaîne précédente. Chuck pouvait jurer l'avoir entendu maugréer « encore un truc de nerd… ». Ils regardèrent un épisode dans le plus grand silence. Chuck apprécia ces minutes de simple camaraderie, mais il réalisa à un moment que cela ne les aidait pas vraiment à renforcer leur couverture. Doucement, il entreprit de poser sa main sur le genou de Casey. Immédiatement, la main de l'agent vint agripper la sienne, l'empêchant de bouger. Dieu, l'espion était constamment sur ses gardes. Les deux hommes échangèrent un regard, puis Casey desserra sa prise, légèrement. Toujours sans un mot, Chuck enserra sa main avec sa jumelle, et ils continuèrent à regarder la série, leurs doigts entremêlés. L'instant aurait pu être mignon, mais l'informaticien sentait, plus qu'il ne voyait, la tension dans les muscles de son ami, qui se faisait violence pour ne pas lui broyer les doigts. Ils avaient du pain sur la planche…

Après un autre épisode, Chuck regarda sa montre et sursauta. Il était déjà 1 heure, et ils commençaient à 8 heures le lendemain.

- Casey, je dois y aller.

Le major relâcha sa main immédiatement, comme s'il s'agissait d'une araignée repoussante et qu'il n'attendait que ça depuis une heure. Chuck ne put s'empêcher d'être un peu vexé. Il salua son ami, et s'apprêtait à partir, lorsque lui vint à l'esprit une idée amusante. Une petite vengeance. Avec un sourire aux lèvres, il se retourna vers l'espion, toujours assis, et lui lança :

- Bon, à demain, chéri !

Chuck se pencha alors pour embrasser Casey sur la joue. Il savait que celui-ci détestait les marques d'affection. Le major l'agrippa brusquement par la nuque :

- Qu'est-ce tu fous Bartowski ?

Toujours penché vers son ami, l'informaticien lui murmura à l'oreille :

- J'embrasse mon copain pour lui dire bonne nuit. C'est normal, non ?

L'espion pouffa dédaigneusement, et le repoussa plus doucement que ce à quoi Chuck s'attendait. Le plus jeune, satisfait, retourna dans son appartement et partit se coucher dans sa chambre.


Et voilà, une petite introduction tout en douceur pour commencer. Le rythme s'accélérera dans les prochains chapitres, soyez-en certains :)