Heeuuu.. Bonjour ? En gros, c'est des OS sur le personnage de Donald, sur sa vision des choses, comment il a vécus les événements. Alors je ressort le dramatique de la situation, car j'aime faire des trucs un peu triste.
Alors, voilà... Je ne sais pas trop ce que je fais là, seulement, je sais que la saison 3 de Ducktales va débarquer d'un moment a l'autre, et je ne sais pas trop ce que ça va donner. Surtout avec le retour de Della...
Aussi immuable que sa voix, et aussi tragique que la disparition de Della.
Parce que je ne sais pas. Je trouve que c'est un personnage tragique qui garde un grand sourire en hurlant "Tout va bien", alors que son seul souhait est de se rouler en boule sous une table.
Et qu'il soit le comique relief de la série le rend plus triste encore...
Et aussi parce que je trouve que ce perso mérite un peu plus d'amour dans sa vie, ou une petit vengeance pour les vertes et le pas mures qu'il se prend dans la tronche autant pour sauver sa famille, qu'à cause d'elle. Ouais, ce ne sera pas très objectif tout ça. Je serais cruelle envers Scrooge et le reste de la famille McDuck, mais après un deuxième visionnage de la série, je me dit qu'ils ont mérités quelques piques.
Communications
Quand Donald était enfant, on s'est rapidement rendu compte qu'il y avait un problème.
Si on pensait comme l'adage que le temps arrangerait tout, les années leur avaient prouvées le contraire.
Ses babillages d'enfant étaient devenus de la purée de sons inintelligibles, sa voix cassée en écho avec le sujet de son bavardage.
Lui même s'était rendu compte de la difficulté à dire des mots, à faire les sons appropriés pour se faire comprendre.
Rapidement, il avait dû bazarder son rêve de grandeur dans la musique et le chant.
Sa guitare, reliquat d'une voie inaccessible, utilisée seulement pour embêter sa famille lors de ses rassemblements stupides et inutiles que l'on qualifié de fête.
A part voir ça comme une reconstitution de la guerre froide, Donald n'avait pas beaucoup de sentiment envers ces « chaleureuse » retrouvailles. En tant qu'enfant rebelle, chanter très fort les comptines de Noël avait été une basse vengeance.
Mais il n'en pouvait plus des regards de déceptions, des sourires crispés face de ses tentatives de conversations.
Et surtout, cette mine d'interrogations constante sur lui, comme si il était une pièce rapporté, une erreur dans le décor qui devrait être enlevée.
Les journées chez l'orthophoniste n'avaient rien apporté au jeune canard si ce n'est un énorme complexe.
Des heures chez le dentiste n'avaient rien arrangé non plus.
Il avait beau se torturer la gorge, tordre ses cordes vocales malformées pour émettre les bons sons, simplifier ses phrases en éjectant tout mots comportant une syllabe compliquée, il n'était toujours pas compréhensible.
Seule sa sœur pouvait déchiffré ses miettes de phrases.
Mais sa sœur était ce qu'elle était.
Parfaite.
Chose qui enrageait un peu plus Donald, dévoré par l'envie.
Il aurait tellement voulu avoir un morceau de sa lueur, une fraction de ce qui la composait.
Della était intelligente, extravertie, aventureuse, forte, et pouvait dire un discours sans avoir une seule syllabe déformée, ou sans fourcher une seule fois la langue. Partir à l'aventure, le regard luisant, alors que lui avait perdu la flamme depuis longtemps.
Elle faisait bien partit de la famille MacDuck, les aventuriers conquérants...
A coté d'elle, Donald avait l'impression d'être tous les défauts que l'univers avait retiré de sa sœur.
Des deux jumeaux, il savait qui était le préféré. Ce n'était qu'un choix logique.
Della lui disait qu'il se faisait des idées.
Mais si il était à moitié muet, il n'était pas aveugle.
Il voyait bien la force de sa famille, les qualités de chaque membre qui le rendait unique.
Dommage que ce qui le faisait ressortir du lot n'était ni une intelligence surprenante, ni une chance insolente.
Lui n'était de bourde, comique relief et autre maladresse.
Et sa voix brisée.
Son défaut devenait de plus en plus présent, son ton de plus en plus hachée, déformée, devenu avec sa voix adulte un son agonisant.
Donald avait donc cessé de parler, ne prononçant des mots que dans l'extrême nécessité d'une réponse.
Ce qui lui valu d'être encore un peu plus à part, ça et ses crises de rage qui lui prenait tant les tensions s'agglutinaient dans sa gorge, la rendant plus muette.
La colère d'être ce qu'il est. Un défaut de fabrication.
Perdu entre Della, la sœur parfaite, et ces deux cousins.
L'un né avec une chance défiant toute les lois de la probabilités et l'autre avec une intelligence scientifique incroyable…
Donald avait l'impression de n'avoir rien pour lui…
Si ce n'est les défauts.
Sa colére grossisait encore, à en devenir étouffante.
Mais après, des gens très appréciés avaient des défauts.
Scrooge en était bourré, dans la vision personnelle de Donald.
Buté, roublard, égoïste et surtout, n'acceptant jamais ses erreurs.
Son oncle n'était pas parfait, et pourtant il était admiré par beaucoup de gens, et la famille McDuck le respectait.
Et même Donald l'aimait.
Pourtant il n'était pas le dernier à être roulé dans la farine par son oncle, qui se moquait de lui et de ses bons sentiments à la première occasion. Peut être que parce qu'il le faisait avec tout le monde, Donald ne se sentait pas personnellement visé.
Oncle Scrooge était une des personnes préférées de Donald.
Malgré le fait qu'il ait un air un peu crispé quand il tentait de lui parler, c'était un de ceux qui faisait le plus d'effort pour le comprendre. Il réussissait même assez bien à traduire ses sons baragouinés.
Alors Donald avait commencé à avoir de l'espoir, infime mais quand même présent.
Peut être arriverait il a être comme lui.
Avec des défauts, mais au moins apprécié malgré tout.
Bon, il n'avait pas son charisme, ni son sens du spectaculaire, ni son grand savoir, mais il pouvait essayer.
Mais encore une fois, l'univers sembla lui hurler un refus.
Et la rage muette renfloua dans ses veines.
Les seules fois où il se sentait accepté, il avait comprit que ce n'était pas dans son intérêt.
Entre les dépannages de dernières minutes et les services rendus qui lui avait fait perdre des plumes, Donald avait vite déchanté.
Ce n'était ni par amour, ni par amitié qu'on l'appelait au secours.
Seulement car il était le punching ball de ce destin dont Donald semblait être le seul a voir les fils grossiers.
Il était une bonne pâte, et tout le monde l'avait bien comprit.
Il n'était pas gentil, il était idiot.
Encore un défaut à mettre sur la liste.
Ce n'était plus une qualité. Ça aurait put.
Cela pouvait être vu comme de la générosité, ou bien de la bonne foi.
Mais pas dans la famille Duck ou les liens familliaux s'arrêtaient à l'interêt personnel.
Et après on le houspillait pour ne pas partager les liens indestructibles du clan McDuck, mais Donald n'en voyait aucun.
Donald s'était encore un fois sentit mis à l'écart.
Mais malgré tout, comment leur en vouloir.
C'était lui qui n'était pas à la hauteur.
Il n'y avait que Della qui tentait toujours de prendre son parti devant les autres, même si ça n'était pas facile.
Pour l'aider à communiquer, ils avaient même apprit le langage des signes.
« Si ils ne font pas l'effort de te comprendre, alors on a qu'a leur donné une bonne raison de nous demander ce qu'on dit. » avait dit Della en posant le manuel sur la table.
Donald avait tellement été touché qu'il en aurait presque pleuré.
Il l'a surement fait.
Il l'a surement prit dans ses bras pour être gentiment mais fermement repoussé par sa sœur.
Elle n'était pas fragile, contrairement à lui qui pouvait pleurer.
Mais c'est si lointain a présent, il ne s'en souvient plus.
Ils étaient restés longtemps cote à cote. Même si elle préférait la vitesse des cieux, et lui, la solitude de la mer.
Même si elle rêvait sans cesse d'aventure, et lui de calme.
Ils avaient continué de parler entre eux, à se faire des blagues stupides, même en tant que jeunes adultes.
Il faut dire que Donald n'avait pas beaucoup d'autre amis.
Della non plus. Mais avaient ils seulement le choix.
Finalement, au coté de sa sœur, il avait recommencé à parler.
Mais malgré cette communication nouvelle, toute sa colère n'était jamais sortie, restant dans ses entrailles en espérant ne jamais voir le jour.
Il l'avait enterré profondément, ne laissant que ses crises puériles remontées comme soupapes de sécurité, pour dilapider la pression qu'il sentait dans sa poitrine.
Avec la famille qu'il avait, il n'avait pas de raison d'être en colère.
Avec la sœur qu'il avait, il n'avait pas le droit d'avoir la rage.
Si Della l'entendait, ça lui suffisait.
Si Della restait à ses cotés, ça lui suffisait.
Ouais, je vous avez prévenu. Ce ne sera pas objectif du tout.
Je ne sais pas trop d'ou me vient cette vision de la famille McDuck. Surement de l'épisode ou Scrooge se retrouve dans le château familiale. Ils parlent toujours de famille, mais semble pas pouvoir se voir en peinture sans se voler dans les plumes.
Le coté "Donald rend service pour se faire rouler par les autres" vient carrément du peu de comics que je lisais ou il y avait des aventures de Picsou. Je me souviens d'avoir était choqué a quel point l'univers semblait en vouloir à Donald. Et encore, dans les comics, il parle sans difficulté... Ce qui n'est pas le cas dans la série. Enfin, pour ceux qui sont déçus.. Je suis désolé. Mes traductions d'univers sont toujours un peu tristes et solitaires.
Et pour les rares personnes qui sont arrivées jusqu'ici et a qui ça a plue... Y aura une suite.
