Allez, après je ne sais combien de temps, voici une nouvelle fic. Bon comme je l'ai dit à certain, elle n'est pas fini, pour l'instant j'ai 11 chapitres d'écrit. Mais vu les temps de confinement, je me suis dit que ça pourrait vous occuper un peu. Donc nous revoici sur une Bella/Carlisle, avec comme toujours des caractères bien marqué. Autant vous dire qu'il ne faut pas s'attendre à voir le gentil docteur Cullen, mais plutôt le prince Carlisle Volturi. Bon je ne vais pas vous spoiler non plus, donc bonne lecture et je vous attend dans les commentaires.


Aubel. Le continent Aubellois était vaste et composé de nombre de pays et de civilisations différentes. En son centre trônait le plus grand pays du continent, Volterra. Il n'était pas connu pour être uniquement le plus vaste par sa superficie, il était aussi le plus meurtrier dans l'histoire. Les guerres voltariennes n'avaient jamais été très prolifiques pour le camp adverse. Volterra était connu pour être impitoyable au combat, pour avoir les meilleurs généraux de l'histoire mais aussi les souverains les plus autoritaires. Cela leur avait permit d'étendre leur pouvoir et leur domination sur beaucoup de pays voisins qui avaient dû céder petit à petit du terrain. Depuis quelques générations, la famille royale Volturi avait fait comprendre qu'il était temps de cesser cette extension et de s'occuper efficacement du royaume qu'ils avaient en main. Malheureusement ils restaient deux problèmes évident aux yeux de ce royaume. Le premier, les pays dont une partie de leur territoire avaient été annexé, cherchaient à se rebeller par tous les moyens. Le deuxième et pas des moindres, c'était Phénixis.

Si le royaume de Volterra avait toujours, ou pratiquement toujours, gagné ses guerres, imposait son pouvoir et réussit à obtenir ce qu'il voulait, il s'était heurté à un mur face à l'île qui leur faisait face au delà de la mer. Phénixis était le seul royaume où ils n'avaient jamais vraiment réussi à poser les pieds en temps de guerre. Ils avaient toujours fini par perdre et généralement de façon douloureuse. Le peuple phénixien était l'un des plus méconnu. Bien ancré sur leur grande île, ils n'avaient jamais, absolument jamais perdu une guerre qu'on avait intenté envers eux. Volterra s'y était cassé les dents plus d'une fois. Le pire dans tous ça, c'était qu'il n'avait aucune idée de pourquoi ils perdaient tout le temps. La méconnaissance du terrain ne leur avait jamais posé de problème, ils avaient déjà envahi d'autres îles sans que leur flotte finisse irrémédiablement au fond de l'océan. Le secret de Phénixis était justement le plus grand secret du continent.

La famille Volturi, en ayant plus qu'assez de cette résistance et de ses défaites à profusion, se demanda si la tactique ne devrait pas être autre. Laissant trois décennies de paix ou presque hormis une unique bataille et un roi passer, la famille royale de Volterra chercha à entrer en communication avec celle de Phénixis. Quelle ne fut pas leur surprise quand le roi Charlie de Swan accepta d'accueillir un petit cortège sur une plage privée avec la garantie que ce serait un territoire pacifiste. Voici comment ces deux rois, Aro Volturi et Charlie de Swan, au début de leur règne arrivèrent à un accord de paix à une condition. Si Charlie mettait au monde un fils et Aro une fille ils devraient se marier, ou si dans le cas contraire c'était Aro qui mettait au monde un fils et Charlie une fille alors la réciproque s'appliquerait. Dans tous les cas un mariage entre ces deux familles se devait de s'accomplir pour unifier les deux pays. Ainsi Aro se garantissait que Phénixis ne donne jamais son aide aux pays annexés et Phénixis retrouvait enfin sa paix longtemps recherchée.

Malheureusement tout ne se passa pas comme prévu de base. Aro était très probablement stérile et n'arrivait pas à donner naissance à un enfant, même avec ses innombrables maîtresses. Il dut donc reconnaître comme légitime héritier sans neveu Edward, fils de son frère cadet Carlisle. C'était le seul enfant légitime né des trois frères. Caïus, le plus jeune, n'avait jamais voulu reconnaître son fils bâtard Demetri, qu'il avait pourtant élevé. De plus, Caïus était mort quelques années plus tôt, lors d'une attaque d'un pays voisin. De son côté, Charlie avait été plus chanceux, il avait eu un fils en premier né, Emmett. Ne pouvant marier deux garçons, ce fut son second enfant qui fut promis à Edward, Isabella.

Les deux enfants avaient grandi avec cette connaissance et ce devoir. Ils savaient tous deux que plus tard, lorsqu'ils seraient grand, ils n'auraient pas d'autre choix que celui qu'on leur avait imposé à la naissance. Quand ils se rencontrèrent pour la première fois, ils étaient enfant et ne s'apprécièrent pas beaucoup. Savoir qu'elle devait épouser ce petit con arrogant n'était pas du goût d'Isabella, quant à Edward, il ne supportait pas que cette petite garce lui tienne tête. C'était une sacrée tête de mule. Puis les années passant, les lettres se succédant, ils finirent pas comprendre qu'ils avaient tout de même quelques points en commun. Après tout, ils n'avaient pas d'autre choix, autant essayer de s'entendre un minimum. Le caractère d'Isabella se calmant, Edward chercha enfin à la connaître. Ce qui l'avait toujours émerveillé c'était sa beauté. Sa fiancée était sublime. Il avait donc multiplié ses visites pour voir si en plus d'une femme, Edward pouvait avoir une alliée et contre toute attente, ils finirent pas bien s'entendre et par devenir complice de plusieurs manières. Ils ne s'aimaient peut-être pas comme un couple ayant eu un coup de foudre. Mais une amitié sincère était né entre eux et c'était toujours préférable dans un mariage arrangé, peut-être que l'amour viendrait plus tard, lors de la nuit de noce par exemple.

Avec Edward, Isabella avait dû faire connaissance avec Carlisle. On parlait beaucoup de lui en Phénixis. Il était connu comme le meilleur général des armées de Volterra. C'était un brillant stratège et l'on voyait son intelligence briller dans ses yeux. Carlisle s'y connaissait sur beaucoup de sujet et collectionnait les livres. Ces mêmes livres qu'Isabella avait choyé du regard quand elle les avait vu. Appréciant son enthousiasme, le frère du roi lui avait permit très jeune de toucher à ses précieux ouvrages, chose qu'il n'avait jamais autorisé à quiconque pas même à son fils.

Carlisle était celui des trois frères qui s'était marié le plus jeune. Il était tombé sous le charme de sa femme presque aussitôt qu'il avait posé les yeux sur elle. Esmée avait à peine 16 ans quand elle avait donné naissance à Edward et qu'elle était morte en couche. Carlisle, lui n'en avait que 17 et ne s'était jamais vraiment remis de la mort de sa femme. Il n'était plus jamais tombé amoureux et n'avait jamais désiré se remarier. Voilà plusieurs années qu'il avait une maîtresse régulière, mais il n'avait jamais voulu l'officialiser. La marquise de l'Ambre n'était pas connu pour être une femme qu'il fallait épouser, surtout qu'elle était déjà mariée.

Isabella avait trois ans de plus qu'Edward et il avait été décidé qu'ils devraient se marier lorsque l'héritier de Volterra aurait atteint l'âge de 18 ans. Ce qui était le cas. Voilà pourquoi ils se retrouvèrent dans les couloirs du château de Volterra avec bonheur. En apercevant sa fiancée au bout du couloir, Edward regarda autour de lui et ne vit personne pouvant le réprimander. Il se mit donc à courir vers Isabella et la prit dans ses bras en la faisant tourner dans les airs.

- Ça fait tellement plaisir de te revoir. Trois mois sans te voir c'est beaucoup trop long, la salua Edward avec un grand sourire.

- Laisses en un peu pour les autres, s'amusa Demetri en embrassant chastement la princesse sur la joue.

- Si nos parents nous voyaient nous serions bon pour un sacré sermon, répondit Bella heureuse de les voir. Selon ma mère, une vraie salutation entre membre de famille royale doit avoir les révérences nécessaire et une distance de sécurité évidente.

- Tu nous priverais de la chaleur et de la douceur de ta peau, ce serait une vraie torture, la complimenta Edward en attrapant sa main et en apposant un baiser dessus. Restez vous longtemps, princesse Isabella ?

- Juste le temps d'arranger quelques détails pour notre mariage, répondit-elle honnêtement. Mon père y tenait beaucoup. Je reviendrai dans deux semaines pour notre union.

- J'ai l'impression que ça fait tellement d'années qu'on nous en parle, que nous sommes déjà marié depuis longtemps, lança Edward en mettant un tape sur l'épaule de son cousin.

- Je crois que tu n'as pas idée de ce que c'est de vivre en ma compagnie mon cher, le taquina la princesse avec malice.

- Au contraire j'attends ça avec impatience, susurra-t-il à son oreille en la faisant rougir légèrement à l'allusion.

- Bella fait quelque chose pour le calmer sinon nous allons le perdre avant le mariage, se marra Demetri en levant les yeux au ciel.

- Il se retiendra jusqu'au mariage, il a bien attendu pendant 18 ans, il pourra bien tenir encore deux petites semaines.

- Ai-je au moins le droit à un baiser pour pouvoir supporter cette attente.

C'est avec le sourire que Bella déposa un baiser à la commissure de ses lèvres, Edward en profita aussitôt pour l'attraper par la taille et plongea sur sa bouche avec avidité. Il n'aimait peut-être pas Bella comme il le devrait, mais par contre il la désirait plus que tout.

- Il suffit vous deux ! Intervint Emmett en arrivant dans le couloir. Si quelqu'un d'autre que moi vous voit, vous risquez gros. Père serait capable de retarder le mariage pour t'apprendre la décence Bella.

- Dans ce cas nous nous tiendrons tranquille le temps de deux semaines, ajouta Edward en s'éloignant enfin d'elle.

Demetri avait détourné le regard depuis longtemps ne souhaitant pas envahir leur intimité. Il appréciait la future épouse de son cousin, assez pour qu'elle l'autorise à l'appeler par son diminutif. Il se disait, qu'au moins avec elle il était un ami et non pas le cousin bâtard de l'héritier. Isabella attrapa donc le bras de son frère et se mit en route vers la salle ou l'attendait sa mère.

- Je ne rêve que de notre nuit de noce depuis des jours, s'exclama Edward en soupirant.

- Le temps viendra. Ne soit pas si impatient...

- Impatient ! Enfin Demetri je suis le futur roi de Volterra et je vais être le premier du continent à pouvoir épouser une princesse Phénixienne. Elle connaît peut être des techniques sexuelles qui me sont inconnu...

- Stop Edward ! S'énerva son cousin. Ne parle pas de la princesse Isabella de cette manière et encore moins de ta future femme.

- Elle est gentille et extrêmement belle, mais elle croit qu'elle a le droit de penser et de parler en ma présence. Le seul endroit où elle pourra me dominer c'est dans notre lit. Quand elle sera ma reine, elle apprendra à être belle et à se taire. Tout comme toi tu ferais mieux de le faire à présent, parce qu'en tant que bâtard tu n'as rien à dire.

Edward laissa son cousin dans le couloir. Demetri tenta de maîtriser sa colère. Ce petit arrogant ne méritait pas quelqu'un comme Bella.

De leur côté, Emmett aussi tentait de retenir sa fureur.

- Cet exécrable petit salopard ose poser ses mains sur toi avant le mariage, il mériterait que je lui arrache les bras !

- Du calme Em', il faudra bien en passer par là de toute manière, relativisa Bella en haussant les épaules.

- Tu sais le nombre de maîtresses qu'il a, le nombre de bordels qu'il visite par mois et tu ne t'énerves même pas. S'il était sous la rigueur de nos lois, nous lui aurions déjà coupé les couilles...

- Mais c'est moi qui serait sous la rigueur de leur loi, alors autant jouer dans leur cour. Edward pense que je suis devenue plus docile, qu'il continue à le croire. Quand le moment sera venu, je lui ferai comprendre à ma manière comment se respecte une femme.

- La confrérie t'a transformé en monstre, s'amusa-t-il en lui attrapant la main.

- Non ils m'ont juste préparé à l'épreuve qui m'attendait et je pense qu'elle sera de taille. Edward est sûr de lui, mais c'est un crétin. Il suffira de faire croire que je n'ai pas de cervelle pour qu'il le croit vraiment.

- Je croyais que tu l'appréciais.

- Nous arrivons à bien nous entendre, mais si moi j'arrive à voir dans son regard qu'il joue la comédie, je doute qu'il l'ai remarqué dans le mien. Pour la simple et bonne raison qu'en tant qu'ami je l'apprécie vraiment, mais en tant que mari j'ai déjà envie de lui planter une dague dans le cœur.

- Je crois qu'il n'a pas encore compris ce que voulait dire épouser une phénixienne.

- Non je crois surtout que dans sa tête, toutes les femmes sont bonnes à faire des enfants à bien se tenir en société et à ne surtout pas donner leur avis. S'il savait que la plupart du temps où la flotte de son pays à finir en cendre était dû à des femmes, je crois qu'il réviserait peut-être son jugement.

- Le continent n'a pas vraiment l'esprit ouvert là dessus. Notre île a le côté positif de voir la valeur dans chaque être humain et pas seulement chez les hommes. Et pour partir à l'étranger dans un pays où personne ne va te faire confiance, je trouve que tu as bien plus de valeur que je n'en aurai jamais.

- C'est mon destin Em'. Le tien est de faire en sorte que Phénixis reste aussi fort qu'il l'a toujours été.

Isabella avait toujours été élevé dans l'optique d'épouser Edward et pour ça elle avait été formé de toutes les sortes possible. La confrérie y avait veillé. Mais malgré tout, parfois, elle aurait rêvé d'une autre vie. De quelque chose de plus simple, avec un mari qui l'aurait aimé. Voilà pourquoi elle adorait lire, l'évasion que lui procurait ces moments était toujours la bienvenue.

En fin d'après midi, au coucher du soleil, la princesse était installée devant une fenêtre de la bibliothèque de Carlisle. Elle était plongée dans sa lecture quand le propriétaire des lieux entra avec un sourire en coin.

- J'étais certain de vous trouver ici votre altesse. Votre mère s'inquiète de votre absence.

Bella releva la tête et remarqua enfin le soleil couchant. Marquant la page, elle referma son livre en soupirant.

- Je n'ai pas vu le temps passer, avoua-t-elle en lissant sa robe. Veuillez m'excuser pour le dérangement votre Altesse.

- Je devais passer ici de toute manière, que lisiez vous ?

- L'ombre de la gloire.

- Un livre de guerre ! S'étonna Carlisle en s'installant derrière son bureau. Qu'est-ce qu'une jeune princesse peut bien trouver d'intéressant là dedans ?

- Vous le trouvez intéressant ? Demanda-t-elle innocemment.

- Bien évidemment, c'est un chef d'œuvre ! Répondit honnêtement le prince.

- Alors pourquoi ne serais-je pas autorisé à penser qu'il l'est ?

Les yeux de Carlisle se mirent à pétiller devant l'impertinence et l'intelligence de son interlocutrice. La princesse Isabella était bien plus que le joli minois qu'elle montrait aux autres. Derrière ses yeux se cacher un puits de savoir. Elle avait soif de connaissance et ce n'était pas commun chez les femmes de chez eux. Les femmes de Volterra avait soif de musique, de bienséance et de coquetterie. Celles avec beaucoup trop d'esprit étaient souvent raillées ou se montraient assez maligne pour ne pas que cela se voit.

- Vous semblez avoir la sagesse et la tempérance qu'il manque à Edward. C'est un bon combattant, mais son oncle Aro l'a rendu beaucoup trop sûr de lui. Ne vous y trompez pas princesse, il sera difficile pour vous de faire entendre raison à mon fils lorsqu'il aura décidé que c'est ainsi et pas autrement. Edward est encore jeune et à beaucoup à apprendre. Il ne comprend pas que par moment il faut écouter un avis autre que le sien, même si celui ci vient d'une femme. C'est un trait de famille que nous avons tous malheureusement. Quel est donc le trait de votre famille qui vous semble parfois néfaste ?

- L'honnêteté, répondit franchement Bella. Parfois, j'aurais préféré que ma famille me mente et que je me voile la face. Mais non j'ai dû comprendre très vite que l'on ne pouvait pas se mentir entre nous, que ça ne servirait pas nos intérêts.

- Êtes vous en train de me dire que vous ne mentez jamais ? Se moqua doucement Carlisle n'y croyant pas une seule seconde.

- Non, bien sûr que non, je dis juste que je ne mens pas à ma famille, pour le reste du monde cela dépend de la situation.

- Nous serons bientôt votre famille, est-ce que cela s'élargira à nous ? Demanda Carlisle avec espièglerie.

- Je connais ma famille par cœur, je sais quand il est temps de leur dire la vérité et quand il est temps de fermer ma bouche. Ici, j'ai l'impression que de toute façon, même si je dis la vérité personne ne me croira.

- C'est faux princesse...

- Je suis une étrangère, le coupa-t-elle gentiment. J'ai une culture différente de la votre, j'ai donc une vision différente de la votre. Votre bienveillance ou même l'affection de votre fils ne changeront rien au fait que le jour où je serai honnête sur un sujet et que quelqu'un de votre famille démentira mes dires, alors je ne serai pas celle qui gagnera.

Carlisle se leva de son bureau et vint se poster devant elle. Il mit une main sur son épaule avec compassion.

- Vous ne serez pas seule, nous vous intégrerons. Vous rentrerez bientôt dans la famille et vous serez un jour reine. Alors vous ne serez plus jamais une étrangère pour personne.

- Si ça vous plaît de le croire, nous constaterons bientôt qui a tort et qui a raison. Néanmoins je vous remercie pour votre soutien votre altesse. Nos conversations me sont toujours plaisantes.

- Elles ne font que commencer.

Bella lui fit un maigre sourire et sorti du ne l'avouerai à personne, mais Carlisle était la personne qu'elle préférait en Volterra. Il était intelligent, attentif et charismatique. Voilà aussi pourquoi il était celui qu'elle craignait le plus. Cet homme était capable de voir au delà de la princesse bien sous tous rapport qu'elle présentait et ce n'était pas ce que Bella voulait. Heureusement, lorsqu'elle serait mariée, elle pourrait compter sur Demetri pour la divertir un peu. Sans lui, elle craignait que son quotidien devienne irrespirable. Il faisait parti de ces gens qui n'avait pas le droit au respect sous prétexte qu'il était mal né. Aux yeux de Bella, ça ne l'empêchait pas d'être le fils d'un prince. A Phénixis la loi était totalement différente.

Carlisle était plongé dans un rapport lorsque le roi de Volterra entra. Aro avait les yeux cernés mais tenté de le cacher au mieux. Il était malade, depuis plusieurs mois. Les médecins n'avaient trouvé aucun remède pour le sauver et il savait qu'il était condamné. Il pourrait tenir encore un an, peut être deux, mais probablement pas plus.

- J'ai appris qu'Isabella était arrivée. Je n'ai pas revu cette beauté depuis fort longtemps, lança le roi en s'asseyant.

- Elle est beaucoup trop intelligente pour Edward, elle va n'en faire qu'une bouchée et nous nous retrouverons avec une phénixienne aux commandes ! S'énerva doucement Carlisle en ferma le dossier avec force.

- Comme tu la surestimes. Voyons ton fils a du caractère et sait s'imposer...

- Il ne saura pas le faire face à elle ! Trancha Carlisle réaliste. Je ne sais pas comment ils élèvent leurs enfants en Phénixis, mais je sais qu'Isabella a reçu une éducation bien différente de la notre. Aucune femme de Volterra ne prendrait plaisir à lire « l'ombre de la gloire ». Elle réfléchit vite, bien plus vite qu'Edward, il n'aura pas le temps de penser à un plan d'action, qu'elle en aura déjà mis dix en route.

- Où est le problème ? Ton fils n'a qu'à faire ce que je lui ai dit. Faire en sorte que la princesse tombe amoureuse de lui. Ainsi elle ne bougera plus une oreille, annonça Aro convaincu d'avoir raison.

- Tu ne te rends pas compte du danger. J'apprécie Isabella et je suis certain qu'elle fera une excellente souveraine. Mais dans son esprit, Phénixis passera toujours en premier. Notre peuple ne sera jamais le sien. Sa famille comptera plus que la notre. Edward n'est pas prêt pour faire face à un tel lion.

- Détend toi un peu, veux tu, ce n'est qu'une femme ! Trancha Aro en rejetant ses arguments de la main. Que devrais-je faire ? Annuler le mariage ?

- C'est ton fils qui devrait épouser Isabella, pas le mien ! Mais comme tu es incapable d'en faire, c'est à nous de subir les conséquences de tes promesses ! Ne trouves tu pas cela injuste ?

Le regard d'Aro se fit glacial tout à coup. Carlisle était bien le seul à pouvoir lui parler comme un égal sans en subir vraiment les conséquences.

- Crois bien que si j'avais pu vous décharger de cette tâche je l'aurais fait. Nous devons tenir notre promesse vis à vis de la famille Swan. Jusqu'ici ils n'ont jamais eu l'idée de nous attaquer. Ils s'en sont tenu à la défense et ils sont extrêmement bon dans ce domaine. Qu'arriverait-il si demain ils étaient offensés et qu'ils changeaient d'avis ? Nous sommes le plus grand pays d'Aubel. Mais nous sommes aussi le plus menacé. Nous ne sommes jamais en paix. Nous avons besoin d'alliés, ou tout du moins d'une alliance avec un pays qui fait assez peur par sa légende pour ne plus recevoir autant d'attaque. C'est ce que représente Isabella pour moi.

- Un atout, c'est comme ça que tu la vois, tenta de comprendre Carlisle. Et si moi je la vois comme la gangrène que Phénixis pose chez nous ?

- Dans ce cas, ton fils à intérêt à l'engrosser très vite, il n'y a rien de mieux que l'instinct maternelle pour faire du chantage à une manipulatrice.

- Même si ton plan me semble extrêmement cruel, je pense qu'Isabella sera capable de le deviner à l'avance et de partir rejoindre sa famille en Phénixis, le ventre rond, nous menaçant de garder l'héritier de ce royaume avec elle et nous ne pourrons rien faire puisque nous n'avons jamais réussi à mettre un pied en Phénixis !

- Bien..., soupira Aro en ouvrant grand ses yeux. Tu la vois vraiment comme le démon.

- Non, je la vois comme une femme très belle et intelligente à qui ont a appris depuis sa naissance qu'elle n'avait pas d'autre choix que de devenir reine d'un pays qui n'est pas le sien. Isabella n'est pas méchante, loin de là, et par moment je suis sûr qu'elle sera bien plus avisée qu'Edward. Mais tant que je n'aurais pas compris avec exactitude ses motivations, alors je ne lui ferai pas totalement confiance.

Aro fit signe qu'il avait compris son point de vue même s'il ne le partageait pas. Carlisle avait toujours admiré la beauté de Bella. Elle avait ce petit quelque chose d'exotique qui manquait en Volterra. Mais son intelligence surpassait bien sa beauté à ses yeux et si chez un homme il trouvait ça épatant, chez une femme telle que la princesse, il trouvait ça dangereux. Néanmoins, il devait reconnaître que leurs futures conversations seraient certainement bien plus intéressantes que celle qu'il avait tous les jours à la cour.

De son côté Bella avait repris la route avec son frère et sa mère. Elle regardait le paysage de Volterra et se surpris à sourire. Ses grandes plaines amplis de fleurs lui étaient inconnu dans son pays. Phénixis était montagneux, plein de forêt, avec des plages sublimes et des sommets à couper le souffle. Pourrait-elle se plaire ici un jour ? Bella se posait de plus en plus la question. Elle n'était pas encore parti de chez elle, que le manque de Phénixis se faisait déjà sentir. Les larmes lui montèrent aux yeux sans qu'elle puisse les retenir. Parfois son sort lui semblait bien cruel. Pourquoi Aro n'avait-il pas mis une fille au monde, elle aurait épousé Emmett et ça aurait été elle qui aurait été déracinée. Pour mieux être accueillit à Phénixis. Parce que chez eux, une fois que l'on entrait dans la famille, on ne voulait plus jamais en repartir. C'était ce qui était arrivé à Rosalie, la femme d'Emmett. Rosalie était une espionne étrangère à la base et quand elle avait voulu en apprendre plus sur le futur roi, elle en était tombée éperdument amoureuse. Vu ainsi, il semblait difficile de lui faire confiance, mais malgré les ordres de son pays, Rosalie n'avait pas réussi à se résoudre à trahir Emmett et avait décidé de rester à Phénixis pour toujours. Le destin avait fait en sorte de les réunir pour de bon quand Emmett avait compris qu'elle était noble de base et qu'il pouvait l'épouser. Il avait aujourd'hui un fils, Benjamin, de un an. Rosalie s'avérait être une bonne conseillère. Son caractère froid pouvait en rebuter plus d'un, mais Bella au contraire avait beaucoup apprécié. Elle avait l'impression de toujours avoir une réponse claire nette et précise.

- Sois forte petite sœur, lui lança Emmett en lui attrapant sa main.

Leur mère était dans le premier carrosse en compagnie de la couturière pour finaliser la robe de mariée.

- Je le suis toujours, répondit sèchement Bella en retenant ses larmes. C'est bien ce qui me fatigue d'avance. Montrer ne serait-ce qu'un instant de faiblesses à ces gens me semblent impossible.

- Trouve toi des alliés le plus vite possible, il t'en faudra pour évacuer la pression, conseilla Emmett le cœur lourd.

- Il faut parfois plus que des alliés Emmett, il faut des amis. Et dans ma condition ce sera plus difficiles de différencier les vrais des faux.

Son frère lui serra la main en soutient. Il ne pouvait rien faire pour empêcher cela. Charlie avait décidé de marier sa fille à l'étranger pour avoir une plus grande visibilité sur le continent et il en serait fait ainsi.

Les jours suivants se firent dans le tumulte de la préparation des valises de Bella. La mode de Phénixis étaient bien différente de celle de Volterra. Mais la princesse n'était pas prête à troquer ses magnifiques tenues contre celle du pays voisin. Ils devraient s'habituer à la voir dans des robes mélangeant les deux styles. Voilà pourquoi elle avait fait appel à la meilleure à Volterra, espérant qu'elle accepterait de venir à son aide.

De toute façon après le mariage, elle ne serait que la princesse étrangère que l'héritier venait d'épouser. C'est lorsqu'elle deviendrait reine que les choses se compliqueraient. Il fallait qu'elle se fasse entendre d'Edward avant ça.

Alors qu'elle était en pleine réflexion dans les jardins du château, son père vint s'asseoir à ses côtés. Ils ne se dirent rien au début. Puis un bras passa autour des épaules de la princesse et son père lui fit un câlin bref mais réconfortant.

- Je sais que je t'en demande beaucoup. Que la devise de cette famille c'est « vérité et union ». La vérité je te l'ai toujours dit et je sais que tu as l'impression que je t'exile en te mariant de l'autre côté de la mer. Mais nous serons toujours une famille. Tu seras toujours ma fille et au moindre soucie, tu as juste à demander et je t'envoie les personnes nécessaire pour te récupérer. Mais je ne vois personne de plus qualifiée que toi pour obtenir des informations que nos espions ne peuvent pas avoir. Personne d'assez intelligente pour leur faire cesser leur guerre de territoire. Tu as la force de ton père et l'intelligence de ta mère, même si ce sera dur, je sais que tu es capable du meilleur. Quoiqu'il arrive, n'oublie jamais qui est ta famille, d'où tu viens. Qu'importe que le mariage change ton nom, tu restes la princesse Isabella Marie de Swan.

- Future reine de Volterra Isabella Marie Volturi. Je sais père, j'ai toujours su. Mais me dire qu'à partir de la semaine prochaine je serais loin d'ici, sans personne de ma famille, avec des ennemis autour de moi, ne me réjouit guère.

- Suis les étapes. Trouve toi des alliés, fais en des amis, apprend tout ce qui est nécessaire de savoir sur ton mari pour mieux le contrôler. Regarde tout et apprend de chacun de tes pas. Et surtout, surtout...

- Fouille le château pour apprendre le moindre passage secret, sourit-elle enfin. En cas de fuite les passages secrets seront ma survie et surtout, tout château qui se respecte a ses passages.

Charlie l'embrassa sur le front avec amour. Il pouvait pas lui dire qu'elle lui manquerait plus qu'il ne pouvait l'admettre, ce ne serait pas l'aider. Lui attrapant le bras il la guida vers l'intérieur où le reste de la famille royale les attendait. Ils passèrent le reste de la soirée à faire la fête en prévision du départ de la princesse. Le peuple avait également prévu un jour de célébration où elle devait se rendre avant son départ.

Mais ils n'en eurent pas le temps. Parce un messager de la cour de Volterra arriva en même temps que l'un de leur espion. Il n'eut pas le temps de faire part de son rapport que le messager s'en chargea.

- Votre Majesté, votre Altesse, les salua le messager en faisant une révérence. Je suis porteur d'une bien mauvaise nouvelle. Le roi Aro Volturi m'a demandé de vous faire part du décès de son héritier légitime, Edward Volturi. Celui ci a succombé à ses blessures lors d'une attaque solitaire de terroriste d'Opale.

Le visage de Bella se vida aussitôt de toutes ses couleurs. Elle s'accrocha à la chaise la plus proche et son cerveau se mit à réfléchir à plein régime. Edward était mort. Était ce la vérité ou un stratagème pour annuler le mariage ? Si c'était vrai, quelle conséquence tout cela allait avoir. La princesse senti son cœur se serrer malgré tout ce que cela pouvait signifier pour son avenir. Parce que si Edward était mort, alors en plus d'un ami elle venait de perdre son futur mari.


Ouais, je sais ce que vous vous dites "c'est pas possible, elle a encore tué Edward..." c'est pour la bonne cause... si si je vous jure. Ca fait une éternité que je n'ai pas écrit ça, mais j'attend vos réactions avec impatience et je vous fais pleins de gros bisous.