Auteur : haevenly
Genre : Yaoi
Couple : Sterek
Note 1 : ma première fic Teen Wolf, j'espère que votre lecture se passera bien.
Note 2 : En cette période de confinement, ma famille et ma famille de coeur me manquent alors j'avais envie d'un peu de douceur.
Stiles était rentré tard dans la nuit. Son travail au FBI lui prenait beaucoup de temps, mais il l'adorait vraiment. Il se sentait utile et avait trouver une vraie passion. Il se lèverait à l'heure du brunch dominical, ce n'était pas bien grave.
Derek dormait déjà lorsqu'il était rentré, aussi, il s'était glissé dans le lit aussi discrètement que possible mais l'instinct animal du loup prenait toujours le dessus dans son sommeil. Le noiraud avait grogné doucement, dans un demi-sommeil puis s'était retourné pour lui embrasser l'épaule avec douceur, lui marmonnant quelque chose que Stiles ne parvint pas a déchiffrer mais qui devait être un bonne nuit ou un je t'aime. Ce qui fit sourire le jeune hyperactif qui lui passa doucement une main dans les cheveux en retour avant de se caler contre lui et se laisser glisser dans les bras de Morphée.
De fait, sans surprise, lorsqu'il se réveilla, il était seul dans le grand lit à l'étage du loft. Une douce odeur de pancake et de bacon lui parvint avant même qu'il n'ouvre les yeux, puis un léger brouhaha lui chatouilla les oreilles. Visiblement, Derek n'était pas seul en bas. S'étirant de toute sa longueur, il se leva en baillant, enfilant un short et un t-shirt, et descendit lentement les marches, pas encore très réveillé. La table était dressée et il y avait de l'agitation dans la cuisine. Ils étaient tous là : Lydia, Scott, Liam. Isaac et bien sûr Derek. Chacun affairé à une tâche : couper les fruits, préparer les pancakes, faire les œufs brouillés, griller le bacon et toaster le pain. Il resta un instant au pied de l'escalier à les observer en souriant. Ils chuchotaient, sans doute pour ne pas le réveiller, mais le débat semblait très animé tandis qu'ils s'échangeaient pichenettes, tapes à l'arrière du crâne et coups de spatule. Jusqu'à ce que Derek réclame un peu de discipline. Ils obéirent comme des enfants sages.
Personne n'osait défier l'autorité de l'Alpha, certes, mais c'était plus que ça. Même Stiles avait cet sorte d'autorité parental sur eux. Derek et lui étaient en couple depuis trois ans maintenant et aussi loin qu'il se souvienne ils étaient, comme une évidence, le point de chute des uns et des autres. Ils étaient ceux qu'on appelait en premier pour annoncer les bonnes nouvelles, ceux qu'on allait voir pour des conseils, ceux qu'on appelait quand quelque chose n'allait pas, quand il fallait les ramener à la maison après une soirée trop arrosée, ceux chez qui on restait dormir pour fuguer, ceux chez qui ces grands repas de meute avait lieu. Il rit doucement à ce constat, pas suffisamment doucement car Derek se tourna vers lui pour lui sourire avec tendresse.
- Tu as bien dormi ? Questionna l'Alpha.
Il hocha la tête en réponse, sans prononcer un mot ,car le brouhaha s'intensifia lorsqu'ils le saluèrent tous en même temps. Il vint les rejoindre dans la cuisine, leur offrant à chacun une accolade en guise de bonjour. Puis il vint enlacer Derek.
- Tu es rentré tard ?
- Il devait être 3h. Je suis désolé de t'avoir réveillé.
- Aucune importance.
Derek se pencha en avant pour l'embrasser avec douceur, mêlant doucement leur langues. Puis un cri de Lydia leur rappela qu'ils n'étaient pas seule alors que la banshee reprochait à Liam d'avoir brûler les toasts.
- On peut passer à table. Informa Scott.
Ils prirent tous place autour de la table, se passant les assiettes, les jus de fruit et le café. Comme un dimanche en famille se dit Stiles. Il avait tellement de tendresse pour eux. Fut un temps où il leur aurait demandé ce qu'ils faisaient là, à l'improviste, un dimanche. Mais pas aujourd'hui. Plus maintenant. Il adorait ces visites imprévus, car ça signifiait qu'ils savaient que leur maison leurs était toujours ouverte. Que au-delà d'appartenir à la même meute, ils appartenaient à la même famille. D'ailleurs ils avaient tous été tellement heureux pour Derek et lui. Stiles avait eu peur de leur en parler. Peur qu'ils n'approuvent pas, qu'ils les juge. Mais pas Derek et quand Stiles lui avait demandé comment il pouvait être si sûr qu'ils l'accepterait, il avait répondu par une phrase. Simple. Mais qui prenait tout son sens dans jour comme aujourd'hui : "C'est simple, j'en suis sûre parce que c'est la famille." Trois ans plus tôt, Stiles avait cru qu'il parlait de l'effet de meute. Mais aujourd'hui, il comprenait. Ces quatre envahisseurs étaient leur famille. Stiles et Derek mettait d'ailleurs un point d'honneur à s'occuper de cette grande famille. Les encourageant, prenant soin d'eux, leur rappelant leur rendez-vous importants puis les appelant juste après pour savoir comment ça s'était passé. organisant les anniversaires des uns et des autres. Le jeune homme se demandait parfait si ils avaient conscience de ça. Si ils avaient remarqué tout ce que le couple faisait pour eux.
- Hé Lydia, comment s'est passé ton premier jour de stage ? La voix bienveillante de Derek fit fondre Stiles un peu plus, si c'était encore possible. Il lui prit la main, la caressant doucement du pouce.
- Super intéressant en fait. Les locaux sont géniaux et les élèves très appliqués.
Elle faisait un stage dans le but de devenir professeur de dessin. Après le lycée elle s'était spécialisé dans des études de design et aujourd'hui qu'elle avait son diplôme elle cherchait du travail. Et si ce stage se passait bien c'était sa chance. Ils avaient tous pris des chemins très différents. Stiles au FBI, Lydia professeur stagiaire, Scott vétérinaire, Liam en dernière année d'université avec une spécialisation dans la finance et Isaac coach de Lacross. Seul Derek testait fidèle à lui-même. Bien qu'à présent on pouvait dire qu'il était homme au foyer, il prenait soin de Stiles,
- C'est super ça. S'enthousiasma Stiles. Tu sauta quand si ils te gardent ?
- Fin de semaines. D'ailleurs Liam, je ne serais peut-être pas à l'heure à ton match universitaire samedi.
- C'est pas grave. Viens quand tu peux.
- Tout va bien mon cœur ? T'as l'air particulièrement souriant. S'étonna Derek.
- Ah oui, oui ! Je suis juste content qu'on soit en famille. Il fait beau. C'est un chouette dimanche.
Derek lui sourit doucement en retour. Il comprenait parfaitement ce qu'il voulait dire. Après la perte de sa famille et ses années de solitude, Derek appréciait vraiment ces moments. Et il tenait à chacun d'eux. Malgré le coté obscure de chacun. Ils avaient toujours été là, ensemble, dans les pire moment. Mais aussi les meilleurs. Il aimait être réveillé au milieu de la nuit parce qu'on avait besoin de lui. Il râlait pour la forme mais avait toujours accourus là ou on l'attendait. Que ça soit lui, ou Stiles. ils n'avaient jamais trouvé bizarre d'entendre un "C'était untel au téléphone. Je dois y aller, on se voit au petit-dej ! » c'était normal pour eux. Et c'est ce qui rendait leur lien à tous si spécial.
- Alors, ton nouveau bureau Stiles, il est comment ? Questionna Isaac en passant les pancakes à Derek par dessus la table.
- Mieux que l'open-space où j'étais. Il est pas grand mais ça me suffit, c'est mon bureau ! J'ai mon nom sur la porte et tout.
- Ton nom complet ? Se moqua Derek.
- Va te faire voir sale cabot ! Bouda Stiles.
L'alpha rigola avant de lui prendre la main.
- Je plaisante mon cœur. Tu sais que j'adore ton prénom.
- Qu'on ne connaît toujours pas ! Bouda Lydia.
- Je vous le dirais un jour, si vous êtes sage.
- Pourquoi Derek le connaît ?s'offusque. Isaac,
Derek et Stiles se jetèrent un regard complice.
- On leur dit ? Sourit Derek.
- On leur dit ! Répondit Stiles.
Le loup se leva pour se diriger vers son bureau, fouillant dans un tiroir duquel il sortit quatre enveloppes.
- C'est bien parce que c'est vous, ça aurait dû partir au courtier dans un mois. Informa Derek en distribuant les enveloppes.
Ils se jetèrent des drôles de regard en ouvrant leurs enveloppe d'un même mouvement. Ils en sortirent un carton bleu pastel, un faire-part, sur lequel était marqué en lettres dorées
Vous êtes cordialement invités
Pour le mariage de
Derek Hale
et
Mieczyslaw "Stiles" Stilinski
- Vous déconnez ?! Ça fait combien de temps que vous gardez le secret ? Gronda Liam.
- Six mois ? S'amusa Derek.
- T'as un nom imprononçable. Grimaça Scott.
- Vous viendrez hein ?S'inquiéta Stiles.
- Évidemment ! Vous allez pas vous marier sans la meute! Déclara Isaac au nom de tous.
L'hyperactif les remercie et sourit à Derek qui lui déposait un baiser sur l'épaule avec tendresse.
- Je suis content qu'on leur ait dit. J'en pouvais plus de garder le secret et faire les préparatifs sans eux. Expliqua Stiles après leur départ tandis que Derek et lui rangeait la cuisine.
- Oui, moi aussi. J'avais l'impression de leur mentir et c'était plus possible.
Stiles hocha la tête et se dirigea vers la table pour finir de débarrasser. Son regard fut attiré par un sac cadeau posé en plein milieu.
- C'était là avant ça ?Demanda-t-il.
- Je crois pas... Ils ont dû le laisser en partant. Ouvres, c'est quoi ?
Dans le sac se trouvait un cadre peint avec finesse, par Lydia sans aucun doute, une photo d'eux tous trônait fièrement dedans. Puis Stiles sorti une carte du sac. Derek vint l'enlacer par derrière, glissant ses mains autour de son ventre, pour lire par dessus son épaule. L'écriture délicate de Lydia avait écrit les quelques lignes mais ils avaient tous signés.
Joyeuses fêtes des pères.
On vous le dit pas assez mais on vous aime.
Merci de nous avoir adoptés à votre façon.
Vos enfants.
Des larmes de joie et de fierté dévalèrent les joues de Stiles alors que Derek le serrait plus fort, lui embrassant la nuque. Ils savaient. Ils s'étaient donc rendu compte de tous ce qu'ils faisaient pour eux. Et cette perspective rempli Stiles d'un sentiment de plénitude. Sa vie était parfaite. Il sortit son portable de sa poche pour envoyé un message dans le groupe qu'ils partageaient. Un simple.
Merci les enfants.
On vous aime aussi
Puis une dernière ligne s'ajouta pour clôturer parfaitement. cette journée. Une phrase simple mais qui leur fit du bien à tous.
Derek à changé le nom du groupe
la meute en la famille
Parce que c'est ce qu'ils étaient, une famille.
