Hello tout le monde.
La confinement a définitivement de bons côtés, on va pas se mentir. Je suis bizarrement moins fatiguée et j'ai enfin fini la relecture de ce texte qui traîne dans mes dossiers depuis Juillet.
Il s'agit donc d'une fic de la série des prompts clichés offert cette fois par la merveilleuse Hase. Sa proposition était : Tu aimes bien One Piece non? Un Zosan ça passe ? J'adore le coup des menottes. Genre: selon toute improbabilité vous êtes menottés ensemble. Démerdez vous xD.
Alors déjà merci de m'avoir donné une excuse pour écrire sur un nouveau fandom. Je me suis vraiment amusée à écrire ces deux idiots. Enfin surtout un idiot pour le coup, l'autre me parait un peu moins aveugle.
J'éspère vraiment que ça va te plaire.
Bonne lecture à tous.
Comme presque à chaque fois qu'ils accostaient sur une île habitée, l'équipage du chapeau de paille se retrouva engagé très rapidement dans une bataille contre des marines. Rien qu'ils ne puissent gérer facilement, mais il y avait assez de soldats pour que des vagues et des vagues d'assaillants les atteignent sans leur laisser le temps de souffler ne serait-ce que dix secondes.
Sanji entendait le tonnerre du Thunderbolt Tempo à quelques dizaines de mètres sur sa gauche et un rapide coup d'œil lui confirma que sa Nami-swan éliminait ses opposants avec sa grâce et son efficacité habituelle. Elle n'avait visiblement pas besoin de l'aide de son chevalier servant et lui en voudrait certainement s'il se mêlait de son combat. Il allait devoir trouver autre chose afin de gagner le coeur de la jolie navigatrice, même s'il commençait à être à court d'option.
N'étant pas homme à se laisser abattre pour si peu, il envoya voler d'un puissant coup de pied une dizaine de marines armés. Ils atterrirent tous dans l'eau du port et le plus chétif entra même en collision avec le flanc d'un bateau.
Le son de l'impact et des os qui se brisaient provoquèrent un sourire satisfait chez Sanji. Sourire qui disparut à la seconde où il entendit cet insupportable Marimo parler dans son dos :
« Hé idiot de cuistot, au lieu de fantasmer sur la sorcière des mers, tu pourrais pas faire ton boulot ? »
Sanji se retourna immédiatement, une cigarette serrée entre ses dents et prêt à laisser s'exprimer son agacement contre son nakama :
« Je fais mon boulot, abruti d'épéiste. C'est juste qu'à la différence d'une tête de gazon de ma connaissance, j'ai assez de neurones pour faire deux choses en même temps. »
Comme d'habitude, il n'en fallut pas plus pour allumer le brasier de leur rivalité. Les quelques soldats toujours debout entre les deux pirates eurent la bonne idée de s'écarter en courant lorsque ces derniers se jetèrent l'un sur l'autre. Un seul idiot resta planté où il était, n'ayant pas eu le réflexe de ses camarades, et il se retrouva pris entre le marteau et l'enclume. Enfin plus précisément entre deux combattants très en colère, la lame du premier juste au dessus de son épaule et la botte du second bloquée par ladite lame à moins d'un centimètre de sa trachée.
Bien entendu, le soldat tremblait comme une feuille, se maudissant probablement de ne pas avoir suivi l'exemple du reste de son unité et Sanji ressenti presque une pointe de pitié, avec emphase sur le presque. Sentiment qui ne l'empêcha pour autant pas d'étirer ses lèvres en un sourire sanguinaire. Sourire qui eut pour effet de faire blanchir un peu plus le pauvre homme. Lorsqu'un grognement se fit entendre dans son dos, le marine déglutit bruyamment, puis il sembla décider qu'il avait atteint les limites de l'acceptable et se baissa lentement. Il espérait certainement que s'il était assez discret, il pourrait échapper aux deux pirates qui étaient de toute façon plus intéressés par l'idée d'en découdre l'un avec l'autre que par sa pauvre existence.
Mais au moment où il allait s'éloigner une main se referma sur son col et il se retrouva face au visage furieux de Zoro. Encore une fois, Sanji se surprit presque à le plaindre. Il n'avait vraiment pas de chance.
« Dégage de là toi, c'est une histoire entre sourcil en vrille et moi. »
« Oui, tu nous gênes. »
Sanji en avait assez d'attendre et, d'un coup de chaussure bien placée, il envoya le soldat rejoindre ses camarades regroupés à plusieurs mètres de là. Le pauvre homme se hâta de rester prostré au sol, à l'endroit exact où il était tombé. Qu'il ait jugé qu'il n'était pas assez payé pour leur faire face ou qu'il soit inconscient importait peu, l'essentiel était que plus rien ne séparait Sanji du Marimo. L'échauffement était terminé et les affaires sérieuses allaient pouvoir commencer.
Sanji n'eut naturellement aucun mal à bloquer la première attaque de Zoro. Les mouvements de la tête de gazon lui étaient presque aussi familiers que les siens et ils échangèrent coups et noms d'oiseau avec un plaisir évident. Ils avaient beau ne pas se supporter, ils étaient nakama avant tout et il fallait être aveugle pour ne pas s'en rendre compte quand ils se battaient. Ils se connaissaient par coeur et seule une longue cohabitation et l'habitude permettait d'atteindre ce niveau de fluidité. Chaque coup était envoyé avec la certitude qu'il serait bloqué. Ils n'avaient pas besoin de se retenir par peur de blesser l'autre et ils entraient à corps perdu dans chacun de leurs combats.
Son esprit avait relégué la bataille qui continuait autour d'eux au second plan de sa conscience et Sanji n'entendait et ne voyait plus que Zoro. Jamais il ne l'avouerait, mais il avait besoin de tous ses sens et de toute sa concentration pour repousser son némésis. C'était un adversaire autrement plus puissant et fascinant que ces hordes de débiles qui s'étaient engagés dans la Marine.
Comme pour faire honneur à leur réputation de crétins congénitaux et en écho aux pensées du cuistot, quelques soldats crurent que ce serait une bonne idée de les attaquer pendant qu'ils étaient occupés à autre chose. Malheureusement pour eux, leur trait de génie fut reçu avec tous les égards qu'une telle stupidité méritait et très rapidement les deux pirates furent à nouveau libre de se battre et de s'invectiver.
Aussi étrange que cela puisse paraître, Sanji adorait ces moments avec Zoro. Il avait toujours été d'un tempérament explosif mais ses réactions étaient franchement disproportionnées. Il devait également avouer qu'il agissait la plupart du temps avec pour seul et unique objectif de faire réagir leur bretteur. Son propre comportement l'avait un peu étonné au début, mais il avait fini par ne plus vraiment y réfléchir et refusait tout bonnement d'étudier ses agissements d'un peu trop près. La seule chose importante était qu'il détestait le Marimo qui lui rendait bien et ils passaient plus de temps à se battre et à se hurler dessus qu'à avoir une discussion normale, qu'elle soit cordiale ou pas.
Leur relation conflictuelle avait même un côté positif avec ses accrochages quotidiens : ils permettaient à Sanji de garder ses réflexes intacts pendant les longues semaines qu'ils passaient en mer. Pas besoin de s'entraîner durant des heures, leurs petites rixes suffisaient amplement à perfectionner ses techniques.
Sans compter que ça lui permettait aussi surveiller le niveau de ce cinglé. C'était à croire qu'il n'y avait pas de limite à la progression de Zoro et cette idée frustrait Sanji au plus haut point. Dans un sens, il était heureux de savoir que ses chères Nami-swan et Robin-chwan pouvaient compter sur un autre nakama pour les protéger dans le cas peu probable où lui-même viendrait à échouer, mais d'un autre côté, il était furieux de ne jamais réussir à vraiment prendre l'ascendant sur son rival.
Un cri d'alarme fit s'immobiliser Sanji.
« Hé ! C'est quoi ce truc ? »
D'un mouvement rapide, il se plaça dos à dos avec Zoro, tous deux prêts à faire face ensemble à la nouvelle menace. Se disputer au milieu d'un champ de bataille quand il n'y avait aucun danger était une chose, mais continuer alors qu'un de leur nakama courait un risque en était une autre. Et s'il y avait un seul et unique point sur lequel Zoro et lui s'accordaient, c'était bien le fait de garder chaque membre de l'équipage en sécurité.
Franky, qui était à l'origine de l'exclamation fut facile à trouver. Il dépassait le chaos ambiant d'au moins deux têtes et ses bras en l'air le rendirent encore plus simple à repérer. Ses larges poignets étaient reliés l'un à l'autre par ce qui semblait être une paire de menottes qui émettait une lueur bleu et il faisait face à un soldat de la marine, un gradé à en croire son uniforme. Avant même que Sanji ou Zoro n'avancent d'un pas dans leur direction, tous deux prêts à aider leur nakama, l'homme fit volte face et agita ses mains en un geste ample, comme un magicien préparant son tour.
Pendant quelques secondes, Sanji crut qu'ils avaient à faire à un utilisateur d'un fruit du démon et il se prépara à l'impact. À ses côtés, Zoro devait être arrivé à la même conclusion, car il était tout aussi tendu. Pourtant après quelques secondes d'attente fébrile, il leur parut évident qu'ils s'étaient inquiétés pour rien, ils étaient toujours debout et sans la moindre égratinure. Sanji haussa son sourcil vers le marine et lui sourit comme il souriait aux clients qui refusaient de finir leur assiette. Avec bienveillance et politesse sous lesquelles se cachait la promesse d'une rétribution divine. Le soldat avait raté sa chance et Sanji ne lui laisserait pas l'occasion de rattraper son erreur.
Mais alors qu'il s'avançait vers son nouvel ennemi, quelque chose autour de son poignet le retint. S'attendant à être bloqué par le Marimo qui aspirait comme d'habitude à lui voler la vedette, il se retourna avec un grognement :
« Celui-la est à moi, tête de pelouse ! »
Mais Zoro ne le regardait pas. Il avait le regard fixé sur la main qui tenait habituellement Shusui. Enfin plus précisément sur le poignet de la main qui tenait Shusui. Où une menotte trônait fièrement. Sanji suivit des yeux la lumière bleue qui en sortait et fut surpris de constater qu'elle menait à une seconde menotte parfaitement identique, mais ceignant son propre poignet.
Il releva la tête rapidement. Ce connard les avait attachés ensemble. Un éclair de colère passa dans ses yeux et à en croire le sourire mauvais de Zoro, ce dernier n'était pas plus heureux que lui de la tournure des événements. Ce marine allait voir ce qu'il allait lui en coûter de leur jouer un tour pareil.
Leurs regards se croisèrent et ce simple échange leur suffit pour se rendre compte qu'ils étaient sur la même longueur d'onde. Une fois n'était pas coutume et Sanji avait autrement plus important à faire que s'opposer au Marimo.
Il s'avança de nouveau vers le soldat mais se fit arrêter net par le poids mort de son abruti de nakama. Ce dernier n'avait pas bougé d'un pouce, plaçant sa troisième lame dans sa bouche comme s'il avait tout le temps du monde.
« Hoi Marimo, tu te bouges ? »
La réponse de Zoro lui parvint à moitié étouffée par la garde de Wadô Ichimonji, un baragouinage qui pouvait se traduire à peu près par : je m'en occupe, pousse toi de mon chemin. Avec bien entendu des insultes parsemées en début et fin de phrase comme de la poudre de cannelle sur le chocolat chaud que Chopper adorait.
C'était trop demandé à Zoro que d'attendre son assentiment et ce bon à rien leva les bras, visiblement prêt à attaquer. Sanji refusa de suivre le mouvement et Zoro fronça des sourcils, surpris. Il tira un peu plus fort sur leur lien, ce qui eut pour effet de faire fulminer Sanji.
« Hé, arrête ça ! J'ai besoin de mes mains pour cuisiner. Tu vas me couper si tu continues à tirer sur les menottes comme ça. »
« Arrête de geindre, cuistot de merde. Suis mes mouvements au lieu de me gêner. »
« C'est toi qui me gêne. Je suis tout à fait capable de le mettre hors d'état de nuire tout seul. Tu n'es pas foutu de faire preuve de la moindre finesse. Il ne pourra pas répondre à nos questions, ni nous détacher s'il est découpé en petits morceaux. »
« Pas besoin de lui parler pour comprendre qu'il nous a attaché ensemble. Pourquoi on irait chercher plus loin que ça ? »
La voix dégoulinante de sarcasme, Sanji répliqua :
« Et à ton avis, hooo intelligence supérieure, comment il a fait pour nous atteindre à cette distance ? Je suis certain que c'est une capacité spéciale, sûrement un utilisateur d'un fruit du démon. »
« Ça ne change rien qu'il ait mangé un de ces fruits ou non. On le défonce, on l'attache et on voit après. »
Présenté ainsi, Sanji ne voyait plus aucune raison de s'opposer à Zoro, mais il tira sur la menotte tout de même. Hors de question de laisser le Marimo passer en premier. D'autres marines, témoins de leur dispute crurent bêtement que les menottes allaient les incommoder en quoi que ce soit. Ils se jetèrent sur les deux pirates et furent promptement renvoyés d'où ils venaient, avec coupures, fractures et bleus en paiement de leur crétinerie.
Heureusement que ces hommes n'étaient que des sous-fifres incapables. Un véritable opposant leur aurait vraiment posé des difficultés étant donné que ni Sanji, ni Zoro n'acceptaient de céder et qu'ils refusaient tout simplement de s'adapter aux méthodes de combat de l'autre. Ils mirent bien trop de temps à se débarrasser du menu fretin et comme il fallait s'en douter, leur gibier principal en avait profité pour prendre la poudre d'escampette.
Sanji se dirigea dans la direction où il l'avait aperçu pour la dernière fois mais il se retrouva rapidement les fesses au sol, avec un Marimo tout bonnement furieux assis de la même manière derrière lui. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que Zoro était parti dans le sens opposé au sien.
« Espèce d'handicapé de l'orientation, il était par là-bas ! »
Sanji montra du doigt la bonne direction, son mouvement faisant tinter les menottes.
« Arrête tes conneries, tu essaies de te foutre de moi. Il était pas loin de Franky. »
Frustré à l'idée que le responsable de cette fâcheuse situation soit en train de leur échapper, Sanji pointa le cyborg qui se trouvait bien évidemment diamétralement à l'opposé d'où regardait Zoro.
« Franky est juste là, espèce d'idiot ! »
« Arrête de m'insulter, Ero-Cook »
« Et toi arrête de me faire perdre mon temps ! On doit le retrouver. »
Sanji se releva et tira Zoro alors que ce dernier râlait et pestait derrière lui. Ils devaient rapidement rejoindre Franky, dont les mains étaient toujours liées l'une à l'autre, afin de le protéger et Sanji espérait qu'ils pourraient retrouver la trace du marine qui les avaient placés dans cette fâcheuse posture. Quand ils arrivèrent auprès du cyborg, Usopp et Luffy les avaient devancés. Ils repoussaient sans ménagement la nuée de soldats qui avaient bêtement pensé que leur charpentier ferait maintenant une cible facile. Le premier objectif de Sanji était atteint. Par contre, l'utilisateur du fruit du démon avait bel et bien disparu.
Sanji allait de nouveaux rabrouer Zoro quand Robin apparut auprès de leur petit groupe.
« Nami a dit que nous devions partir, les vents changent et nous ne pourrons pas échapper aux vaisseaux de la marine si nous n'appareillons pas dans les dix minutes. Je crains que la récréation ne soit terminée. »
Luffy protesta mais même lui savait qu'il devait écouter leur navigatrice quand il s'agissait de météo. Il entreprit de dégager un chemin jusqu'au Sunny à coup de Gatling gun. Sanji tenta tant bien que mal de l'aider, toujours accroché à Zoro, tout en jetant un dernier coup d'œil autour de lui. Un sentiment d'appréhension lui enserrait la poitrine, comme s'il savait que quelque chose allait très très mal tourner. Son instinct lui disait de ne pas partir sans avoir réussi à mettre la main sur ce prestidigitateur de bas étage, mais apparemment les circonstances ne lui laissaient pas le choix. Saleté de tête de gazon ! C'était de sa faute encore.
Ce ne fut qu'une fois le bateau en pleine mer qu'il se rendit compte d'à quel point il avait eu raison. Il avait fallu moins de deux minutes à Francky pour se libérer : il s'était détaché les mains et les menottes étaient tombées au sol avant de disparaître dans un nuage de fumée. Mais ni Sanji, ni Zoro n'étaient des cyborgs capables de détacher et ré-attacher leurs membres et ils avaient dû remettre leur sort entre les mains aguerries d'Ussop, puis de Nami. Une heure après que le Sunny ait appareillé, les deux experts en crochetage annoncèrent qu'il ne parviendraient probablement pas à les ouvrir et que Sanji et Zoro feraient mieux de les faire découper.
Bien entendu, cet idiot d'épéiste avait sauté sur l'occasion et tenté d'abattre Shusui sur le lien lumineux qui reliait les deux menottes. Seuls les réflexes de Sanji lui avaient permis de bloquer la lame avant qu'elle ne s'approche trop de ses précieuses mains. L'altercation qui suivi fut écourtée à la fois par le manque d'amplitude de leurs mouvements et par l'intervention rapide de Nami-swan qui les attrapa tous deux par l'oreille et les traîna ainsi jusqu'à l'atelier de Franky.
Pendant deux heures, leur charpentier utilisa tous les outils à sa disposition pour tenter d'ouvrir les menottes. À chaque fois qu'une lame ou qu'un foret approchait, Sanji avait des sueurs froides à l'idée d'un faux mouvement. Il avait confiance en Franky, mais un accident était si vite arrivé. Il ne devait pas abîmer ses mains, sans elles, il ne pourrait pas cuisiner efficacement et c'était sa raison d'être sur le Sunny. Sans ça, il ne serait qu'un poids mort et l'idée lui était encore plus insupportable que de savoir que ses nakama puissent manquer de quoi que ce soit.
De son côté, Zoro n'avait visiblement pas les mêmes problèmes et il ne semblait pas gêné le moins du monde par les différentes tentatives de Franky. Seul le manque évident de réussite paraissait l'agacer. Ce qui n'était pas surprenant vu l'état général de ses mains . La peau de ses doigts et de ses paumes était recouverte de cicatrices et de coupures plus ou moins anciennes, dont certaines auraient pu disparaître complètement si cet idiot les avait fait soigner correctement. Sanji savait, pour l'avoir vu combattre assez souvent, que Zoro ne portait pas la moindre attention ni à son corps, ni aux blessures qui lui était infligées. Seul gagner et survivre avait de l'importance, qu'il en sorte estropié ou marqué à vie n'entrait même pas en ligne de compte.
Mais étrangement, alors que Zoro s'agitait et pestait à chaque fois que Franky fouillait son atelier pour un nouvel outil à tester, il restait parfaitement immobile dès qu'une scie, pince ou clé à molette approchait des menottes. L'idée qu'il agissait de cette manière afin de rassurer Sanji effleura l'esprit de ce dernier, mais il la repoussa avec un horreur. Il n'était pas faible et n'avait aucun besoin qu'on le couve. Encore moins par cette tête de gazon. En y réfléchissant bien l'idée était même ridicule, jamais le Marimo n'agirait ainsi. Au contraire, il ne perdrait pas une occasion d'attiser leur rivalité ou de se moquer de lui.
Malgré presque deux heures d'essais infructueux et une frustration de plus en plus évidente, Franky travailla une heure de plus avant de déclarer qu'il abandonnait. Le lien bleuté qui reliait les deux menottes était intangible et le métal était bien trop solide pour qu'il puisse le découper sans risque.
Suite à son annonce, Zoro essaya à son tour de les libérer sans succès. Les coups de pied de Sanji n'eurent pas plus d'effet et ils durent se rendre à l'évidence : ils ne parviendraient pas à forcer l'ouverture des menottes et leur seule solution était de retrouver l'utilisateur du fruit du démon et de l'obliger à les libérer.
En attendant ce moment, la vie allait devoir continuer : Sanji avait un dîner à préparer et il tira un Marimo plus que furieux à sa suite vers la cuisine.
