Chapitre 1 – Craquement.
« J… »
Sa bouche se ferma automatiquement. Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'elle s'effondrait sur le sol. Elle roula doucement sur le sol se mettant sur son dos ignorant la boue qui tâchait ses vêtements. L'adolescente grinça des dents, elle fixa le ciel qui virait à la couleur orange songeant déjà à la prochaine nuit qu'elle allait passer dehors. Il ne restait que peu de temps avant la nuit. Lentement, elle se releva s'aidant de son environnement autour d'elle. Au bout de plusieurs longues minutes, l'adolescente réussit à se tenir debout néanmoins elle vacillait. S'aidant du mur, Louve marcha vers un terrain vague où elle avait l'habitude de passer le vendredi soir. L'entrée arriva rapidement malgré sa vitesse de marche, l'adolescente entra sur le terrain vague. Louve s'aperçut que quelqu'un d'autre, un autre adolescent ayant les cheveux roux, y était. Il jonglait avec un ballon et avait l'air d'être bon.
Louve l'ignora. Tant qu'il ne l'a gênait pas, tout irait bien. Elle déposa son sac par terre, elle sortit un ballon. Louve commença à tirer dans le mur à l'exact opposé de l'autre adolescent, l'adrénaline commença à monter et elle oublia la faiblesse de son corps. Louve s'amusait tellement à jouer au foot qu'elle ne remarqua son spectateur qui avait arrêté de jongler. Finalement, il vint lui piquer la balle souriant narquoisement. Un faible sourire apparut sur les lèvres de l'adolescente sans abri et elle récupéra avec un tour de passe-passe son ballon. L'air stupéfait du garçon valait le coup.
« Je suis Jérémy. » se présenta t-il avec un petit rire.
« Louve. »
Il l'a regarda surpris.
« C'est un drôle de prénom, Louve. » dit-il avec le sourire.
« Jérémy est plutôt ordinaire et sans originalité. » répliqua t-elle.
Et Jérémy éclata de rire. Il aimait bien cette personne. Elle n'était pas très grande, l'air fatigué était peint sur son visage alors que la sueur coulait. Ils jouèrent jusqu'à la nuit au foot, Jérémy dû arrêté quand il remarqua qu'il était tard. Il ramassa rapidement ses affaires qu'il rangea dans son sac.
« Merci ! C'était cool. Je dois retourner à l'Institut Riffler. On se voit une prochaine fois ! »
Et Jérémy se précipita en direction de l'institut Riffler. Louve le regarda partir sans bouger, ses yeux tombèrent sur son ballon qui jonchait à ses pieds. Elle prit son ballon et le rangea machinalement dans son sac, Louve reprit sa route dans les rues de Port-Marie espérant trouver quelque chose à manger. Cependant, elle avait très peu d'argent et les commerces étaient fermés. L'adolescente fouilla discrètement chaque poubelle sur son passage prenant tout reste de nourriture qu'elle trouvait. Ce n'était peut-être pas très sain et surtout très sale de faire ça néanmoins c'était la seule manière qu'elle avait trouvé pour subsister.
La lune était pleine. Elle régnait en reine dans le ciel nocturne, libre de tout nuage. L'adolescente était pratiquement la seule personne dans les rues, Louve essayait de trouver un endroit où passer le reste de la nuit. Un endroit où personne ne la déroberait pendant son sommeil, un endroit où personne ne l'agresserait ni la violerait. Louve descendit jusqu'à la plage, ses pas la menèrent vers un coin caché de la plage, parfaitement caché par de grands buissons. L'adolescente s'allongea sur le sol terreux entre les buissons et le grand mur de roche, elle mit sa capuche puis cala son sac dans ses bras. Au bout de quelques secondes, elle s'endormit.
Louve traînait des pieds. Elle serrait les poings alors qu'elle entendait le murmure désagréable des passants. Ce n'était pas sa faute si elle puait – quoique les douches étaient pour les riches, ce n'était pas sa faute si elle n'avait pas de famille, ce n'était pas sa faute si ses vêtements étaient tâchés et troués, ce n'était pas sa faute si elle n'avait pas d'argent, ce n'était pas sa faute si elle vacillait. Elle réussit à quitter les rues de Port-Marie rejoignant le Vieux Port de la ville, son sac pendait à son épaule et son ventre grognait davantage réclamant de la nourriture.
Sauf qu'elle n'avait rien pour se subsister. Elle allait passer une nouvelle journée sans nourriture, ça faisait deux jours qu'elle n'avait rien manger si on comptait le fait que deux jours plus tôt elle avait eu droit à un 'repas'.
Louve posa son sac par terre avant de vérifier ses environs. Elle fouilla dans son sac et sortit le ballon qu'un vieil homme lui avait offert trois mois plus tôt. Quel gentil vieil homme, pensa t-elle avec nostalgie. Le ballon fusait contre les conteneurs, il rebondissait contre tout mais Louve était assez rapide pour frapper au bon moment. Pas une seule fois durant les quinze premières minutes elle laissa tomber le ballon. Elle utilisa des vieux tee-shirts rouler en boule pour créer un parcours, elle mit une planche sur un tonneau en métal qu'elle avait trouvé sur le côté ainsi qu'un sceau de chantier que Louve avait pris la veille.
Les Requins du Port se baladaient ensemble, ils étaient allés à l'épicerie acheter de quoi survivre les prochains jours. Marteau et Requin étaient les seuls qui s'occupaient des finances dans le groupe. Ils faisaient le plus d'économies possible. En revenant au port, ils eurent la surprise de voir une inconnue jouer au ballon. Sa dégaine et son apparence laissaient fortement à penser qu'elle était sans abri. Ils s'arrêtèrent pour l'observer s'entraîner.
« Pas mal. » dit Marteau en voyant l'adolescente installer un parcours à l'aide de vieux tee-shirts tâchés et troués.
« Ah, je l'ai déjà croisé. Hier, je crois. Elle regardait avec envie les légumes de Madame Véra. Mais au final, elle est partie en se tenant le ventre. » dit Cartoon en se grattant le menton.
« Je crois qu'elle nous a vu. » fit Coup d'Boule en pointant l'adolescente du doigt qui rangeait à la hâte ses affaires.
« On gardera un œil sur elle. » décida Requin suivant l'inconnue du regard.
Ils retournèrent à la vieille usine de sardine où ils vivaient. Les Bleus qui s'entraînaient habituellement à l'usine n'étaient pas là excepté pour Jérémy. Il jonglait avec un air étrange sur le visage. Alors que Marteau et Pouss-Mouss allèrent ranger ce qu'ils avaient acheté, les autres allèrent parler au joueur des Bleus.
« Salut Jérémy. Qu'est-ce que tu fais dans le coin ? » dit Requin simplement.
« Où sont les Bleus ? » demanda en même temps Cartoon.
Jérémy avait l'air misérable. Il répondit cependant d'un ton morose :
« Ils sont partis il y a une heure. J'suis resté, moi. »
Requin haussa un sourcil interrogateur.
« On s'est disputé. Honnêtement, c'était tranquille il y a encore quelques semaines. Des petites querelles par-ci par-là, ça arrive, mais depuis un moment la tension est présente. Apparemment, c'est moi le problème. Mais j'vois pas pourquoi. » ajouta Jérémy au bout de quelques minutes.
« Dispute à propos de quoi ? » demanda Marteau qui revenait avec Pouss-Mouss.
« J'ai fais une demande d'émancipation il y a deux mois. » lâcha Jérémy les surprenant. « Ma mère n'est.. pas en état de prendre soin de moi. Je n'ai jamais voulu parler de mon passé, j'ai toujours dis le strict minimum à l'équipe. Ils ont insisté beaucoup de fois, j'ai refusé à chaque fois. Ça était la première véritable dispute. Bon, il eut d'autres querelles à propos d'autres choses… Cette demande était tout pour moi, eux ne comprenaient pas et voulaient m'en dissuader au lieu de me supporter comme tout ami ferait. J'suis sûr que les Sky' m'auraient supporté… »
« Et ensuite ? »
Requin n'aimait pas du tout cette situation. Jérémy semblait encore plus déprimé au fil des minutes qui passaient. Il s'était résigné à ne plus jouer au ballon, il s'était assis sur les estrades.
« La demande a été accepté. Évidemment, personne dans l'équipe était content. La semaine dernière, j'étais malade. J'ai raté un match. Et ils ont perdu malgré le fait qu'ils avaient un remplaçant. J'suis le fautif, disent-ils, j'suis celui qui les a fait perdre. J'ai jamais voulu être malade moi. Enfin bref, il y a trop de disputes en ce moment entre moi et les autres. J'aime pas ça. L'ambiance est trop dense. Et s'entraîner avec eux est devenu une véritable épreuve. »
« Il y a plus ? » demanda Requin commençant sérieusement à se demander ce qu'il se passait chez les Bleus.
Lui, comme beaucoup d'autres, avait remarqué que l'ambiance entre les joueurs des Bleus n'étaient plus la même. Si Tag et Éloïse étaient toujours aussi complice, que Gabriel était encore le meilleur ami de Tag, que Samira était encore la meilleure amie d'Éloïse, il semblerait que Jérémy soit exclu. Le couple Samira et Jérémy s'était cassé quelques mois plus tôt, leur relation n'avait pas marché, et ils avaient décidé d'arrêter là et de rester amis. Tag semblait un peu moins chaleureux avec Jérémy qu'avec les autres membres de son équipe.
« J'espère que ça va s'améliorer. Que nos relations redeviendront comme avant. Je ne comprends pas leurs foutus réactions. » déclara Jérémy au lieu de répondre à la question de Requin.
Jérémy quitta l'usine une demi-heure plus tard ayant jouer un peu avec les Requins du Port, qui eux avaient voulu lui changer les idées. Il errra néanmoins dans le Vieux Port ne voulant pas rentrer à l'Institut Riffler. Avec un sourire, il repensait à sa réaction quand Mademoiselle Adélaïde lui avait annoncé la nouvelle. Elle avait été tellement fière et heureuse de lui annoncer que sa demande d'émancipation avait été accepté. Il avait parcourut un long chemin, selon elle, et elle était fière de ce qu'il avait accompli. Il aperçut une silhouette au loin qui jonglait avec un ballon, sans aucun mal il reconnut Louve avec qui, il avait joué la dernière fois. Le jeune homme se précipita vers elle l'appelant par son nom.
Curieuse, et surprise, cette dernière se retourna. Un sourire sincère naquit sur ses lèvres quand elle vit Jérémy.
« Salut Louve. » dit-il avec le sourire.
« Salut Jérémy. Ça va ? »
« Pas trop. Et toi ? »
« C'est pas la folie. Mais je m'y fais. Que se passe-t-il ? As-tu une réponse à ta demande d'émancipation ? » demanda Louve curieuse.
Il lui avait effectivement parlé de sa demande d'émancipation quand il avait appris qu'elle était émancipée. Même s'il ne la connaissait pas vraiment, il l'a trouvait vraiment sympathique. Il lui raconta qu'il était émancipé sauf que personne n'était content pour lui.
« Mes félicitations. Ne les écoute pas. S'ils ne peuvent pas être contents pour toi, soit content pour toi-même. » déclara Louve en posant une main hésitante sur l'épaule de Jérémy.
« Merci. » remercia Jérémy. « Mon équipe n'a pas été au top ces derniers temps, j'espère que ça va s'améliorer. J'ai un mauvais pressentiment. » ajouta t-il avec une dose d'espoir et d'inquiétude.
« J'espère pour toi. Je pense avoir croisé ces derniers jours tes amis. Les membres originels des Bleus, ce sont Tag, Éloïse et Gabriel – ainsi que les jumeaux qui ont quitté l'équipe, non ? »
Jérémy hocha la tête voulant savoir où elle voulait en venir.
« Les Bleus, champions du monde… On jouait au foot de rue au pensionnat des Tours Froides, on a suivi avec ardeur le premier Mondial de Foot de rue. Ton arrivé ainsi que celle de Samira ont apporté du changement dans l'équipe. Il y a une bonne ambiance malgré le changement de joueurs, les petites disputes, au final vous restez amis. Depuis un moment, ça a commencé à se dégrader entre vous. Et crois-moi, beaucoup l'ont remarqué. Si tu as un mauvais pressentiment, ça doit sûrement concerner les Bleus. Tu sembles le principal concerné de chaque conversation de tes amis, selon plusieurs rumeurs. »
Pour appuyer son propos, elle lui parla d'un site où elle prenait des nouvelles de temps en temps, où les rumeurs sur les Bleus – et par la même extension les autres équipes – étaient nombreuses. Jérémy se promit d'aller y jeter un coup d'œil. Ils prirent le chemin de la plage où Louve dormait ces derniers temps. Pas que Jérémy le savait.
« Es-tu.. sans abri ? » demanda t'il au bout de cinq minutes de silence.
Elle acquiesça.
« J'savais que t'allais remarqué. »
« Faut être aveugle pour ne pas remarquer. Et aveugle du nez. » rit Jérémy la faisant rire.
« C'est sûr. »
Le garçon ouvrit son sac, il avait des sandwichs. Normalement, ils étaient pour son équipe. Vu qu'ils étaient partis depuis perpète, il avait des sandwichs en trop. Il pourrait les manger cependant il décida d'en donner à sa nouvelle amie. Il lui tendit trois sandwichs emballés dans du papier d'aluminium.
« M.. Merci. » bafouilla Louve rouge en acceptant les sandwichs.
Ils s'assirent dans le sable à l'abri des regards. Jérémy l'observa ranger deux des sandwichs qu'il lui avait donné dans son sac. Elle déballa le troisième et commença à manger. Il fit de même.
« Je garde les deux autres pour demain et après-demain. » lui dit-elle.
« Je pourrais t'en apporter d'autres si tu veux. » proposa t-il.
« Oh non. Ne t'embête pas pour moi. » dit-elle précipitamment embarrassée. « Hey. Est-ce que tu connais bien le Vieux Port ? »
Jérémy se gratta l'arrière du crâne. Malgré le refus de la part de Louve, Jérémy pensait déjà à lui ramener des vivres. Louve avala trois gorgées d'eau et termina son sandwich.
« Le Vieux Port est le territoire des Requins du Port. C'est une équipe de foot de Rue. Et Requin, le capitaine de l'équipe, est le fondateur du foot de rue à Port-Marie. » répondit-il après avoir avalé son morceau de sandwich.
« Eh… »
Le ciel prit une teinte orangée. Jérémy ne voulait pas rentrer à l'Institut Riffler, institut qu'il allait quitté dans les prochaines semaines. C'était son choix. Il resta jusqu'à la tombée de la nuit à parler de tout et de rien avec Louve qui appréciait réellement sa compagnie. Puis, à contrecœur, Jérémy retourna à l'Institut promettant de revenir voir sa nouvelle amie.
Deux semaines s'étaient passées.
La situation entre Jérémy et les autres membres ne s'était pas améliorée. Les quelques matchs amicaux organisés par les Requins du Port l'avaient prouvé, Jérémy ne jouait pratiquement pas. Jérémy avait tenté d'en discuter avec Tag, ce dernier l'avait ignoré, il avait ensuite tenté les autres membres de l'équipe sans succès.
Les Bleus s'étaient réunis à l'usine désinfectée de sardine là où les Requins du Port résidaient. Ces derniers étaient assis sur les échafaudages observant l'équipe. Les Bleus ne s'entraînaient pas, ils s'étaient isolés à l'abri de toute personne qui pourrait entendre leur conversation. Tag avait les mains dans les poches, il fronçait les sourcils et était mécontent. Jérémy était en retrait du groupe ne comprenant pas pourquoi ils faisaient une réunion. N'étaient-ils pas censés s'entraîner ? En y repensant, ces derniers temps il n'avait fait aucun entraînement avec eux. Les Bleus le fuyaient. Son estomac se nous quand Gabriel se racla la gorge.
« Jérémy. Nous avons décidé avec Tag, Éloïse et Samira que.. ta présence n'est plus nécessaire dans l'équipe. » déclara t-il.
Jérémy se figea. Ils ne pouvaient pas faire ça. Mais qu'avait-il fait à la fin ?
« Pourquoi faites-vous ça ? » demanda Jérémy en se rapprochant.
Éloïse fronça les sourcils. Elle mit ses mains sur ses hanches et siffla :
« N'est-ce pas évident pour toi ? Attend, j'ai oublié t'as pas de cerveau. »
« Mais qu'est-ce que j'ai fais à la fin ?! » exigea se savoir Jérémy en levant la voix.
Les Requins du Port plissèrent les yeux. Les Bleus étaient tendus, Jérémy tremblait de colère.
« Tu ne conviens plus à cette équipe. Tu nous ralentis ! De plus, tu es le problème dans cette équipe ! Il vaut que tu partes Jérémy, c'est pour le mieux. » expliqua Samira sans vraiment répondre à sa question.
« Soit plus claire ! » rugit Jérémy.
Il voulut ajouter quelque chose mais Tag le coupa froidement.
« Nous avons déjà trouvé un remplaçant. Et il est meilleur que toi. Sache le. Tu es le problème. Nous ne voulons plus de toi. Point barre. »
« Expliquez-vous ! En quoi je suis le problème ? » s'énerva Jérémy criant presque ses mots.
« Tu n'es qu'un bouffon, Jérémy ! Tu n'écoutes jamais ce qu'on te dit. » parla Samira en croisant les bras.
« Ah ! Comme si vous m'écoutez ! Bande d'hypocrite ! » cria le roux attirant l'attention des autres personnes dans l'usine.
« T'aurais dû rester avec tes autres amis qui ne savent même pas jouer au foot de rue ! T'es toxique pour cette équipe ! Toujours à commencer des disputes ! » cria en retour Gabriel faisant tomber ses lunettes.
« Vraiment ? T'es devenu un putain d'hypocrite. Qui s'est disputé avec Tag à propos de devoirs il y a trois semaines ? Qui s'est disputé avec Éloïse à cause d'un entraînement ? Qui s'est disputé avec Samira à cause d'un travail qu'elle fait ? » hurla cette fois-ci le roux fou de rage. « Toi, imbécile ! J'suis pas le seul à me disputer. Alors tais-toi avec ta putain d'hypocrisie. »
Tag se tourna vers lui pour défendre son meilleur ami. Il saisit le col de Jérémy et le secoua.
« Tu ne parles pas à Gabriel comme ça ! »
« J'lui parle comme j'veux ! » répliqua avec ton venimeux le roux en se dégageant de sa grippe.
Au moment où les choses allaient tourner au vinaigre, Ben – le capitaine des fantômes – s'interposa entre Jérémy et Tag. Les Requins du Port vinrent prêter moins forte à Ben.
« Eh, on se calme ! Pas de violence. » dit Ben aux Bleus.
Tag recula jetant un dernier regard froid à Jérémy. Il se détourna et quitta l'usine avec son équipe. Jérémy leur jeta un regard noir.
« Ces putains d'hypocrites.. » murmura t-il pour lui-même.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda Cartoon avant que le roux lui aussi à son tour.
« Ils m'ont viré de l'équipe. » répondit-il.
Alors que le roux partait dans la direction opposée de celle des Bleus, les autres enregistraient l'information dans leur cerveau. Requin écarquilla les yeux de stupeur, Coup d'Boule lâcha sa bouteille d'eau par surprise, la mâchoire de Ben et du reste des Requins du Port tombèrent.
« Qu'est-ce que foutent les Bleus ? » pensa à voix haute Ben choqué.
Louve observait son nouvel ami faire les cent pas devant elle.
« … Et ils osent dire que je suis celui qui cause toutes les disputes… »
Et il monologuait.
Première chose qu'elle avait appris quand Jérémy l'avait rejoint, était qu'il avait été viré comme un mal propre des Bleus.
Deuxième chose : les Bleus l'accusaient d'être celui qui pausait problème dans l'équipe.
Troisième chose : les Bleus avaient déjà trouvé un remplaçant.
Conclusion : cela faisait un moment que les Bleus avaient viré Jérémy de l'équipe. Ils avaient seulement fait les choses de façon officielle. Cette conclusion rendait Jérémy fou de rage.
« Cette bande d'enfoiré… »
