Hey, listen ! Voici une petite histoire de mon cru, venu tout droit de mon imagination frétillante en ces temps de confinement. C'est ma toute première fanfiction, donc s'il vous plaît, soyez gentils avec moi.
Le destin ne l'avait jamais aimé. Jamais.
Le héros du temps revenait toujours, élu par les déesses, pour se battre contre la grande calamité. Même quand la peur le paralysait entièrement, jamais il n'avait pu choisir son combat. Jamais. Encore moins ce jour terrible.
Cet homme souriait sombrement en se souvenant de ce combat qui l'avait fait frémir. Les deux lames s'entrechoquaient dans la violence de leurs attaques, dans la danse de sa haine. Son besoin de sang le revigorait. Il avait soif.
Soif de massacres.
Qui était celui qui l'avait combattu jadis ? Un jeune homme blond, aux yeux bleus perçants. Qu'est-ce qu'il avait aimé voir ce regard si lumineux autrefois s'entacher de la rage qu'il ressentait à son égard !
L'homme rit doucement en souvenir de ce passé qu'il était le seul à apprécier. Le héros du temps était celui qu'il voulait voir périr de ses mains dans un combat comme autrefois. Cet hylien avait eu le bon goût de devenir une légende par la suite. Quelle ironie ! Il le tuerait de bon cœur lors de leur prochaine rencontre.
Se souvenant de la marque que lui avait laissé son adversaire, l'homme posa une main sur son cœur arrêté. C'était là que l'épée sacrée s'était plantée. En tuant son enveloppe mortelle et en détruisant son lien avec le seigneur du malin, le héros du temps avait réussi à le stopper dans sa quête meurtrière.
Durant toutes ces années, il avait attendu. Observé. Scruté. Il avait retrouvé le héros à chacune de ses réincarnations, ainsi que la prêtresse à la triforce de la sagesse. Après lui, plusieurs ennemis s'étaient mis en travers de leur chemin. Un démon, un gerudo, et des créatures aussi diverses que variées, que même lui n'avait pas réussi à identifier. Enfin... Il avait bien vu un combat dans le passé, où le monstre qui l'avait lui-même contrôlé s'était fait battre.
Par un mortel qui plus est. Pitoyable quand il s'agit de l'Avatar du Mal.
Des siècles étaient passés depuis ce jour. Combien ? Il ne le savait pas, il n'avait jamais souhaité prendre la peine de compter les années. Il avait mieux à faire, comme étudier les mortels qui jonchaient le sol des déesses. Peut-être pourrait-il mieux comprendre le porteur de la triforce du courage.
Et qui sait, mieux le tuer.
Une femme regarda avec tristesse le socle de pierre. Dessus trônait, depuis la nuit des temps semblait-il, une épée marquée du symbole sacré. L'épée de légende attendait son porteur, perdue dans un temple dans les bois, là où même les animaux ne s'aventuraient pas.
Abaissant son sceptre, celle qui semblait être une prêtresse frémit. Quelque chose approchait. Et dire qu'il avait attendu si longtemps avant de se décider de revenir. Cet homme, cet hylien... !
Elle se souvenait des terres enflammées du temps de son existence, des morts se traînant sur la route retournée, leurs armes plantées dans la terre meuble. Elle se souvenait de sa rencontre avec ces hyliens, trois jeunes gens, amis, prêts à suivre ensemble une prophétie qui n'était destinée qu'à un seul d'entre eux.
La prêtresse endeuillée baissa le regard, sachant parfaitement ce qu'il allait se passer. Ganon. C'était le nom qu'aujourd'hui encore on donnait au porteur de l'Avatar du Mal. Pourtant, elle connaissait le nom du premier, son apparence, sa folie meurtrière. Jamais aucun adversaire n'avait été comme lui. Jamais.
Quand il reviendra à la vie, il irait chercher le héros du temps. Il souhaitait la mort, à lui comme à tous, et, si le héros refusait de la donner, il la disperserait chez les innocents. Il avait toujours été ainsi, le maître du vice du carnage, celui qui fit d'Hyrule une terre rougie par le sang et les braises et qui porta sur ses mains le sang de bien des personnes.
Sang parmi lequel se trouvait celui de l'actuelle princesse de ce royaume et porteuse de la triforce de la sagesse, Zelda.
