Bonsoir, voici un petit Os sans prétention pour maon modo qu'on aime tous.

Cookies Seasea !

(Désolé c'est pas fameux et je suis pas super satisfaite non plus, j'ai un peu du mal à reprendre la plume ces derniers temps, mais j'espère que ça plaira quand même)

Disclaimer : Les persos et l'univers appartiennent toujours au grand Kurumada.


Les pas trainants, c'est sans de réelles motivation et avec résolution que Kanon empruntait ce même chemin afin de rejoindre son logement après une journée éprouvante. Éprouvant, c'était le mot. Il était lessivé et ne rêvait que d'une seule chose ; son lit.

Les journées se faisaient de plus en plus longues. Et se perdre sous la masse de boulot ne l'avait en rien aidé à passer le temps ou de vider sa tête comme il l'avait naïvement cru.

Les jours restaient longs, mornes et horriblement lourds.

Pourtant, il aurait dû y être habitué. De n'avoir aucun réel but, aucune personne à l'accueillir une fois rentré.

Parce que cette personne qui aurait dû prendre ce rôle en charge, celle qui aurait dû être la solution à son triste quotidien se trouvait actuellement à des kilomètres d'ici.

Les relations à distance ne sont pas simples à maintenir. Son frère l'avait maintes et maintes fois répété cela. Mais Kanon était resté sourd à ces pensés négatives, son amant y était resté sourd et envers et contre tout ils avaient fait leur possible pour rester en contact, se voir de temps en temps.

Deux ans plus tard, cette relation, que bien toujours existante, paraissait plus comme une ombre, un fantôme.

Quand remontait la dernière fois qu'il avait entendu sa voix ? La dernière fois que ses bras s'étaient refermés autour de lui dans une étreinte chaude et rassurante ? Quand avait-il sourit pour la dernière fois à la simple idée de rentrer -chose qu'il retardait désormais au maximum- ?

Tout s'embrouillait dans sa tête et Dieu qu'il aurait voulu qu'il soit là.

Car il pouvait se souvenir de leurs années de jeunesse, quand ils vivaient heureux, dans le même pays. Avant que son aimé ne parte à l'étranger pour son travail.

Ils étaient persuadés que la distance ne mettrait pas à terme à tout ce qu'ils avaient vécu, tout ce qu'ils avaient construit ensemble. Ils s'étaient quittés le coeur léger, le sourire aux lèvres avec la certitude que ce n'était que temporaire.

Mais les affaires avaient duré, s'étaient prolongés en semaines, en mois. Puis, un an était passé déjà et si l'autre ne manquait pas une occasion de revenir à courte durée pour revoir sa moitié et profiter du bon temps, ses visites s'étaient petit à petit écourtées jusqu'à être très rares.

Le grec ne savait combien de temps ils tiendront encore. Il n'avait pas envie de se laisser submerger par les doutes et de mauvaises pensées, mais parfois, elles s'insinuaient vicieusement en lui. Et des questions prenant mille et une formes l'assaillaient jour et nuit.

Que faisait-il à l'autre bout du globe ? Mangeait-il proprement ? Vivait-il une vie convenable et confortable ?

Pensait-il encore ... a lui ?

D'ordinaire, il chasserait ces idées noires au plus vite. Mais ce soir, plus que d'autres, il était resté coincé dans son propre tourbillon de lamentations.

Malgré la fatigue, c'est sans presser le pas qu'il avançait. Son appartement qui fut autrefois un "leur" lui donnait un sentiment d'opression. Parfois, le vide était juste trop dure à supporter.

Il était enfin arrivé et effectuait les simples gestes du quotidien comme l'ouverture de la porte sans trop y réfléchir.

Quand celle-ci s'ouvrit, il fut surpris de ne pas ressentir ce vide froid, cette solitude implacable en y mettant pied.

C'était tout l'opposé, il se sentait... étonnement bien.

Une douce odeur lui parvint alors aux narines. Il la reconnut aussitôt et ne sut comment l'interpréter de suite.

Lentement, il continua de marcher, le coeur tambourinant. Il ne savait exactement s'il était excité ou s'il avait peur de ce qu'il pourrait découvrir dans le salon dont les lumières étaient visiblement allumées.

Quelques secondes. C'était le temps qui s'écoula avant que tout ne s'arrête.

Figé sur place, Kanon stupéfait avait le regard plongé dans des orbes dorées qu'il pensait ne plus revoir.

《 Kanon, je suis rentré. 》 Lui dit-il un petit sourire au coin, ce qui etait bien loin de pouvoir d'écrire l'amour indescriptible et toute la bienveillance et affection que reflétaient ses yeux ancrées dans les siennes.

Le grec sentir son coeur s'emballer, un espoir fou venu s'y loger.

Il fit un pas en avant, le visage déjà éclairé par des sentiments de joie.

Mais très vite cela fut remplacé par une mine sombre.

Non. Il ne pouvait pas faire ça, il ne le pouvait plus. Il etait las des allés et venus de celui qui partageait sa vie. Il ne pourrait plus supporter cette fausse joie, cette retrouvaille qui ne durera qu'une nuit.

Il ne pouvait plus se laisser aller. L'aimer, le retrouver et sen réjouir pour se réveiller le lendemain le coeur brisé. Si c'était revenir pour repartir juste après, Kanon n'en voulait pas.

Ce qui avait été l'objet de leur dernière dispute et depuis les échanges avaient considérablement diminués.

L'autre semblait avoir compris, car il se hâta de le rassurer.

《 Je suis sérieux. Je rentre a la maison, définitivement. 》

Comme pour accentuer ses propos, il le fit entrevoir tous les bagages soigneusement empilés derrière lui, cachés dans l'ombre de son dos.

Le plus âgé, craignant succomber à un espoir vain chercha dans le regard de son vis-à-vis toutes traces de mensonges.

Mais en ressorti sans résultats.

Il releva alors la tête, les lèvres tremblantes et les yeux brillants.

Et sans se poser plus de questions, il oublia tout, il lâcha tout et s'elança ni plus ni moins dans les bras du plus grand, le serrant avec force comme s'il pouvait disparaître a tout moment.

《 Je t'aime Rhada, t'avise plus à partir. 》

Seul un petit rire grave et une paire de levres chaudes posées sur les siennes lui répondirent.

Fin.


Voili voilou !

Pour notre modo, qui ne l'oublions pas, est une incroyable personne qui donne toujours son maximum et qui mériterait une tonne de cookies à vie 3

Merci de m'avoir lu !

A bientôt !