Ce texte a été écrit lors de la 120ème nuit du Fof (Forum francophone) sur le thème "Unanime". Le principe est simple : un thème par heure, une heure pour écrire, de la souffrance et du désespoir (et beaucoup de rires) de 21 heure à 4 heure du matin pour les plus courageux. N'hésitez pas à aller voir les autres textes de la nuit ou à vous joindre à nous sur le forum !
Alors, cet OS est le tout premier de ma nuit, donc j'en suis plutôt satisfaite, même si je ne suis pas certaine d'avoir réussi à faire passer toutes les émotions que j'avais en tête à l'écriture... Le bonhomme est compliqué à décrire, mais j'essaie de m'améliorer ! Vous me direz ce que vous en pensez !
Disclaimer : tout à Goda notre dieu à tous, comme toujours.
Sur ce, bonne lecture !
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Portrait du garçon qui souriait.
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La première fois qu'il le vit, ce type étrange avec un sourire trop grand sur son visage d'enfant, avec cette silhouette svelte faite toute en longueur et cet étrange chapeau de paille, Zoro se dit qu'il avait encore affaire à un drôle d'hurluberlu. Unanimement, on dirait d'abord de Monkey D. Luffy qu'il était de ces hommes qui marquaient les esprits durablement ; que ce soit pour parler de lui en bien comme en mal, l'homme faisait forte impression.
Après tout, il y en avait peu par chez eux, des types assez fous pour s'enticher des gamines indiscrètes, qui bravaient les interdits des officiers de la marine pour s'introduire dans les cours des pénitenciers et offrir la pitance aux condamnés. Mais voilà, Luffy, lui, il aimait beaucoup mettre son nez dans les affaires de ce genre – preuve en était, leur aventure ne se résumait qu'à ça ; devenir amis avec la fille éplorée du coin, chercher à l'aider, provoquer des révolutions, et détruire des pays entiers quand ils étaient bien échauffés.
Zoro n'était pas du genre à trop réfléchir, à vrai dire, il fonctionnait essentiellement à l'instinct ; instinct forgé par son propre vécu, et par l'enseignement des samouraïs de son village natal. Mais voilà, Luffy, c'était une source infinie d'interrogations. Et, en sa qualité de second, il devait être le mieux placé pour le comprendre, anticiper ses réactions, agir en conséquences.
A force de côtoiement, ils agissaient comme l'ombre de l'autre, et finalement, tout ce qui faisait les particularités de son capitaine, ses petites manies étranges, sa manière toute personnelle de comprendre le monde, c'était devenu la norme, dans sa vie de pirate.
Il observait alors avec délice – et une certaine fierté qu'il ne saurait ignorer – l'effet dévastateur que produisait son capitaine dans son sillage, au contact de personnalités tout aussi rocambolesques.
Il en ressortait que, oui, définitivement, les réactions que provoquait le garçon au chapeau de paille étaient d'une unanimité sans commune mesure ; que ce soit de grands éclats de rire, pendant les banquets à Alabasta ; l'effarement teinté d'admiration pendant la grande guerre, alors que ce petit gars osait se tenir bien droit, aux côtés du légendaire Edward Newgate ; l'agacement profond quand l'enfant qu'il était encore n'en faisait qu'à sa tête ; et l'espoir, cet espoir fou mêlé d'amour, pour le garçon joyeux qui pouvait tout, dans ce monde d'adulte où il n'aurait peut-être jamais du avoir sa place ; tous les avis convergeaient toujours vers la même conclusion, quand il s'agissait de lui.
Le gamin intriguait ; il était attachant, agaçant, impertinent, fait d'émotions pêle-mêle jetées sur son visage adolescent, émotions qui vous foudroyaient comme rarement. Il n'y avait jamais de demi-mesure, c'était tout ou rien, l'aimer ou le détester, un besoin désespéré d'en faire un allié.
Mais les personnes qui connaissaient vraiment Luffy au chapeau de paille n'auraient qu'une seule et unique chose à vous dire, à son sujet. La plus importante peut-être, la seule à retenir au moins.
Luffy deviendra le Roi des pirates. Ne vous permettez pas d'en douter.
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Une review = un sourire sur la bouille de Luffy (et sur la mienne, par la même occasion).
