Cette histoire a été écrite suite à défi sur des couples improbables ! J'espère que le résultat sera à la hauteur ! Je tiens à vous mettre en garde, le début n'est pas très joyeux. Dernière précision, Duddley n'est pas né et ne naîtra pas, et les Potter ne sont pas encore mort.
Je vous souhaite une bonne lecture et à bientôt !
Chapitre 1 : Toi ?!
En feu. Tout son corps était en feu. Il ne savait même pas où il était, ni comment il était arrivé là. Un cri sortit de sa gorge lorsqu'il s'écroula au sol, percutant de plein fouet la terre humide, tout n'était que douleur, il ne sentait rien d'autre que cela et il pria pour que tout s'arrête. Combien de sortilèges avait-il reçu pour être dans un état pareil ? Combien de Doloris ? Il ne se souvenait même plus ce qu'il avait bien pu fait pour subir une telle punition. Son « Maître » n'avait besoin d'aucune raison pour torturer ses fidèles. Il avait 20 ans mais son corps lui donnait l'impression d'en avoir 40. Une horrible crampe lui fit soudainement arquer le dos et un piètre gémissement s'échappa de sa bouche. Il n'avait même plus la force de prendre sa forme animale où tout sera plus simple… Tous ses muscles étaient tétanisés et il se demanda comment il allait pouvoir quitter cet endroit.
Soudain quelque chose se posa sur son épaule, c'était une main et son instinct de survie lui permit de rouler hors de portée de cette personne, montrant les dents dans un réflexe. Il n'était peut-être pas apte à se battre ni à se lever d'ailleurs mais il ne comptait pas se laisser attaquer sans rien faire, le loup en lui le refusait.
- Rogue ?! Entendit-il. Nom de Dieu mais qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?!
Severus essaya de répondre mais il manqua de s'étouffer avec son sang. Immédiatement sa sauveuse se précipita vers lui et le plaça sur le côté.
- Qu'est-ce que tu as encore fait ? Demanda sèchement la voix.
Oh il connaissait cette voix…
- Tuney… Marmonna-t-il.
- Tais-toi idiot. Claqua celle-ci.
Etonnamment, le jeune homme eut un petit sourire en coin et garda le silence.
Seulement il déchanta rapidement car il sentit monter une crise d'épilepsie et une vague de panique le submergea à cette idée.
- Oh non pitié… Souffla-t-il en fermant les yeux.
- Quoi ma présence te dérange tant que ça ?! Cracha Pétunia en reculant. Si tu veux je peux m'en aller et te laisser te vider de ton sang dans ce parc dés…
- Crise… Chuchota-t-il en coupant court la déclaration véhémente de Tuney.
- Quoi crise ? Je ne comprends rien à ce que tu dis ?!
La respiration de Rogue se coupa brusquement et tout son corps se mit à trembler et s'arquer. Comprenant la gravité de la situation, Pétunia ramassa une petite branche, qui par un heureux hasard se trouvait là, et la fourra dans la bouche du blessé pour qu'il ne morde pas sa langue. Les yeux de Severus roulèrent dans leurs orbites, tandis que ses membres commençaient à s'agiter en tout sens.
- Respire Severus ! Il faut que tu respires ! Paniqua la jeune femme en se penchant vers le visage du garçon qu'elle avait haï toute sa vie.
Un souffle quitta alors le corps de Rogue et il se força à respirer malgré la douleur qui irradiait ses poumons.
- C'est bien… C'est bien… Soupira Tuney en caressant d'un geste machinal les cheveux salis par le sang de Severus.
Ne pouvant rien faire d'autre que surveiller le blessé, Pétunia s'assit sur ses talons et patienta. Ses yeux détaillèrent cet homme qu'elle avait connu petit garçon. La vie n'avait apparemment pas été tendre depuis que leurs chemins s'étaient séparés. Bien sûr elle avait entendu des rumeurs, sa sœur lui avait parlé de cet espèce de gang dans lequel Rogue était entré. Etait-ce eux qui l'avaient battu ? Etait-il drogué ? Il en avait l'air en tout cas, personne ne pouvait avoir une crise comme ça sans avoir pris quelque chose.
Au bout d'une minute ou deux, les convulsions se transformèrent en tremblements et elle put alors constater que le plus gros était passé.
- Rogue ? Ça va ? Demanda-t-elle maladroitement.
Un timide hochement de tête lui répondit et Pétunia retira la canule de Guedel improvisée de la bouche de Severus.
- Est-ce que tu peux te lever ?
Les prunelles noires du jeune homme croisèrent les siennes et ce qu'elle y vit lui fendit le cœur. Elle ne voyait que de la souffrance, de la méfiance mais surtout une grande vulnérabilité. Adieu le regard effronté qu'elle avait connu, cet air narquois qu'il avait arboré en sa présence. Elle ne voyait maintenant plus que de la misère et du remord.
Se redressant, Pétunia glissa un bras Rogue autour de ses épaules avant de tant bien que mal, le hisser sur ses pieds. L'homme siffla entre ses dents sous la douleur et manqua de s'effondrer à nouveau et d'entrainer avec lui Tuney.
- Désolé… Marmonna-t-il en se rééquilibrant.
- Est-ce que tu peux marcher ?
- Je crois oui…
Ils essayèrent d'avancer à petits pas fébriles mais les jambes de Severus avaient beaucoup de mal à le porter. Il savait qu'il avait perdu beaucoup de sang, il devait aussi s'être désartibuler au bras gauche en transplanant, ses nerfs étaient à vifs… mais il fallait qu'il se concentre sur pieds et non sur ses blessures.
- Où va-t-on… ? Interrogea-t-il dans un souffle.
- Chez moi… Mais je vais devoir te cacher… Répondit Pétunia la respiration courte. Vernon… Vernon accepte mal les étrangers…
- Ca me rappelle quelqu'un… Grogna Rogue.
La jeune femme plissa les lèvres mais ne répliqua pas après tout c'était la réalité.
Lorsqu'ils arrivèrent chez les Dursley, Severus remercia Merlin car son corps allait bientôt le lâcher. Ses forces le quittaient de plus en plus, il avait manqué de trébucher à plusieurs reprises sur le chemin jusqu'ici.
- Vernon est en voyage d'affaires, il rentre demain matin. Au moins je n'aurai pas à me presser pour te soigner. Déclara Pétunia en déposant Rogue dans l'entrée. Attends ici. Je vais préparer le bric à braque.
Avant qu'il n'ait eu le temps de s'offusquer sur la perspective d'être soigné dans la pièce fourre-tout, Tuney avait déjà disparu dans les escaliers. Severus ferma les yeux et appuya son front contre la rambarde. Dans quel pétrin était-il ? Il avait fallu qu'il tombe sur Pétunia Evans… Cette peste qui s'était moqué de lui quand il était enfant parce que sa famille était pauvre et que son apparence en résultait, qui l'avait traité de monstre. Cependant elle semblait avoir changé… elle ne l'avait pas encore insulté, ni même rabaissé. Au lieu de cela elle était restée à ses côtés, l'aidant du mieux qu'elle pouvait. Et à présent elle s'était mise en tête de le soigner en risquant peut-être son mariage avec ce Vernon… Quel nom dégoûtant d'ailleurs…
