Qui es-tu ?
Résumé : Joey est étrange et calme depuis quelques temps, personne ne sait ce qu'il se passe dans la tête du blond. Mais si c'était plus qu'une simple déprime passagère, un cœur brisé pourra-t-il encore être sauvé ? Recevra-t-il l'amour de celui qui désire ?
(Je suis nulle pour faire des résumé)
Attention N°1 : Yugioh ne m'appartient pas, je ne fais qu'utiliser son monde et ses personnages pour l'écriture de mon histoire.
Attention N°2 : C'est ma première fanfic sur Yugioh, et ça fait un longtemps que je n'ai pas vu la série. Excusez mes fautes d'orthographes, j'essaye de faire de mon mieux pour me corriger. Mention de suicide et d'abus, Amour entre homme, et Humour douteux (J'ai un drole sens de l'humour).J'utilise Joey Wheeler au lieu de Jounouchi Katsuya comme nom, en fait c'est en lisant des fanfictions que j'ai appris le nom japonais de notre cher chiot blond.
Paring : Puppyshipping (Seto Kaiba x Joey Wheeler)
Inspiration de l'histoire par la musique 'Qui es-tu ?' de Jack Volpe feat Netik : Je me suis imaginé que Joey en train de chanter cette musique. Puis d'autres idées ont germé dans ma tête et c'est comme ça que j'ai écrite toute l'histoire en une semaine.
Mots : 5255
''Dialogue''
''Pensée''
Note écrite par Seto
Note écrite par Joey
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Chapitre 1 : Le soleil éteint et le fugueur
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Yugi regarda son meilleur ami d'un air inquiet, cela faisait plusieurs semaines que Joey se comportait étrangement. Il était bien plus calme que d'habitude, souriant rarement et s'isolant seul là où personne ne pouvait le trouver. Tristan avait passé des pauses déjeuner entières à chercher le bond dans tous l'établissement, mais en vain. Au final, la bande avait décidé d'attendre que Joey vienne faire le premier pas pour leur parler, mais les semaines passaient sans aucun changement à l'horizon en vue.
Aujourd'hui encore, Joey était assis à sa table, une main sous le menton tenant sa tête, le regard vague en direction de la vue que lui offrait la fenêtre. Aucun sourire rayonnant, pas même un froncement de sourcil, rien qu'un visage neutre accompagné pas une paire d'œil remplie d'une profonde tristesse, c'est à ça que le jeune homme blond ressemblait depuis environ 2 mois.
''Est-ce qui voit le même ciel que moi ?'' pensa le blond avec une douleur dans le cœur. ''Ou vivons nous vraiment dans deux mondes différents ?''
La sonnerie du lycée le sorti de ses pensées, et même si il ne le montrait pas, Joey accueilli le début du cour avec bonheur dans sa tête. Se concentrer sur le cours l'aidait à ne pas penser à son problème, ses professeurs avaient remarqué son drôle de comportement et furent mis au courant de la situation. Au lieu de le juger, ils se montraient heureux que le jeune homme pense enfin à travailler sur ses cours sérieusement, l'aidant à rattraper son retard avec des devoirs supplémentaires. Ses notes étaient devenu plus que meilleur, beaucoup de ses camarades de classe s'attendait à voir le blond se vanter d'être dans le top 5 des élèves, mais il n'en fit aucun commentaire.
Bien sur, durant les premières semaines, plusieurs groupe de racailles avaient voulu profiter de l'état de faiblesse apparent de Joey, comme ils s'étaient trompés. Le blond était peut-être calme, mais il était devenu plus violent et vicieux dans ces coups, le dernier combat en était une preuve : le chef d'un autre lycée était encore à l'hôpital, et pleurait dés qu'il voyait des cheveux blond.
Quand la journée de cours se fini, Yugi voulu approcher Joey, essayant encore et encore d'inviter son ami à venir chez lui ou à l'arcade, mais comme à chaque fois, Joey lui sourit fébrilement en s'excusant, quittant la salle de cours. Téa posait une main sur l'épaule de son petit ami, lui faisait signe de ne pas poursuivre le blond.
''Pourquoi ?'' dit Yugi sentant les larmes monter. ''Pourquoi il nous fuit ?''
''Je ne sais pas … j'ai essayé de demander aux professeurs des informations.'' dit-elle faiblement. ''Ils n'ont rien voulu me dire.''
''Même Sérénity n'en sait pas plus.'' souffla Tristan en serrant les dents. ''Elle a essayé de lui parler, mais il la fuit elle aussi.''
''On ne peux plus attendre ! On va le trouver et nous obliger à nous parler !'' s'exclama Duke en levant le poing.
''Euh … Duke, la dernière personne qui l'a fait chier … est encore à l'hôpital attendant une opération.'' l'informa Tristan.
''Tu plaisante !'' déglutit Duke en pâlissant.
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Mokuba soupirait en voyant Seto travailler sur son pc, il avait réussi à convaincre son frère de venir le chercher à l'école aujourd'hui. Le jeune Kaiba espérait pouvoir passer un moment conviviale avec son grand frère. Ces derniers temps il ne faisait que travailler, n'allant plus au lycée que pour passer des examens importants, les simples contrôles lui étaient envoyé sur son adresse mail.
Le petit frère était inquiet, Seto ne sortait plus du manoir ou de son bureau, toujours un pc ou un portable à la main. Il ne se souvenait même plus de sa dernière conversation avec lui, le rendant triste. Bien entendu Mokuba comprenait que la KaibaCorp soit importante pour Seto, mais plus importante que son petit frère, ça il ne pouvait plus le supportait.
''Seto, je peux te demander quelque chose ?'' demanda Mokuba avec une petite voix.
''Vas-y.'' répondit l'aîné sans quitter l'écran des yeux ou le clavier des mains.
''Est-ce qu'on peux faire une soirée jeux-vidéos ce soir ?'' déclara Mokuba avec espoir.
''Tu n'invite qu'une seule personne.'' dit Seto ne se sentant pas concerné.
''Seto, je ne compte pas invité quelqu'un, je veux passer la soirée avec toi.'' rétorqua Mokuba surpris par la réponse.
''Mokuba, je ne peux pas … une autre fois d'accord.'' soupira Seto n'accordant pas un regard à Mokuba.
Ce dernier ne dit rien et alluma sa tablette pour jouer, retenant ses larmes comme il le faisait à chaque fois que Seto le rejetait. Mais il n'arrivait pas à se concentrer dans son jeu, sa poitrine lui faisait mal, son idiot de frère ne voyait-il pas le mal qui lu faisait ?
Regardant par la fenêtre, il enviait les passants qui souriaient et vivaient une vie dont il rêvait bien trop souvent. Il lui arrivait d'imaginer à quoi ressemblerait a vie si lui et son frère n'étaient pas devenu des Kaiba. Et cette vie lui semblait tellement mieux que celle qui vivait.
Il sorti de ses pensées en voyant quelqu'un de familier entrant dans une grande maison du quartier qu'il traversait pour se rendre au manoir. Mokuba regarda discrètement son grand frère en se demandant si il remarquerait sa disparition si il venait à quitter la voiture. Mais il chassa rapidement cette idée de la tête, ne sachant pas si il avait peur d'inquiéter son frère ou que ce dernier ne remarque rien.
''Mais que faisait Joey dans les quartiers luxueux de Domino ?'' se demanda Mokuba en repensant à son ami blond.
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Joey se laissa tomber dans son lit en rentrant chez lui, il voulait juste dormir dans l'espoir de voir son amour dans ses rêves. Mais après quelques minutes à profiter du confort de son lit, il se leva à contrecœur pour changer de tenue. Quittant l'horrible uniforme bleu de son école, il prit dans son armoire une chemise blanche et un jeans avec un sous-vêtement, puis se rendit dans sa salle de bain.
Il se déshabilla et mis ses affaires salles dans la machine à laver, avant d'entrer de la mettre en marche. Le blond alla dans la cabine de douche et tourna le robinet d'eau froide, ne se souciant pas de la sensation de gèle qui parcourait son corps. Il se lava rapidement, essayant de ne pas penser à sa vie et son problème actuel.
Malheureusement pour le jeune homme, il y avait toujours quelque chose qui lui rappelait ce qu'il fuyait. Surtout quand il était dans la salle de bain, nu devant le miroir, dévoilant son vilain secret marqué dans sa peau. Au milieu de la poitrine, juste au dessus du cœur se trouvait une cicatrice verticale ne dépassant pas une dizaine de centimètre. Elle était différente des autres cicatrices qu'il possédait, celle-ci, il se l'était lui-même fait un soir où son père n'était pas à la maison, utilisant l'un des couteaux les plus tranchant que son cuisinier de père gardait en souvenir.
Même si sa vie avec son géniteur et le traitement que ce dernier lui faisait subir, n'étaient pas idéal, ce n'était pas la raison de son acte, il aime la vie, et l'aime toujours malgré sa tentative de suicide. Non, ce qui la poussait à désirer la mort un vendredi soir, c'était les mots que son amour lui avait dit avant qu'il ne se réveille.
''Nous ne sommes plus des enfants, notre amour ne mène nulle part … tu ne dois même pas exister.''
C'est étrange d'être amoureux d'une personne que l'on voit qu'en rêve, mais c'était la réalité de Joey depuis ses 10 ans. Tout avait commencé par un rêve anodin, Sérénity n'était plus là, et aucun enfant ne jouait avec lui à cause de son père alcoolique qui faisait peur aux mères de familles de son quartier. Il voulait tellement avoir un ami, alors il ne trouva pas cela étrange d'en rêver un, mais ce rêve était différent de ces autres rêves, le garçon de ses rêves semblait incroyablement vivant. Joey se sentait toujours heureux au réveil après avoir vu son ami.
Il se souvenait de leurs conversations, de leurs jeux, de leurs émotions, mais pas à quoi ressemblait son précieux ami. Mais cela ne l'empêcha pas d'en tomber amoureux, comme un simple béguin d'enfant de primaire. Mais les années ont passé et les rêves ont continué, son ami grandissait lui aussi, devenant de plus en plus beau, en tout cas c'est que son cœur lui disait. Le simple béguin enfantin était devenu un amour sérieux et puissant … mais ça il ne s'en était rendu compte que récemment.
Il y-a 3 mois, Yugi et Téa avaient annoncé à toute la bande leur relation, suivi de Tristan qui lui avoua qu'il sortait avec sa sœur, et de Duke qui en profita pour vanter ses fiançailles avec une riche et magnifique fille. Il était heureux pour eux, voulant même leur avouez qu'il aimait quelqu'un en secret … mais sa voix ne put prononcer un seul mot quand il réalisa que la personne qu'il aimait n'était que le fruit de son imagination.
Les deux semaines suivantes, il pouvait voir Yugi et Téa vivre leur amour sans se soucier des regards des autres, riant de bonheur et partageant quelques gestes intimes. Il était à la fois content pour eux, mais jaloux qu'il ne pourrait pas vivre cela. Alors un vendredi en rentrant de l'école, il alla se coucher pour rencontrer l'homme de ses rêves, voulant lui parler de ce qu'il ressentait pour lui. Mais son rêve tourna au cauchemar, il fut rejeté par le fruit de son imagination, il n'avait que lui, n'aimait que lui et espérait que ce dernier l'aime. Personne ne l'a jamais aimé et il se doutait que quelqu'un l'aime de manière particulière. Alors il décida que si il ne pouvait pas vivre avec l'amour de sa vie, il n'aurait qu'à s'ôter la vie.
C'était l'une des ex de son père venant récupérer l'argent que son père lui devait, qui l'avait trouvé sur la sol de la cuisine, encore conscient et gémissant de douleur, et qui avait contacté les secours. Joey s'en voulait d'avoir loupé le cœur et se sentait pitoyable de ne pas être capable de s'ôter la vie. Il était un boulet et un déchet, causant même des problèmes a cette gentille femme qui s'inquiétait pour lui. Elle était resté à ses cotés dans l'ambulance, lui serrant la main en lui murmurant que tout irait bien. Avant de tomber dans l'inconscience, Joey pensa que cette femme était trop bien pour son connard père.
À son réveil, elle était là avec un médecin, elle pleurait pour lui, le serrant avec douceur l'informant que son père ne lui ferait plus de mal. Sur le moment il avait pleuré en réalisant que maintenant tout le monde savait qu'il était un enfant maltraité, qu'il allait être jugé et pris en pitié. Mais il n'avait pas la force de nier et répondit à toutes les questions que la police lui posait concernant la vie avec son père. Ces idiots avaient jugé que sa tentative de suicide venait de son horrible condition de vie, mais il voulait juste qu'ils partent alors il ne les reprit pas.
Sophia, l'ex de son père, lui avait parlé de son enfance semblable à la sienne, et des ses tentatives de suicide, puis d'un psy qui l'avait aidé à remonter la pente et à faire la femme qu'elle était. Même si elle ne possédait pas une puissante entreprise comme la KaibaCorp, elle était quand même présidente de sa propre entreprise de vêtement au Japon.
Elle avait décidé de l'aider, payant ses frais médicales et d'avocats pour que son père soit enfin juger pour ses actes. Joey ne lui cacha pas sa peur d'être seul et elle lui promit d'être là le jour du procès, ce qu'elle fit. En une seule nuit, il avait gagné une véritable mère et une confidente, qui ne s'était pas moquée de son amour vivant dans ses rêves.
Sophia lui avait offert cette maison dés que le juge condamna son père coupable, donnant à Sophia la tutelle de Joey, à la demande surprise de ce dernier. Même si il la voyait en coup de vent, il se parlait souvent au téléphone, l'informant des avancés de sa thérapie avec son psy.
Quittant la salle de bain avec une serviette sur les épaules, il se rendit dans la cuisine pour se préparer une collation rapide avant d'attaquer la montagne de devoirs que lui avait confié ses professeurs. Cependant en ouvrant le frigo, Joey soupira en voyant qu'il avait de nouveau oublier de faire les courses, Sophia allait de nouveau le sermonner si elle le savait.
Il monta dans sa chambre, prit une veste rouge posée sur sa chaise de bureau et fouilla son bureau pour trouver un élastique pour attacher ses cheveux en queue de cheval. Avant quitter la maison, il vérifia qu'il avait bien son portefeuille et son portable suffisamment chargé, il ne voulait se rendre dans le centre ville pour rien.
Il marcha de sa maison jusqu'à un petit supermarché bordant le début du centre ville, même si le trajet dura une vingtaine de minute, cela en valait la peine de faire ses courses là-bas. C'était le seul supermarché de Domino à vendre une certaine marque de glace venant directement des USA, qu'il mangeait enfant avec Sérénity.
Il prit son temps dans les rayons, regardant attentivement les prix et réfléchissant à ses futurs repas de la semaine. Bien que Sophia lui donnait une allocation très généreuse appelée argent de poche, pour qu'il subvienne a ces besoins, il gardait encore des séquelles de sa vie avec son père, sa fâcheuse habitude d'économiser le moindre sous et de dépenser le moins possible. Son psy sachant cela lui avait donné comme mission personnel pour l'aider, de commencer à acheter des produits plus chers que ceux qu'il prendrait normalement, et de s'accorder au moins une fois par semaine un achat très chère. Cette semaine il s'était acheté une console de jeu, une neuve, ce qui lui apporta les compliments de son psy qui pensait qu'il prendrait de l'occasion.
Au bout d'une heure à traverser les rayon, puis à payer en caisse ses courses, Joey sorti du magasin avec un caddie remplie de sac de courses. Il était sur le point d'appeler un taxi pour rentrer, ne se sentant de marcher à pied avec autant de sac, qu'il remarqua Mokuba assis en boule devant le magasin.
Inquiet pour le garçon, il l'approcha et s'agenouilla à sa hauteur en posant sa main sur son épaule. Son geste fut sursauté le jeune garçon, qui avait le visage en larmes, mais son regard paniqué se détendit en voyant Joey devant lui.
''Qu'y-a-t-il Mokie ?'' demanda Joey d'une voix douce en essayant de sourire.
''Seto est un vrai con.'' renifla Mokuba en détournant le regard.
''Ce n'est pas nouveau.'' répondit Joey d'un ton calme.
Mokuba regarda surpris le blond, il s'attendait plutôt à l'entendre dénigrer encore plus son frère, le traitant de garçon riche et impitoyable, ou encore à voir un grand sourire éclatant pour le rassurer. Mais là, il avait un nouveau Joey, calme et limite neutre dans son expression faciale, mais pas de la même manière que son grand frère … il pouvait sentir de la tristesse.
''Qu'est-ce que Seto a fait ?'' dit Joey comme si c'était évident.
''Tu vas trouver ça stupide.'' grogna Mokuba en passant le fait que le blond avait dit le prénom de son frère avec facilité. ''Je ne suis qu'un gamin …''
''Bien sur que tu l'es, tu n'as que 14 ans.'' répondit Joey en passant une main sur la tête du garçon en larmes.
''Oui mais …'' rougit Mokuba peu habitué à ce genre d'affection.
''Ça te dit d'en parler autour d'une glace ? Je dois rentrer à la maison ranger les courses.'' proposa Joey tout en désignant le caddie à coté de lui.
''Whoua ! Joey, tu as dévalisé le magasin !'' s'exclama Mokuba les yeux écarquillés.
''Un peu …'' sourit Joey en se grattant la joue. ''Alors ? Tu viens ou pas ? J'ai acheté une nouvelle console, mais je n'ai pas eu le temps de la tester.''
''Comment je pourrais refuser une telle offre !'' s'écria joyeusement Mokuba en sautant dans les bras de Joey.
Joey serra le garçon dans ses bras comme il le ferait avec ses amis, ne réalisant pas que pour Mokuba ce simple geste représentait plus que ça, c'était une preuve d'affection intense pour le jeune Kaiba. Seto n'était pas quelqu'un de tactile, pas même pour son petit frère adoré, qui ne désirait que son amour fraternel.
Gardant toujours un bras autour de Mokuba qui pleurait bien plus dans ses bras, Joey commanda un taxi avec son portable et attendit silencieusement que ce dernier arrive. Il se demandait vraiment ce qu'avait fait Seto pour mettre Mokuba dans cet état, et surtout où il était en ce moment.
Quand il vit un taxi arriver, Mokuba ne comprit pas que c'était pour eux, mais en voyant Joey se lever, lui tendant une main pour l'aider à se relever en lui donnant un petit sourire. Dans sa courte vie, Mokuba avait reçu de nombreux sourire venant de personne voulant profiter de lui et de son frère, ils cachaient leurs laideurs derrières ces derniers. Il avait renoncé comme Seto, faire confiance aux sourires qu'ils voyaient, se méfiant du moindre acte soi-disant désintéressé.
Joey souriant tout le temps et agissait sous un coup de tête sans arrière pensée, il était normalement le genre de personne qu'il redoutait, mais le blond avait réussi a lui prouver qu'il existait bien de bonnes personnes dans le monde. Alors même si l'éclat solaire avait disparu de son sourire, le sourire de Joey restait pour autant spécial aux yeux du jeune Kaiba, il respirait la sincérité et la bonté.
Mokuba plaça sa main dans celle du blond sans s'en rendre compte, comme si il était pris dans l'attraction du nouveau Joey. Étrangement, Mokuba réalisa à cet instant pourquoi il se souciait tant de Joey quand il l'avait vu plus tôt. Joey Wheeler était devenu une personne importante pour lui, tout autant que Seto, grace à son bon cœur.
Le trajet en voiture se déroula dans la bonne humeur, Joey était assis à l'arrière avec lui, lui tenant toujours la main, et discutant avec le chauffeur des dernières actualités de Domino. Mokuba restait silencieux en regardant cette main autour de la sienne, et ne put empêcher un léger rouge monter à ses joues, il se sentait un peu idiot de se sentir timide car le blond le traitait comme un enfant.
''Mokie ?'' dit une voix douce qu'il connaissait.
''Hein ?'' laissa échapper l'ados en réalisant que la voiture à l'arrêt.
''Nous sommes arrivés … euh … je … promets-moi de n'en parler à personne.'' demanda Joey avec un ton hésitant.
Mokuba vit que la voiture était garé devant la même maison où il avait vu Joey rentrer plus tôt dans la journée. Mais il hocha la tête en suivant Joey en dehors de la voiture, et aida le blond et le chauffeur en prenant un sac de course dans le coffre.
Il entra dans la maison et suivi de près Joey dans la cuisine, défit les sacs de courses avec le chauffeur, suivant les indications de Joey pour ranger la montagne de provision. Après le départ du chauffeur à qui Joey insista pour lui offrir bon pourboire pour l'avoir aider à ranger, Joey prépara des ingrédients sur le plan de travail, réfléchissant au repas de ce soir. Après quelques minutes de réflexion, le blond commença à cuisiner tout en gardant un œil sur son invité qui le regardait avec une excitation scintillante dans le regard.
''Tu sais cuisiner ?!''
''Oui … je … j'ai toujours fait mes repas depuis mes 10 ans.'' révéla Joey incertain de partager ce détail avec le jeune Kaiba.
''Pourquoi ?'' demanda Mokuba perplexe.
''Mon père est cuisinier de métier … il m'a appris.'' répondit amèrement Joey en se sentant énervé. ''Mais plus important, quel connerie ton frère a fait ?''
''C'est plutôt ce qu'il n'a pas fait.'' bouda Mokuba en posant sa tête dans ses bras.
Joey lui lança un regard confus, et lui fit signe de la tête de continuer.
''Il travaille tellement ces derniers temps et ne m'accorde plus aucune attention … '' dit-il d'un ton faible.
''Il a toujours été comme ça …'' fit Joey en soupirant.
''Non … là c'est pire, il est toujours sur son portable et son pc.'' coupa Mokuba en fermant les yeux pour s'empêcher de pleurer. ''Il ne passe plus de temps avec moi … à chaque fois que je lui propose de passer du temps juste pour nous, il dit qu'il est désolé et remet ça à plus tard … sauf que c'est toujours plus tard ! Et j'ai eu cette stupide idée !'' pleura Mokuba dans ses bras.
Joey sortit du feu sa poêle et sa casserole, puis alla s'asseoir à coté de Mokuba. Il n'aimait pas voir quelqu'un pleurer et surtout pas une personne si joyeuse comme ce garçon en face de lui. Il caressa sa tête en lui chuchotant de prendre son temps pour lui expliquer.
''Je voulais savoir si Seto remarquerait ma disparition.'' commença Mokuba après avoir séché ses larmes. ''Alors j'ai quitté le manoir dés qu'on est arrivé, par une porte arrière pour qu'aucun des employés me voient.''
''Mokuba ! Seto doit être mort d'inquiétude ! Je l'appelle tout de suite !'' déclara Joey en sortant son portable.
''Non !'' cria le garçon en lui arrachant le portable des mains.
''Mokuba rends le moi !'' ordonna Joey en refusant de céder au caprice de l'enfant.
''Il s'en fiche de moi, sinon il aurait déjà tenter de m'appeler ! Je suis pas stupide, je suis parti avec mon portable !'' renifla Mokuba en criant, le cœur brisé. ''Pourquoi il ne m'a pas encore appelé ? Pourquoi il n'a toujours pas commencer à me chercher ? Pourquoi il m'aime pas ? Ai-je fait trop de caprice ? J'essaye d'être un bon petit frère … alors pourquoi il ne m'aime plus ?''
''Je ne sais pas Mokie, je ne sais pas.'' répondit Joey en le serrant dans ses bras. ''Il est un grand idiot tu sais.''
Joey pouvait sentir le jeune garçon hocher la tête pour lui répondre.
''Tu vas entendre ici qu'il t'appelle, je pense qu'il préféra que sois en sécurité à l'intérieur d'une maison au lieu de la rue. D'acc ?''
''Je peux vraiment rester ? Je ne te dérange pas ?'' questionna Mokuba qui ne voulait pas causer de souci à son ami. ''Et si Seto … ''
''J'ai toujours réussi a supporter les humeurs de ton frère.'' ri doucement Joey en se séparant de Mokuba. ''En plus, tu ne pars pas avant d'avoir goûté à ma cuisine Mokie.''
Pendant que Joey préparait le repas, ce dernier avant demandé à Mokuba d'installer la nouvelle console sur la télé du salon, et de la configurer pour lui, n'étant pas très doué pour ce genre de chose. Ce n'était rien pour l'ados, mais aimer bien que Joey le félicite, alors il fit semblant que c'était dur pour recevoir des éloges. Contrairement à ce que pensait Mokuba, Joey n'était pas si dupe, mais il pouvait comprendre qu'un enfant désire être féliciter même pour des choses très faciles.
Après un délicieux repas, une coupe géante de glace pour remonter le morale de l'enfant et quelques parties de jeu, le moment que Joey redoutait arriva, il ne voulait pas parler de sa situation à quiconque, mais dans son cœur, il savait que Mokuba méritait de savoir la vérité. Il demanda à Mokuba d'éteindre la console et lui demandant une entière attention.
Mokuba ne cacha pas sa peur, craignant que Joey décide de le renvoyer chez lui à cause de l'heure tardive. Le blond le rassura, puis prit un profonde inspiration, avant de commencer à lui avouer la vérité : le divorce de ses parents, la perte de Sérénity, la maltraitance que lui faisait subir son père depuis ses 10 ans, le masque d'un garçon fort et joyeux qu'il portait pour oublier les coups et les insultes, son espoir incarné dans ses rêves, les emploies qu'il avait du faire pour payer les dettes et l'alcool de son père en plus des factures quotidiennes, la jalousie qu'il éprouvait envers ses amis, le rejet de l'homme de ses rêves, sa tentative de suicide, Sophia et son soutien à l'hôpital comme au tribunal, sa tutelle sous Sophia, ses séances chez le psy, la difficulté de se reconstruire en tant que lui même, et sa peur d'être rejeter par ses amis.
Mokuba pleura de nouveau, ne voulant pas croire que Joey, la personne la plus heureuse et la plus gentille qu'il connaisse, ait subi tout cela sans que personne ne s'en rende compte. Il trouvait que la vie était trop injuste envers les personnes qu'il aimait. Joey essuya ses larmes avec ses pouces, plaisantant que Mokie allait finir par être déshydraté à force de pleurer.
''Tu n'as pas parlé de Seto ?'' remarqua Mokie curieux.
''Il ne m'a jamais fait de mal … enfin, je veux dire c'est pas un connard complet … des fois.'' répondit Joey gêné d'en parler. ''En fait, ton frère est ce que je voulais devenir.''
''Froid et insensible.'' dit Mokuba avec un air dubitatif.
''Mais non Mokie … Fort et puissant, ne laissant personne lui barrer la route ou lui faire du mal.'' expliqua Joey en rougissant et jouant avec ces mains à cause de la nervosité d'avouer cela à Mokuba. ''Il est un but que je voulais attendre et dépasser pour me prouver que je valais quelque chose … et tu veux savoir la vrai raison pour laquelle je me bats contre lui ?''
''Quoi parce qu'il a-y une autre raison que tu le déteste ?'' interrogea Mokuba surpris.
''Je ne le déteste pas, au contraire, il me supporte et n'a encore rien fait pour réellement me nuire en 2 ans … en me défendant contre lui et ses insultes, je pouvais me sentir libre de parler, libre de me défendre sans avoir de conséquence.'' continua Joey avec un regard lointain. ''J'imaginais que c'était mon père en face de moi et ainsi je pouvais laisser toute ma colère et ma frustration que je gardais en moi sortir.''
''Mon frère était un substitut ?!'' déclara Mokuba d'un ton fort. ''Et mon frère qui se croit important à tes yeux.''
''Que viens-tu de dire ?'' demanda surpris Joey avec des yeux grands comme des soucoupe.
''Il pense que tu ne peux pas vivre sans lui. Un chien sans son maître dépérit.'' Ri Mokie.
''Excuse-moi ! Je vais très bien sans lui. Si ce con ne l'a pas remarqué, cela va faire 3 mois que je n'ai pas vu son petit minois au lycée.'' s'énerva Joey. ''Et j'en suis pas encore mort ! Il se prends pour qui celui-là ?'' fuma Joey en croisant les bras. ''Il est si énervant à penser autant de lui-même.''
''N'est-ce pas ?'' ri Mokuba suivi de Joey peu après.
Quand les rires cessèrent, Joey se leva du canapé en informant qu'il se faisait tard et que Mkuba devrait aller au lit. Malgré les protestations de ce dernier, il se retrouva allongé en pyjama dans un grand lit, avec son ami blond assis à ses cotés qui lui racontait une histoire. C'était l'une de ses conditions pour accepter d'aller au lit sans problème, même si il l'avait suggéré pour jouer avec le blond, car il s'attendait pas qu'il accepte.
Pendant que sa conscience commençait à sombrer dans le sommeil, Mokuba pouvait sentir une main dans ses cheveux, une paire de lèvre sur son front, et la voix du blond lui souhaitant une agréable nuit.
''C'est quand la dernière fois que Seto a veillé sur moi ?'' se demanda Mokuba. ''Je voudrais tellement que Seto se comporte comme Joey … devienne un bon grand frère comme Joey.''
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Joey se trouvait dans son bureau, assis dans sa chaise et les pieds croisées sur le bureau. Il avait passer les dernières heures à faire ses devoirs après avoir couché Mokuba, et l'horloge mural indiquait 3h du matin. Il soupirait en réalisant qu'il allait passer une petite nuit, et qu'il n'avait plus aucune distraction pour s'occuper les pensées.
Il aurait pu aller se coucher et essayer de dormir un maximum avant le réveil du jeune Kaiba, mais quelque chose le dérangeait toujours. Il tenait dans ses mains le téléphone de Mokuba, et fronçait les sourcils en voyant qu'il n'y avait aucun appel en absence, prouvant malheureusement que le garçon aux cheveux corbeau avait raison, Seto n'a pas remarqué la disparition de son précieux petit frère.
''Mokie risque de souffrir encore plus si il voit ça demain.'' pensa Joey en serrant les dents. ''Je refuse de le voir de nouveau pleurer … mais je suis moi-même un grand frère, je ne peux pas laisser Seto dans l'ignorance.''
Joey copia le numéro de Kaiba dans son téléphone, avant de replacer celui de Mokuba dans le sac de ce dernier, en faisant attention d'ôter la batterie pour ne pas se faire géolocaliser. Ce qu'il s'apprête de faire aura des conséquences inconnues, venant des deux Kaiba évidement, mais il devait le faire pour que cet idiot de Seto réalise qu'il a dépassé les bornes.
Le blond alla dans la cuisine et se servit un grand verre d'eau, qu'il bu d'une traite pour soulager sa gorge sèche. Il s'assit sur une chaise de bar, et prit son portable en main, cherchant dans sa liste de contact celui de Kaiba. Avant d'éprouver de l'hésitation ou simplement d'abandonner son idée, il appuya rapidement sur le bouton d'appel.
''Il connaît pas mon nouveau numéro, il répondra jamais.'' murmura Joey à lui-même.
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Merci d'avoir lu le premier chapitre de Qui es-tu ?, c'est rare que j'arrive à écrire si rapidement une histoire, ça doit être le fait que pour moi ce couple est si évident dans ma tête. Je me souviens quand je regardais plus jeune Yugioh, je trouvais que Seto et Joey était les faces d'une même pièce de monnaie, ils sont si semblables et pourtant très différent comme la face et la pile d'une pièce. L'expression 'Qui aime bien, chatie bien.'' leur correspond parfaitement.
