Hey, bon je lis des fics depuis je dirais mes années collège et j'ai toujours eu envie d'en écrire une. Chose que j'ai enfin fait sous la pression de ma meilleure pote. Alors j'espère qu'elle vous plaira.
Les personnages sont la propriété de Hiro Mashima.
Coup de foudre sur Sunset Street
Lucy venait de rentrer chez elle après la longue journée de travail extrêmement éprouvante qu'elle venait de passer dans la banque où elle travaille. Quand elle y repensait, tout c'était passé si vite qu'elle n'avait rien compris à la situation. Comment ça en était arrivé là ? Comment cet homme avait-il fait ?
Exactement 27 jours auparavant, Lucy avait eu besoin de se vider la tête. Elle avait eu besoin d'oublier cette rupture avec un certain Loki, un homme d'affaires plutôt séduisant elle devait l'admettre mais au combien oppressant. Tout avait commencé de manière banale et plaisante mais au bout de quelques mois de relation, il avait commencé à l'empêcher de sortir, de voir ses amies, de s'habiller comme elle le voulait... Elle avait alors décidé de tout simplement faire ses affaires et partir sans une explication. Elle le savait, c'était mal mais sur le moment, elle n'en n'avait eu absolument rien à faire et puis, un pervers narcissique ne mérite aucune compassion après tout. En plus elle venait de recevoir cette promotion pour déménager à Los Angeles alors elle avait saisi l'occasion et était partie aussitôt. C'est pour cela que ce soir, une semaine après être arrivée à L.A. elle avait décidé de se rendre dans un bar en vogue pas très loin de chez elle, sur Sunset Street, «Le Lounge». Elle avait vraiment besoin de boire, de danser, de se faire draguer et d'oublier cet homme qu'elle venait de quitter. Et elle ne savait pas encore à quel point il sortirait de sa tête.
Elle s'était assise au bar, seule, et avait commandé un des derniers cocktails à la mode, alcoolisé bien sûr, pour se vider la tête c'est toujours plus efficace... Elle devait en être à son 3ème Tequila Sunrise quand elle le vit. Elle le remarqua, lui, un grand blond l'air sûr de lui, qui venait de franchir la porte d'entrée. Dès le premier regard, il intrigua la jeune femme. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle avait besoin de savoir qui il était. Il scruta la pièce des yeux, puis se dirigea vers le bar pour commander une boisson.
Elle pouvait dire ce qu'elle voulait, mais cet homme l'avait piqué, elle se souvenait exactement de cette rencontre et de sa manière si nonchalante de commander un Bourbon. Elle n'avait jamais vraiment osé faire le premier pas, elle n'était pas timide de nature mais la vie lui avait appris à être craintive envers les hommes. Mais ce soir, elle était vraiment décidée à rencontrer quelqu'un que ce soit pour la vie, ou pour une nuit... Elle prit alors son courage à deux mains et elle se retourna discrètement vers lui. D'une voix rendue confiante par l'alcool qu'elle venait d'ingérer, elle lui demanda:
- «Quel genre d'homme vient seul dans une boîte pour commander un Bourbon au lieu de draguer sur la piste de danse ?
- Et quel genre de femme reste seule au bar alors qu'elle est plus que séduisante et pourrait ramener n'importe lequel de ces hommes sans aucuns soucis ?
- Je ne suis pas seule, regarder un grand blond plutôt sexy vient juste de commencer à me parler. (Comment avait-elle osé lui dire qu'il était sexy?! L'alcool déliait vraiment sa langue ce soir!)
- Moi c'est Luxus, se présenta le fameux "sexy boy" en lui tendant une poignée de main.
- Lucy, répondit la jeune femme en se saisissant de cette main qu'il lui présentait. Elle était douce et puissante à la fois, un contraste qui emmena encore plus la jeune femme dans les filets du dit Luxus.»
Tandis que la conversation se poursuivait, la blonde pu remarquer que cette dualité qu'elle avait constaté de prime abord se reflétait dans la totalité de la personnalité de cet homme. Elle lui trouvait à la fois un côté séduisant et rayonnant mais aussi un côté mystérieux et noir qui la rendait plus curieuse encore et avide d'en savoir plus. Elle lui raconta sa vie qu'elle trouvait plutôt banale, comment elle était devenue conseillère dans les banques les plus prestigieuses de ce pays, elle lui parla se ses histoires d'amour toutes plus catastrophiques les unes que les autres... Lui semblait boire ses paroles, analysant toujours plus la jeune femme qui commençait à rougir peut-être un peu à cause de l'alcool mais surtout à cause de ce regard perturbant qu'il avait sur elle. Il parlait très peu de lui, il restait très secret sur son passé malgré les questions de la jeune femme. La conversation se poursuivit ainsi durant presque une heure avant que le blond ne suggère de la continuer chez lui. Lucy, hypnotisée par cette nouvelle rencontre accepta, peut-être dans l'espoir d'en apprendre plus, mais sans vraiment se soucier de ce qu'il allait se passer après.
Le trajet se passa dans un silence apaisant, juste bercé par les rares bruits de la ville à 1h du matin. Ils arrivèrent devant un immeuble branché après une dizaine de minutes de marche. Il lui ouvra la porte et l'emmena dans son appartement, au 8ème étage. C'est fou comme tous les détails restaient gravés dans sa mémoire. Il la fit rentrer et se dirigea vers le salon. Elle fut frappée par la superficie de la pièce et par la décoration de la pièce, ce n'était clairement pas ce à quoi elle s'attendait. Sa stupéfaction devait se lire sur son visage vu qu'il lui demanda:
- «Lucy, ça va??
- Euh oui, excuse-moi, j'ai juste un peu trop bu je pense. Ça me perd dans mes pensées des fois.
- Tu veux un verre d'eau peut-être?
- Oui merci Luxus.»
C'est sur ces paroles qu'il disparut dans la cuisine laissant la jeune femme seule avec ses pensées dans ce salon digne d'un magazine d'art déco. Il revint 5 minutes plus tard avec le verre d'eau qu'elle lui avait commandé et lui tendit en lui proposant une place sur le canapé avant de s'y installer lui-même. Elle se blottit alors dans les bras musclés du jeune homme. Elle n'avait plus aucune notion du temps qui passe, se focalisant sur sa main qui caressait son dos provoquant en elle des frissons qui parcouraient tout son corps. Elle se sentait bercée par sa respiration lente et hypnotisante, presque semblable à celle d'un dragon. Elle se redressa alors légèrement, sans pour autant quitter ses bras, pour lui faire face. Elle fut alors frappée par le bleu électrique de ses iris, l'hypnotisant encore un peu plus. Elle approcha alors lentement son visage du sien et posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Le baiser fût d'abbord lent, timide et hésitant, mais, lorsque la main du jeune homme remonta dans la nuque de Lucy, il approfondi le baiser, le rendant langoureux et passionnel.
Attention Lemon, on sait vous vous en battez les couilles et vous attendez que ça depuis le début mais les gamines de 10 ans, lisez pas la suite svp, c'est pour ma conscience
La seconde main de Luxus atterrit sur la hanche de la jeune femme l'encourageant à continuer ses initiatives. Se sentant pousser des ailes, Lucy s'assit à califourchon sur lui pour pouvoir accéder plus facilement au corps du jeune homme. Elle laissa ses mains se perdre sur le torse de son futur amant, et, la chemise de ce dernier commençant à devenir gênante, elle commença à ouvrir les boutons un par un. Quand elle eut fini de l'ouvrir, elle admira, avide, le torse si bien sculpté de son partenaire. Même les dieux grecs auraient pu lui envier sa musculature. Lorsqu'elle releva les yeux vers lui, elle bloqua sur ses iris voilées de luxure, ce qui alluma un brasier au niveau de son ventre. Elle avait horriblement chaud. Comme s'il avait pu lire ses pensées, Luxus glissa ses mains sous sa robe et la lui retira agilement. Elle se retrouva alors en sous-vêtements devant lui et en voyant les iris du bel homme se noircir encore plus, Lucy se sentit plus sexy que jamais.
Il retourna alors à la conquête de ses lèvres gonflées par tant de baisers. Voulant reprendre le contrôle sur la jeune femme, Luxus l'allongea sur le canapé pour la surplomber de toute sa hauteur. Il se débarrassa rapidement de son pantalon avant de venir embrasser la jeune femme. Ses lèvres décidèrent alors de partir explorer le corps de Lucy. Elles descendirent tout d'abord dans son cou, où elles se baladèrent d'un coté à l'autre avant de laisser un magnifique suçon juste au-dessus de sa clavicule. Elles descendirent ensuite jusqu'à la naissance de ses seins. Elles embrassèrent à travers son soutien-gorge, les tétons durcis par le désir de la jeune femme qui se cambra de plaisir. Luxus en profita alors pour dégrafer le soutien-gorge de son amante laissant à ses lèvres le passage vers la poitrine de la jeune femme. Elles se mirent alors à sucer son mamelon droit faisant s'accélérer la respiration de cette dernière. Puis, elles descendirent toujours plus bas, traçant une ligne de baiser jusqu'à son nombril. Les derniers centimètres de cette descente paraissaient durer des heures, surement dû au petit jeu de Luxus voulant faire suffoquer son amante, qu'elle le supplie d'en finir. Alors, lorsqu'elles descendirent enfin pour parcourir les derniers centimètres et qu'elles embrassèrent le mont de Venus de la jeune femme, même si c'était à travers le fin tissu de sa culotte, une immense satisfaction commença à l'envahir, les choses sérieuses commençaient.
Il commença à embrasser son intimité à travers le tissu provoquant chez Lucy des vagues de plaisir et de frustration de plus en plus intense. Il continua ainsi pendant de longues minutes. Cela paraissait interminable pour la jeune femme qui avait l'impression qu'elle allait exploser s'il continuait à jouer ainsi avec elle. Ce n'est que quand elle le supplia d'arrêter ce petit jeu qu'il se débarrassa de cette dernière barrière à la nudité de la jeune femme. Il se redressa comme pour l'admirer avant de reprendre ces délicieux baisers. Lentement, il vint embrasser le clitoris de la jeune femme déjà gorgé de plaisir et lorsque qu'il lécha ses lèvres intimes, elle se cambra de plaisir et de satisfaction. Il la lécha encore et encore avec une délicatesse que la jeune femme n'aurait pas pu soupçonner. Alors qu'elle était aux portes de l'orgasme, il introduisit sa langue en elle. La jeune femme perdait toute notion d'espace et de temps, elle n'aurait jamais imaginé que cet homme qu'elle venait de rencontrer pouvait lui faire vivre un plaisir aussi intense et alors qu'il bougeait sa langue en elle, elle fût traversée par un orgasme foudroyant.
Alors qu'elle tremblait encore de l'orgasme qu'elle venait de vivre, il s'introduisit en elle. Ses vas et viens furent d'abord lents et langoureux, avant d'accélérer et de faire ressortir une nouvelle parcelle de la personnalité du jeune homme: sa brutalité. Ce ne fût pas pour déplaire à la jeune femme qui commençait à retomber dans les torrents de la jouissance. Il continua encore et encore en allant toujours plus vite et toujours plus fort si bien qu'en quelques minutes, Lucy repartait dans un orgasme plus saisissant encore que le premier, se contractant autour de lui et le faisant partir à son tour dans les fins fonds du 7ème ciel.
Ça y est petit être de 10 ans, tu peux reprendre ta lecture, pour te résumer, ils ont fait crac crac et c'était plutôt pas mal
Ils reprirent leurs souffles dans les bras l'un de l'autre, toujours allongés sur le canapé du blond. Ils restèrent immobiles l'un contre l'autre pendant un long moment avant que Luxus ne décide de porter cette amante d'une nuit jusqu'à son lit où ils s'endormirent paisiblement l'un contre l'autre.
Lucy se réveilla le lendemain matin avec un léger mal de tête. Après ce classique reflexe de se demander où elle était, et surtout à qui appartenait ce bras qui la serait d'une manière à la fois douce et ferme. Il ne fallut que quelques secondes pour que la soirée de la veille lui revint en mémoire. Elle se souvint alors de ce blond affreusement sexy qu'elle avait abordé dans ce bar, de cette conversation passionnante et interminable qu'ils avaient eue avant de s'envoyer en l'air et mon dieu, qu'est-ce que c'était bon! Elle ne se rappelait pas avoir pris autant de plaisir avec un homme. C'est vrai que c'était pas mal avec Loki mais là, c'était meilleur que tout ce qu'elle avait pu ne serait-ce qu'imaginer. Pour oublier son ex, là c'était sûr, elle l'avait bien oublié hier soir...
Cependant, elle ne pouvait pas oublier ce mal de crâne synonyme de gueule de bois du dimanche matin qui pointait le bout de son nez. Elle décida alors de se lever en essayant de ne pas déranger le blond qui dormait paisiblement pour partir en quête d'un verre d'eau et d'un doliprane. Elle se dégagea de son étreinte et parti en direction de la cuisine, ramassant ses vêtements au passage histoire de ne pas se balader à poil chez un inconnu. Même si vu ce qu'ils avaient fait hier soir, elle n'était pas sûre que le terme inconnu soit approprié. Un verre, un évier, ça c'était facile à trouver, et en 5 minutes, Lucy pouvait siroter son verre d'eau, mais il lui restait la tâche la plus difficile: trouver son doliprane. Cela l'aurait étonné que la pharmacie soit dans la cuisine, alors, la jeune femme se mit en quête de la salle de bain. Elle la trouva non loin de la chambre où Luxus dormait encore profondément. Une fois dans la salle de bain, elle regarda dans les tiroirs pour trouver ces fameux médicaments mais ce qu'elle trouva la laissa sans voix.
He is a hustler, he's no good at all
Lucy n'avait jamais touché à n'importe quel type de drogue mais ce qu'elle voyait lui faisait bien trop penser à de la cocaïne. Elle n'en revenait pas. Ça ne pouvait pas être ça! Pas encore une fois! La dernière fois un pervers narcissique, maintenant un toxico ou pire un dealeur, ça serait quoi la prochaine fois, un braqueur de banque!!
He is a loser, he's a bum, bum, bum, bum
C'était donc ça ce côté mystérieux qu'il prenait tout le temps, il était peut-être même venu dans ce bar juste pour distribuer sa came, c'est pour ça qu'il était seul!! Il fallait qu'elle en soit sûre alors bien qu'énervée, Lucy fonça dans le salon pour en découvrir plus sur son coup de cette nuit. Si c'était bien ça caché ça dans sa salle de bains, pleins d'autres secrets ne demandaient alors surement qu'à être découvert dans cet appartement. Elle entreprit alors d'ouvrir tous les tiroirs qu'elle voyait dans ce salon. Et elle ne fût pas déçue.
He lies, he bluffs, he's unreliable
Dans un des tiroirs d'une commode, dans un livre creusé avec un cutter, elle venait de trouver 2 cartes d'identité et 1 passeport au visage de son amant mais tous avec des noms différents. C'était encore pire que ce qu'elle imaginait. Était-il membre d'un cartel?? Ou d'un gang?? Se disant que cela ne pouvait pas être pire, elle ouvrit le tiroir d'à côté et fût réellement scotchée.
He is a sucker with a gun, gun, gun, gun
Un flingue!? Elle venait littéralement de trouver un flingue!! Elle était choquée, merde dans quoi elle s'était foutue encore. Elle s'appuya sur la commode pour encaisser tout ça quand elle entendit une voix derrière elle:
- « Je peux tout t'expliquer
- Il n'y a absolument rien à expliquer, la drogue, les faux papiers et maintenant un flingue!! Je ne veux pas de problèmes alors maintenant, je vais partir de cette maison, je ne veux plus jamais entendre parler de toi compris?!, dit-elle en fermant le tiroir et en se dirigeant vers la porte
- Attend Lucy, répliqua-t-il en se saisissant de son poignet pour l'empêcher de partir
- LACHE MOI TOUT DE SUITE, elle se dégagea brusquement et partit en courant de ce lieu, les larmes montant de plus en plus.
- Lucy...»
Elle ne le vit pas mais Luxus avait un air si désolé et si émouvant, et au fond heureusement, sinon elle aurait craqué et serait retourné dans ses bras aussitôt.
Lorsqu'elle referma la porte de chez elle, Lucy s'écroula par terre, en larmes et hurla de colère et de dégout. Elle se sentait si bien avec cet homme, même si elle ne l'avait rencontré que hier soir, elle ne savait pas pourquoi mais elle avait tout de suite eu une confiance aveugle envers lui. Ce matin, quand elle avait trouvé tout ça, elle s'était sentie tellement trahie, comme si on lui plantait un poignard en plein cœur. Ça lui faisait peut-être même encore plus mal que sa rupture avec Loki. Sa colocataire, Levy, qu'elle avait rencontré en cherchant un logement, arriva en courant en entendant tout ce bruit. Quand elle vit la blonde par terre, elle se baissa pour l'enlacer tout simplement, sans dire un mot. Elles ne se connaissaient pas depuis longtemps mais les deux jeunes femmes avaient toutes les deux eu l'impression de trouver une sœur en l'autre. Levy la laissa pleurer pendant quelques minutes avant de l'emmener sur le canapé pour écouter son histoire. Elle lui raconta tout, de la rencontre aussi imprévue que foudroyante, à cette découverte ce matin en passant par leur envol pour le 7ème ciel. Tout, dans les moindres détails. Tout était gravé dans sa mémoire. Elle aurait pu revivre cette soirée rien qu'en l'imaginant.
Levy fût frappée par l'histoire de sa nouvelle copine. C'était si improbable au fond. Mais elle le savait, Lucy n'avait aucun moyen de le contacter donc elle n'allait techniquement pas faire de conneries et ce Luxus non plus, il n'allait pas trouver son numéro ou son adresse n'importe où. Alors, elle réconforta au mieux son amie en lui disant de rester loin de ce genre d'homme et si elle venait à le croiser, il fallait qu'elle soit forte et qu'elle ne lui parle pas, et même si c'était dur, elle finirait par l'oublier.
Trois jours avaient passé depuis cette fameuse nuit, et le grand blond ne quittait pas Lucy une seconde, elle aurait fait n'importe quoi pour pouvoir le revoir. Si elle avait eu le moyen de le contacter, elle l'aurait fait dès que Levy aurait quitté l'appartement. Malgré les recommandations de cette dernière, elle le savait, si elle le croisait, elle lui sauterait au cou et l'embrasserait et se foutrait royalement de ce qu'elle avait bien pu voir ce matin-là.
Elle venait de sortir de son lit vers 9h, elle avait décidé de poser quelques jours de congés pour maladie, ne se sentant vraiment pas de travailler. Son amie, elle, était partie à la fac où elle étudiait les langues anciennes et les civilisations disparues la laissant seule à la maison avec de la glace pour oublier son chagrin. Ah oui, elle avait bien oublié Loki mais maintenant elle devait oublier Luxus, et ça, ça allait être beaucoup plus compliqué. Elle se leva pour aller ramasser son courrier quand quelque chose la perturba. Une lettre avait été glissée sous sa porte.Non, ça ne pouvait pas être lui?! Comment aurait-il pu avoir son adresse? Elle la ramassa, l'ouvrit, et commença à la lire:
« Lucy, je ne sais même pas si tu ouvriras cette lettre. Au moment où je l'écris, je ne sais absolument pas si j'aurais le courage de te l'apporter alors si tu lis ces mots ça veut dire que pour une fois dans ma vie, j'ai décidé de ne pas me comporter comme un lâche.
Quand je suis rentré dans ce bar et que je t'ai vu, si belle, si rayonnante, tu semblais avoir le monde à tes pieds. J'ai été comme hypnotisé par ta prestance et par ta classe; tellement que j'en ai oublié la raison de ma venue. Je ne pensais qu'à une seule chose: toi. Quand tu t'es tournée vers moi et que tu m'as adressé la parole, je n'y croyais pas. C'est vrai, comment une femme de ton envergure, aussi sublime que sensuelle, pourrait-elle adresser la parole à un raté comme moi. Regarde-moi, je suis négligé, j'ai des fréquentations plus que douteuses, je n'ai rien d'un homme bien, comme tu as pu le voir... Je ne suis pas fait pour toi, je le sais, mais je ne peux nier cette attirance que j'ai pour toi. Tu es comme un aimant, et depuis que tu es partie, c'est comme si mon corps n'était plus qu'une coquille vide. Je veux tout t'expliquer, mes choix, mes erreurs, mes conneries, tout, même mon passé si tu le demandes. Alors je t'en supplie, laisse-moi tout te dire, même si tu ne veux plus jamais me parler ensuite, laisse-moi t'expliquer.
Je t'attendrais au « Carrera Coffee», pas loin de chez toi. Le temps qu'il faudra, je t'attendrais.
Luxus »
A peine elle eut fini de lire la lettre, elle se précipita dehors. Elle n'en avait plus rien à faire de tout ce qu'il avait pu faire, ou même des recommandations de son amie. Plus rien ne pouvait la dissuader d'aller le voir après cette déclaration. Elle ne se souciait même pas de quelles conneries il avait encore pu faire pour avoir son adresse, tout ce qui comptait c'était qu'elle allait le voir.
I know you told me I should stay away
Elle dévala les escaliers de son immeuble, fonçant à tout vitesse vers l'endroit où il l'attendait. Elle courut dans la rue, bousculant certaines personnes au passage, ne prenant pas en compte le regard de ceux qui la dévisageait en raison de sa tenue: un magnifique pyjama composé d'un vieux jogging en coton noir et d'un t-shirt loose sur lequel était écrit la phrase «c'est la salsa des nichons». Elle devait avouer que se changer ne lui avait même pas traversé l'esprit. Quand elle arriva juste devant le café, elle l'aperçu à travers la vitrine. Il été tellement cerné et son regard avait l'air si perdu qu'elle avait l'impression de voir en lui un chiot battu par ses maitres.
I know you said he's just a dog astray
Mais, quand il la vit, son regard se réchauffa et la blonde en fut soulagée, elle n'aimait pas le voir ainsi. Alors, quand il se redressa et lui adressa un sourire des plus sincères, le cœur de Lucy fondit un peu plus pour ce grand blond plus que sexy.
- « Je vais tout t'expliquer, je suis né dans la banlieue de Chicago. Dès le plus jeune âge, j'ai trainé dans des quartiers pas très fréquentables et j'ai été impliqué affaires pas très nettes. Au début c'était quelques deals pour les plus grands et puis, plus je grandissais, plus ça prenait de l'envergure. J'ai fini par avoir quelques gars sous mes ordres pour dealer ou effrayer certaines personnes mais quelqu'un m'a poignardé dans le dos. Un mec jaloux du fait que j'avais couché avec sa copine a voulu me donner aux flics. Alors, j'ai laissé Chicago derrière moi pour aller voir Los Angeles avec comme objectif d'arrêter mes conneries et de faire quelque chose de bien de ma vie. Quand je suis arrivé, j'ai trouvé un job de videur, dans ce bar, sur Sunset Street, où l'on s'est rencontré. Je faisais mon taf tranquille, personne ne m'embêtait, jusqu'à ce qu'un mec m'aborde. Il aimait bien ma manière de gérer les choses alors il m'a embauché pour être son garde du corps personnel. Mon job c'est de le protéger et de me taire sur tout ce que je vois. Le flingue que t'as trouvé c'est mon arme de service. Quand aux faux papiers, c'est lui qui me les a filés, au début j'ai pas compris pourquoi mais en fait, ce type traine dans des affaires douteuses, alors il préfère que personne ne sache le nom de ses «collaborateurs». Et pour la poudre, c'est tout ce qui me reste de mon ancienne vie, elle me permet de ne pas oublier que tout le monde peut nous la mettre à l'envers. Je comptais la jeter, mais tu l'as trouvé avant que j'aie eu le temps de le faire. Voilà, maintenant, tu peux partir si tu veux, je ne t'en voudrais pas.
He is a bad boy with a tainted heart
- Je ne partirais pas. Je me fiche de ce que tu as bien pu faire. Mais j'ai juste une question, tu m'as dit que tu étais venue à L.A. pour arrêter les conneries alors pourquoi tu travailles pour ce type?
- J'ignorais tout de ces activités louches quand il m'a embauché, il m'a donné ces papiers et m'a dit que tout ce que je verrais ne devait en aucun cas être divulgué. Alors, comme j'étais un minimum curieux et que je ne voulais pas me faire avoir, j'ai enquêté sur lui. C'est un homme d'affaires reconnu dans son milieu, sur le papier, c'est le mec le plus clean que j'ai jamais vu, aucun casier, aucune connerie étant enfant. Mais, en y regardant de plus près, il a un frère, plus jeune que lui, connu pour avoir braqué une banque il y a 6 ans. Il avait un complice qui n'a jamais été retrouvé.
- Ton patron?
- Disons que quand on voit que dans pas mal de villes où il est allé, une banque s'est faite braquer pendant son séjour, on se pose des questions.
- Donc tu me dis que si je décide de rester avec toi, je choisi de sortir avec un ancien dealer de la banlieue de Chicago actuellement garde du corps d'un homme d'affaires qui braque des banques à ses heures perdues.
- Ça fait pas rêver, lui répondit Luxus, amusé par sa vision des choses
- Disons que ce n'est pas la chose la plus judicieuse à faire
- Ni la plus rationnelle
- Mais après tout, j'ai toujours détesté tous les choix rationnels que j'ai pu faire.»
And even I know this ain't smart
Sur ces paroles, Lucy embrassa tendrement Luxus, elle était avec lui, c'est tout ce qui comptait. Peu importe ce qu'allait penser les autres, elle s'en fichait, elle voulait vivre cet relation et elle allait la vivre.
Elle savait que se laisser aller avec ce genre d'homme pouvait être risqué sur certains points mais elle savait aussi que si elle refusait cette relation, elle le regretterait et elle refusait ça. Elle en avait marre de vivre dans les regrets, et, depuis qu'elle avait quitté New York et son ancienne vie, elle avait décidé de vivre à fond et d'arrêter de se soucier de quoi l'avenir sera fait, elle improviserait sur le moment… Il faut dire qu'elle avait toujours rêvé de faire ce changement mais elle n'en avait jamais eu le courage. Alors, vu cette énorme occasion de dire merde à tous ses anciens principes que lui offrait le jeune homme, pourquoi donc s'en priver ?
Et puis, elle devait avouer, elle ne savait pas exactement si c'était de l'amour, mais elle se sentait comme magnétique à Luxus, comme si c'était une évidence.
Elle passa la matinée à discuter avec le blond dans ce café, ils parlèrent de tout et de rien et Lucy se sentait comme apaisée. Elle ne s'était pas sentie aussi bien depuis un bout de temps. Quand l'heure de la séparation arriva, il la raccompagna jusqu'à chez elle, et il l'embrassa tendrement sur le pas de sa porte. La blonde était conquise. Elle le regarda s'éloigner après un timide au-revoir et c'est à ce moment-là qu'elle vit sa colocataire arriver, l'air légèrement énervée. Elles rentrèrent dans leur appartement quand Levy s'exclama :
- « Sérieusement!! Je te ramasse à la petite cuillère parce que Monsieur n'est pas un homme bien et toi tu cours dans ses bras dès que tu en as l'occasion!
- Levy, attend je vais t'expliquer
- Je ne comprends pas Lucy, franchement, je ne te suis plus, c'est toi qui me disais que tu laissais tomber les connards et que tu voulais un mec bien.
- Je sais mais c'est inexplicable, je veux être avec lui, même s'il n'est pas parfait.
- Je ne veux pas que tu souffres encore
- Ne t'inquiète pas pour moi, ça va aller
But mama I'm in love with a criminal
And this type of love isn't rational, it's physical
Mama please don't cry, I will be alright
All reason aside I just can't deny, I love the guy
Deux semaines passèrent, Lucy et Luxus se voyaient quasiment tous les jours. La blonde dormait un jour sur deux chez son amant. Ils filaient le parfait amour et tout semblait allez pour le mieux. Ce soir, Lucy avait décidé de faire une surprise à Luxus, et d'aller directement chez lui pour lui préparer un bon petit repas comme il les aime. Elle se rendit chez lui avec tous les ingrédients, elle voulait lui préparer son plat préféré: un magret de canard aux épices. Habituellement, il rentrait vers 19h30 voir 20h certains soirs. Elle commença donc à préparer tranquillement à manger, tout en écoutant de la musique. Elle adorait les vielles musiques, tout particulièrement celles qui parlent d'amour. Et alors que se terminait «Je l'aime à mourir» de Francis Cabrel, se lança sa chanson phare: «Le Coup de Soleil» de Richard Cocciante. La jeune femme se saisi alors de sa cuillère en bois, qui lui permettait de remuer ses légumes, pour la transformer en micro improvisé et offrir à cet appartement une prestation de chanteuse et une chorégraphie digne des plus grands concerts. Et tandis que la chanson entamait son refrain, elle fut brutalement coupée dans sa reprise par l'ouverture de la porte. Cette dernière s'ouvrit de manière violente, dévoilant un Luxus passablement énervé. Quand elle croisa son regard, elle y vit une colère qu'elle n'aurait jamais cru y voir.
He is a villain by the devil's law
Il s'approcha d'elle et elle vit alors un énorme cocard sous son œil droit. Elle le regarda avec le maximum de tendresse possible pour essayer de l'apaiser et déposa délicatement sa main sur sa joue légèrement écorchée. Le blond, toujours sous l'effet de la colère dégagea la main de Lucy et se dirigea vers la salle de bain.
He is a killer just for fun, fun, fun, fun
Elle le laissa aller dans la salle de bain tandis qu'elle éteignait la musique. Elle attrapa de la glace dans le congélateur et alla ensuite regarder ce qu'il était en train de faire. Luxus était face au miroir, en train de passer de l'eau sur son visage et s'apprêtait à appliquer la pommade sur son œil droit.
That man's a snitch and unpredictable
Elle le regarda s'appliquer cette pommade d'une main experte et quand il eut terminé, elle lui tendit la glace préparée pour lui. Il s'en saisi et retourna dans le salon sans adresser un seul regard à la blonde, elle avait l'impression de n'être qu'une vulgaire fille avec qui il couche et dont il n'a strictement rien à faire.
He's got no conscience, he got none, none, none, none
Elle le suivit dans le salon où elle le trouva assit dans le canapé et lui dit :
- Luxus, parle-moi...
- ...
- Luxus, dit-elle en s'agenouillant devant lui, regarde-moi, qu'est-ce qui s'est passé?
- ...
- Écoute, je m'inquiète pour toi, ce n'est pas la première fois que tu reviens avec des bleus, ce travail est dangereux pour toi, je n'ai pas envie qu'il t'arrive du mal. Je t'en prie, quitte-le, retourne à ton ancien job, ou du moins un autre, s'il te plait...
- ...
- Tu ne veux pas me parler, d'accord, je vais me coucher, il y a de quoi manger dans la cuisine. Bonne nuit.»
All I know, should've let go, but no
'Cause he's a bad boy with a tainted heart
And even I know this ain't smart
Lucy se glissa dans le lit, et ferma ses yeux en espérant trouver le sommeil, mais comme elle le redoutait, il ne voulait pas pointer le bout de son nez. Elle se tourna et se retourna pendant un temps qui lui paraissait infini jusqu'à entendre les pas de son amant. Elle s'immobilisa instantanément, faisant semblant de dormir quand elle l'entendit s'excuser. Il se glissa à ses côtés et lui redemanda pardon. Comme réponse, la blonde se glissa dans ses bras et embrassa son torse tendrement avant de partir rejoindre Morphée.
Le lendemain, Lucy se rendit au travail légèrement perturbée par les événements de la veille. Elle ne savait plus quoi penser du fameux travail de Luxus. Oui, elle avait envie qu'il en change et elle savait que cela n'allait certainement pas être facile mais elle n'avait aucune envie d'avoir peur pour lui tous les jours. Sa journée sembla durer une éternité et la seule chose qui la rassurait c'était le mot de Luxus qu'elle avait trouvé ce matin en se levant. Ce dernier lui demandait encore une fois pardon et lui proposait de remettre ce diner à ce soir. Ce petit post-it qu'elle avait trouvé sur la table en se levant lui avait donné du baume au coeur et elle avait hâte de débaucher pour revoir son amant. Quand elle sortit du travail, elle se rendit directement chez lui pour ce diner tant espéré. Il n'était pas encore rentré, rien d'étonnant après tout, ses horaires étaient particulières vu sa fonction de garde du corps.
Lucy prépara alors un nouveau diner pour lui, plus simple cette fois ci. Elle voulait quelque chose d'intime mais pas trop sophistiqué car elle espérait de la simplicité dans cette relation amoureuse. Il était 20h15 et Luxus n'était toujours pas là. Elle se dit qu'il avait juste eu un petit contre temps mais quand 21h arriva, il n'était toujours pas rentré. Lucy commença à s'inquiéter. Les heures passaient, il était maintenant 23h30 et elle n'avait toujours pas de nouvelles. Elle avait essayé de l'appeler plusieurs fois mais tombait sur sa messagerie à chaque appel. Elle avait depuis longtemps abandonné son repas, n'ayant elle même pas mangé, bien trop inquiète pour ça.
Ce n'est qu'à 00h30 que Lucy entendit du bruit dans le couloir. Elle entendit quelqu'un frapper à la porte et elle se précipita pour ouvrir. Elle découvrit alors un Luxus couvert de blessures. Il avait l'air si faible. Elle voulu l'aider à rentrer mais il la repoussa et rentra dans l'appartement. Il boitait énormément.
- «Tu refuses encore mon aide !?
- Je n'ai pas besoin de toi.
- Tu n'as pas besoin de moi !! Je vois bien ça. Hier, un coquart, j'ai rien dit mais aujourd'hui c'est plus possible. Enfin, regarde ton état. J'ai pas envie d'un mec qui risque sa vie tous les jours et que je ne suis même pas sûre de revoir en me réveillant. Alors maintenant, le choix est simple, c'est ton travail avec ce, ce, je ne sais même plus ce qu'il a fait de légal, mais c'est lui ou moi. Je vais retourner chez moi pour la nuit, mais sache que tu as jusqu'à après demain pour venir sonner à ma porte avec un lot d'excuses et une démission, sinon tu pourras faire une croix sur moi !
- Lucy, attend je ne voulait pas dire ça…»
La blonde attrapa son manteau et son sac et pris la route de son appartement. Quand Levy la vit franchir la porte, elle compris le problème. Elle prit la blonde dans ses bras et la conduit jusqu'à leur chambre. Lucy s'endormit en sanglot bercée par son amie qui avait actuellement des envie plutôt sadiques en tête.
But mama I'm in love with a criminal
And this type of love isn't rational, it's physical
Mama please don't cry, I will be alright
All reason aside I just can't deny, I love that guy
Lucy se réveilla avec un mal de crâne exceptionnel. Pire qu'une gueule de bois. Il fallait qu'elle aille au travail. Elle se rassurait en se disant que c'était e dernier jour de la semaine et qu'elle pourrait ensuite profiter de son week-end. Quelque soit la réponse de Luxus, elle allait sortir samedi. Elle retournerait au Lounge se vider la tête une seconde fois, mais cette fois-ci avec son amie, en espérant oublier qui elle avait rencontré là-bas.
Sa journée passa de manière extrêmement lente. Elle n'eu pas de nouvelles de Luxus de la journée. Mais, quand elle rentra chez-elle, elle le trouva sur le palier, un bouquet de fleur à la main et une tête qui augurait un longue nuit blanche. Il leva les yeux vers elle avec un air si désolé que la blonde faillit craquer mais non, il fallait qu'elle soit forte. Il la regarda intensément et lui dit simplement:
- «Je suis désolé, je m'en fous de ce boulot, il n'est rien pour moi mais toi, toi je t'aime. Oui, je t'aime comme je n'ai jamais aimé quelqu'un. Je ne veux pas te perdre. Je n'avais jamais ressenti ça, mais je veux passer ma vie avec toi, je veux que tu sois la mère de mes enfants… Je veux vieillir à tes côtés. Je ferais tout pour toi alors oui je vais quitter mon boulot, parce que je quitterais tout pour toi. Je ne te rendrai plus jamais malheureuse je te le promets.
- Luxus… Écoute, je t'aime énormément, je n'avais jamais ressenti ça pour quelqu'un mais là j'ai besoin de temps pour réfléchir à tout ça. C'est vrai quand on y pense, tout est allé si vite entre nous. J'ai besoin de temps pour me poser et voir ce que je veux avec toi.
- Je te l'ai déjà dit, je t'attendrais. Toute ma vie s'il le faut mais je t'attendrais.»
Il l'a pris dans ses bras en guise d'au revoir lui donna les fleurs et parti sans se retourner. Lucy le regarda s'éloigner avec un boule au ventre mais elle le savait, c'était pour le mieux. Il fallait qu'ils s'éloignent pour être sûrs de ce qu'ils voulaient et les retrouvailles n'en serait que plus belles.
Elle rentra alors dans l'appartement, plutôt contente qu'il ai quitté ce travail pour elle mais tout de même triste de ce futur éloignement malgré que ce soit elle qui l'ai demandé. Elle savait qu'elle en avait besoin. Ils étaient allés trop vite, ils auraient dû prendre leurs temps… Les jours passèrent et Lucy était de plus en plus certaine de ce qu'elle voulait avec Luxus. 7 jours étaient passés depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu et maintenant, elle était sûre de ce qu'elle voulait. On était vendredi, et elle comptait l'appeler ce soir pour un dîner et plus si affinités… C'est donc le cœur léger qu'elle se rendit au travail ce matin là.
Cette journée avait commencé d'une manière si banale, un café, un rendez-vous avec un actionnaire, quelques blagues avec une collègue, bref rien de déroutant. Mais, alors que Lucy retournait à son bureau, elle entendit des cris venir du hall. Elle s'y précipita pour voir ce qui se passait et c'est là qu'elle vit 3 hommes masqués pointant leurs armes sur les hôtesses aux guichets. Un braquage. Il fallait réussir à prévenir la police avant qu ils ne fassent trop de dégâts. Les 3 hommes semblaient chercher quelqu'un de plus haut gradé qu'une simple personne au guichet, elle s'approcha donc d'eux, pour gagner du temps, et leur dit qu'elle était directrice adjointe. Un des hommes la saisit par le bras et lui demanda de l'amener voir les coffres. Elle le regarda d'un regard si noir que l'homme ne put s'empêcher de frissonner.
C'est là qu'elle le reconnut, ses yeux bleus la transperçait, comment avait-il osé? Il était en train de braquer la banque où elle travaillait!! Comment avait-il pu? Que son patron vienne, elle s'y attendait vu ce qu'il lui avait raconté mais que lui vienne, la blonde était choquée. Il lui avait dit qu'il allait démissionner et arrêter les conneries et là elle le retrouve avec un flingue braqué sur elle, lui demandant de le conduire au coffre-fort. Comment cette histoire avait pu l'emmener là? Elle n'avait qu'une envie, exploser de rage et de haine et lui cracher toute sa rancœur et sa tristesse à la figure. Et dire qu'elle comptait l'appeler pour tout lui pardonner et reprendre à zéro.
Quand ils se retrouvèrent seuls devant le coffre, Luxus essaya de lui parler mais la blonde resta de marbre, elle n'avait aucune envie de lui adresser la parole. Il lui avait promis de se ranger et se fuir l'illégalité, et il osait lui adresser la parole, il était d'un culot inégalable! Elle lui ouvrit ce coffre et lui dit:
- «Vas-y, sert toi, et là, ça ne sert plus à rien de revenir me voir. Tu m'avais promis de quitter ce connard alors maintenant assume ton choix et dégage de ma vie.
- Lucy...»
Sur ces mots, la jeune femme lui tourna le dos et repartit dans son bureau. La police arriva à la banque juste après le départ des voleurs. Ils vinrent l'interroger et elle leur dit simplement qu'elle n'avait aucune idée de qui ils pouvaient être. Elle était exténuée, la seule chose qu'elle voulait c'était rentrer chez elle. Elle leur en demanda la permission, qu'ils acceptèrent en lui souhaitant une bonne nuit.
Elle retourna chez elle plus bouleversée que jamais, elle ne comprenait plus rien au comportement de Luxus. Était-il à ce point menteur et manipulateur ? S'était-il reproché d'elle seulement pour son travail ? Il semblait si sincère pourtant quand il était venu la voir il y a une semaine. Elle n'arrivait pas à croire ce qu'il s'était passé.
Mais, après tout, il avait fait son choix, alors elle allait l'accepter et elle allait continuer sa vie sans lui. Elle savait que ça allait être dur mais elle y arriverait, elle fait Levy pour l'aider.
Cela faisait maintenant 2 semaines que le braquage avait eu lieu, la police n'avait toujours pas trouvé les coupables. Lucy se remettait petit à petit de sa relation. Elle sortait, elle rigolait, elle avait même rencontré un autre homme, rien d'officiel pour l'instant, ils étaient justes amis, mais, elle continuait à vivre. Elle avait pris une semaine de congés pour rester avec Levy, elle aussi en vacances, et, tandis qu'elles commençaient un énième journée fille, la blonde reçu une lettre. Elle ne portait pas d'expéditeur, mais Lucy reconnu son écriture tout de suite. Luxus. Une lettre de Luxus. Elle ne voulait pas l'ouvrir, mais si Levy la voyait, elle la déchirerait. Lucy cacha donc la lettre dans son dressing, elle s'en débarrasserait plus tard.
Les jours passèrent, les braqueurs avaient été arrêtés et Lucy vivait à nouveau. Elle n'avait pas totalement oublié son ancien amant mais elle réussissait à profiter de la vie sans lui. D'ailleurs, elle avait écourté sa relation avec l'homme qu'elle avait rencontré, il fait définitivement pas son style. Levy, avait elle rencontré quelqu'un, un certain Gajeel, il était sympa, Lucy l'aimait bien même si elle n'aurait jamais parié que son amie finissent avec un homme comme lui. Mais aujourd'hui était un jour spécial, Levy allait emménager avec son amant. Elle avait déjà fait ses cartons mais aujourd'hui, elle partait réellement. Elle allait lui manquer, depuis tout ce temps, les deux filles étaient devenues inséparables. Elle continuaient à se voir c'est sûr mais pas autant et cela rendait la blonde plutôt triste. C'est dans le courant de l'après midi que son amie quitta définitivement l'appartement. La blonde ressentit alors comme un vide en elle, et elle n'aimait pas trop ça, il fallait qu'elle s'occupe. Elle décida alors de ranger ses vêtements, elle en avait énormément, et la place que Levy lui avait laissé en partant allait vite être comblée. Et c'est là qu'elle la revit. La lettre. Elle était là depuis plusieurs semaines déjà. Elle ne l'avait pas jetée. Elle n'en avait pas eu la force. Elle la saisit, d'une main tremblotante, examinant l'écriture sur la lettre. Elle voulait l'ouvrir, il ne fallait pas mais elle le voulait tellement, et elle l'ouvrit.
Quelques temps plus tard, dans une prison, non loin de Los Angeles
Cela fait maintenant 6 mois que je croupis derrière ces murs, la dernière lettre que j'avais envoyé à Lucy est restée sans réponse, à mon grand désespoir. Elle ne l'a surement même pas ouverte, et même si ça allait être dur, j'allais respecter son choix. Parce qu'aujourd'hui, est mon dernier jour derrière les barreaux, aujourd'hui, après 6 mois ici, j'allais enfin revoir le soleil. Et même si cette jolie blonde ne veut plus de moi, c'est fini les conneries, je me range. Les coups border line, les vols, les deals, tout ça c'est derrière moi maintenant.
C'est par une après midi ensoleillée que je franchis les portes de cette prison. Et c'est là que je la vois. C'est impossible, mais elle est là, debout, devant moi, adossée sur sa voiture. Elle me regarde droit dans les yeux et c'est là que je la vois, dans sa main droite, elle tiens ma lettre. Je m'avance vers elle presque en courant, voulant la serrer dans mes bras, mais elle m'arrête.
- «Si tu le pense vraiment, dit le moi en face.
- Lucy, toutes ces années je n'ai été qu'un mec douteux, qu'un bon à rien à part pour me battre. Mais, depuis que je t'ai rencontré, j'ai l'impression de revivre, j'ai l'impression de pouvoir faire n'importe quoi à tes côtés. C'est vrai j'ai merdé, et pas qu'un peu, mais sache que malgré tout ce qui s'est passé, j'ai toujours été sincère envers toi. Quand j'ai découvert que ce braquage allait se faire dans ta banque, j'ai tout fait pour le faire échouer, c'est pour ça que je n'ai pas quitté mon travail, mais j'ai échoué. Et je t'ai déçu. Je n'ai jamais autant souffert que quand j'ai vu cette déception dans tes yeux ce jour là. Mais, j'ai décidé de me rendre, j'ai rassemblé des preuves de leurs autres braquages grâce aux accès que j'ai en tan que garde du corps. Je serais surement jeté en prison aussi mais je veux me racheter. Envers toi, envers tout ceux que j'ai déçus.
- Et tu ne me répète pas la dernière phrase ?
- Je t'aime et je t'aimerais toujours»
Sur ces mots, la blonde embrassa Luxus de toute sa force. Depuis qu'elle avait lu cette lettre, elle n'attendais que de le revoir. Elle avait attendu sa sortie avec tellement d'impatience. Elle l'avait toujours su, c'est avec lui et personne d'autre.
- «Moi aussi, je t'aimeras toujours»
And he's got my name,
Tattooed on his arm his lucky charm
So I guess it's okay he's with me
And I hear people talk
Trying to make remarks keep us apart
But I don't even hear
I don't care
'Cause mama I'm in love with a criminal
And this type of love isn't rational, it's physical
Mama please don't cry, I will be alright
All reason aside I just can't deny, I love the guy
Mama I'm in love with a criminal
And this type of love isn't rational, it's physical
Mama please don't cry, I will be alright
All reason aside I just can't deny, I love the guy
