Prompt : Cheveux proposé par la Bibliothèque de Fictions


Joffrey n'avait pu ignorer la beauté de sa jeune épouse lorsqu'il l'avait vu la première fois. Mais ce qui le marqua le plus ne fut pas son magnifique visage ou ses yeux de biches non, ce qui le bouleversa fut son épaisse chevelure rousse. Le brun n'avait jamais vu d'aussi beaux cheveux auparavant. Il avait rêvé du jour où il serait assez chanceux pour pouvoir les toucher, pour enfin avoir la joie de passer ses doigts dans les mèches couleur de feu.

Il était bien plus vieux qu'elle, avait une jambe paralysée à cause d'une mauvaise chute des années plus tôt et avait une énorme cicatrice sur la joue gauche. En somme Joffrey de Peyrac savait qu'il n'était pas le mari rêvé pour la belle Angélique, mais il avait bon espoir qu'un jour elle verrait au-delà de son physique. En attendant le brun serait patient et attendrait le jour béni où elle s'offrirait à lui, où elle l'aimerait, et où elle l'autoriserait à toucher cette chevelure unique. Car cette partie du corps de sa femme intriguait particulièrement le Comte, il se demandait comment elle parvenait à dompter cette crinière pour en faire de si magnifiques coiffures.

De plus la couleur des cheveux de la jeune Comtesse de Peyrac reflétait à merveille son tempérament fougueux et enflammé. La jeune Angélique ne se laissait pas dicter sa conduite et avait la langue acérée pour une si jeune personne. Cela faisait son charme, et Joffrey n'avait pas honte d'admettre qu'il était totalement envoûté par sa jeune épouse. Il avait su en la voyant qu'un jour ils vivraient une magnifique histoire d'amour, il en avait la conviction. En attendant il regarda le chignon dont aucun cheveu ne dépassait et les quelques anglaises qui retombaient avec fausse négligence sur son épaule gauche. Car Joffrey savait bien que chaque détail de cette coiffure avait été fait avec soin, et il trouvait cela admirable. Le Seigneur avait été bien inspiré lorsqu'il avait créé Angélique, chaque détail en elle était parfait. D'un geste de la main la belle rousse repoussa ses anglaises en arrière en passant juste à côté de son époux, mettant fin à la rêverie de ce dernier.


Fin.