TITRE : Dans un Berceau de Neige
GENRE : Yaoi
BASE : Naruto
PAIRING : NaruxSasu NaruxHina NaruxSasu
DISCLAIMER : Les personnages ne sont pas à moi. N'est à moi que l'histoire créée de toute pièce par mon petit cerveau
Résumé : Au XV ème siècle dans une petite contré gouverné par le Duché des Uchiwa, leur fils cadet prend comme majordome et aide, le fils du comptable de son père et de la première dame de sa mère leur douce reine. Les années passent et les deux enfants, devenus de jeune adultes, vivent en symbiose l'un pour l'autre. Mais la vie va les séparer et mettre bien des obstacles sur leur chemin.
Petit explicatif
Partie écrite en italique correspondant au présent.
Partie écrite normalement correspondant aux souvenirs de Sasuke
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Je publie tard je m'en excuse je n'ai pas été très en forme ces derniers temps et n'ait pas eu le temps de reprendre le travail réaliser par ma bêta.
Dés que cela sera fait je republierai le chapitre.
Merci à vous et merci à Efirg
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Partie 1 Sasuke mon Amour.
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Les yeux levés vers le ciel, il s'accrochait de toutes ses forces pour tenir sur cette foutue glace qui se brisait comme un rien. Avec précaution, ses mains devenues rouges de froid il faisait glisser celles-ci sur la plaque pour se hisser sans tout détruire mais visiblement cela n'allait pas. Sasuke sentait le froid le paralyser et envahir chaque centimètre de son corps. Un cri de rage s'éleva de sa gorge alors qu'il claquait des dents.
Il décida d'en prendre son parti quel qu'en soit le prix, il refusait de mourir sans tout essayer. Il s'appuya sur la glace la faisant céder sous son poids de plus en plus et avança vers la rive. Heureusement pour lui, il ne s'en était pas trop éloigné lorsqu'il avait été éjecté de sa monture. Celle-ci l'avait brusquement désarçonné et il se retrouvait là, gelé jusqu'au plus profond de son âme.
Il ne quittait pas des yeux le rivage, il devait y arriver coûte que coûte. Il ne pouvait pas, ne devait pas abandonner, pas maintenant qu'il l'avait enfin retrouvé. Il continua d'avancer malgré le froid qui l'envahissait peu à peu, perdant le peu d'énergie qu'il avait encore. Il continuait de briser cette glace, de chercher à se hisser dessus, à sortir de cette eau qui cherchait par tous les moyens à l'entraîner par le fond et à le séparer à jamais de lui.
Il ne sentait plus ses pieds, ni ses mains. Il avait ôté son manteau qui pesait trop lourd et ses bottes. La moindre parcelle de vie qui restait encore en lui, il la tournait dans ce but ultime, atteindre le rivage. Accompagnant chaque geste qui lui coûtait de plus en plus d'énergie, d'une supplique, d'une prière, d'un cri de rage, il le voulait. Il allait rester en vie…
Sa main plongea dans la neige poudreuse et sous celle-ci quelques brins d'herbes tremblotant mais solidement plantés lui offrirent la prise dont il avait besoin pour se hisser sur la berge. Il traîna son corps glacé, son souffle était douloureux, sa gorge brûlée par le froid. Il voyait ses doigts devenus bleus. Même s'il mourrait maintenant il le retrouverait. Il savait qu'il le retrouverait.
Dans la brume qui s'était levé, son souffle blanc masquait sa vue, son corps n'était que souffrance, il entendait loin très loin dans la douceur de ses souvenirs cette voix qui l'appelait…
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- Sasuke ! Sasuke !
Deux billes noires apparurent au-dessus du livre qu'il était en train de lire et croisèrent deux billes bleues comme un ciel d'été.
- Sasuke! Lâche ton bouquin et viens jouer avec moi !
Le nommé Sasuke posa un regard fatigué sur l'enfant en face de lui. Des cheveux blonds en bataille attaché en catogan, des yeux brillants de malice, un sourire espiègle et un cœur gros comme le château des Uchiwa.
- Sa-su-ke ! Viens jouer ! Je m'ennuie sans toi !
Le petit blond attrapa son livre et le jeta sans autre forme de procès sur le grand lit à baldaquin et attrapa la petite main pâlotte de son compagnon pour le traîner à sa suite. Sans vraiment chercher à se défendre, Sasuke se laissa emporter par son énergie débordante.
Ils se précipitèrent dans les couloirs du domaine, courant et dévalant les marches en riant. Une voix stridente ne tarda pas à retentir.
- Naruto Uzumaki ! Lâchez immédiatement son Excellence ! Sa Grâce n'a pas encore fini d'étudier.
Le jeune garçon pilla et gonfla ses joues de mécontentement avant de se tourner vers la préceptrice du jeune garçon.
- Il est fatigué, il a besoin de prendre l'air.
- Son Excellence n'a nul besoin d'aller traîner dehors avec toi !
- Et moi j'ai dit qu'il doit aller avec moi ! Dit le petit garçon.
La jeune préceptrice s'avança pour attraper le bras de son jeune étudiant lorsque Naruto mit celui-ci derrière lui.
- Non ! Il est à moi !
La jeune femme soupira.
- Naruto ! Son Excellence ne t'appartient pas !
- Si ! Il est à moi ! C'est Sasuke qui l'a dit !
- Que se passe-t-il ici ? Demanda une voix forte.
- Votre Majesté !
La jeune femme s'inclina alors que Naruto se faisait brusquement attrapé par un grand brun semblable à celui qu'il avait pratiquement enlevé.
- Alors Naruto tu fais encore des bêtises ? Interrogea le jeune homme amusé.
- Na ! Je veux Sas'ke ! Tachi-nii-san ! Dis-lui que je veux jouer avec Sas'ke.
- Naruto ! Tu dois appeler Sasuke son Excellence. Fit une voix qu'il identifia sans mal comme étant celle de son père.
- Mais papa… Sas'ke c'est Sas'ke, pas son Excellence ! Grogna le jeune garçon en mimant la façon aristocratique qu'avaient les hypocrites quand ils s'adressaient à Sasuke.
Une main forte se posa sur ses mèches blondes et les ébouriffa.
- Naruto est encore venu déranger votre Excellence. S'inclina son père.
- Naruto ne me dérange jamais. Il peut faire ce qu'il veut. Fit le jeune garçon qui n'avait pas encore ouvert la bouche jusqu'alors.
- Tu as fait tes devoirs Otouno ?
- Oui Nii-san.
- Alors filez ! Sourit Itachi en relâchant le jeune garçon blond.
Naruto en profita pour attraper la main de son compagnon et décamper à toute allure sous les avertissements de son père.
- Naruto ! Sasuke ne doit pas se blesser, ni se salir…
- Ouais ouais ! Hurla-t-il tout en continuant à accélérer, suivi par le jeune garçon brun.
La porte d'entrée leur fut ouverte et les deux enfants sortirent en courant alors que les majordomes s'inclinaient devant eux en les saluant.
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Quelques minutes plus tard Naruto entrait dans l'écurie, son jeune compagnon collé à lui. Naruto l'entraîna vers une stèle où plusieurs palefreniers étaient réunis.
- Na na Sasuke ! Elle va mettre bas, la jument de ta maman.
Les orbes azurs se posèrent sur le jeune garçon qui était avec lui. Sasuke avait de grands yeux noirs avec de long cils, un visage doux qu'il tenait de sa mère, des cheveux aussi bruns que lui était blond et la peau aussi blanche que la neige en hiver.
Il était le fils cadet du seigneur Uchiwa, et c'était lui qu'il avait choisi comme ami, comme confident, comme majordome. Naruto était la seule personne qui pouvait tutoyer Sasuke, et le traiter comme n'importe quelle autre personne. Privilège unique d'avoir été choisi par le jeune maître pour être à ses côtés.
Ce n'était pas faute d'avoir essayé de le dissuader de choisir ce petit blond survolté, hyperactif et pas très malin aux dires de ses proches. Mais Sasuke avait craqué sur la bouille blonde, aux yeux couleurs du ciel en été. Le petit garçon était souvent grondé pour un oui ou un non, malgré qu'il soit le fils du comptable de son père et sa mère la favorite de la reine, l'adorable blondinet n'était pas très futé mais il faisait rire Sasuke.
Il était la bouffé d'oxygène du cadet des Uchiwa dans son univers uniquement tourné vers les études. Son avenir était déjà tout tracé. Son frère était l'aîné, il entrerait dans l'armée et ensuite serait l'héritier de leur famille. Sasuke était promis à embrasser la carrière religieuse. Lorsqu'il aurait 14 ans il entrerait à l'université pour approfondir ses connaissances et être ensuite nommé à la tête d'un évêché.
Mais cela il n'en avait pas parlé à son double, à sa moitié, à l'être qui partageait actuellement toute sa vie, bien plus encore que les siens. Naruto partageait ses jeux, ses repas, ses cours d'études lorsqu'il le pouvait, mais aussi sa chambre, son lit, son bain. Leur lien était quelque chose qu'ils ne partageaient qu'entre eux et ils ne laissaient personne s'infiltrer entre eux.
Arrivés près de la jument les deux garçons se firent alpaguer par un immense colosse.
- Qu'est-ce que vous faites là les morveux ?
- Na na ! Kisame lâche-nous ! On veut voir le bébé !
- Il n'est pas encore là ! Siffla le colosse appelé Kisame en asseyant les enfants en hauteur sur la barrière la plus proche. Tu sais que Son Excellence n'a pas le droit d'être là ! Lui rappela Kisame.
- Si c'est bon, Tachi-nii-san a dit que je pouvais le garder.
Un soupir s'échappa des lèvres du jeune homme.
- Je suis là quand même.
- Ouais mais tu causes pas ! Fit Naruto avec un immense sourire en forme de banane.
Sasuke lui pinça le nez le faisant râler.
- Je ne parle pas pour ne rien dire et surveille ton langage !
Kisame laissa échapper un ricanement.
- Son excellence a parlé.
- Excellence excellence nia nia nia ! Grommela Naruto en croisant les bras.
Sasuke attrapa son blond par le bras l'obligeant à lui faire face et sans prévenir il prit son visage entre ses mains et déposa un baiser sur les lèvres de celui-ci.
- Arrête de bouder ! Lui sourit le jeune garçon.
Naruto avait lâcher un soupir. Bouder Sasuke ? Il n'y arrivait décidément pas. Il posa sa tête sur l'épaule du jeune garçon et Sasuke entoura ses épaules de son bras.
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Les années avaient filé si vite, chaque journée réservait son lot de bonheur pour Sasuke qui vivait son enfance auprès de son blond survolté. Leur lien n'avait fait que se renforcer au fil des années, ne laissant place pour rien, ni personne dans leur amitié. Si tel puisse être appelé le lien qui les unissait.
Allongé dans le grand lit à baldaquin, Sasuke était plongé dans son livre alors que Naruto rechargeait la cheminée.
- Tu n'as pas froid ? Interrogea-t-il.
- Non c'est bon. Viens te coucher.
Naruto ne se fit pas prier et se glissa à son tour dans le grand lit pour se coller au jeune homme avec qui il partageait sa couche. Depuis que Sasuke l'avait choisi pour être la personne qui s'occuperait de lui, son aide, son majordome, son confident, son secrétaire, il partageait aussi sa chambre et son lit. Si lorsqu'ils étaient petits cela n'avait pas posé de soucis, en grandissant cela avait soulevé des commérages et des ragots.
Mais Naruto n'en avait cure, son père avait un haut poste qui lui était envié. Sa mère était devenue une amie intime et la confidente de la Dame du domaine, mais surtout ils avaient su prouver leur valeur et la famille Uchiwa n'était entouré que de gens de confiance. Ceux qui avaient voulu s'interposer dans la relation entre le jeune Maître et son majordome c'était bien vite retrouvés expulsés.
Naruto attrapa le livre de son compagnon et le laissa tomber au sol avant de souffler la bougie qui éclairait encore la chambre. Plongé dans l'obscurité, le feu crépitant dans la cheminée, Naruto se glissa contre le corps chaud de Sasuke. Le jeune homme brun se laissa allongé complètement sur les coussins. Il sentit glisser sur sa peau sa tunique qui passa au-dessus de sa tête dénudant son corps.
Sa peau se retrouva en contact avec celle de son amant. Les lèvres du blond se mirent à courir sur sa gorge, ses épaules, s'attirant des soupires de plaisirs. Les yeux fermés et la gorge offerte à la bouche qui le dévorait, Sasuke se laissait emporter par ce que son partenaire éveillait en lui. Ses mains vinrent saisir le visage de Naruto et attirèrent ses lèvres sur les siennes. Ils s'embrassèrent avec tendresse. Leurs bouches unies se frôlaient et s'entrouvraient avant de laisser leurs muscles humides venir chercher son double et s'emmêler l'un à l'autre.
Le besoin d'appartenir à l'autre c'était peu à peu développé, tout autant que la jalousie de voir quelqu'un chercher à s'interposer entre eux. Naruto avait l'exclusivité du jeune Maître et il ne laisserait personne s'approcher de celui-ci. Sasuke aimait se sentir la priorité de son blond et n'avait trouvé comme moyen de le lui prouver que de lui offrir toujours plus. Plus de lui.
Il avait échangé leur premier baiser tout doucement lorsqu'ils avaient pris leur bain puis de fils en aiguille, ils avaient découvert l'envie qui les poussait l'un vers l'autre. Alors qu'ils s'embrassaient leurs mains s'étaient lié et leurs corps lovés l'un contre l'autre. Ils étaient restés ainsi à s'embrasser jusqu'à ce qu'on vienne les déranger, les obligeant à rompre leur étreinte. Naruto avait quitté leur bain pour récupérer le drap de bain et ensuite l'envelopper dedans. Sasuke avait alors pris conscience avec acuité des réactions de son corps lorsqu'il était en contact avec celui du blond.
Lorsque Naruto était revenu vers lui, il lui avait tourné le dos afin de cacher ses réactions. Mais loin de s'en formaliser, le jeune homme avait noué ses bras autour de son corps et niché son nez dans son cou. Sasuke avait fermé les yeux alors qu'il sentait contre sa peau les lèvres de Naruto le picorer. Une main dorée partie à l'assaut de son ventre s'attirant de nouveau frisson. Il ne chercha même pas à retenir le drap qui l'enveloppait tandis que son corps réagissait de plus en plus fortement au contact des mains de Naruto.
Un souffla chaud dans son cou le fit se tourner dans les bras qui l'enlaçaient et leurs lèvres se trouvèrent de nouveau. Naruto jeta le drap au sol et pressa son corps contre celui de Sasuke, il sentit contre sa cuisse le membre durcit du jeune homme brun. Un frisson le parcouru et il écarta les jambes de celui-ci pour s'y installer. Le frottement de la virilité de Sasuke contre son ventre ne fit que l'exciter un peu plus.
Il alla allonger celui-ci sur leur lit et rampa sur le corps pâle, cherchant le contact de son sexe contre le sien. Sa main partie à l'assaut de la virilité tendue qu'il sentit trembler sous ses doigts d'anticipation et d'envie. C'était la première fois qu'il touchait un autre membre que le sien, son souffle s'accéléra alors que sous lui, Sasuke gémissait sous ses attouchements. Naruto saisit l'une des mains pâles et la dirigea entre ses cuisses cherchant à se soulager de la pression de plus en plus forte qui montait en lui.
Il perçu la pression autour de son sexe et étouffa contre la peau douce ses propres gémissements auxquels son compagnon sa main posée sur sa bouche tendait de réprimer les siens. De concerts ils accélérèrent leurs caresses et ils se libèrent entre les doigts de l'autre.
Haletant et frémissant Sasuke tentait de reprendre pieds dans la réalité. Le corps de Naruto pesait de tout son poids sur le sien et cela avait quelque chose de rassurant. Il se sentait bien, il dégagea sa main qui était coincé entre leur ventre et laissa échapper un soupir auquel son compagnon répondit par le même.
Un cognement brutal contre la porte en bois de la chambre de Sasuke les tira de leur douce torpeur. Ils se séparèrent en sursautant. Une voix derrière la porte les pressa de retourner dans la salle d'eau rincer les traces de leur étreinte. Naruto ne put s'empêcher d'en profiter pour laisser son regard glisser sur le corps pâle. Jusqu'à présent il n'avait pas pris conscience à quel point leur proximité avait développé en lui un nouveau sentiment.
Se sentant observé Sasuke se tourna vers lui alors qu'il laissait tomber sur lui sa tunique, il s'avança vers le jeune homme et prit son visage entre ses mains. Naruto se pencha sur lui et de nouveau leurs lèvres s'unirent dans un long et profond baiser.
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Les pupilles noires étaient voilées par le froid, la fièvre. A la limite de l'inconscience, Sasuke leva les yeux vers le paysage enchanteur qui s'étalait sous ses yeux. Il connaissait ses terres par cœur pour les avoir arpentées à la suite de son ami si souvent.
Ils avaient tant de fois parcouru ces lieux se rendant chez les serfs qui entretenaient l'immense territoire de leur famille. C'était risible de se retrouver ici si loin de lui, perdu au milieu de ce territoire enneigé. Il n'avait jamais autant neigé que cette année-là.
Le chemin qui menait à la demeure familiale était là à quelques miles, si proche et si lointain. Il ne sentait plus rien, il ne sentait plus la morsure du froid, il était juste épuisé. Dire qu'ils venaient enfin de se retrouver. Ses paupières se fermèrent doucement alors qu'un cri retentissait au loin.
Encore.
La neige s'étalait tout autour de lui à perte de vue. Lorsqu'il avait appris que son cheval était revenu seul sans son cavalier. Il avait senti son cœur s'arrêter. Il était impossible que Sasuke soit tombé de cheval. Il avait appris à monter alors qu'il tenait à peine sur ses jambes et c'était lui qui lui avait enseigné l'art de monter à cheval et de les dresser.
Les chevaux n'avaient pas de secret pour lui. Le sang de Naruto n'avait fait qu'un tour. Il avait ordonné qu'on selle des chevaux et sans même un regard pour quiconque, il était parti, il n'avait qu'une idée en tête, le retrouver coûte que coûte. Il refusait d'être séparé de lui une nouvelle fois cela serait au-dessus de ses forces.
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Il se souvenait près de trois ans en arrière alors qu'ils passaient les plus beaux moments de leur vie, profitant de leur jeunesse, de l'amour qu'ils partageaient et qui les unissaient. A cet instant ils ignoraient qu'ils allaient plonger en enfer. Le moindre instant d'isolement les trouvait enlacés dans le moindre recoin de la demeure.
Nombre de servantes s'étaient retrouvées rougissantes en croisant le couple en train de s'étreindre ou de s'embrasser passionnément. En découvrant leur jeune Maître le plus souvent collé à un mur alors qu'il se faisait purement et simplement dévorer par son serviteur. L'une d'elle garderait probablement à vie le souvenir de son Maître, sa tunique dénudant ses épaules laiteuses alors que Naruto s'agenouillait à ses pieds sa bouche et ses mains soigneusement occupées à terminer de le mettre à nu. Elle avait fui et n'avait jamais pu raconter ce qu'elle avait vu. Aujourd'hui encore elle rougissait chaque fois qu'elle les croisait.
Quelques palefreniers étant tombés sur le couple très occupé n'osaient plus entrer dans les écuries sans faire un maximum de bruit afin de permettre au couple de s'échapper en douce et poursuivre leurs ébats loin des oreilles ou des yeux qui pourraient les surprendre. Les chevaux avaient souvent été les témoins de leurs torrides étreintes.
Naruto harponna son étalon le lançant à vive allure sur les traces laissées par le cheval de son amant. Il ne voulait plus le perdre, il ne supporterait pas de vivre une nouvelle fois leur séparation.
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La nuit était douce et il faisait frais dans la chambre, ils avaient partagé leur bain comme à leur habitude. Un plateau de victuailles avait été déposé dans celle-ci à leur intention. Naruto avait ensuite clos leur porte et avait rejoint son amant dans la salle de bain. Il avait trouvé celui-ci dénudé l'attendant.
Il avait à son tour laissé tomber au sol sa chemise et ses bas puis il avait rejoint celui-ci dans son bain. Il avait enlacé le corps souple et ils s'étaient laissés glisser dans l'eau chaude, alors que Sasuke nouait ses mains autour de sa nuque et l'entraînait dans un doux baiser. Il réclama l'accès à l'antre de son homme qui lui fut accordé sans la moindre hésitation. Leurs langues s'emmêlèrent, échangeant leur envie de l'autre.
La main de Naruto descendit sur le torse opalin s'attardant sur les tétons tendus dans l'attente de se faire tendrement torturer par les doigts taquins de celui-ci. Il fit descendre la deuxième entre les cuisses qu'il avait pris le soin d'écarter en installant son amant entre ses jambes. Sa main se mit à caresser la hampe qui se tendait doucement sous ses attentions sans pour autant oublier de venir titiller les bourses et son périnée dont il savait l'autre particulièrement réceptif.
Sasuke s'ouvrit pour lui et Naruto laissa son index venir masser son entrée. La tête rejetée en arrière, le jeune homme sentait son cœur tambouriner lourdement dans sa poitrine et son souffle devenir haletant pour le grand plaisir de son compagnon. La respiration de Naruto se fit plus lourde au fur et à mesure qu'il sentait son amant se détendre sous ses caresses.
Quittant le bac dans lequel ils s'étaient alanguit, Naruto entraîna sa moitié vers leur couche et contempla celui-ci, assis les jambes relevées sur le bords du lit et appuyé en arrière sur ses mains. Ses saphirs frémissèrent sous l'image que celui-ci lui offrait et il avait une furieuse envie de se jeter sur lui.
Il attrapa la petite fiole d'huile qu'il gardait dans son tiroir et en enduisit ses doigts avant de venir effleurer de nouveau cette partie du corps de son amant. Il avait mis du temps à apprivoiser et à oser approcher cette zone.
Mais désormais il adorait voir son amant s'abandonner à ce qu'il ressentait lorsqu'il jouait sur cette zone qui s'était révélée extrêmement sensible chez lui. Naruto aimait à voir son compagnon se laisser aller à ses caresses et voir glisser son doigt en lui l'excitait comme jamais.
Il repoussa le brun plus loin sur le lit et l'allongea pour relever ses jambes et il plongea entre les fesses écartées par ses soins. Il déposa de légers baisers sur l'entrée qui frémissait, sur le périnée qu'il avait sensibilisé en le massant soigneusement et peu à peu il intensifia ceux-ci sur l'anneau de chair qui tremblait. Il se mit à happer de plus en plus fortement alors que le corps de Sasuke se cambrait sous l'envie de plus de sensation.
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Sasuke avait enjambé le corps de son amant et laissa son corps engloutir le membre durci. Son corps tremblait sous la pression et Naruto posa ses mains sur sa taille pour l'aider à s'installer savourant d'être aussi serré dans sa chaleur. Il releva ses genoux pour avoir un meilleur appui et à un rythme lent et profond entreprit de se faire glisser en lui. Un grognement lui échappa alors que rejeté en arrière il ne quittait pas des yeux le corps d'albâtre de Sasuke qui se mouvait au-dessus de lui. Perdu dans leur plaisir, ils sursautèrent lorsque la porte s'ouvrit avec fracas. Naruto venait de se redresser pour le renverser sur le lit lorsque le bruit les avait surpris.
Les pupilles azurs s'écarquillèrent de surprise en voyant surgir plusieurs hommes qu'ils ne connaissaient pas. Il fut arraché sans douceur au corps de son amant qui se retrouva projeté au sol, les bras dans le dos alors que deux hommes s'étaient saisis de lui pour le mettre à genoux.
- Lâchez moi ! Hurla-t-il.
Sasuke se débattit lorsqu'un homme entra et le fit se statufier sur place.
- Oncle Danzô ! S'exclama Sasuke.
- Espèce de catin ! Siffla son oncle en le giflant à toute volée. Je m'absente et c'est pour te trouver à écarter les cuisses. Emmenez-le ! Cria-t-il à l'égard des deux hommes qui tenaient solidement Naruto et lui avait fait remettre son pantalon.
- Où l'emmenez-vous ? Oncle Danzô !
- Silence ! Sale traîné ! Je vais m'occuper de toi.
Il lui fut jeté à la figure sa chemise qu'il s'empressa de remettre sur son corps nu. Il voulut s'élancer à la suite de Naruto qu'il entendait l'appeler mais il fut rapidement immobilisé et ses mains encordées à sa stupeur.
- Mon oncle ?
- Je te laisse le choix espèce de catin ! Soit tu finis au bordel à écarter les cuisses comme tu m'en as si bien fait la démonstration. Et je me ferai un plaisir pour que ce jeune homme à qui tu as offert tes faveurs sache qu'il n'est pas le seul à y être passé. Soit je t'envoie au couvent.
Le regard dur de l'homme était posé sur le jeune homme face à lui. Sasuke ne comprenait pas. Le couvent, il y était promis depuis sa naissance. Il ne s'y était jamais opposé, il avait juste voulu profiter des quelques années de liberté qui lui restaient auprès de l'homme qu'il aimait.
- Je… souffla-t-il. Je choisis le couvent.
Un sourire dur se dessina sur le visage raviné par les années de l'homme borgne qui se tenait devant lui.
- Le couvent des dominicains te sera des plus profitables.
- Quoi ? S'exclama Sasuke. Non ! Je dois partir à l'université de Pise.
- De Pise rien que ça ! Et moi je dis que tu dois d'abord te repentir de la disgrâce que tu fais planer sur les tiens !
- De …
- Tu n'as donc aucune honte de ton comportement ? Pour un futur homme d'Église, tu t'es roulé dans la fange.
- Non ! Cria-t-il.
- Tu t'es offert comme une traînée ! Le chemin jusqu'au couvent pieds nus te fera peut-être faire contrition et cela ne sera pas du luxe lorsqu'à ton arrivée tu devras confesser ton comportement de atin !
Sasuke n'avait pas relevé les insultes qui lui avaient été lancées par son oncle. Il savait ce qu'il avait fait mais ne le regrettait pas, Naruto était la plus belle chose qui lui soit arrivée et il était prêt à subir la colère de son oncle pour les merveilleux moments qu'il avait eu la chance de vivre à ses côtés.
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Dans la grande salle, Naruto avait été agenouillé devant le Maître de maison et devant son père. Silencieux, les deux hommes paraissaient atterrés. Ce n'était pas qu'ils n'étaient pas informés de la liaison de leurs enfants, mais que ceux-ci se soient fait prendre par la seule personne de leur famille qui n'aurait jamais dû le découvrir.
La sentence tomba durement sans qu'ils ne puissent rien y faire. Sasuke apparut au loin, entraîné par les hommes de Danzô qui avaient reçu l'ordre de l'emmener vers son couvent. Les mains attachées, les pieds nus, ils traînaient le jeune adolescent derrière eux sans prêter la moindre attention si celui-ci pouvait suivre ou non. Un licou avait été placé autour de son cou et se serrait autour de celui-ci dès qu'il prenait un peu trop de retard ou trébuchait.
Il entendit dans son dos la voix de Naruto qui l'appelait. Il se tourna une dernière fois vers lui, apercevant au loin la chevelure dorée qu'il aimait tant. Il hurla son prénom.
- NARUTO !
- SASUKE !
La porte se referma entre eux et Sasuke se sentit tiré en avant. Il traversa la cour du château familial devant nombre de ses serviteurs, certains le connaissaient depuis qu'il était né. Il était étrange de se voir traiter ainsi, passer devant eux, sentir leurs regards sur lui. Il croisa des regards désolés, d'autres remplis d'incompréhension, ou interrogatifs.
Il sentit la corde se tendre autour de sa gorge alors que l'homme qui le tenait montait sur son cheval et prenait le chemin menant à l'extérieur des remparts.
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Jamais marcher n'avait paru aussi difficile à Sasuke. Ses pieds n'étaient plus que sang d'avoir arpenté cette route caillouteuse jusqu'à la voie pavée. A croire que le cavalier qui le tractait l'avait fait exprès, passant sur les parties les plus ardues du chemin. Rien ne lui avait été épargné, ni les calomnies, ni les réflexions, ni la douleur de plus en plus cuisante.
Sasuke avait beau ne pas être une petite nature et avoir couru les chemins pieds nus enfant, il y avait des limites à ce qu'il arrivait à endurer. Il serra donc les dents sous les remarques acerbes, et les humiliations. Il ne tarda pas à entendre parler de la façon dont les nouveaux arrivants chez les dominicains étaient soumis à la pénitence. Il savait que son tour viendrait et qu'il devrait faire preuve d'humilité pour ses actes passés.
La route fut longue et elle lui réserva quantité de souffrance et de mise à l'épreuve. Serrant les dents, enfonçant ses ongles dans ses paumes, il continua d'arpenter le chemin qui se déroulait devant lui. Son esprit uniquement tourné vers le doux visage de son amant. Il ne gardait que lui à l'esprit. Car c'était tout ce qui lui restait désormais.
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Trois années s'écoulèrent sans que Sasuke ne quitte le couvent, sans que nul ne prenne de ses nouvelles. Les dominicains puis ensuite les moines, à qui l'éducation de Sasuke avait été confiée, avaient reçu comme instruction de ne pas parler au jeune homme et de le garder confiné afin qu'il apprenne la soumission et l'humilité. Il ne portait que sa chasuble, été comme hiver, et se rendait aux offices pieds nus. Tel en avaient décidé ses supérieurs afin que le jeune homme expie sa liaison avec un autre homme.
La solitude était son lot quotidien mais, parmi les jeunes apprentis, certains défiaient l'autorité ecclésiastique et venaient porter au jeune homme des livres qu'ils ne comprenaient pas afin de se les faire expliquer. Ceux en charge de la surveillance de sa cellule, entendaient souvent celui-ci deviser seul ou commenter la bible qui était son livre de chevet, mais loin de lui suffire chaque ouvrage que Sasuke avait pu avoir en sa possession alors qu'il étudiait chez son père, il l'utilisait pour enrichir ses réflexions.
Sa mémoire était sa seule compagne et il l'utilisait pour créer son propre univers. Peu à peu au fil du temps des livres avaient été déposés devant la grille de sa cellule. Puis lorsqu'il avait suffisamment lu et relu celui-ci il le reposait. Le livre disparaissait et un autre venait le remplacer. Parfois quelques lignes en grec ou en latin parfois en espagnol ou en Italien étaient annoté sur un morceau de papier et caché dans les pages.
Il dissertait alors pendant des heures sur la question qui lui était proposée. C'était sa seule ouverture sur le monde, même si personne ne lui répondait. Il voyait les autres lors des offices ou lorsqu'on l'emmenait aux ablutions mais toujours dans le silence absolu. Les moines dédiés à sa surveillance lui tournaient toujours le dos, ils avaient pour interdiction de poser leur regard sur lui.
Il avait accepté de faire contrition, le fouet ayant marqué et stigmatisé sa peau opaline, son dos, ses cuisses, ses fesses avaient vu leur peau veloutée être arrachée par l'usage répété de celui-ci. Ses soyeux cheveux d'un brun bleuté avaient été rasés laissant son crâne à nu. Comme il lui avait été répété, il n'avait désormais plus rien d'un être gracieux doté de la beauté d'un ange tel que Dieu l'avait créé, celle-ci lui avait été enlevée afin qu'il accomplisse désormais son pèlerinage et son chemin vers l'enseignement de Dieu dans les pas de Dieu.
Lors de sa dernière venue, son oncle lui avait inculqué le silence en transperçant sa langue d'une aiguille. Depuis ce jour, Sasuke s'était tu et était demeuré en prière, agenouillé en signe de pénitence. La punition avait duré jusqu'à ce qu'il ne tienne plus et s'écroule d'épuisement. Cette année-là, le froid mordant avait failli l'emporter. Il avait alors été installé dans l'infirmerie du couvent.
Et ce fut dans celui-ci qu'il fut nommé Diacre.
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Naruto leva les yeux vers le ciel d'un bleu lumineux qui s'étendait devant lui pour venir se perdre dans sa vallée et dans sa forêt. Bientôt il allait le retrouver. Il ne pensait qu'à ça, il ne vivait que pour ça. Peu importe ce qu'il avait vécu, ce qu'il avait dû faire pour être là. Tout ce qui comptait c'était de le retrouver.
Un grognement lui échappa alors qu'il laissait ses souvenirs effleurer son esprit. Une main se posa sur son épaule l'arrachant à l'image d'un corps plaqué contre un mur dans le recoin de leur écurie. Il revoyait la chemise ouverte, la peau d'opale dénudée, le ventre plat et les cuisses nouées autour de ses hanches alors qu'il s'enfonçait profondément dans une chaude étreinte. Il secoua la tête pour chasser les images de plus en plus torrides qui lui revenaient et se tourna vers l'homme qui cherchait à attirer son attention.
- Kiba ? Souffla-t-il.
- Elle te demande.
Un soupire agacé lui échappa. Il jeta un coup d'œil à sa suite derrière lui. La caravane suivait péniblement, pas habituée à avancer sur des chemins si escarpés. Dans la voiture principale, sa femme et son beau-frère étaient soigneusement emmitouflés. Avoir voulu partir à cette époque n'était pas une idée glorieuse mais il avait hâte de rentrer dans ses terres retrouver son père, sa mère.
Et sa moitié.
Sa douce et tendre moitié.
L'oncle de celui-ci la lui avait arrachée tandis que lui avait été envoyé à l'armée, embarqué de force sur un vaisseau de la marine. Il avait pris la mer, contraint et forcé. Il avait accepté d'être envoyé aux galères, de devoir donner de sa personne. Son corps en était ressorti durci, marqué par les coups de fouet. Mais ce qui avait le plus changé chez lui, c'était son caractère qui s'était endurci. Il n'avait plus la moindre pitié.
Et pour pouvoir sortir de là, pouvoir quitter ce navire et retourner près des siens, il avait accepté d'épouser la fille du Duc Hyuga. Il n'était pas noble mais son nom avait fait le tour des mariniers. De plus, il avait sauvé la vie de son neveu, alors il avait cédé au caprice de celle-ci et avait organisé ce mariage.
Ce qu'il ignorait c'était que si Naruto s'était laissé facilement manipuler, ce n'était qu'une impression. Il avait saisi sa chance de pouvoir obtenir le moyen de rentrer chez lui. Elle n'était qu'un outil ! Néanmoins il restait méfiant. Son « beau-frère » était un homme dangereux et elle était capricieuse. Et c'était son caprice qui avait obligé Naruto à l'avoir à sa suite. Elle n'avait pas accepté de rester sur les terres de son père, elle avait voulu le suivre alors que c'était la pleine saison hivernale chez lui.
- Crétine ! Siffla-t-il en faisant faire demi-tour à sa monture. Il retourna vers la voiture qui transportait sa femme et se mit au pas à ses côtés.
- Hinata, que veux-tu ?
Une main pâle et délicate écarta le lourd rideau qui coupait en partit le froid extérieur.
- Quand arrive-t-on ?
Naruto soupira et laissa son regard errer sur la campagne environnante. Le paysage blanc était de toute beauté. S'il avait été seul, il aurait chevauché comme un fou sur ces terres enneigées. Il aurait coupé par le lac qui devait être gelé et traversé la forêt. À la sortie de celle-ci, il aurait aperçu dans le lointain la silhouette de la demeure des Uchiwa, il aurait entendu les chiens hurler à la mort. Les petites maisons à la cheminée fumante qui regroupaient les familles fidèles au duché depuis des générations.
Dans certaines de leurs granges, il avait volé nombre de baisers interdits à sa moitié lorsqu'ils n'avaient pas fini enlacés dans le foin.
- Si j'avais été seul, je serais déjà arrivé. Mais vu la lenteur de la caravane, pas avant plusieurs heures. Je dirais quatre environ.
- Je vois.
Une voix ne tarda pas à retentir, dure et sèche.
- Hinata referme le rideau !
La jeune femme dans la voiture laissa retomber le rideau et se recala dans les peaux qui lui permettaient de rester à l'abri du froid. Naruto leur avait dit qu'ils ne devaient pas l'accompagner et d'attendre le printemps mais elle avait refusé, elle voulait rester avec lui. Elle n'avait pas imaginé un tel froid, ni un voyage aussi long et harassant. Si elle avait écouté son époux, ils auraient voyagé sans la voiture et auraient chevauché jour et nuit. Heureusement la présence de son cousin lui avait permis d'exiger une voiture et de s'arrêter dans des auberges. Elle avait lu la colère dans les yeux bleus de son époux à chacune de leur halte.
Il avait refusé de partager sa couche, préférant la compagnie de Kiba et des hommes qui les accompagnaient à la sienne et à celle de son « beau-frère ». Elle laissa passer un soupire. Elle commençait à regretter d'avoir entrepris ce voyage.
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La nuit n'allait pas tarder à tomber lorsqu'enfin Naruto vit la demeure de son enfance apparaître dans le lointain et là, ce fut plus fort que lui, il ne put retenir son cheval. Il lança celui-ci à bride abattue. Enfin. Bientôt, il allait les revoir. Son père, si fort, si confiant. Sa mère, si belle et si enjouée. Comme ils lui avaient tous manqué.
Sa tendre moitié. Pouvoir le prendre dans ses bras. Enlacer sa taille étroite. Sentir son odeur de plante si caractéristique, lui qui passait son temps à les cultiver pour soigner les habitants de leur terre. Enfouir son visage dans son cou blanc. Caresser ses mèches noires bleutées. Et s'emparer de sa bouche.
Il ferma les yeux, le bonheur faisait exploser son cœur qui cognait dans sa poitrine tandis qu'à sa suite la caravane suivait péniblement malgré la voie dégagée à l'annonce de son arrivée. Le Duc Uchiwa avait fait en sorte que la route soit praticable pour la caravane qui suivait le retour du jeune homme.
Naruto vit les lourdes portes ouvertes et entra dans la cour. Il laissa son regard errer sur le mur d'enceinte, sur les gens qui allaient et venaient, s'arrêtaient non loin de lui, regardant ce cavalier qui leur semblait si familier. Jusqu'à ce qu'enfin une voix rauque se fit entendre.
- Oye ! Naruto !
Le jeune homme blond se tourna vers la voix et reconnut sans difficulté l'immense colosse au cheveux bleus.
- KISAME !
Naruto sauta de sa monture et courut se jeter dans les bras du colosse.
- Salut petit ! Alors ça y est, tu es enfin revenu !
Naruto s'écarta de lui et sourit en voyant qu'il était presque aussi grand que lui désormais.
- Tu as vu j'ai grandi. Sourit le blond, terriblement ému.
- Je vois ça ! Ça te fait quel âge ?
- 18 ans ! Où sont mes parents ? Mon père, ma mère ?
- Doucement doucement. Calme-toi. Ils sont là, comme toujours fidèles au poste. Mais…
- Mais ? Qu'est-ce qu'il y a ? Tu me fais peur ! Kisame parle-moi !
- Très bien, viens avec moi. Je vais te raconter quelque chose. Il vaut mieux que tu sois au courant.
Ils allèrent s'asseoir à l'écart alors que la caravane approchait peu à peu.
- Quand Danzô vous a emmenés Sasuke et toi… Il y a eu une émeute.
- Quoi ? Comment ? Ici ? C'est impossible !
- Laisse-moi t'expliquer. Ce ne sont pas nos gens qui se sont révoltés. Mais nous avons été attaqués. Je t'assure. Une chance que Danzo vous est fait quitter la demeure. Cela a été terrible.
- Je ...ne comprends pas…
- Nos gens se remettent mais cela a été très dure… Ta mère… et notre reine…
- Kisame ?
- Elles sont… elles ont été violés.
- NON !
Naruto s'était relevé fou de rage et de douleur. Il fut retenu de force par un Kisame au meilleur de sa forme qui le serra contre lui.
- Naruto !
- Je veux voir ma mère !
- Attends, je n'ai pas fini.
- Quoi quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Ne me dit pas qu'ils sont morts ? Hurla-t-il la douleur lui faisant perdre toute retenue.
- Non non ! Je te l'ai dit, au vu des circonstances et des drames qui ont eu lieu, tout le monde va bien. C'est arrivé, il y a plus de 3 ans maintenant, juste après votre départ.
Kisame obligea Naruto qui tremblait de douleur et de rage à se rasseoir près de lui.
- Assieds-toi. S'il te plaît.
Le jeune homme se laissa tomber sur le muret abattu par ce qu'il apprenait.
- Naruto. Ta mère et Notre Reine… elles… elles se sont retrouvé enceintes.
- Quoi ? Non… non…
- Ta mère a perdu le bébé mais notre Reine a mis au monde un garçon…
- Un bâtard !
- Calme-toi. Il a été emmené loin d'ici dès qu'il est né. Il a été confié au chef de la famille Madara. On ne sait même pas s'il est vivant car il est né tout petit… Et nul ici n'en parle. Mais je voulais que tu le saches. Si tu entendais des rumeurs, je voulais que tu sois au courant. Que tu ne l'apprennes pas par des bruits de couloirs ou des ragots.
Naruto se tenait assis, la tête entre les mains. C'était un cauchemar. Il allait se réveiller.
- Kisame.
- Je suis désolé. Fit le colosse en posant une main sur son épaule.
- C'est un cauchemar.
- Je t'assure, il valait mieux pour toi que tu ne sois pas présent. Je ne sais pas ce qu'à été ta vie loin de nous… Mais …
- Je vais vomir…
Kisame entraîna le blond à l'écart où celui vida son estomac dans les latrines. Dans la cour, la caravane était arrivée et ses occupants venaient de descendre de celle-ci. Ce fut un Naruto très pâle qui revint vers eux mâchouillant un brin de menthe que Kisame lui avait donné.
Il avança à pas lent vers la lourde porte d'entrée qui s'ouvrit devant lui sans même un regard vers son épouse. Les serviteurs le saluèrent et s'inclinèrent en le laissant entrer. Hinata et son beau-frère lui emboîtèrent le pas, découvrant la luxueuse demeure des Uchiwa.
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Lorsque Naruto entra dans la grande salle d'apparat où se tenaient le Fugaku et son père, il marqua un instant d'arrêt. Son père tout comme son Maître semblaient crouler sous le poids des années. En moins de quatre ans ils paraissaient avoir pris le double ou le triple. Il eut le sentiment de recevoir un coup de poignard en plein cœur.
Son regard bleu, pesant et douloureux, fit relever la tête à son père. Il croisa les orbes bleus semblables aux siens et le visage de son père s'illumina.
- Naruto ! S'exclama celui-ci en posant le contrat qu'il compulsait avec le Maître des lieux.
Naruto se précipita et se jeta dans le bras de son père.
- Papa !
- Comme je suis heureux de te voir. Laisse-moi te regarder.
Minato écarta son fils de lui et contempla la silhouette solide, la peau dorée par la vie au grand air.
- Tu es magnifique, c'est ta mère qui va avoir un choc ! Sourit-il.
Le visage de Naruto se ferma et son regard se voila de douleur.
- Ah… je vois que tu es déjà au courant. Soupira-t-il.
- Kisame m'a expliqué… Souffla-t-il. Dans les grandes lignes.
Minato hocha la tête.
- Tu as salué le Seigneur Fugaku ?
- Non ! Souffla Naruto en s'avança vers le Maître des lieux.
- Maître.
Naruto s'agenouilla devant son seigneur. Fugaku se leva et s'approcha de lui lui tendant sa main.
Naruto la prit et déposa un baiser sur la bague de celui-ci.
- Relèves-toi Naruto. Tu es ici chez toi.
Le jeune marin se releva et Fugaku lui offrit une accolade que Naruto lui rendit.
- Maître… j'ai appris pour Notre reine. Je suis tellement désolé.
Les mains de Fugaku se crispèrent sur le dos solide du jeune homme. Une voix tremblante souffla à son oreille.
- Dieu merci, Sasuke n'a pas assisté à ça ! S'il avait été là, il aurait subi autant que ta mère et ma femme. Je suis soulagé que Danzô vous ait envoyés loin d'ici.
Fugaku encadra le visage du jeune homme en face de lui, lui signalant par là qu'il était bien plus pour lui qu'un simple serviteur. Naruto était touché par l'étreinte que lui avait offert son Seigneur.
- Ta mère est avec ma femme, dans leur aile. Vas-y. Mais doucement, elles risquent d'avoir une attaque en te voyant débarquer ainsi. Sourit l'homme avant de se détourner pour reprendre le cours de son travail.
- Merci ! Murmura Naruto en se dirigeant à pas vif vers le couloir latéral qui le menait aux appartements de Mikoto et de sa mère.
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Voilà la première partie de la partie 1 qui sera composé de 2 parties
une seconde partie est encours d'écriture qui comptera elle aussi 2 parties et qui sera la suite de celle-ci.
Je n'ai pas encore de date de parution pour la seconde partie .
J'espère que cette histoire bien que hors de mes habitudes vous plaira malgré tout .
J'attends vos retour avec impatience.
A SUIVRE… dans la seconde partie 2/2 le 14 mars 2020
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