Bonjour à toutes et à tous, je partage avec vous une nouvelle fanfic qui j'espère vous plaira. Bonne lecture et n'hésitez-pas à me laisser une review, merci ! N.
Le droit d'être heureux ?
Chapitre 1 : La rentrée universitaire
Hermione avait maintenant les cheveux teints en rose et, ajouté à son look d'écolière tardive, cela donnait une impression de cosplay. Des chaussettes montantes moulaient ses mollets fins, ses pieds étaient à l'aise dans des chaussures noires vernis plates, sa robe plissée gris souris marquait sa taille fine et des bretelles jaune d'or venaient souligner sa poitrine, plaquant le pull gris contre son buste pulpeux. Sa chevelure rose délavée aux accents punks contrastait agréablement avec l'uniforme gris de Davenox où elle suivait un master en droit des créatures magiques comparé aux droits des minorités moldus. Elle n'avait que quelques heures de cours par semaines de prévues, le reste serait dévolu au travail de recherche dans l'immense bibliothèque et à la rédaction de son mémoire. Elle avait déjà trouvé son sujet et un titre : « lien sorciers-elfes et esclavage des bonnes philippines, quelles solutions législatives ? » et elle y consacrerait tout son temps. A vingt-deux ans, elle menait une vie studieuse sans soucis et se réjouissait, car en ce jour de rentrée elle allait pouvoir transmettre un peu de ses connaissances à un étudiant plus jeune, une étudiante sûrement, en marrainant une nouvelle venue à la fac.
Hermione fit le chemin à pieds de son petit appartement à l'amphithéâtre Jhonson Davenox, le plus grand du campus, nommé en l'honneur du fondateur de l'université, un éminent avocat puis juge qui avait marqué le droit par ses jurisprudences. Elle s'assit sur un strapontin dans les gradins et attendit le discours de Mister Clubbert, le président actuel. Après les avoir félicités d'entrer en cinquième année, il fit entrer les nouveaux et leurs fit des recommandations tout en les rassurant sur la présence, tout au long de cette année, d'un parrain ou d'une marraine pour les aider. Hermione scrutait les premières années quand son œil fut attiré par une tête blonde un peu plus haut perchée que les autres. De loin elle distinguait mal les trait du visage du garçon mais il lui semblait étrangement familier. Prise d'une intuition, elle se rua hors de l'amphi quand le président annonça que les binômes étaient affichés dehors. Elle parcouru en diagonal les noms jusqu'à s'arrêter sur le sien, à côté duquel il était écrit : Draco Malfoy.
Sous le choc, elle s'éloigna du tableau d'affichage, les questions se bousculaient dans sa tête : que faisait Draco en première année de droit ? Depuis quand était-il sorti de prison ? Avait-il changé ? En meilleur ou en pire ? Lui en voulait-il encore ? Était-ce toujours le même connard imbu de lui-même aux idées racistes ? Et surtout, surtout, pourquoi les avait-on mis ensemble ?
Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas Draco qui la rejoignait sur la pelouse. Il lui toucha très doucement l'épaule et elle se retourna d'un bond. Hermione resta saisie par le visage de Draco. Il avait perdu tout signe d'arrogance et semblait éteint. Même ses cheveux blonds avaient changé, virant du platine au cendré. Il se tenait légèrement penché, la tête presque basse, et elle faillit ne pas le reconnaitre. Il avait grandi mais restait mince et svelte comme un adolescent. Mais si son allure était marquée par ses dernières années, son visage restait le même : son nez droit, ses lèvres fines et ses yeux d'un gris intense étaient inimitables.
-Bonjour Hermione, lui dit doucement Draco.
-Bonjour Draco, répondit Hermione, hébétée.
-Je suis ravie que tu sois ma marraine.
Silence.
-A bientôt.
Et Draco s'en alla.
Hermione n'avait pas bougé. Comment le sort avait-il pu les mettre ensemble ? Pourquoi Draco faisait-il des études de droit ? Et que lui était-il arrivé pour qu'il soit transformé ainsi ? Il lui avait parlé gentiment, était-ce une ruse ? Bouleversée par cette apparition, Hermione rentra chez elle.
En arrivant, Hermione essaya de se mettre au travail. Elle avait fait des fiches sur des sujets qu'elle pensait voir en cour et voulait les relire afin de bien les avoir en tête pour son premier cours magistral demain matin. Après avoir essayé de se concentrer sans succès pendant une demi-heure, elle abandonna et appela son meilleur ami :
-Allo Harry, comment vas-tu ?
-Allo Hermi, je vais bien, c'est le rush de la rentrée au ministère mais ça va.
-Moi la rentrée est tranquille, sauf que je viens de voir un revenant.
-Quoi ? Comment ça ?
-Draco Malfoy est étudiant en première année de droit, et devine quoi, je suis sa marraine !
-Non ? Incroyable ! Je savais qu'il était sorti de prison, mais de là à l'imaginer reprendre des études à Davenox…
-Tu savais qu'il sortait et tu ne m'as pas prévenu ? Je ne te dis pas merci monsieur l'auror !
-Je ne voulais pas t'inquiéter pour rien, je pensais qu'il allait se tenir à l'écart. Fait attention à toi Hermi, la prison l'a certainement rendu encore plus dangereux. Avec les fréquentations qu'il a dû avoir là-bas, il n'a pu que devenir plus amer et plus retors. Méfie-toi de lui !
-Ça va, ça va, je suis une grande fille, et si j'ai pu le gérer à Poudlard, pas de raisons que je n'y arrive pas aujourd'hui. Et puis, il a l'air différent ajouta-t-elle silencieusement.
-Ecoute, je vais me renseigner. En attendant tiens toi loin de lui. Et appelle-moi si tu as le moindre souci, surtout n'hésite pas. Ajouta Harry avant de raccrocher.
Hermione n'était pas plus rassurée. Bien sûr avoir parlé à Harry lui avait fait du bien, mais ça ne répondait pas à ses questions. Se tenir loin de Draco allait être difficile, vu qu'ils étaient amenés à travailler ensemble… Elle s'assis devant son écran d'ordinateur et lança Xena la guerrière, son jeu favori. Il s'agissait de résoudre des énigmes et de tuer des vikings ennemis. Ça la défoulait tout en faisant travailler son esprit logique. S'il y avait bien une chose qu'elle appréciait dans le monde moldu, c'était l'informatique et les jeux vidéo. Elle débuta une nouvelle partie et pensa enfin à autre chose.
oOoOoOo
Draco retourna dans son studio chez l'habitant. Il avait eu du mal à trouver quelqu'un qui accepte de le loger : sa mauvaise réputation et celle de sa famille en général le desservait. Sans compter que sa fortune s'était considérablement amaigrie depuis quatre ans les Malefoy ayant dû payer des amendes astronomiques et verser des réparations aux victimes. Draco soupira, son père et sa mère étaient encore en prison à Azkaban, et même s'il n'y avait plus de détraqueurs cet endroit était toujours aussi horrible, angoissant et sinistre. Il ne les avait pas revus depuis qu'ils avaient été arrêtés, il avait juste pu suivre leurs procès dans la gazette du sorcier, comme tout le monde. Il ressentait une pointe de culpabilité à être libre alors qu'eux croupissaient encore entre quatre murs. Il secoua la tête, chassant ces pensées sombres de son esprit. Heureusement son rendez-vous avec le psychomagicologue était fixé à après-demain ; il attendait cette séance avec un mélange d'impatience et de crainte, n'ayant jamais consulté auparavant.
Il sorti sa baguette pour déverrouiller le portique d'un sors propre à ce lieu et entra dans le petit jardin cossu. Il fit le tour de la maison et recommença l'exercice pour entrer dans une petite dépendance. Refermant la porte, il vit son lit en haut dans la mezzanine avec une pile de livre de droit posés par terre à son chevet, sous l'escalier son bureau, et à côté une petite cuisine puis une porte donnant sur une minuscule salle d'eau avec wc. Il y a quatre ans Draco n'aurais jamais accepté de vivre dans un 25 mètre carré à l'arrière d'une maison habitée par la plus commère des propriétaires. Mais la détention l'avait fait vivre dans des conditions bien plus dures, et aujourd'hui il se réjouissait d'avoir son propre espace, aussi petit fut-il. Il soupçonnait la propriétaire d'avoir accepté de lui louer ce studio pour une seule raison : être la première à raconter à la gazette du sorcier comment il échouerait à se réinsérer dans la vie civile. Mais il s'en fichait. Ce que les autres pensaient de lui ne lui importait plus. Tout le monde pouvait bien le détester, il n'en avait cure.
Tout le monde sauf elle…
