Les personnages de cette histoire appartiennent à J.K. Rowling. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.


S'il avait été quelqu'un de familier, Draco aurait juré en disant qu'il s'emmerdait royalement. Mais, éducation oblige, il se contentait de regarder fixement devant lui, percevant à peine le bruit dans la Grande salle en tentant de ne pas s'endormir. Il préférait prendre ses repas dans ses appartements mais la directrice avait insisté pour qu'il vienne les prendre dans la Grand Salle, au moins le jour de la rentrée. Faire une apparition en tant que directeur de Serpentard et professeur de Défense contre les Forces du Mal. Voilà un an qu'il était à ce poste. Il avait posé sa candidature quand son fils avait fait sa première année et McGonagall avait accepté en insistant sur le fait qu'il ne devait pas faire de préférence. Cette année avait été épouvantable. Les élèves les plus vieux lui faisaient des crasses à tour de bras. Ils lâchaient des pétards dans sa classe, jetaient des sorts quand il avait le dos tourné, le mot 'Mangemort' ressortait à chaque fois qu'il passait près de sa classe de Gryffondor de septième année... Il avait failli craquer quand un matin, quelqu'un avait tagué ''J'aime bouffer des Moldus au p'tit déj'' sur sa porte de classe. Mais les insultes, ce n'était rien comparé à la mort d'Astoria, sa femme bien-aimée, qui était survenu à Noël. Il était rentré au manoir un peu en avance et il l'avait trouvé gisante sur le sol. Elle était morte depuis à peu près une heure, avait déclaré le médecin. Crise cardiaque. Il n'avait rien pu faire. Ses élèves en avaient profité pour lui pourrir davantage l'existence jusqu'au jour de Noël, qu'il avait finalement passé à Poudlard. Les journaux avaient fait leur chou gras sur la mort d'Astoria et tout le château en parlait. Un jour, pendant l'un des rares dîners qu'il avait pris avec tout le monde, les regards et les chuchotements avaient été si dur à supporter qu'il avait voulu se lever pour sortir de la pièce. Son fils, du haut de ses onze ans, avait crié qu'ils étaient tous stupides de rigoler de la mort de quelqu'un. Il avait couru vers son père et ils étaient sortis de la Grande Salle. À partir de ce jour-là, les élèves s'étaient calmés. Mais il prenait la plupart de ses repas dans ses appartements à présent. Telle était la vie qu'il menait à présent. Celle d'un solitaire professeur de Défense contre les Forces du Mal dont la plupart des interactions sociales se limitaient à celles qu'il avait avec son fils. Il était bien loin, à présent, le gamin prétentieux qui parcourait les couloirs de Poudlard, paradant tel un prince. Il commençait même à faire ami-ami avec Potter et sa bande. Parce que, comme un malheur n'arrive jamais seul, après le décès d'Astoria, il avait fallu que Scorpius trouve du soutien auprès de la seule personne qu'il aurait dû éviter : Albus Severus Potter. Et vu qu'ils étaient comme larron en foire, Draco voyait souvent les Potter et les Weasley, puisqu'il avait aussi décidé d'être copain avec la petite Weasley. En un mot, si Draco devait décrire sa vie, il la qualifierait de ''paradoxale''.