OS sans prétention avec un Charmione.

"Charlie rentre au Terrier pour Noël et se rend compte que la petite Hermione n'a plus rien d'une petite fille", un classique du genre dont je ne me lasserai jamais.

Si ça vous dit, je ferai peut-être un chapitre 2 qui ne serait en fait que la même histoire du point de vue d'Hermione.

Attention, lemon !

Disclaimer : Longue vie à JK Rowling à qui tout appartient (à l'exception du sublime corps de Charlie qui n'appartient à personne ^^)

Bonne lecture!


Charlie était nerveux. Le dos voûté, les sourcils froncés, soucieux, il lisait et relisait un document sans importance, perdu dans ses pensées.

- Hey, Charlie, tu es encore là? Tu n'étais pas censé aller chez tes parents pour Noël? Il est déjà presque 18 heures...

Charlie se contenta d'un haussement d'épaule comme seule réponse à son associé, Nicolaï Popescu, qui venait de passer la tête dans l'encadrement de la porte de son bureau.

- Tu sais Charlie, ça fait des années qu'on se connait toi et moi. J'irais même jusqu'à dire que tu es mon meilleur ami. Alors c'est en tant que meilleur ami que je vais te dire des mots que tu n'as sans doute pas envie d'entendre mais qu'il est nécessaire que tu entendes. Tu as perdu ton frère. C'est horrible, je ne peux qu'imaginer la peine que tu as. Mais tu as tes parents, tu as plein d'autres frères et ta sœur à aimer, avec qui partager des moments sympas. Je ne dis pas qu'ils peuvent effacer ce chagrin que je vois dans tes yeux depuis un an et demi. Je dis juste qu'il y a encore des choses à vivre. Ce n'est pas toi qui est mort.

La mâchoire de Charlie se serra, sa respiration s'accéléra.

- Peut-être que c'est moi qui aurait dû mourir et pas lui.

- Arrête de dire des conneries.

- Putain, Nico, tu ne te rends pas compte, Noël dernier a été un enfer. Maman n'arrêtait pas de pleurer. Tout le temps. Chaque putain de seconde. Et George... pas une larme, pas un sourire non plus. Il était juste éteint. Ce gosse est né avec un sourire jusqu'aux oreilles et là, plus rien. Je ne te parle même pas de Ron qui ne parlait que de son soi-disant héroïsme, plus prétentieux que Percy ne l'aura jamais été. Un cauchemar je te dis. En parlant de Percy d'ailleurs, il n'était même pas là. Quel lâche!

- Mais toi tu n'es pas un lâche, tu ne l'as jamais été alors tu vas me faire le plaisir de prendre tes affaires et de bouger ton petit cul chez tes parents et tout de suite!

- J'ai même pas de cadeau...

- Qu'est-ce que ça peut foutre? On s'en tape des cadeaux. Allez Charlie, tu t'enfermes dans ton boulot depuis bien trop longtemps. Tu fais du douze heures par jours, sept jours sur sept. Je pensais que tu finirais par te relever mais tu ne fais que sombrer un peu plus chaque jour. Il faut que tu te reconstruises avec eux, c'est la seule solution. J'ai pas raison?

- J'en sais rien. Peut-être.

- Bien sûr que j'ai raison. J'ai toujours raison. Allez, dégage de là! Et je t'interdis de revenir avant au moins une semaine, c'est compris? Tu mérites des vacances plus que n'importe qui. Je m'occupe de la réserve, tu peux partir tranquille. Les dragons ne vont pas s'envoler enfin... façon de parler.

Charlie expira un long soupir de résignation. Il n'avait aucun argument pour contredire son meilleur ami. Il ne lui restait plus qu'à capituler.

Alors une heure plus tard, Charlie était devant sa cheminée, un grand sac de voyage sur l'épaule, une poignée de poudre de cheminette dans le creux de la main qu'il regardait plein de doutes. Il hésitait encore, incertain de pouvoir survivre à un Noël aussi morose que le précédent et surtout de survivre aux larmes de sa mère. Il en avait le cœur brisé d'avance. Puis soudain il se décida. Il lança la poudre dans la cheminée avant de pouvoir changer d'avis et prononça le nom de la maison de ses parents et disparut dans une fumée verte.

Il se retrouva d'un coup dans le salon du Terrier où toute sa famille qui prenait l'apéro le regardait avec stupéfaction. Apparemment, ils ne s'attendaient plus à le voir arriver.

- Salut, marmonna-t-il, ne sachant pas trop quoi dire. Et... Joyeux Noël!

- Oh! Charlie! Oh, mon bébé! Viens dans mes bras, mon fils!

Molly s'était jetée sur lui et le serrait très fort dans ses petits bras, inondant déjà de larmes son t-shirt. Et voilà, se dit-il, ça recommençait. Mais au contact de sa mère qu'il n'avait pas serré dans ses bras depuis une éternité, une émotion étrange l'envahit. Il mit son nez dans ses cheveux pour humer son odeur, une odeur de tarte aux pommes, et tout à coup, il était de nouveau un enfant qui n'avait pour seule défense que l'étreinte de sa mère. Il ne s'était même pas rendu compte à quel point elle lui avait manqué mais à présent, c'était une évidence.

Reprenant conscience de toutes les paires d'yeux qui étaient rivées vers lui, il se recula légèrement et de la pulpe du pouce essuya les larmes qui coulaient sur les joues de sa mère.

Molly semblait apercevoir toute la peine que ressentait son fils à la voir pleurer de la sorte car elle se dépêcha de justifier ses larmes.

- Ce ne sont pas des larmes de tristesse mais des larmes de joie. Je suis si heureuse de te voir mon garçon, tu n'as pas idée. Après Fred, et Percy que je n'ai pas revu depuis la fin de la guerre... je ne pouvais pas te perdre toi aussi. Je suis si heureuse mon petit cœur, si heureuse.

- Bon allez mam', le monopolise pas comme ça. Nous aussi on est heureux de le voir, dit Ginny en se précipitant vers son grand frère pour lui faire un câlin.

Petit à petit, tous se levèrent pour le saluer et lui souhaiter la bienvenue. Ils avaient tous le sourire aux lèvres, ce qui finit de le rassurer. Même George souriait. Ses yeux n'avaient plus la même malice qu'autrefois, il avait changé c'était certain, mais il était de nouveau là. Ils avaient tous avancé. Tous, sauf lui. Nicolaï avait raison, comme toujours. Il avait besoin d'aller de l'avant, de faire son deuil et pour cela, il ne pouvait pas rester seul enfermé dans le désespoir.

Lorsqu'il se retrouva assis entre son père et son grand frère, un verre à la main, il prit le temps de détailler tout le monde. Ils s'étaient tous mis sur leur trente-et-un alors que lui était vêtu d'un simple t-shirt sans forme d'une couleur beige approximative et d'un vieux jean usé. Ses cheveux bouclés étaient un peu trop longs et décoiffés. Il était d'ailleurs très étonné que sa mère n'est pas déjà tenté de les arranger à son insu. Il avaient tous changé aussi. Ils avaient grandit, tout simplement. Même Ginny était devenue une jeune femme. Il n'avait pas remarqué tous ces changements l'année passée.

Ils étaient tous par deux à part lui, ce qui le fit sentir comme s'il n'était pas vraiment à sa place, comme un intrus dans sa propre famille. Il y avait sa mère et son père, Angelina et George, Harry et Ginny, Hermione et Ron et enfin Fleur et Bill qui semblaient plus amoureux que jamais. Ils attendaient un heureux événement, à en juger par le ventre arrondi de sa belle sœur que Bill caressait avec tendresse. Son grand frère était tout simplement heureux et cette constatation le fit sourire.

- Bon alors, Charlie, tu dois avoir plein de trucs à nous raconter depuis le temps, lui demanda Bill, le coupant dans ses réflexions.

- Bof, pas vraiment. On a reçu des nouveaux œufs à la réserve. Ils devraient éclore d'ici un mois je pense.

- Mais non, je voulais dire... est-ce qu'il y a du neuf dans ta vie... sentimentale.

Soudainement, les conversations s'arrêtèrent, tous à l'affût de nouveaux potins. Il remarqua que sa mère avait légèrement rapproché son fauteuil pour s'assurer de bien entendre la réponse.

Charlie fronça les sourcils, cherchant dans ses souvenirs récents ce qui pouvait ressembler le plus à une vie sentimentale. Non, décidément, il n'y avait rien eu de tel dans sa vie ces dernières années. Il repensa à cette pauvre fille, il ne se souvenait plus comment elle s'appelait, Norma ou Nora, il ne savait plus. Il se revoyait la baiser sur sa table à manger avant de la renvoyer chez elle parce qu'il détestait dormir avec quelqu'un. Il se souvenait l'avoir pilonnée jusqu'à enfin se vider en elle. Cette sensation était bien agréable mais non, vraiment, ça ne rentrait pas dans la catégorie "vie sentimentale". Il secoua la tête en émettant un petit rire rauque.

- Non, rien de ce côté là. Et vous alors, félicitations! C'est pour quand? dit-il en faisant un signe de tête vers Fleur.

- Dans deux mois. C'est une petite fille!

- Bon courage alors!

Les conversations s'enchaînaient. Charlie essayait de rester décontracté mais il était mal à l'aise d'être au centre de l'attention. Le regard d'une personne en particulier lui brûlait la peau sans savoir pourquoi. C'était celui d'Hermione Granger, la petite amie de son petit frère. Lorsqu'il l'avait vu, il avait eu le souffle coupé l'espace d'une seconde. Charlie s'était tout de suite fait la réflexion qu'elle était incroyablement belle. Une beauté très différente de celle de Fleur, une beauté pleine de vie et d'intelligence. Il savait qu'il n'avait pas le droit de penser à elle comme cela parce qu'elle était avec Ron, parce qu'elle était si jeune, parce qu'elle était beaucoup trop bien pour lui. Dès qu'il avait fait le lien entre la chaleur qui irradiait sa peau et le rétrécissement soudain de la taille de son sous vêtement, il avait fuit son regard, essayant d'ignorer cette présence perturbante. Il en voulait à son corps d'être aussi faible et d'avoir si peu de morale. "Elle est avec Ron" se répétait-il en boucle. Mais une petite partie de son attention était concentrée sur elle, sur ses lèvres entre-ouvertes, sur sa robe moulante, sur sa nuque dégagée. Quand exactement était-elle devenue une femme? Dans ses souvenirs, Hermione était une fillette un peu banale. Assurément, Hermione Granger n'avait plus rien d'une fillette.

Charlie avait vraiment de plus en plus de mal à se concentrer sur les conversations. Bien qu'il fuyait son regard, il ne regardait finalement qu'elle, du coin de l'œil. Il se serait giflé. "C'est la petite amie de Ron" se redit-il encore une fois mentalement. Mais bon sang, pourquoi le regardait-elle ainsi, un regard plein de promesse qui semblait dire "prend moi ici et maintenant". Elle n'avait pas le droit de le regarder de la sorte. Il n'était qu'un homme, un homme faible lorsqu'il s'agissait de cul et elle prenait de gros risques en le regardant de cette façon.

Ne tenant plus, il se leva subitement et prétexta de vouloir prendre l'air. Sans un regard derrière lui, il sortit à pas précipités dans le jardin pour se changer les idées. Il fallait absolument qu'il se sorte cette idée de la tête et surtout, il fallait qu'il débande rapidement parce que la tension dans son pantalon commençait à être douloureuse. Lui qui pensait que la journée serait lourde à cause du décès de Fred... il s'était bien trompé. L'ambiance était lourde, certes, mais seulement à cause du pêché qui se jouait dans sa tête. Vouloir la copine de son frère était le pire affront possible. Et là, c'était clair qu'il la voulait et dans toutes les positions possibles.

" Fais chier" jura-t-il en donnant un grand coup de pied dans une motte de terre d'où sortit un gnome mécontent. Cette semaine allait être une véritable torture.

La fraîcheur extérieure était bienvenue. Il inspira profondément à plusieurs reprises jusqu'à ce que ses nerfs se soient totalement calmés. Habitué à travailler en extérieur, il n'avait pas froid. Il profita encore quelques instants de ce moment de répit qui ne dura pas longtemps. Au loin, il entendit sa mère l'appeler :

- Charlie! On passe à table!

Lorsqu'il rentra, tout le monde était déjà assis à table et, évidemment, la seule place restante était en face d'Hermione. Il ne savait si elle avait fait exprès ou s'il était tout simplement maudit, mais le fait est qu'il n'avait pas un très bon pressentiment sur ce repas. Cela se confirma lorsqu'il sentit le pied d'Hermione effleurer son mollet puis remonter jusque son entrejambe. Il en recracha sa dinde. Tout le monde lui demanda ce qui lui arrivait, sauf Hermione qui savait et qui avait les joues roses et un petit sourire effronté. Il n'aimait pas ça du tout. Il lançait de temps en temps des petits coups d'œil vers Ron pour voir s'il avait remarqué quelque chose mais il ne semblait pas du tout faire attention à sa copine, l'idiot.

La voisine de table de Charlie, Angelina, répétait pour la deuxième fois ce qu'elle faisait dans la vie, mais il n'avait toujours pas comprit, trop peu concentré sur la conversation. Pourtant ça l'intéressait, vraiment. Mais il n'arrivait pas à faire abstraction du désir fiévreux qu'il lisait dans les yeux d'Hermione.

Tout le dîner fut un calvaire. Comment se pouvait-il que personne d'autre que lui ne voit ce qu'elle faisait. A présent, il n'aspirait plus qu'à aller se soulager sous ses draps, comme un adolescent, mais il allait encore devoir attendre car sa mère n'avait pas encore apporté le dessert. Au bout d'un moment, il finit par envoyer des regards assassins à Hermione pour lui faire comprendre d'arrêter mais cela sembla l'amuser encore plus.

Quand le repas fut finit, minuit était passé. Après avoir aidé à débarrasser et nettoyer la cuisine, ils se souhaitèrent tous une bonne nuit et allèrent se coucher les uns après les autres. Sa mère n'avait installé personne dans la chambre de Charlie qui fut très heureux de retrouver son bon vieux lit. Après s'être débarrassé de ses vêtements, il se mit sous les draps en caleçon, prêt à s'endormir. Mais des images obscènes tournaient en boucle dans sa tête. Il imaginait Hermione avec lui dans son lit, qui le caresser. Il imaginait que ses mains remplaçaient les siennes lorsqu'il atteignit enfin son sexe tendu. Il avait besoin de se soulager mais il ouvrit d'un coup les yeux, prenant conscience de ce qu'il était en train de faire : il allait se masturber en pensant à sa belle-sœur. Il se leva et se dirigea d'un pas pressé vers la salle de bain où il prit une douche glacée. Une fois calmé, il put retourner dans sa chambre mais alors qu'il allait pénétrer dans celle-ci, il vit passer Hermione qui remontait et qui lui fit un clin d'œil suggestif. Prenant son courage à deux mains, il se décida qu'il était temps de mettre les choses au clair avec elle.

- Hermione, je peux te parler deux secondes?

- Oui, bien sûr. Qu'est-ce qu'il y a, Charlie? demanda-t-elle en posant sa main douce sur l'avant bras musclé de Charlie.

- C'est un peu gênant en fait..., répondit Charlie en dégageant son bras pour se passer la main dans les cheveux.

- Dis-moi.

- Voilà, j'aimerais que tu arrêtes de flirter avec moi.

- Oh...

Hermione rougit jusqu'à la racine des cheveux en baissant les yeux de honte et Charlie se dit que c'était mérité. Ron était un idiot mais il ne méritait pas qu'Hermione agisse de la sorte. Bon sang, elle draguait son beau-frère!

- Je... je ne pense pas que ce soit convenable et je t'avoue que ça me met un peu mal à l'aise, ajouta Charlie, effectivement mal à l'aise.

- Désolée, je ne m'étais pas rendue compte.

- C'est moi qui suis désolé, je t'assure. Bon, bonne nuit.

- Bonne nuit, Charlie.

Charlie referma la porte de sa chambre et se jeta sur son lit pour se cacher sous l'oreiller. Il n'était pas vraiment habitué à ce type de conversation. En fait, il n'avait jamais dit non à une femme, et évitait toute conversation de nature sentimentale. Ce moment très gênant, et sa douche froide, avaient fait redescendre totalement ses ardeurs.

Finalement, il regrettait un peu d'avoir écouté Nicolaï. Cette journée ne s'était pas du tout passée comme il l'avait imaginée. Déjà, personne n'avait parlé de Fred, un peu comme s'il était oublié et cela, Charlie avait du mal à l'avaler maintenant qu'il y repensait. Ensuite, Hermione l'avait tout simplement déçu. Il ne la connaissait pas bien du tout, mais il l'avait trouvée très différente du souvenir qu'il en avait, et pas seulement sur le plan physique. Peut-être avait-elle toujours était ainsi, car personne ne semblait choqué de son comportement.

Le lendemain matin, Charlie fut réveillé par un brouhaha qui provenait du salon. Il enfila un pantalon et un t shirt propre et descendit voir ce qui se passait.

Si la veille, lorsqu'il était arrivé, il avait été surpris de voir à quel point ses frères et sa sœur étaient devenus adultes, il eut le sentiment de les revoir enfants alors qu'ils étaient surexcités autour du sapin, devant la pile démesurée de cadeaux. Il croisa le regard d'Hermione qui détourna aussitôt les yeux en rougissant.

Charlie observait la scène légèrement en retrait parce qu'il n'avait aucun cadeau à offrir. Décidément, il ne se sentait vraiment plus à sa place.

Sans même enfiler de chaussures, il sortit prendre l'air, heureux de sentir l'herbe froide sous ses pieds nus. Il se perdit dans la contemplation de ce jardin dans lequel il avait passé de si bons moments. Que ces moments étaient loin.

Un petit bras s'enroula autour de sa taille. Il n'avait pas besoin de tourner la tête pour reconnaître ce bras. C'était sa mère, la seule femme de sa vie.

- Tu nous as manqué. Tu m'as manqué mon chéri, lui dit-elle doucement.

- Je t'aime, maman, lui dit-il en lui rendant son étreinte.

Lorsqu'il la regarda, des larmes silencieuses coulaient le long de ses joues.

- Je suis désolé maman, j'aurais du donner des nouvelles. C'est juste que... Fred. Je n'arrive pas à m'en remettre, c'est tout. Je ne sais pas comment vous faites, c'est comme si vous étiez tous passé à autre chose.

Sa mère renifla, incapable de retenir plus longtemps ses sanglots.

- C'est dur pour tout le monde, dit-elle froidement.

- Je sais.

- La journée, j'arrive à m'occuper, à ne pas trop y penser, on fait "comme si", comme tu dis. Mais la nuit...

La voix de Molly se brisa, emportée par la tristesse. Charlie s'en voulait d'avoir sous-entendu qu'elle s'en fichait. Il la prit fort dans ses bras et colla son nez dans ses cheveux.

- Je suis désolé maman, tellement désolé. Il me manque.

Finalement, les larmes qu'il retenait depuis un an et demi finirent par couler et il pleura sans retenu avec sa mère pendant quelques minutes.

Au bout d'un moment, Molly releva son visage vers son fils et lui caressa tendrement le visage.

- Pourquoi t'es-tu isolé? Tu ne veux pas venir ouvrir les cadeaux avec tout le monde?

- Je n'ai pas de cadeau, répondit-il en essuyant ses larmes de revers de sa main.

- Et alors? Nous on en a pour toi.

Il embrassa le front de sa mère.

- Je ne vous mérite pas.

- Bien sûr que si mon petit cœur. Un jour, tu finiras par accepter d'être aimé. Allez, rentrons, il fait un froid de canard.

Charlie fut heureux que personne ne fasse remarquer ses yeux rougit par ses larmes. Une petite pile de cadeaux lui étant destinée l'attendait encore sous le sapin. Il ouvrit les paquets un à un, et fut très ému des petites attentions de chacun. Il avait bien évidemment reçu un pull tricoté par sa mère. Il était vert, avec un motif de dragon orange. Il avait reçu un kit de plumes d'écriture, un livre sur les créatures magiques, des friandises, quelques vêtements et enfin, dans un paquet anonyme, une bracelet tout simple en cuir noir qu'il trouva magnifique. Il le mit aussitôt et demanda qui lui avait offert ce bracelet. Hermione leva la main avec hésitation, un petit sourire timide aux lèvres. La conversation qu'ils avaient eue la veille avait effacé toute confiance en elle. Il la remercia d'un simple sourire, tout aussi gêné qu'elle.

- Et bien... merci beaucoup à tous. Vous m'avez vraiment gâté. Je me rattraperai, promis, dit-il à l'assemblée. Bon, qui est partant pour une petite partie de Quidditch?

La proposition fut reçue dans des acclamations de joie unanimes. Même Arthur s'était emparé d'un balai. Seules Molly, Fleur, enceinte jusqu'au cou et Hermione, qui n'avait jamais aimé voler, ne s'étaient pas jointes à la partie mais commentaient avec passion le match depuis la fenêtre de la cuisine. Charlie retrouvait le Terrier qu'il avait connu, ses éclats de rire et ses chamailleries futiles. Même s'il n'oubliait pas Fred, Molly avait raison, faire "comme si" était salvateur.

Le match se termina par Harry qui avait attrapé le vif d'or, sans grande surprise. Ils étaient tous transpirants et heureux lorsqu'ils se posèrent sur la terre ferme après près d'une heure de match.

Charlie alla donner un coup de main à Ron qui rangeait les balais dans la remise.

- Hey, tout va bien frérot?

- Yep. C'était vraiment sympa cette partie.

- Je veux dire, dans ta vie, tout se passe bien?

- Impec'. J'adore mon boulot au Ministère.

- Et Hermione?

- Quoi, qu'est-ce qu'elle a Hermione? Et si tu me posais une question plus claire parce que là, j'ai l'impression que tu tournes autour du pot et je n'arrive pas à savoir où tu veux en venir.

- Non, ça ne me regarde pas, oublie.

- Si, vas-y, explique. Ça avait l'air important il y a deux secondes alors dis-moi.

- C'est juste que... pour un couple, vous ne semblez pas très... enfin, comme je te l'ai dit, ça ne me regarde pas. Je veux juste que tu sois heureux. Si tu me dis que ça va, c'est que ça va.

- Attends, Charlie. Mais de quoi tu parles? On n'est pas un couple. On est amis, c'est tout.

Il ne s'attendait tellement pas à cette réponse que son cœur manqua un battement.

- Pardon!?

- Bah, oui. On est sorti ensemble à peine deux semaines. Douze jours pour être exact. Après la bataille, on était un peu paumé, comme tout le monde. C'était douze jours vraiment bizarres. Tu t'imaginerais sortir avec Ginny?

Rien qu'à l'évocation de cette possibilité, Charlie grimaça de dégoût. C'était sa petite sœur quand même!

- Non mais ça va pas!

- Exactement. C'était pareil avec Hermione. Sortir avec sa meilleure amie, pire idée possible.

- Mais... elle est célibataire alors?

- Ça, j'en sait rien. Elle ne parle pas trop de ses histoires de cœur. Mais, attends Charlie, me dis pas que tu en pinces pour Hermione?

C'est qu'il était perspicace le petit frère.

- Tu sais quoi? Tu vas oublier cette conversation tout de suite et on ne va plus jamais en parler, d'accord?

- Charlie?

- Oublie.

- Ok, juste, promets moi de ne pas lui faire de mal.

Ron semblait réellement soucieux. Lorsqu'ils étaient plus jeunes, Bill et Charlie racontaient leurs histoires graveleuses ouvertement, choquant les jeunes oreilles de Ron, ce qui les amusait beaucoup à l'époque. Ron n'était pas dupe, il savait très bien comment Charlie était avec les femmes, c'est-à-dire un goujat de la pire espèce. Ils savaient tous les deux que ses arrière-pensées concernant Hermione n'étaient pas louables.

- Lui faire du mal? Oh ça, ce n'est pas dans mes intentions. J'avais même plutôt le contraire en tête.

- Stop! Je ne veux pas de détail. Je viens de te dire qu'elle était comme ma sœur alors, s'il-te-plait... je tiens vraiment à elle, elle est plus fragile qu'elle en à l'air.

- T'inquiète petit frère, je vais faire attention de ne pas la casser en deux.

- Charlie. Je ne plaisante pas.

- Je sais p'tit frère. Je vais faire attention.

Bien sûr, Ron avait parfaitement raison. Hermione n'était pas n'importe quelle fille. Elle méritait un homme qui la respecterait comme la jeune femme respectable qu'elle était. Il devait tout faire pour ne pas répondre à ses pulsions qui lui disaient de la faire sienne. Mais le souvenir de son regard de braise, maintenant qu'il la savait libre, raviva en lui tout le désir qu'il avait ressenti pour elle la veille. Lorsqu'il repensa au râteau qu'il lui avait mis , il en fut d'autant plus désolé. Il allait devoir se rattraper.

Toute la journée, il porta sur elle un regard nouveau, détaillant la jeune femme de la tête aux pieds, s'imprégnant de chacune de ses petites manies. Maintenant qu'elle avait compris qu'il n'était pas intéressé par elle, elle le fuyait, c'était donc assez difficile pour lui d'assouvir sa curiosité. En fin d'après-midi, il profita d'un moment où elle était absorbée dans un livre pour l'observer. Elle n'était pas très grande et toute menue. Ses yeux noisettes étaient légèrement maquillés, ses longs cils recouverts d'un peu de mascara. Elle avait une robe fluide bleue qu'elle portait jambes nues. Ses jambes étaient fines, d'un blanc de porcelaine. Ses cheveux qui tombaient sur son dos étaient sublimes, longs, avec des boucles bien dessinées, sans doute domptées magiquement. Il avait remarqué qu'elle avait tendance à jouer avec une bague qu'elle avait à l'annulaire droit. Comme hypnotisé par ses doigts qui jouaient avec le bijou, Charlie s'était approché d'elle. Ce n'est que lorsqu'elle leva les yeux de son livre pour les planter dans les siens qu'il s'aperçut qu'il s'était avancé. Ses joues prirent une jolie teinte rosée. Elle ouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose, mais aucun son ne sortit. Charlie avait les yeux rivés sur cette bouche qu'il convoitait à présent.

- J'ai fait du thé, qui en veut? demanda Molly en arrivant dans le salon les bras chargés d'un lourd plateau, interrompant la contemplation de Charlie par la même occasion.

Aussitôt, tous les membres de la famille prirent place dans le salon et Charlie fut contraint de s'asseoir à côté de sa nouvelle obsession qui croisa les bras sur son torse, signifiant clairement qu'elle n'avait pas très envie de discuter avec lui. Charlie était un véritable séducteur et de nature joueuse. Il se dit qu'il allait s'amuser un peu, faisant vivre à Hermione le même trouble qu'elle lui avait fait vivre la veille. Il commença à coller sa cuisse contre la sienne dans un geste naturel, imperceptible aux yeux des autres mais qu'elle ne pouvait ignorer. Leurs bras nus se touchèrent et Charlie fut ravie de voir apparaître de la chaire de poule tout le long de son bras. Ils étaient si proches, coincés dans ce canapé trop petit, qu'il entendait parfaitement sa respiration s'accélérer et la sienne s'accéléra au même rythme. De nouveau, il était très excité. Hermione réagissait si facilement avec si peu qu'il imaginait déjà le plaisir qu'elle aurait en recevant ses caresses.

Après le thé, chacun retourna à ses occupations et de toute la soirée, Charlie n'eut pas d'autres occasions de s'amuser un peu avec Hermione et préféra l'ignorer, lui laissant croire que toute ceci n'avait été que le fruit de son imagination. Chacun alla se coucher et Charlie fut le dernier à monter. Il allait rentrer dans sa chambre quand il vit Hermione qui sortait de la salle de bain et se dirigeait vers la chambre de Percy où elle devait sans doute dormir. Charlie la retint par le bras, la bloquant devant la porte de sa propre chambre, profitant que le couloir soit désert. Sa peau était fraîche, comme si elle avait pris une douche froide, exactement comme il l'avait fait la veille. Cette idée le fit sourire.

- Hermione, attends! Je tenais vraiment à te remercier pour le bracelet. Il est très joli, je l'aime beaucoup.

- Et moi, c'est toi que j'aime beaucoup, dit-elle avant d'ouvrir grands les yeux, comme surprise d'avoir osé prononcer cette phrase à voix haute. Désolée, je n'aurais pas dû dire ça. Tu as été très clair avec moi hier soir et je t'en remercie. Ça m'a évité d'être plus ridicule encore que je ne le suis déjà. Je ne sais pas ce qui m'a pris, je n'aurais pas dû, c'est juste que tu me plais énormément Charlie, et arrête de me faire ton petit sourire séducteur parce que ça, tu vois, ça c'est trompeur. Tu envoies des signaux tellement contradictoires Charlie, je ne sais plus ce que je dois penser.

Charlie s'approcha, posa délicatement ses immenses mains sur les fines épaules d'Hermione et colla son front au sien. Elle semblait si fragile entre ses bras puissants. Il avait eu besoin de ce contact, de la sentir sous ses doigts. Contradictoire? Oui, il l'était, parce qu'il avait envie d'elle, mais elle ne méritait pas d'être traitée comme il avait l'habitude de traiter les femmes et il ne pouvait pas lui donner plus. Mais il avait tellement envie d'elle, de la toucher, de s'enfoncer en elle, de la posséder. Leurs souffles se mélangeaient, ils étaient si proches. Il lui était difficile de ne pas réduire les quelques centimètres qui les séparaient encore.

- Hermione, tu n'es pas une fille ordinaire. Tu es beaucoup trop bien pour moi, dit-il d'une voix rauque et basse. Je le sais, tu le sais, et tout le monde dans cette maison te le confirmerait. Je ne suis qu'une brute, incapable d'avoir la moindre relation avec une femme. Je baise et je jette, c'est comme ça que je fonctionne. Tu n'es pas ridicule du tout. La vérité, c'est que là, maintenant, tout de suite, je ne rêve que d'une chose, goûter ta petite chatte que j'imagine tout à fait exquise. J'essaye de te tenir à distance pour ton bien mais là, ça commence à être franchement dur.

- Charlie...

La façon qu'elle avait eu de prononcer son prénom, tellement érotique, continua de le faire vriller. Il donna un coup de pied dans la porte de sa chambre pour l'ouvrir et se déplaça, conservant le contact avec Hermione puis referma la porte sur eux.

- Dis-moi Hermione, est-ce que tu mouilles?

Surprise par la question, Hermione hoqueta avant de répondre.

- Oui...

- Tu aimerais sentir ma langue s'enfoncer en toi?

- Oui...

N'en pouvant plus, Charlie combla les quelques centimètres pour s'emparer de la bouche d'Hermione tout en la plaquant sur la porte qu'il venait de refermer. Elle approfondit aussitôt le baiser, caressant la langue de Charlie, tandis que les mains de celui-ci se faufilaient déjà dans sa culotte, soulevant sa robe, pour vérifier ses dire. Lorsqu'il caressa sa fente qui était effectivement trempée, il jeta la morale aux oubliettes pour ne se concentrer que sur l'instant présent et tout le plaisir qu'il promettait. D'un sort de silence, il fit comprendre ses intentions à Hermione : il allait la faire crier de plaisir.

D'une main, il arracha sa petite culotte, se saisit d'Hermione pour la poser sans délicatesse sur le lit. La robe d'Hermione était relevée au-dessus de ses hanches auxquelles Charlie s'agrippa avant d'approcher son visage de cette partie tant désirée de son anatomie. Il huma le parfum d'Hermione puis la goûta. C'était la chatte la plus délicieuse à laquelle il avait goûté, il en était déjà accro. Du bout de la langue, il lécha lentement du bas vers le haut la fente d'Hermione pour finir par son clitoris qu'il aspira. Il recommença plusieurs fois, parfois laissant sa langue s'introduire dans ses replis intimes, puis il remplaça sa langue par son majeur qu'il introduisit délicatement en elle. Elle était si humide qu'il glissa tout seul à l'intérieur, si bien qu'il s'autorisa à rajouter son index. Les soupirs de plaisir que poussait Hermione le confortait dans l'idée qu'il s'y prenait plutôt bien. Sentant qu'elle allait venir, et lui aussi, il se retira sous les protestations d'Hermione.

- Je n'en ai pas fini avec toi, susurra-t-il tout près de son clitoris, ce qui fit gémir bruyamment Hermione.

Charlie était dur comme de la pierre. sa main caressait son membre, repoussant ses vêtements. Il avait envie d'elle comme jamais mais il savait que s'il la pénétrait maintenant, il viendrait beaucoup trop vite. Il avait une réputation à tenir, il ne pouvait pas jouir comme un petit puceau. Il prit quelques inspirations pour se calmer, mais l'odeur qui émanait d'Hermione était trop excitante, il se jeta de nouveau sur son entre-jambe pour la dévorer puis il remonta lentement le long de son corps, savourant sa peau de baisers tout en terminant de retirer sa robe. Il plongea ses yeux dans les yeux noisettes qui le fixaient plein d'envie. Il l'embrassa, prenant son temps de goûter ses lèvres et sa langue, enivré par la myriade de sensations qu'elle lui procurait. Elle avait ses mains dans son dos, dans ses cheveux, partout à la fois, preuve qu'il n'était pas le seul à être dans tous ses états. Il frottait toute la longueur son membre contre l'ouverture humide. Son sexe pouvait glisser à tout moment dans l'antre chaude d'Hermione. Elle était tellement humide, la sensation était déjà incroyable, il ne pouvait qu'imaginer le bonheur qu'il ressentirai en se trouvant à l'intérieur. Et soudain, ce qui devait arriver arriva, son membre glissa, la comblant totalement. Son sexe, qu'il surnommait "le Dragon" était plutôt impressionnant, large et long, il faisait parfois peur aux jeunes femmes inexpérimentées. Mais le vagin d'Hermione était parfait. Il rentrait en elle facilement, enserrait profondément dans sa moiteur. Lorsqu'il avait touché le fonds, ses bourses tapant le fessier d'Hermione, ils avaient émis le même grognement de plénitude. Ils étaient là où ils devaient être, enfin. Il prit un instant pour imprimer à jamais dans son esprit le souvenir de cette sensation merveilleuse d'être à l'intérieur d'Hermione Granger, puis commença à bouger le bassin, le jeune femme ondulant son petit corps au même rythme. Chaque pénétration se fit un peu plus forte, un peu plus rapide, plus passionnée, ce qui les conduisit rapidement tous les deux à la jouissance. Elle criait sans retenue quand lui étouffait son cri rauque dans la masse de ses cheveux. Il se déversait profondément en elle en de longs jets, son sexe prisonnier de ce divin fourreau qui ne cessait de se contracter autour de lui. Ça avait été rapide, mais c'était aussi la meilleure baise qu'il n'ait jamais eue.

Leurs respirations étaient haletantes. Charlie sentait son cœur cogner à toute vitesse contre sa poitrine. Le visage toujours enfoui dans le cou d'Hermione, il se glissa à côté d'elle, l'enroula dans ses bras et l'embrassa du bout des lèvres avant de tomber dans un sommeil profond.

Le lendemain, lorsqu'il se réveilla, le corps chaud et nu d'Hermione était emmêlé au sien. Il bougea pour libérer son bras tout engourdi, mais Hermione grogna et vint se blottir un peu plus contre lui. Dans son mouvement, la cuisse de la jeune femme frôla son sexe qui se mit au garde à vous aussitôt. Elle devait l'avoir senti car un sourire mutin se dessina sur son visage.

- Mmm, je vois que tu es déjà bien réveillé.

- Oh toi, dit-il en la soulevant comme si elle ne pesait rien pour la positionner à califourchon sur lui.

Elle était nue et magnifique. La veille, il n'avait pas pris le temps de la détailler mais ce matin, il ne voulait rien rater d'elle. Il posa ses mains sur les cuisses de son amante et les caressa du bout des doigts. Sa peau était douce comme de la soie. Très lentement, il remonta sur ses hanches, sur sa taille qu'il enserra. Elle était si fine qu'il s'imaginait pouvoir faire le tour avec ses mains. D'une poigne ferme, il remonta sur ses côtes jusqu'à arriver à hauteur de ses seins qu'il attrapa. Ses pouces titillèrent les tétons qui durcirent sous ses attentions, cette sensation déclencha des soubresauts dans son sexe. Hermione avait une petite poitrine, mais elle était ferme et il la trouvait parfaite pour ses mains. Il n'avait jamais été un fétichiste des seins mais ceux-là méritaient d'être chéris. Il continua son exploration, remontant le long de ses clavicules, il s'attarda un instant sur ses trapèzes qu'il massa en douces pressions. Un gémissement de bonheur s'échappa des lèvres d'Hermione qui rejeta sa tête en arrière. Une main quitta ses épaules, caressa sa nuque et disparut dans la masse de ses longs cheveux, tout emmêlés à présent. Elle avait un air sauvage particulièrement bandant. D'une simple pression derrière la tête, il lui fit comprendre q'il voulait qu'elle le regarde. Elle plongea alors son regard noisette dans le sien. Cet instant sembla durer une éternité. Le cœur de Charlie s'emballait complètement, perdu dans les yeux de cette femme qu'il découvrait.

Elle se pencha pour l'embrasser avec passion et très vite, il sentit une humidité familière couler sur lui. Il grogna d'envie. Elle prit les choses en main, se positionna sur le sexe dur de Charlie et s'empala d'un seul coup dessus. Il ressentit la même extase que la veille en s'apercevant qu'elle pouvait le prendre tout entier. Peu à peu, elle bougea de plus en plus vite, ses seins rebondissant à chaque mouvement. Il empoigna ses fesses pour l'aider à garder le rythme audacieux qu'elle avait entreprit. Il eut soudain une idée. Il glissa l'une de ses mains entre les fesses d'Hermione et enfonça délicatement un doigt dans son anus tout serré. Elle ouvrit grand les yeux, surprise par l'intrusion, mais elle continua de bouger les hanches sur lui, un peu plus lentement, plus profondément. Elle expira un soupir de bien être. Elle s'empalait dorénavant sur son sexe et sur son doigt. Cette vision exquise donna au roux une envie de plus.

- Hermione, j'aimerais tellement t'enculer...

Oui, il en avait vraiment très envie. Sa chatte le satisfaisait déjà pleinement alors, si elle n'acceptait pas, il s'en remettrait facilement. Mais il avait très envie qu'elle accepte tant il la voulait tout entière, que chaque atome de son corps lui appartienne.

Elle arrêta tout mouvement, une panique nouvelle dans le regard.

- Je... je n'ai jamais... et tu es si... ça ne pourrait jamais...

- Hermione, calme toi, ne t'inquiète pas. Si tu n'en as pas envie, tout va bien.

D'un mouvement de hanche, il la fit basculer sur le dos, positionna ses jambes sur ses épaules et se mit à la pénétrer profondément, mettant derrière eux cette non-conversation. Il s'en voulait un peu d'avoir voulu aller trop vite. De toute évidence, elle n'avait pas beaucoup d'expérience, il devait y aller doucement.

Il s'enfonçait en elle parfois avec vigueur, parfois avec volupté, variant les angles jusqu'à ce qu'il trouve l'angle parfait, celui qui alliait des gémissements de plus en plus erratiques de la part d'Hermione, et une pression parfaite des parois de son vagin sur toute la longueur de son membre, son gland tapant le fonds de son sexe chaud.

- Oh putain, tu es tellement serrée, tellement parfaite...

Et ils continuèrent ainsi jusqu'au moment où ils atteignirent le paradis dans un râle retentissant.

Encore logé au fond d'elle, il lui caressait délicatement le visage. Elle était belle ainsi, les joues rougies, les lèvres humides et les yeux mi-clos emplis de plénitude.

- Si belle, chuchota-t-il. Si incroyablement belle.

- Charlie, commença-t-elle, la respiration encore saccadée, je suis très, très heureuse que tu aies changé d'avis. C'était tellement...

- Ouais, pour moi aussi ma belle. C'était vraiment puissant.

Il l'embrassa une dernière fois et se retira d'elle. Il se leva et se rhabilla, la laissant pantelante dans son lit.

- Je vais prendre une douche, dit-il en enfilant un t-shirt pris au hasard dans son sac. Juste, on garde ça pour nous, d'accord?

- Euh... si tu veux.

- Cool!

Charlie se dirigea sous la douche où il apprécia l'eau brûlante qui coulait sur son dos, détendant ses muscles engourdis par tout le sport qu'il venait de faire. Il réalisa que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas pratiqué le sexe matinal et il devait avouer qu'il était bien plaisant de jouir avant de commencer sa journée.

Il était en super forme lorsqu'il arriva au petit déjeuner où il ne manquait plus qu'Hermione, Angelina et George.

Alors qu'il était en train de se servir une grande tasse de café, Bill s'approcha de lui et chuchota pour s'assurer que personne n'entende:

- Je reconnais bien cette tête, Charlounet. J'ai l'impression que tu as passé une nuit fort sympathique.

- Ça se voit tant que ça?

- Comme le nez au milieu de la figure. Mais peut-être que si tu arrêtais de sourire comme un demeuré, ça se verrait moins.

Il devait se reprendre parce que si ses parents venaient à s'en apercevoir, il était foutu. Ils ne comprenaient pas la notion de coup d'un soir. Pour eux, baiser était un truc de couple et ça, c'était une option qu'il n'avait au jamais envisagée.

En attendant, quelqu'un d'autre s'était aperçu de quelque chose: Ron, qui lui jetait des regards assassins dès qu'il le croisait.

Toute la journée, il l'avait évité, comme il avait évité Hermione, de peur de se trahir. Paradoxalement, il la cherchait sans cesse du regard. Il ressentait le besoin vital de savoir ce qu'elle faisait, où elle était et si elle le regardait toujours. Lorsque leurs yeux se croisaient, il y lisait le même désir, mais une once de tristesse passait comme une ombre de temps en temps.

Le soir, il alla se coucher seul, dans sa chambre et il attendit que tous soient couchés pour se relever et se faufiler dans l'ancienne chambre de Percy. Il se glissa sous les draps et se colla au corps chaud d'Hermione qui ne dormait pas.

- Salut toi, murmura-t-il dans son cou, ses mains lui caressant déjà la peau en-dessous de son pyjama.

- Salut, répondit-elle en se retournant pour être face à lui.

Malgré la pénombre, ils parvenaient à se détailler. Leurs visages étaient proches sans pour autant se toucher.

- Tu as passé une bonne journée? poursuivit-elle.

- Excellente. Elle a commencé merveilleusement, et je rêve qu'elle se finisse de la même façon. Et toi, comment était ta journée?

- Déroutante...

- Comment ça?

- Ron était tout étrange aujourd'hui. Je crois qu'il a compris ce qu'il se passait. Il m'a dit... non, rien, laisse tomber. Ron est un idiot et tout ceci ne le regarde pas. Pas vrai?

- Je n'aurais pas mieux dit.

Charlie mit définitivement fin à cette conversation en s'emparant des lèvres d'Hermione. Parler de Ron était la dernière chose qu'il avait envie de faire.

Leur baiser était doux, sans se cherchaient, se retrouvaient, heureux de se redécouvrir. C'était décidé, cette fois-ci, Charlie allait prendre son temps.

Le lendemain matin, il se réveilla en sursaut. Hermione était encore endormie dans ses bras, il n'avait pas rêvé. Tout à coup, il commença à paniquer. C'était la deuxième fois qu'il se réveillait à ses côtés en deux jours et en repensant à leur nuit, il se revit la prendre lentement, doucement, sensuellement et pas sauvagement comme d'habitude. Cette femme était en train de le changer. Tout à coup, elle était comme un danger qu'il devait à tout prix éloigner de lui. Il sortit discrètement pour retourner dans sa chambre. Il n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait dans sa tête, dans son corps, submergé par tout un tas d'émotions inconnues. Il avait un besoin urgent de conseil. Il avait besoin de Nicolaï.

Sans faire de bruit, il s'habilla, descendit à pas de loup les escaliers, de la même façon qu'il l'avait fait maintes fois lorsqu'il était jeune et voulait faire le mur. Il prit la poudre de cheminette et disparut dans l'âtre.

Il attendit un long moment dans le bureau de Nicolaï, jusqu'à ce qu'il arrive, une tasse à café dans la main.

- Charlie! Qu'est-ce que tu fais là? Je t'avais dit de prendre au moins une semaine. Ça fait à peine trois jours!

- Je ne suis pas là pour le boulot. J'ai besoin de mon meilleur pote, c'est urgent.

Il était tout angoissé et tournait en rond tel un lion en cage.

- Mais qu'est-ce qui t'arrive? Je ne t'ai jamais vu aussi nerveux. Ça se passe si mal avec ta famille?

- Non, non, ça va. Mais il s'est passé quelque chose. Tu vois qui c'est Hermione Granger?

- Hermione Granger? L'héroïne de guerre? La célibataire la plus convoitée du monde sorcier selon Fashion Sorcière? La sorcière la plus douée de sa génération selon la Gazette? La pote de ton petit frère? Cette Hermione Granger là?

- Ouaip, celle-là. J'ai couché avec elle.

Nicolaï ouvrit grand la bouche, puis un large sourire apparut.

- Bien joué vieux! Alors, elle est comment?

- Divine! Mais là n'est pas la question. Nico, j'ai dormi avec elle! J'ai dormi avec elle!

- Oui, j'ai compris, t'as couché avec, cool.

- Non, j'ai pas seulement couché avec elle, j'ai passé toute la nuit avec elle, deux nuits, pour être exact. Je ne fais jamais ça. Le pire, c'est que j'ai aimé me réveiller à ses côtés, et j'ai trop bien dormi! Qu'est-ce qui m'arrive, mec?

- Le grand Charlie Weasley serait-il en train de tomber amoureux?

Charlie le regarda avec horreur. Si un regard pouvait tuer, Nicolaï serait mort à l'instant. Ce dernier se rapprocha et donna une grande tape dans son dos, un sourire un peu moqueur sur les lèvres.

- Mon Charlie est amoureux. J'en reviens pas.

Charlie secoua la tête, refusant ce que son meilleur ami était en train de lui dire.

- Non, non, non. Oh mon dieu, non, ce n'est pas possible! Je ne peux pas! Je ne veux pas! Nico, comment je reviens en arrière?

- Mon pote, c'est là toute la beauté de l'affaire. Ce n'est pas possible. Comme on ne peut pas se forcer à tomber amoureux, on ne peut pas se forcer à ne plus l'être.

- Non mais attend, ça arrive tout le temps des types qui dorment avec leur coup d'un soir. C'est pas pour ça qu'ils sont amoureux, pas vrai?

- J'imagine... et qu'est-ce que tu dirais si je tentais ma chance avec elle par exemple?

- Je te tuerais à mains nues! Oh mon dieu! Nico, je suis perdu, je crois que tu as raison. Merde! C'était pas du tout dans mes plans. J'ai pas de place pour une nana dans ma vie. Tu sais quoi? J'ai trouvé, je vais leur dire que tu as besoin de moi à la réserve, et comme ça, je ne la revois plus. Si je ne la vois pas, je vais finir par passer à autre chose. C'est un super plan!

- Ça s'appelle prendre la fuite.

- Je sais, c'est l'idée et j'assume totalement. En plus, je suis presque sûr qu'elle en a rien à foutre de moi donc ça lui fera une belle jambe. Super. Je vais leur dire que je dois partir et je reviens. A toute.

Il n'attendit pas la réponse de son ami pour repartir au pas de course au Terrier. Il fournit brièvement à sa mère un mensonge expliquant son départ, tout en faisant bien attention de ne pas croiser Hermione. Il lui promit de revenir bientôt puis l'embrassa sur le front et disparut dans la cheminée du Terrier, bien déterminé à se sortir Hermione de la tête.

Mais les jours passant, Charlie dut bien admettre qu'elle n'était pas seulement dans sa tête mais dans chaque cellule de son corps. Il était foutu. Chaque jour le manque augmentait et le rongeait. Sa peau lui manquait, son odeur aussi, son rire, son goût, sa voix, tout. La nuit, elle était dans tous ses rêves. Souvent, ces rêves étaient des rêves érotiques mais pas toujours. Il n'avait plus seulement envie d'elle, il avait besoin d'elle. C'est un matin, alors qu'il ouvrait les yeux en s'attendant à voir Hermione allongée à ses côtés qu'il comprit: Nicolaï avait encore raison. Il était tombé amoureux et ne pouvait plus l'ignorer. Au bout de deux semaines, il bouillait de l'intérieur. Le besoin qu'il avait de la revoir était si fort qu'il n'arrêtait pas de commettre des erreurs au travail par manque de concentration. Un jour, son inattention avec mis en danger sa vie et celle de trois de ses collègues. Il avait reçu le savon de sa vie par Nicolaï qui lui avait alors lancer un ultimatum : soit il se reprenait et arrangeait les choses avec Hermione, soit il vendait sa part de la réserve.

La fuite ayant été un échec, il se décida d'agir en homme et d'assumer ses sentiments. Rien que le mot "sentiment" lui donnait envie de faire demi-tour mais il aimait trop son métier pour compromettre sa carrière. Ne sachant par où commencer, il alla d'instinct au Terrier.

- Il y a quelqu'un? Hé oh! Papa? Maman?

Sa mère débarqua dans le salon, son tablier à la main, à la fois surprise et heureuse de voir son fils.

- Charlie! Mais, qu'est-ce que tu fais là? Tu aurais du me dire que tu venais, on vient de finir de déjeuner. Il reste un peu de gratin, je peux te servir une assiette si tu veux.

Ça, c'était Molly Weasley, toujours préoccupée par l'estomac de ses enfants.

- Non, maman, ça va, j'ai pas très faim. En fait, je voulais te voir pour savoir si tu savais où je pourrais trouver Hermione.

Sa voix était hésitante, conscient de ce que sa mère allait penser de sa requête.

- Charles! Qu'est-ce que tu as encore fait?

Elle avait les mains sur les hanches, et elle l'avait appelé Charles. Il allait se faire gronder. Il rentra ses mains dans ses poches, pas très sûr de lui.

- Rien. J'ai rien fait. J'ai juste besoin de lui parler.

- Tu n'as jamais su mentir! Ecoute moi bien Charles Weasley, tu es mon fils, je t'aime inconditionnellement, mais il y a des limites qu'il ne faut pas franchir. Je te connais bien mon garçon. Tu as le cœur sur la main quand il s'agit de ta famille, mais je sais aussi que tu n'es pas très correct avec les femmes que tu fréquentes. Je ne suis pas complètement naïve, tu sais. La pauvre Hermione, j'ignore ce que tu lui as fait, mais elle était bouleversée lorsque tu es parti à Noël. Elle est retourné chez elle précipitamment, les larmes aux yeux. Je considère cette gamine comme ma propre fille, alors je ne te permettrait pas de jouer avec elle comme ça. Me suis-je bien fais comprendre?

- Oui maman.

- j'ai bien vu comment elle te regardait. Pour une fille intelligente, elle a clairement manqué d'intelligence sur ce coup-là.

- Maman, je crois que j'ai des "sentiments" pour elle.

Molly s'arrêta net, elle regarda son fils avec stupeur.

- Des "sentiments"? Comme... comme de l'amour?

Elle ne semblait pas le croire. Lui-même avait du mal à le croire mais il hocha la tête.

- Je crois, oui.

- J'espère que tu sais ce que tu fais...

- Pas du tout. Je suis même complètement perdu. Mais il faut que je la vois, il n'y a que comme ça que je saurai.

Molly finit par accepter de donner l'adresse d'Hermione à Charlie qui dut lui promettre en retour d'être un véritable gentleman avec la jeune femme.

Hermione vivait dans une petite maison de ville à Oxford, dans un quartier moldu. Charlie s'arrêta devant l'une de ces maisons en brique rouge, semblable à toutes celles de la rue. Prenant son courage à deux mains, il appuya sur le petit bouton de la sonnette, espérant presque qu'Hermione ne soit pas chez elle. Mais la porte s'ouvrit sur une Hermione vêtue d'un jean et d'un sweat à capuche trop grand. Elle aurait bien pu porter un sac poubelle qu'il l'aurait trouvé désirable.

- Charlie?

- Salut Hermione. Je peux entrer? Faut vraiment qu'on parle.

- Je n'ai rien à te dire.

Sa voix était froide comme de la glace.

- Je voulais juste m'excuser...

- Non Charlie, tu n'as pas à t'excuser. Tu m'avais prévenue: tu baises et tu jettes. J'ai été idiote de croire que tu serais différent avec moi, que j'étais différente. Ron a essayé de me prévenir, mais c'était déjà trop tard. Je ne me ferais plus avoir. Maintenant, j'aimerais que tu partes.

- Tu es différente, Hermione.

- Ah oui, j'oubliais, je suis "un fille pas ordinaire, trop bien pour toi". Foutaises. Je n'ai pas besoin de ton baratin de Don Juan de pacotille.

Charlie bouillait de l'intérieur. Il méritait sa haine et sa suspicion, il ne méritait rien d'autre. Mais il fallait qu'elle comprenne. Il avait merdé, comment le lui expliquer et qu'elle le croit, tout en restant le plus honnête possible? Il n'y avait pas de mots magiques, mais il se devait d'essayer.

- Je n'aurais jamais dû prendre la fuite comme je l'ai fait à Noël, j'ai paniqué, c'est tout. Tu sais, tu m'as beaucoup manqué. Je n'ai pas arrêté de penser à toi. Tu es vraiment différente, Hermione. Nico dit que c'est sans doute de l'amour. J'en sais rien. Mais j'ai besoin de toi, tu comprends?

- Nico?

- Mon meilleur pote.

- De l'amour?

- Je ne sais pas. C'est la première fois que ça me fait ça. Tu m'obsèdes. J'ai envie de m'endormir à tes côtés, de me réveiller à tes côtés, discuter, rire avec toi. Bref, je peux entrer?

Hermione se décala d'un pas pour le laisser rentrer, un air ahuri sur le visage.

- Charlie, j'espère vraiment que tu n'es pas en train de te moquer de moi.

- Je suis très sérieux.

- Sérieux comment?

- Sérieux comme je veux être ton petit ami, et que tu sois ma petite amie, qu'on fasse des trucs de couple comme aller dîner chez mes parents, comme se balader dans la rue main dans la main, comme baiser dans toutes les foutues pièces de cette baraque.

Les yeux d'Hermione étaient rivées sur la bouche de Charlie, elle même se mordant la lèvre d'une façon beaucoup trop provoquant pour Charlie qui ne put que se ruer sur cette bouche sensuelle. Hermione ne mit pas longtemps à répondre à ce baiser, refermant derrière elle la porte d'entrée.

Charlie la serra fort entre ses bras, et logea son nez dans son cou, se cachant dans la masse de cheveux qui sentaient cette odeur qui lui avait tant manqué.

- Dis-moi Hermione, est-ce que tu mouilles? demanda-t-il dans le creux de son oreille.

Il la sentit sourire contre sa peau.

- Oui...

- Tu t'es déjà fais prendre contre cette porte?

- Jamais...

- On va devoir remédier à ça.

Il la souleva, la plaqua avec force contre la porte d'entrée. Elle enroula ses jambes autour de son bassin, appuyant sur les fesses de Charlie, collant au maximum leurs intimités l'une à l'autre. D'un mouvement de baguette contrôlé, Charlie leur ôta leurs vêtements. Son sexe était naturellement tendu vers l'entrée d'Hermione. Il joua un peu, caressant cette entrée déjà bien humide avec son gland, puis s'enfonça d'un geste lent et profond jusqu'à ce qu'il soit entièrement exactement là où il devait être.

Fin.


Merci de m'avoir lue! J'espère que ça vous a plu.

Dites moi si vous trouveriez ça intéressant que j'écrive la même histoire mais du point de vue d'Hermione.