NDA: Ceci est totalement HeadCanon et cet Arès est le miens ! (donc je suppose que vous pouvez dire que c'est canon au sein de sa propre histoire) C'est aussi une partie de son passé, et non la "suite" du Chapitre du Feu (qui se passe des millénaires dans le futur). J'avais envie d'écrire quelque chose de court sur lui, alors voilà ! J'espère que vous aimerez ! 3
-C'est terminé, Arès.
Le dieu de la destruction n'en croyait pas ses yeux. Devant lui ne se trouvait que sa soeur, Athéna, accompagné du chevalier des Gémeaux Pollux, de la Balance, et de quelques jeunes bronzes qui ne devaient pas avoir plus de 15 ans. Tout autour d'eux était dévasté, détruit par lui et ses berserkers... L'armée de sa soeur ? Quasi réduite à zéro, il ne lui restait que ceux qui se tenaient à ses côtés en ce moment même.
Son armée à lui ? Complètement anéantie. Il était seul.
-Impossible...
Peu importe où il regardait, et comment il le regardait, il avait été vaincu. Il ne lui restait plus un berserker, plus un seul homme sous sa coupe, il était seul face à son ennemie. Face à cette garce pourrie-gâtée qui lui avait volé toute sa vie, toute ses ambitions, tout ce qui aurait dû lui revenir, jusqu'à l'amour de leur père. Il était horrifié.
-Impossible !
Arès plongea ses mains dans sa chevelure rose, prêt à s'en arracher les cheveux. Ca ne pouvait pas arriver, c'était un cauchemar. Il était si près du but, si près !
-Pourquoi !? Comment ?! Tu n'as pas les épaules pour tenir une Guerre ! Encore moins pour régner sur une planète !
-Je ne suis pas là pour "régner" sur la Terre, mon frère !
La Déesse s'avança, son bouclier dans sa main gauche, Niké dans sa main droite, son cosmos envahissait les lieux et recouvrait désagréablement le Fléau des Hommes. Il fit un pas en arrière, ne désirant pas rester proche de cette énergie dégoulinante d'amour à en vomir.
-Je suis là pour veillé sur elle, et la protéger des gens comme toi qui ne souhaitent que sa destruction. C'est pour ça que tu as perdu.
Elle avait tout faux, il ne souhaitait pas la destruction de la Terre. Pas entièrement. Il désirait le pouvoir, la possession et la reconnaissance. Il désirait être respecté, quitte à ce qu'il le soit dans la crainte et la douleur.
-La seule chose que tu auras accompli aura été de me faire bafoué mes propres principes, soupira la Déesse. J'avais juré à Père de ne jamais faire comme toi, de ne jamais permettre à mes Chevaliers d'utiliser des armes, mais pour vaincre ton armée, je n'ai pas eu le choix. J'espère que tu es fier de toi.
Son cosmos commença à s'élever, et Arès devina qu'elle allait frappé. Mais il n'allait pas lui en laisser le temps. Dans un cri de rage, il fit exploser son cosmos, faisant jaillir un mur de lave devant lui qui s'abattit sur sa soeur et ce qui restait de son armée. Athéna eut le réflexe de créer une barrière autour d'eux, les protégeant du liquide brûlant qui glissa dessus et s'écoula sur le sol sans blesser le moindre de ses Chevaliers.
Un sceau se créa sous le Destructeur, avec en son centre, la signature d'Hadès. Une lumière noir l'engloba et, quelques instants plus tard, il avait disparu de la surface de la Terre et atterit dans les entrailles des Enfers, au milieu des âmes de ses berserkers morts au combat. La vue de ses guerriers, devenues de simples coquilles vident, alimentait la rage et la frustration qui flamboyaient dans sa poitrine. Maudite Athéna, maudits Chevaliers, maudit Zeus, maudit tout le monde !
Les jambes tremblantes, il s'accroupît, des larmes brûlantes lui montèrent aux yeux. Il les essuya rapidement en serrant les dents, grognant une injure. Il ne devait pas pleurer, c'était ridicule, sa réputation, son honneur allaient en prendre un coup ! Enfin, après une telle défaite... Il n'était plus très sûr d'en avoir. Athéna le lui avait volé. Elle lui volait toujours tout.
Le cosmos du Seigneur des Enfers commença à l'envelopper, signalant au Fléau des Hommes que son arrivée n'était pas passée inaperçue.
"Bon retour dans mon Royaume, mon neveu."
Il se leva en poussant un lourd soupir. Usant de ses capacités physiques actuels et de son cosmos restant, il se déplaça jusqu'au château de son Oncle en quelques secondes. Traverser les Enfers était vraiment un jeu d'enfant pour lui.
Plus calmement, il pénétra dans l'immense bâtisse, personne n'essayait de le stopper sur son chemin, le reconnaissant facilement au vu de son nombre de visites, qui étaient très régulières.
Lorsqu'il entra dans la salle du trône, il fût rassuré de voir son oncle l'attendre avec son sourire si doux, si gentil sur les lèvres... Le plus beau sourire de l'Olympe. Aucun autre Dieu ne lui arrivait à la cheville, et sûrement pas son père.
-Votre bataille a fait rage, je l'ai entendu d'ici.
La gorge du Dieu de la Destruction se serra. Il s'avança, la mine grave, ce qui inquiéta l'homme ténébreux. Doucement, il se leva.
-Tu as perdu, je me trompe ?
Le rose plissa les yeux. Il pouvait sentir les larmes remonter. Il était en colère, tellement en colère... Tellement frustré, tellement... Triste. Profondément triste. Dévasté. Et la seule personne qui ne le jugerait jamais pour ça, c'était le Dieu qui se trouvait face à lui en ce moment même.
-J'y étais presque... J'avais éradiqué presque toute son armée...
Il serra les poings et baissa la tête. Les images de cette guerre étaient encore très fraîches dans sa mémoire, et repassaient en boucle devant ses yeux. Doucement, le Seigneur des Enfers descendit les marches menant à son trône.
-Mais elle a réussi à retourner la situation. Tout mes berserkers sont morts, il ne me reste plus rien, et je suis certains que père a quelque chose à voir avec ma défaite !
-Qu'est-ce qui te fais penser une telle chose ?
-C'est pourtant évident ! Il a toujours adoré Athéna, il lui a toujours tout donné ! Tout laisser passer ! Il a tout fait pour elle, et elle n'a jamais été une combattante ! Jamais elle n'aurait pu gagner sans aide de sa part ! C'est impossible !
Il releva la tête, son regard bleuté s'ancra dans celui de son oncle. Il n'y avait aucun jugement dans ses yeux, ni pitié, ni dégoût. Il n'y discernait que de l'affection, de l'amour... Et de la compréhension. Bon sang, qu'il aimait cet homme. Il méritait un bien meilleur titre que celui de "Dieu". Il était la Perfection, la vraie.
Doucement, Hadès tendit les bras vers lui.
-Viens là.
Pas besoin de lui dire deux fois. Arès se jeta dans ses bras et le serra contre lui aussi fort qu'il le pouvait, ignorant la douleur de ses muscles courbaturés. Son étreinte lui était rendu de manière plus douce, mais tout aussi ferme. Si il n'était pas submergé par ses propres émotions, qui secouaient son corps de sanglots et tremblements, il aurait sûrement remarqué l'amertume dans le cosmos de son oncle.
Car oui, Hadès était amer. Non, plus que ça, il était furieux. Il aimait son neveu comme s'il s'agissait de son propre fils, et il était sûr que lui-même l'aimait comme s'il était son propre père. Zeus était un parent horrible, et au contraire des autres, Arès n'avait pas eut la chance de bénéficier d'une mère acceptable, ou d'autres proches aimant pour rattraper le coup. Il n'y avait que lui, qui était bloqué aux Enfers en permanence. Et il en avait assez. Son neveu adoré venait de souffrir une fois de trop, il n'allait pas laisser passer ça. Il connaissait les enjeux de cette Guerre. Pour Arès, c'était le dernier espoir qu'il avait de montrer à son père, non, à l'Olympe tout entier, ce qu'il valait vraiment. Mais il allait changer ça. C'était peut-être la première Guerre Sainte depuis l'enfermement des Titans... mais ça n'allait sûrement pas être la dernière.
-Ce n'est pas finit, susurra-t-il. Athéna paiera pour ce qu'elle t'as fait subir... Et Zeus après elle. Je te le promet. Je t'offrirais la Terre sur un plateau d'argent, qu'importe les désirs de Zeus.
Doucement, il caressa la longue chevelure d'Arès en fredonnant une mélodie à la fois douce et mélancolique. Son regard brillait d'une lueur meurtrière qui teinta de rouge ses iris précédemment d'un bleu pure. Jamais, au grand jamais, il ne laissera quiconque blessé "son" enfant sans conséquences. Son cosmos enragé, qui envahissait maintenant les environs , le démontrait à tout ceux qui pouvaient le sentir. Et si les Spectres étaient terrifiés, Arès se sentait bien plus en paix que lors de son arrivé. La colère que son oncle ressentait le rassurait, car elle laissait transparaître l'amour qu'il ressentait à son égard. Un amour qu'à présent, il n'espérait plus recevoir de qui que ce soit d'autre. Il n'avait besoin que du siens. Il n'avait besoin que de son soutiens à lui... Au Diable l'amour superficiel d'Athéna, ou l'affection inexistante de Zeus. Seul les sentiments qu'il partageait avec son oncle étaient réels.
-Je t'aime, mon oncle...
-Je t'aime aussi, mon neveu. Ne l'oublie jamais.
Avec un sourire, Arès lâcha son oncle et se détacha de son corps, seulement pour sentir ses mains se poser immédiatement sur ses joues, puis ses lèvres au coin d'un de ses yeux, où une larme perlait toujours.
-Va te reposer, maintenant. Ma chambre est à ton entière disposition. Tu n'as pas besoin de retourner là-haut, ils ne te méritent pas.
Et il était vu comme un Dieu cruel ? C'était ridicule. Les Dieux n'avaient aucune honte, cracher sur une personne aussi noble, juste parce-qu'elle n'est pas là pour se défendre.
-Aucun d'entre eux ne te mérite non plus.
Le Seigneur des Enfers ne put s'empêcher de sourire malgré sa colère. Après lui avoir offert une bise sur la main en guise d'au revoir, Arès quitta la pièce pour rejoindre les appartements privés de son oncle. Dans un lourd soupir, Hadès alla doucement se rasseoir à son trône.
-Hypnos, Thanatos, appela-t-il d'une voix forte, presque effrayante.
En quelques secondes, les Jumeaux apparurent aux pieds des escaliers, agenouillés et prêts à le servir.
-Vous nous avez appeler, Seigneur ? demanda Thanatos.
-Oui.
Il serra ses accoudoirs, les faisant craquer sous sa force.
-Rassemblez les Spectres. Nous avons une Guerre à préparer.
