Salut tout le monde !

Autant vous prévenir tout de suite, cette fic n'est pas écrite dans le monde des bisounours. J'aborde des sujets sensibles dont la maltraitance et il y aura des scènes pas jolies du tout dedans. J'espère que je m'y prendrais bien pour vous parler de ces sujets là. Cependant ! Il n'y aura pas que du noir et je veux que ça finisse plus ou moins bien ! Le but c'est de voir comment on peut se sortir de ses situations pas de s'y noyer.

Les personnages ne m'appartiennent pas.

J'espère que l'histoire va vous plaire, je vais peut être la publier dans un autre fandom mais mes muses sont bien Aomine et Kagami.

Laissez moi un petit message si vous avez aimé ! Ca rend mes journées bien plus roses ;)

Bonne lecture !


Chapitre 1 : PDV Aomine.


Oh putain oui.

Cette chaleur dans tout mon corps, mes muscles qui tremblent au rythme de mes mouvements. C'est beaucoup trop bon. C'est comme un frisson qui m'envahit de la tête au pied et, ce petit regard que tu me lances, mi-terrifié, mi-impressionné, j'adore.

Je bouge d'un côté plus de l'autre, je me déhanche en rythme et avec plus en plus de férocité. C'est fou comme tu ne t'y attendais pas, hein ? Tu ne penserais pas que j'étais une bête dans ce domaine. Du moins tu ne savais pas que c'était à ce point.

Le plaisir qui me parcourt est indescriptible. Il y a pas à dire, je prend vraiment mon pied. Comme toujours à chaque fois que je joue au basket.

Toujours ? Non. Depuis un moment, le plaisir est moins intense, mes coups moins violents, mes prouesses moins impressionnante. Le basket me passionne de moins en moins. Pas assez d'adversaires redoutables, toujours la même rengaine, rien de nouveaux, que du déjà vu.

Ceux qui pouvaient encore me battre me voient de moins en moins et je ne saurais dire si c'est parce que je deviens de plus en plus con ou eux de plus en plus matures - ou un terme de merde dans ce genre -. Devient mature, on aime bien me le répéter ça.

Tsss. Quel bande d'emmerdeur.

Mon air distrait à fit croire à mon adversaire qu'il y avait une faille dans mon jeu. Il s'élance, avec un sourire vainqueur sur le visage, pensant pouvoir me reprendre la balle mais je suis trop rapide. Bien trop rapide, et je passe la balle dans mon autre main, tourne sur le côté en feintant à droite et court vers le panier. Je dunk en me projetant en haut avec une violence qui me rappelle quelqu'un.

Il me manque ce con.

Des regards impressionnés se posent sur moi. Je pourrais encore rester des heures, ici, à jouer sur ce petit terrain en bas d'HLM bien calmes mais, j'en ai marre. Ça ne m'amuse plus du tout et toute l'adrénaline est retombée.

Il n'y avait qu'une foutue personne qui pouvait me donner le sourire en jouant au basket. Et elle est partie. Jusqu'à quand maintenant ? J'ai arrêté de compter ça commencer à faire trop long. Enfin, en vrai six mois c'est pas la mer à boire mais, il s'en ait passé des choses depuis. Beaucoup trop de choses.

Et, tu me manques Kagami.

Pffff. Je prend mes affaires et je me tire.


Le soir reste toujours animé à Tokyo. J'ai beau dire que le basket m'ennuis mais il me permet quand même de faire passer le temps beaucoup plus vite. C'est vraiment agréable quand on a rien à faire des ses journées. Sans ça, mon été aurait été bien trop ennuyant et monotone. J'aurais tourné en rond des heures comme un fauve dans sa cage.

Je tiens ma veste de sport d'une main sur mon épaule. Il fait bien trop chaud aujourd'hui pour penser la mettre. Pourquoi l'avais je pris d'ailleurs ? Surement une veille habitude. Pourtant, ça fait un moment maintenant que j'ai arrêté le club de basket.

Il dit que ça me prend trop de temps et que ce n'est pas bon pour mon avenir. Mais bon, qu'est ce qu'Il sait lui de mon avenir hein ?

Tout le monde avait été choqué et j'ai été obligé de jouer au grand salaud pour ne pas leur dire la vérité. Je me demande ce que Kagami dira. Il sera surement bien trop déçu. Je ne vais pas du tout aimé lire la déception dans ses yeux.

Mais la vérité fait bien trop mal pour être dite. Alors je préfère jouer à l'arrogant plutôt que de donner la vrai raison de mon départ.

Après tout, bientôt, Il ne voudra même plus que je joue au basket du tout.

Mais, n'y pensons pas. Ce n'était pas encore pour maintenant et quand ça arrivera, si ça arrive, je trouverai bien une solution pour Lui faire changer d'avis, non ?

Une fois arrivé au fast food, je repérai déjà de loin Kuroko. Avec le temps, sa présence était pour moi plus perceptible et puis, on passait tellement d'heures ensemble que je commençais à m'y faire. Il m'avait manqué lui aussi après ma période dur au collège.

C'est vraiment mon plus bon pote sur qui je sais que je pourrais toujours compté. Il lit en moi comme dans un livre ouvert et c'est agréable de se sentir compris.

Pourtant, même a Kuroko je ne lui avait pas parlé de Lui.

J'entre et commande une grosse portion de burgers et de frites. Bientôt je serai à sec dans mes économies et il faudra que je me trouve un job pour compenser. Une fois servi, je vais m'assoir à notre table habituelle, là où, d'habitude, Kagami se place. Ça me donne l'impression d'être un peu avec lui.

- Tu en as mis du temps Aomine-kun

- Désolé mec, j'ai pas vu le temps passé !

- Tu étais sur le terrain de basket ?

Oups grillé …

- Ouais mais rien de très ouf, c'est pas comme si j'y avais passé l'après midi.

Le regard que Kuroko me lança montrait qu'il ne me croyait pas du tout. Et c'était vrai. J'y avais en effet passé Toute l'après midi. Ça me fit sourire, Je ne pouvais vraiment rein lui cacher ! Sauf Ça bien sur.

- Invite nous la prochaine fois.

- Ah oui, j'essaierai d'y penser.

Même si je n'en ferais rien. La solitude était parfois moins dur à gérer que les questions de mes amis. Questions qui pourraient leur mettre le doute et bien sur, ça je veux absolument l'éviter. Quand on se pose des questions on cherche des réponses et elles ne sont pas toujours jolies, jolies.

Je croquai dans mon premier burger. Putain ce que j'avais faim ! Je m'en étais à peine rendu compte mais en y repensant c'était mon premier repas depuis un moment maintenant. A la maison, on ne cuisine plus ou du moins, on ne mange plus en famille et comme je suis une daube en cuisine la solution la plus simple a été d'arrêter de bouffer.

Oui, pas très logique comme raisonnement mais bon, on fait avec ce qu'on a.

C'était agréable de voir Kuroko. Ces temps-ci je me terrais tellement dans mon silence et ma solitude que je ne revoyais presque plus personne. Même Momoi pour vous dire. Elle avait bien essayé de me faire sortir mais, malheureusement pour elle, je connais une technique infaillible pour faire fuir les gens.

Même les plus coriaces.

Cette pensée me valu un pincement au coeur. Putain, mais à quoi tu joues merde !

Parfois je me disais que j'étais trop con, que je devais en parler, sortir de mon silence. C'était mes amis après tout, ils sauraient m'aider mais, la vérité c'est que j'avais peur. Peur de leur regard, peur de leur réaction, peur de tout. Trop peur.

Soudainement, je me rappelle que je ne suis pas seul. Il ne faut surtout pas que Kuroko ait des soupçons alors je feint un sourire. Un peu raté oui mais bon et je change de sujet. On parle de tout et de rien. Des nouvelles des autres, des projets futur de basket, des orientations de chacun car, oui, c'était notre dernière année de lycée.

Ça fait du bien de se vider l'esprit.

Ma montagne de nourriture à considérablement chuter et Kuroko vient de boire sa dernière gorgé de milkshake. On va bientôt rentré et cette pensée me tord le ventre. J'en ai pas du tout envie. Alors que je m'apprête à ranger mon plateau et à jeter les déchets, Kuroko me dit :

- Tu peux venir vers 15 heure demain.

- Où ça ?

- On a dit qu'on le ferait chez Kise. C'est plus grand.

- Faire quoi ?

- Tracasse on a tout organisé !

- Mais quoi bon sang ?

Le regard de kuroko s'élargit et il me demande surpris :

- Tu as oublié ?

- Apparement …

- Ça m'étonne de toi Aomine-kun.

- Aller accouche bon sang !

Le sourire que me lance mon ami ne présage rien de bon. Je sens un piège dans lequel je vais tomber. C'est quoi cette foutue histoire ? Qu'est ce que j'ai bien pu oublier de si important ? Kuroko reprit enfin la parole d'un air espiègle :

- Mais c'est Kagami. Il revient demain. Ca m'étonne que tu ais oublié ça !

Quoi ? Demain ? Déjà ? Mais ça n'allait pas du tout. Je n'avais pas encore réglé tout mes problèmes et avec Kagami dans l'équation cela serait un miracle si j'arriverais à protéger mes petits secrets.

Enfer …

Face à mon air ahuri, Kuroko ne put s'empêcher de rire légèrement. Il se lève et avant de partir me dit :

- 15h hein, sois pas en retard sinon je viens te chercher par la peau du cul.

- J'aimerai bien te voir faire ça.

Et avec un dernier sourire complice, il s'éloigne, sort et part.

Et voilà, à force de ne plus compter les jours, j'en avais finis par complètement me perdre dans les chiffres. Demain ? Vraiment demain ? Non, en vrai, c'était la meilleur nouvelle de la journée.


Evidemment, je suis en retard. Mauvaise habitude. Mais ce n'était pas de ma faute cette fois. J'avais passé plus d'une heure à cacher les bleus sur son visage. Même mon teint basané ne pouvait pas tout caché !

Maintenant je me retrouvais à courir comme un dératé pour limiter mon retard au maximum.

Putain c'était pas rien quand même. Kagami qui rentrait. Comment avais je pu oublié une telle chose ? Moi qui pensait a lui matin et soir. Quoi ? Je viens vraiment d'avouer ça ? Putain la honte, même si ya que moi dans ma tête.

Courir me fait du bien, ça m'aide à oublier. Oublier mes pensées. Parce que franchement, ma tête en ait rempli. Et oui je sais c'est normal mais à ce point non. Ça devient pesant de passer son temps à penser. Parfois je n'avais qu'une envie, me vider l'esprit un bon coup.

Je tourne à droite, à gauche, encore à gauche et j'arrive enfin. Il est 16h30. Mon retard n'est pas du tout de la mauvaise volonté. Tout ça à cause des bleus. Quelle excuse allais je bien pouvoir trouver cette fois-ci ?

Devant la porte, je me fige un instant. J'ai attendu ce moment depuis tellement longtemps que maintenant je le redoute.

Allez bouge ton cul Aomine, fait pas la peureuse !

Je sonne.

J'entend des rires à l'intérieur, des pas qui dévalent l'escalier et la porte qui s'ouvre en grand !

- Aomine ! On attendait plus que toi !

Je m'attendais tellement à voir Kagami que je fus un peu déçu. Kise fit une moue triste :

- Cache ta joie surtout !

- Désolé mec, ça fait un baille.

- A qui la faute ? On te voit plus !

- Ouais je suis pas mal pris ces temps-ci.

J'eus le droit à un regard suspicieux qui voulait clairement dire : pris par quoi ? Tu passes tes journée a dormir ! Ah la la, si seulement tu savais mon vieux.

On monta les escaliers pour arriver devant la porte de son studio qu'il ouvra dans la volée en criant : « Il est làààà ! » Et je fus tout de suite entouré de tous mes potes. Je me rendis compte, à ce moment là, à quel point je m'étais isolé et à quel point ils m'avaient tous manqué. Même si, bien sur, je ne leur dirais rien.

Et puis je le vis. Il était derrière le comptoir de la cuisine en train de couper un gâteau énorme. J'avais envie de lui sauter dans les bras, de l'embrasser partout, de lui dire à quel point il m'avait manqué. Mais je restais figé, comme un con.

C'est Kagami qui me sorta de ma torpeur :

- Et bien Ahomine, toujours en retard à ce que je vois ?

- La ferme Bakami.

Je souriais comme un con. Rien que de dire cette phrase m'avait manqué.

- Tes petits plats m'avait manqué, merde.


On passa l'après midi à rire puis la soirée à regarder des matchs de basket tout en buvant de la bière. Un classique qui m'avait tellement manqué et qui me permis d'oublier mes problèmes. Même si c'était pour quelques heures cela me fit du bien.

J'avais effectivement passé la soirée à jeter des coups d'oeil insistant à Kagami. Avoir son corps si proche du mien sans pouvoir rien faire était un vrai supplice. J'avais hâte d'être seul avec lui pour l'embrasser sauvagement. Ça commençait à devenir un besoin vital.

Tout le monde partit petit à petit au alentour de minuit. On était en semaine donc il ne fallait pas qu'ils rentrent trop tard. A la fin il n'y avait plus que moi Kagami, Kuroko et Kise. On aida à ranger puis on prit le chemin de la gare avec Kuroko. Il nous laissa après 10 min de marche. Kagami et moi habitions pas loin l'un de l'autre.

Une fois Kuroko partit. Un silence s'installa entre nous. Il c'était passé tellement de temps que nous ne savions pas par où commencer. Et puis lui comme moi n'était pas doué pour garder contacte avec la distance. Ce qui fait qu'en six mois on c'était échangé cinq ou six texto.

Au bout d'un moment il prit la parole :

- Alors, comme ça t'as abandonné le basket ?

Outch, ça fait mal.

- Nan pas vraiment mais j'ai plus le temps d'aller au club.

- Ah bon ? Tu fais quoi ?

- Je bosse.

- Toi tu bosses ?

- Hé ! T'insinue quoi là !

Il se mit un rire et je souris en réponse. Son rire était contagieux.

- Et tes parents ?

- T'es sérieusement en train de me parler de mes parents ?

Kagami rougit un peu et continua :

- Ca va ! Ils étaient cool, je prend juste des nouvelles.

Mon coeur se serra mais je pris bien garde de ne rien montrer :

- Ils ont divorcé quatre mois.

- Quoi, sérieux ?

- Mon père c'est cassé avec une autre femme.

- Merde. Et ça va toi ?

- Je m'en contre fou. Il fait sa vie.

Je m'en contre fous ? Quelle mensonge énorme. A cause de ce connard, ma mère à sombrer dans l'alcool et elle se fait manipuler par un trou-du-cul.

Mon visage c'était durcit et Kagami me regardait avec un inquiétude. Merde. Je devais change de sujet :

- Et alors, ça t'as fait plaisir de rentrer aux states ?

- Ouais de ouf ! J'ai vraiment pu m'améliorer au basket ! C'était le feu !

J'eus un pincement au coeur de voir les étoiles dans les yeux de Kagami quand il parlait de basket. Il continua :

- Demain on se fait un match ? Je vais t'anéantir.

- Prend pas tes rêves pour la réalité crétin.

On était arrivé au croisement de rue. Normalement je tourne à droite et lui à gauche. Nos pas ralentirent et se stoppèrent.

On se regardait maintenant comme des cons sans un mot. Je fixais ses lèvres avec envie. Je rêvais de lui sauter dessus mais, je sais pas, avec le temps, j'avais l'impression ne plus savoir comment m'y prendre.

C'est Kagami qui brisa le silence en murmurant : « Crétin » avant de se pencher vers moi pour m'embrasser. Ce contact me fit tellement du bien que j'avais l'impression de respirer à nouveau. Comme si tout mon organisme c'était mis en pause à partir du départ de Kagami.

Il faisait noir, il n'y avait personne. Juste un lampadaire éclairait le chemin.

Ma main passa derrière sa nuque pour approfondir le baiser. Ma langue passa sur ses lèvres et alla caresser la sienne. Je voulais le croquer tout entier. Ses mains allèrent se poser sur mes hanches pour coller nos bassins ensemble ce qui me lança une décharge électrique dans tout mon corps.

Ma main se perdait dans ses cheveux et notre baiser se fit de plus en plus fougueux, désordonné, pressant. Comme si on venait de se rendre compte qu'on était enfin réunit. Et oui dit comme ça, ça fait très cul-cul mais je m'en fous. Là, en ce moment, il n'y a que lui.

Lui que je veux déshabiller, lui que je veux embrasser, lécher, mordre, sucer, baiser. J'ai envie de lui. Putain j'ai envie de lui.

Mes lèvres passèrent sur sa mâchoire alors qu'il lâche un petit gémissement de mécontentement de ne plus avoir ma bouche sur la sienne. Je dépose des baisés jusqu'à arriver dans le creux de son cou que je lèche sensuellement et mordille. Je sais que c'est son point faible et je suis récompensé par des petits gémissements étouffés. J'adore ça. D'une voix rauque, il me murmure :

- Fuck, I want you so much.

Et, merde, moi aussi bien sur mais la réalité me rappelle. Je ne peux pas trainer d'avantage. Je m'écarte un peu et pose mon front contre le sien pendant qu'on reprend un peu nos esprits. On reste un moment comme ça jusqu'à ce qu'il comprenne que je ne bougerai pas. Ses mains font pression sur mes hanches pour me faire relever les yeux et le regarder. Il me murmure :

- Tu viens pas chez moi ?

Mon coeur se serre, j'ai putain d'envie d'aller chez lui mais je peux pas. Je ferme les yeux dans une expression de douleur et lui répond :

- Je … Je peux pas.

Il ne me pose pas de questions et me lance un petit sourire mi-triste mi-déconcerté et, on se sépare là. Ça me brise le coeur de devoir prendre ce choix là alors que je n'ai qu'une envie, me coller contre lui et ne jamais m'en détacher.

Quand j'arrive devant la porte de chez moi, je serre les poings, il était tellement tard que je sais que je vais passer un sale quart d'heur. Si ce n'est pas une demi heure.

Je sonne, ça fait longtemps que je n'ai plus les clefs de chez moi. Un homme qui fait le double de ma taille, m'ouvre et me fait rentrer en m'attrapant par les cheveux. Ça fait mal. Il me balance à terre en hurlant :

- C'est à cette heure que tu rentres petite merde !

Et les coups pleuvent sur moi. Je protège ma tête au maximum mais je ne peux rien faire de plus. Ce connard est boxeur professionnel je suis sans défense. Il me cogne en m'insultant dans le hall d'entrer pendant que ma mère regarde son feuilleton dans le salon. Je ne pleure plus, j'ai l'habitude ça fait trois mois que ça dure. Au début, j'essayer de me défendre mais, j'ai vite appris que plus je répondais, plus je prenais.

Alors j'attend qu'il se défoule sur moi. Ça peut prendre plusieurs minutes comme quelques secondes. Mon corps est parsemé d'hématomes. Et son pied qui s'enfonce dans mon ventre maigre de ne presque plus mangé me fait souffrir le martyr. Combien de temps encore je vais réussir a cacher ça ?

- Monte, je veux plus vois un raté comme toi.

Ça y est ? C'est finis ? Enfin.

J'essaye de me relever au plus vite mais j'ai mal partout. Il y est aller fort cette fois-ci.

- Dépêche putain !

Je cours cette fois de peur de me reprendre un coup et je m'enferme dans la chambre. J'ai envie de pleurer de rage. Je suis démunie, je ne sais plus quoi faire pour me sortir de là. C'est un véritable enfer.

Je vais vers la glace pour regarder les dégâts. Ma lèvre est fendue et j'ai un coquart énorme à l'oeil droit. Je nettoie le sang qui coule de ma bouche et je me désinfecte. Avec tout ça je pourrais presque devenir infirmier ! Je soulève mon T-shirt, j'espère que je n'ai pas une côte cassé, je suis tout enflé. Demain j'aurais encore un beau bleu. Et comment je vais caché mon coquart ? Merde.

Mon téléphone sonne. Je regarde, c'est kagami.

Kagami : Putain Aomine tu m'as fais un gros suçon !

Je souris. Malgré tout cet enfer, mon rayon de soleil est revenu. C'est pas trop mal comme bilan de la journée.


Et voilà !

A bientôt pour la suie ! :D