Salut à tous, je suis MousA. Ceci est notre première fanfic, nous avons décidé d'écrire un chapitre sur deux, donc au prochain chapitre, vous découvrirez l'écriture de ma chère et tendre MousZ!
Disclaimer: les personnages appartiennent bien sûr à J.K. Rowling, mais elle n'est pas responsable des sulfureuses aventures qui leur arrivent ici!
Last but not least, attention, ceci est une romance homosexuelle!
Bonne lecture!
Chapitre 1: Nouveaux zhorizons
« Un bonbon au citron, monsieur le ministre ? demanda Albus avec le sourire le plus paternaliste de son répertoire.
-Eh bien… puisque vous le proposez si gentiment, monsieur le directeur, répondit l'austère Harold Munchun, ministre de la magie de son état, en souriant de toutes ses dents.
Et voilà, l'affaire est dans la poche, ricana Albus en se frottant vicieusement les mains – dans sa tête bien sûr, histoire de ne pas éveiller les soupçons. Mais le pauvre lecteur ne peut comprendre ce soudain accès de machiavélisme chez notre cher Albus, à moins que quelque bienveillante narratrice passant par là n'ait la gentillesse de le renseigner. Heureusement que nous sommes là !
Depuis quelques années, notre rusé directeur avait équipé son bureau d'une corne d'abondance à bonbons, et ce pour plusieurs raisons parfaitement rationnelles : d'une part, ils contribuaient à lui donner une image de vieil homme infantilo-sénile, de sorte que ses interlocuteurs baissaient leur garde ; d'autre part, les bonbons au citron étaient le péché mignon de l'incorruptible ministre de la magie, qui ne pouvait dès lors rien lui refuser. Vous saisissez ? Mouhahaha (songea Albus). Bien sûr, Albus ignorait à ce moment-là que ces mêmes bonbons au citron deviendraient plus tard une terrible addiction, dont il ne parviendrait jamais à se sortir et qui précipiterait sa chute… Laissons-le profiter.
Revenons-en à notre récit : « Mouahaha », disions-nous. Nous épargnerons au lecteur le détail fastidieux de la conversation qui s'ensuivit (nous savons très bien que vous n'êtes là que pour le slash, il n'y a pas de honte à avoir). Sachez seulement qu'au terme de cet entretien, Albus avait obtenu du malheureux ministre un détournement de fonds conséquent pour financer son organisation secrète personnelle, l'Ordre du Phénix (ça en jette, hein ?). Au moment de refermer la porte sur son visiteur, le vieux barbu lança une dernière remarque, parfaitement innocente :
-A propos, saviez-vous que Voldemort avait mis le nom du né-moldu Bob Smith sur sa liste noire ? Oui mon petit, le Bob Smith, celui-là même qui dirige la firme Becs-Au-Citron-Jaunes-Qui-Croquent-Sous-La-Dent ! »
Le choc et l'effroi se peignirent sur le visage d'Harold Munchun, et Albus sut que le gouvernement défendrait jusqu'au bout les valeurs de la droite vertu et de la tolérance durant la guerre qui faisait rage. Hinhinhin, ricana-t-il en son for intérieur.
Ce soir-là, comme tous les autres soirs, Albus s'installa devant son miroir lyrique pour peigner sa longue barbe blanche, à l'aide de son peigne, enchanté pour donner à tout ce qu'il touchait de soyeuses boucles couleur ventre-de-licorne (y compris ce qui, au départ, n'était ni une chevelure ni une barbe). Albus se sentait très bien dans sa peau, et aimait tout particulièrement sa barbe. Malheureusement, son miroir n'était apparemment pas de cet avis :
« Combien de rides sillonnent et creusent ton pauvre visage ! Comme la vieillesse a enlaidi ta face ! Misérable vieillard ! s'exclama-t-il, avec son habituelle verve élégiaque. Dire qu'il y a quelques années, seulement, ton charme suffisait à manipuler tout être doté d'yeux et d'hormones ; à présent, pauvre homme, tu en es réduit à utiliser des bonbons pour parvenir à tes fins ! »
(note de la narratrice : le lecteur songe sans doute que l'époque de la glorieuse jeunesse d'Albus remonte plutôt aux alentours de 75 ans… Certes, mais il faut accorder au miroir le droit à la licence poétique).
Albus ne fut pas blessé par cette remarque désobligeante, il était bien au-dessus de ça. Mais, tout de même, il repensa à ses jeunes années et à sa beauté d'antan, et se fit nostalgiquement la réflexion que c'était mieux avant. Ah, et aussi, il n'y avait pas de guerre à l'époque…
Il en était là de ses profondes pensées, quand soudainement ! Un « toc-toc » retentit à sa fenêtre. Un « toc-toc » qu'Albus reconnut immédiatement comme celui d'Ambroisie, le vieil hibou de son ami Nico (Nicolas Flamel, pour ceux qui n'ont pas la chance d'être ses intimes). A présent tout joyeux, notre cher Albus ouvrit précipitamment la fenêtre à l'oiseau, qui pénétra dans la pièce avec un hululement impérieux. Ambroisie tendit son auguste patte, et Albus défit impatiemment le petit paquet qui y était accroché, pour y trouver une minuscule pierre bleue. Et avant même qu'il n'ait eu le temps de se demander de quoi il s'agissait, Ambroisie, en transe, ouvrit un large bec et la voix de Nicolas s'éleva dans les airs :
« Salut vieux, ça boume ? V'là un p'tit cadeau pour toi mon pote. J'ai créé ce p'tit joujou l'aut' jour, et je m'suis dit que t'en aurais plus besoin que moi, hinhinhin. Mec, tu va pas me croire, c'est une Pierre de Jouvence ! Lèche-la et frotte-toi tout le corps avec, et tu t' transformeras en jeune homme pour cinq heures ! Fais-en bon usage, vieux coquin ! »
Albus était tellement stupéfait qu'il ne prêta pas attention au fait que l'ensorcellement d'animaux pour les posséder à distance était un crime qui pourrait valoir Azkaban à son vieil ami. D'ailleurs, il ne releva pas non plus le fait qu'il était probablement extrêmement illégal de se faire rajeunir grâce à une pierre de jouvence. En fait, il ne pensa qu'à une chose : Waouuuuuuuuuuuh trop géniaaaaal ! Décidemment, il devait une faveur à ce bon vieux Nico !
Sans plus attendre, Albus se dévêtit entièrement (ne vous inquiétez pas, le hibou eut la décence de partir dès la disparition des chaussettes), lécha la pierre avec enthousiasme (elle avait un étrange goût de gel pour bébé, mais ce genre de considération n'avait aucune importance) et se frotta énergiquement le corps. Une délicieuse sensation de chatouillis le parcourut de la tête aux pieds, et il courut se regarder dans le miroir.
« Waouw, bébé ! s'exclama celui-ci, tu es resplendissant ce soir ! »
Albus, entièrement nu devant son miroir, se contempla avec… extase. Ses longs cheveux gris avaient disparu au profit d'une magnifique chevelure d'un brun sombre, qui s'arrêtait au niveau des épaules et dont une mèche retombait sur son front en un effet absolument époustouflant. A la place de sa barbe ventre-de-licorne, une mâchoire carrée et rasée laissait voir les lèvres pulpeuses qui avaient eu tant de succès autrefois. Ses yeux bleus, dépourvus de binocles de grand-père, ne pétillaient à présent que d'intelligence, de mystère et de luxure… Bien que la description du nouveau corps d'Albus ne soit pas absolument nécessaire dans l'économie du récit, nous concédons à la faire (il faut faire des concessions, même si elles sont douloureuses, si l'on veut conserver du lectorat). Eh bien… le corps d'Albus était, sans surprise, digne d'une statue grecque, musculeux, fin, et d'une blancheur éclatante qui rappelait son arrière-trisaïeul vampire. Et, à présent qu'il n'avait plus 95 ans, le piercing en saphir de fée qui pendait à son téton gauche semblait parfaitement à sa place. Satisfaits ?
Après s'être admiré sous toutes les coutures, Albus conjura des vêtements adaptés à sa jeunesse retrouvée. Autrement dit, des vêtements moulants et repoussant les limites de la décence en matière de peau découverte. Et voilà, lecteur, c'est fini, tu ne pourras plus te rincer l'œil avant quelques chapitres. Patience !
J'avais presque oublié à quel point j'étais canon, songea Albus avec ravissement. Bon, mais je ne vais pas passer la nuit à m'admirer (quoique ?). Je vais pro-fi-ter ! Je vais… faire du Quidditch ! Ah non, même à 17 ans je ne tenais pas sur un balai… Bon, alors… je vais boire comme un trou (ça j'étais très très bon) ! Oh, et je vais explorer tous les recoins secrets de Poudlard incognito ! A ce moment de son monologue intérieur, Albus s'immobilisa soudainement et une flamme s'alluma dans ses yeux. « OSM (« Oh Sweet Merlin », pour le lecteur inculte). Je vais trouver la Tour de Griffondor ! », s'exclama-t-il à haute voix.
Des explications s'imposent, car je ne crois pas me tromper en affirmant que vous ne connaissez pas la Tour de Griffondor. Pff, vraiment, il faut tout vous apprendre ! Voici donc l'article qui y est consacré dans L'Histoire de Poudlard :
« La Tour de Griffondor
L'étude des manuscrits laissés par Godric Griffondor a permis d'établir avec certitude l'existence d'une tour secrète construite par ses soins. D'après les extraits de son journal intime que l'on a retrouvés, elle aurait été construite par esprit de revanche sur son collègue Salazar Serpentard qui refusait de lui dire où se trouvait sa Chambre des Secrets. Toutefois, personne n'est jamais parvenu à trouver cette tour et l'on ignore entièrement ce qu'elle renferme. Les historiens s'accordent pour dire que seul un Griffondor au cœur pur pourrait y pénétrer, et que le sang n'a probablement rien à y voir.
Selon les légendes populaires, Griffondor aurait établi une limite d'âge afin que seul un Griffondor âgé de moins de 20 ans puisse y pénétrer, car, encore une fois selon les légendes populaires, il aurait eu un faible pour les jeunes gens. »
Albus se regarda une dernière fois dans le miroir, décida qu'il avait clairement moins de 20 ans, se lança un clin d'œil et s'élança à l'aventure dans les couloirs de Poudlard…
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Pendant ce temps, un autre jeune homme (un vrai, cette fois) se promenait dans les couloirs sombres de l'école. Le pairing de cette fanfic vous donne un indice sur son identité. Rémus Lupin, la carte du Maraudeur en main, était en pleine séance de farce nocturne. Le vertueux étudiant modèle qu'était notre futur professeur de Défense contre les Forces du Mal quittait actuellement d'un pas vif le cagibi à balais de Quidditch scolaires, théâtre de son dernier méfait en date : le lendemain matin, les balais, ensorcelés par ses soins, attendraient que tous les élèves du cours de 9h30 soient montés sur eux, pour s'élever dans les airs et se mettre à balayer frénétiquement les plus hautes façades du château avec moult mouvements susceptibles de donner le tournis à leurs cavaliers. C'était un pur hasard si le jeune Severus Rogue se trouvait être parmi ces élèves.
La silhouette sombre du jeune homme s'avança dans les escaliers, ses yeux jaunes brillant dans la pénombre d'une lueur malfaisante, en échangeant quelques « Gniark gniark gniark » complices avec les tableaux suspendus aux murs.
Mais pourquoi Rémus Lupin était-il seul, se demande le lecteur ? Heureusement que vous bénéficiez de la présence d'une narratrice omnisciente, à même de vous renseigner sur les tréfonds de la complexe psychologie de ses personnages ! La solitude actuelle de notre cher loup-garou était due à plusieurs raisons. Tout d'abord, Rémus avait perdu un pari. Il avait été absolument certain que la forme animagus de son ami Peter, lorsqu'il parviendrait enfin à la maîtriser, serait celle d'un asticot. Mais il s'était avéré, à son plus grand dam, que c'était, en fait, celle d'un rat. James, qui avait parié pour le cochon, avait été condamné à avouer sa flamme à Lily (pas trop tôt), et lui – pauvre Rémus-, avait écopé d'une série de farces à réaliser. Il revaudrait ça à Sirius !
Mais en réalité (et c'est là que mon omniscience narrative rentre en jeu), Rémus avait deux autres raisons de rechercher l'isolement. D'une part, il rêvait secrètement de trouver la Tour de Griffondor, et de l'ajouter triomphalement à la Carte du Maraudeur. Imaginez la tête de Sirius, ha ! D'autre part (attention, ne le répétez à personne), cette balade nocturne lui donnait l'occasion de rôder en toute discrétion devant la gargouille qui gardait le bureau du directeur. Eh oui, lecteur, tu as bien compris ! Rémus Lupin, charmant jeune loup-garou de 16 ans tout juste, se languissait de son vieux directeur et rêvait toutes les nuits de ses yeux pétillants ! Il possédait une impressionnante collection de cartes Chocogrenouilles « Dumbledore », qu'il contemplait parfois dans son lit durant les nuits d'insomnie, écoutait avec une rêveuse adoration chacun des interminables discours que le directeur pondait quasiment à chaque repas, et ne ratait pas une occasion de faire une bêtise qui exigerait qu'il soit convoqué dans son bureau…
Alors que Rémus gravissait la dernière marche de l'escalier, celui-ci décida brusquement de changer de direction et se rattacha sans plus de cérémonie à un autre pallier. Le jeune homme atterrit en trébuchant sur ledit pallier et constata avec surprise qu'il ne connaissait absolument pas le couloir qui s'ouvrait devant lui.
Il tenta immédiatement de se repérer sur sa carte et… Eut tout juste le temps de voir le nom « Albus Dumbledore » tourner à l'angle du couloir face à lui, avant qu'une silhouette n'apparaisse devant ses yeux ébahis.
« Qui va-là ? demanda la silhouette d'une voix grave, et avec peut-être un tout petit peu plus de panache qu'il n'était nécessaire.
- Je suis Rémus Lupin, répondit Rémus Lupin en essayant de réprimer les battements fous de son petit cœur.
- Eh bien, enchanté, Monsieur Rémus Lupin, fit la silhouette en émergeant de la pénombre. Je me prénomme Perceval d'Erodel, pour vous servir… »
