Bonjour ou bonsoir.
Alors voilà, je tente à nouveau l'expérience du CaMilo, avec quelque chose, soyons franche, d'un peu « particulier »…
Je ne pensais au départ publier qu'un seul texte, celui que vous trouverez ci-dessous (que j'ai d'ailleurs publié il y a quelques temps déjà).
Et puis j'ai eu envie d'en écrire un second… Et je me dis qu'il n'est donc pas impossible que finalement, j'en écrive d'autres.
Alors, j'ai décidé d'en faire un recueil, que je compléterai au gré de mes inspirations et de mes envies. Un peu étranges parfois, je dois bien le reconnaître… Mais ces deux-là ne méritent-ils pas qu'on s'attarde sur eux, même d'une manière un peu singulière ? Moi, je crois que oui…
Ah, et au fait… j'ai oublié de préciser : il s'agit de poèmes… Désolée… Mais qui a dit que les chevaliers n'étaient pas des poètes après tout ? Et puis, un peu de poésie ne peut pas faire de mal dans ce monde de …
Sur ce, voici le premier texte.
Disclaimer : Les deux personnages mentionnés dans ce texte appartiennent à Masami Kurumada.
Rating : T
Contexte : Milo pénètre dans la Onzième Maison à l'issue de la Bataille du Sanctuaire. Qu'a-t-il pu ressentir à ce moment-là, lorsqu'il a découvert Camus étendu sur le sol ?...
Je vous souhaite une bonne lecture, en espérant que vous apprécierez ... au moins un peu ...
Partout de la glace
De la glace, partout, autour de toi, autour de nous.
Ton élément, ta force, ta chaleur, malgré tout.
Tu sembles si heureux, que mon cœur en frissonne,
Que mes peurs me quittent, et ma raison m'abandonne.
Je sens que tu es là, et que tu le seras pour toujours,
Dans mon âme, dans ma chair, sous ma peau, mon amour.
Pourtant, je ne peux plus voir ni tes yeux, ni ton sourire.
Tu es calme, tu es sublime, tu sembles seulement dormir.
Et je me plais à espérer que nous sommes réunis,
Dans tes rêves, dans tes songes, d'une douceur infinie.
Je sais que tu ne partiras pas, impensable certitude,
Que je veux faire mienne pour briser l'inquiétude,
L'angoisse qui déchire les miettes de mon esprit,
Que je sacrifierais pour toi, si cela m'était permis.
Plus je m'approche et plus je crains de comprendre,
Que finalement, tu ne dors pas, et que tu ne peux m'entendre.
Je me penche sur toi, je te touche, tu es froid,
Et une douleur insidieuse nourrit ma rage de son glas.
Car ce que je redoutais chaque jour, plus que tout,
Ce pour quoi j'aurais renié tout ce en quoi je crois,
A fini par t'emporter, loin de moi, loin de nous,
Et jamais plus je ne te tiendrai dans mes bras.
De la glace, partout autour de toi, autour de lui.
Par ton sacrifice, tu as sûrement voulu épargner sa vie,
Et maintenant c'est la mort qui t'a arraché à moi,
Et je ne peux croire que tu aies voulu me faire subir cela.
Tu m'avais promis de m'aimer, à jamais, pour toujours,
Alors comment as-tu pu croire que je n'essaierai pas
De te rejoindre, mon unique, mon soleil, mon amour.
Oui, à cet instant je compte bien utiliser mon doigt,
Ce poison auquel je sais que je ne survivrai pas,
Pour rester dans ta maison éternellement avec toi,
Et m'assurer que jamais plus tu ne me quitteras.
Merci de m'avoir lue…
