Bonjour à toutes et à tous,
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Kuro-hagi, en son honneur j'ai écrit trois prompts sur les couples qu'elle affectionne. C'est pour cela que je l'ai appelé « triptyque ».
J'ai pris les thèmes sur le générateur de prompt qui me sert bien. C'est vraiment amusant de faire cet exercice. Les voici :
1/ AoKaga : avant d'être ensemble ils s'entraînent à s'embrasser jusqu'à découvrir que ça leur plait.
2/ Teppei/Junpei : ils se séparent mais ont la garde de leur animal, ils vont finir par se rapprocher de nouveau en allant l'un chez l'autre le récupérer.
3/ AoKuro : Kuroko et Aomine se dévoilent leurs blogs Tumblr et Kuroko l'écrase totalement en étant le numéro 1.
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Joyeux anniversaire ma Kuro, j'espère que ces petits textes te plairont *cœur* !
Bonne lecture,
Peri.
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Triptyque yaoiste
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I – L'art du baiser
Aomine Daiki se vantait continuellement de son aura charismatique de mâle alpha auprès de tout individu de race humaine, et ce même devant les demoiselles qu'il tentait de séduire. Il en faisait des caisses et des caisses devant ses amis pour assoir sa position de Don Juan. Ouais... Don Juan au rabais pensait Kagami. Personne ne l'avait jamais vu plus d'une demi-heure en compagnie d'une fille – et Momoi ne comptait pas.
L'Américain ne manquait jamais une occasion de se moquer de lui, de lui poser des questions embarrassantes sur sa dernière copine. Copine que personne ne voyait jamais au demeurant. Il pensait obtenir du soutien de la part de son ombre mais Kuroko était un électron libre et surtout un chieur de première. Au contraire, au lieu de le soutenir il avait révélé que l'As de Seirin n'avait jamais embrassé de fille de sa vie. Autant dire que le vaillant tigre ressembla plus à un chaton apeuré, recroquevillé en boule dans son coin sous les rires gras de son meilleur rival.
Leur petite guerre de bac à sable redoubla jusqu'à en arriver là.
Serrés l'un contre l'autre dans la chambre de Kagami, le cœur battant à tout rompre, l'adrénaline remplissant leurs esprits, leur sang en émulsion, leurs regards perdus.
Ils ne savaient plus à cet instant qui avait commencé à parler de s'entraîner à embrasser et qui saurait le mieux le faire. Ce dont ils étaient sûr, c'est que leur espèce de pari avait dérapé trop loin. Plus de marche arrière possible.
Adossés contre le mur de la chambre de l'adolescent, Aomine attendait fébrile que Kagami dise ou fasse quelque chose. Ses pensées s'entrechoquaient dans sa tête à une vitesse folle. Et s'il devait prendre les devants ? Oui, c'était mieux de commencer à embrasser le premier, cela montrerait qui commande et qui est le dominant dans l'affaire. Mais pourquoi pensait-il à une histoire de domination ? Il ne voulait absolument pas tenir le rôle de la femme. Non, Aomine Daiki était un homme, un vrai avec des poils qui poussaient. Pas encore de moustache soyeuse mais des poils tout de même. Il observa la pomme d'Adam de son vis-à-vis descendre et remonter dans sa gorge, la mettant en valeur d'une manière très sensuelle. Les minutes s'égrainaient et personne ne prenait d'initiative. Leurs corps étaient collés, s'emboitant presque et cette chaleur qui émanait d'eux devenait insoutenable.
— Bon, tu me la roules cette pelle oui ou merde !? questionna gentiment le basané.
— Oh hé minute ! T'as qu'à commencer si t'es pas content !
— Bah ouais je pourrais. Ouais, je pourrais mais c'est toi qui t'es foutu de ma tronche alors assume si t'es un mec.
— Je vois pas le rapport. Dis plutôt que t'as la trouille parce que t'as jamais embrassé personne de ta vie.
— Je te signale que toi aussi gros benêt.
— Si tu le prends comme ça démerde-toi ! Je peux me trouver quelqu'un d'autre sans problème.
Sans pour autant se lâcher, Aomine émit un « tss » agacé. Il ne voulait pas foirer son premier vrai baiser avec une charmante et plantureuse jeune fille la prochaine fois qu'il en chopera une. Enfin si un jour ça lui arrive bien entendu. En attendant il sentait le corps puissant de son rival écraser sa poitrine, leurs cœurs battant à l'unisson. Une sensation de chaleur remonta jusque dans son sexe qui commençait à grossir. Il fallait faire vite avant que l'amerloque le remarque. Pris par une soudaine pulsion, la panthère attrapa le visage en coupe du tigre et colla sa bouche sans douceur sur la sienne, comme une ventouse. Ils se fixèrent quelques secondes les yeux grands ouverts ne sachant pas quoi faire de leurs bouches et de leurs mains.
Aomine sortit sa langue pour venir effleurer les pulpes de l'autre garçon. Porté par son instinct celui-ci entrouvrit sa bouche, lui donnant accès à ce qu'il demandait. Timidement et maladroitement surtout, leurs langues se découvrirent, s'enroulèrent, se nouèrent plusieurs fois. Le premier baiser fut laborieux et bref. Extrêmement bref. Ils se décollèrent, haletant. Kagami s'essuya la bouche.
— Hey, je pue pas de la gueule ! brailla Aomine vexé.
— J'ai pas dit ça. C'était...
— Humide.
— Ouais. Bizarre...
— C'était bien aussi.
Pour seule réponse le tigre hocha la tête en signe d'approbation. Il se mordilla la lèvre semblant réfléchir. Puis sans crier gare il fondit de nouveau sur son ancien adversaire, cette fois-ci en plaquant sa grande main sur sa nuque pour un baiser plus approfondi. Et encore une fois, ils tâtonnèrent en jouant de leurs langues l'une contre l'autre, apprivoisèrent l'art du baiser pendant de longues minutes. Cela se révélait fort agréable en fait, d'embrasser quelqu'un d'autre, et même si cet autre était un garçon au foutu caractère – et cela était valable pour les deux.
A bout de souffle, ils s'écartèrent l'un de l'autre chamboulés.
— C'était pour vérifier, argumenta Kagami.
— Faut toujours vérifier. Et s'entraîner.
— Hum, hum... Durement s'entraîner.
Sans un mot de plus, ils s'enlacèrent encore une fois dans le but de s'entraîner durement et surtout parce que ça leur plaisait drôlement.
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II – Une tortue pour les rapprocher
Teppei arpentait les rues de la ville en ce vendredi soir un peu penaud. Il allait chez Junpei comme toutes les semaines mais ce n'était plus pareil. Ils s'étaient séparés depuis presque quatre mois, mettant un terme à leur vie commune. Pourtant ils s'aimaient encore. Tout du moins c'était ce que Teppei se disait. De son côté il éprouvait encore énormément d'amour pour son ex.
Le pire était qu'ils s'entendaient parfaitement bien, ils se voyaient assez souvent et toujours dans une atmosphère cordiale.
Mais après plusieurs années de vie commune la passion s'émousse. Junpei, de nature taciturne, ne montrait que très rarement ses émotions. Au fil du temps il devint encore moins démonstratif, ayant besoin de retrouver son espace vitale. C'était tout de même bizarre puisqu'ils faisaient les mêmes choses, passaient pas mal de soirées ensemble, parlaient de tout comme avant. De tout sauf d'amour et d'avenir.
Teppei venait emmener leur animal de compagnie qu'ils avaient adopté au début de leur emménagement : leur petite tortue Pei-Pei. Ils se partageaient sa garde une semaine sur deux, aucun ne voulant l'abandonner à l'autre. C'était toujours un crève-coeur de la laisser à son ex compagnon. Mais Junpei avait tout autant le droit de l'avoir.
Teppei se réconfortait dans le fait que Junpei n'avait pas l'air de chercher quelqu'un d'autre, ni ne parlait jamais de se remettre sur le marché de l'amour. Il gardait ainsi l'espoir fou de toujours compter pour lui.
Comme tous les vendredi soirs, ils s'échangeaient leur tortue. Le grand brun monta les étages de l'immeuble, nouveau lieu de vie de son ex. Ils avaient déménagé chacun de leur côté ne voulant pas vivre dans les souvenirs de leur vie commune. Le cœur battant, une sensation d'inconfort logé au fond de sa poitrine, Teppei sonna. Cette situation le mettait mal, imaginant toutes les semaines découvrir qu'un autre homme partageait le quotidien de Junpei. Ces petites secondes avant qu'il n'ouvre s'avéraient horriblement longues et insupportables. Et puis ouf, le soulagement. L'homme à lunettes le fit entrer normalement. Cette normalité presque surréelle où il avait encore sa place d'un côté, et de l'autre plus.
Le brun fit comme d'habitude en masquant ses émotions. Ils se saluèrent, s'assirent sur les petits coussins posés au sol et entamèrent une discussion banale. Junpei gagatisait devant l'animal, c'était toujours amusant de le voir changer d'expression.
— Te fous pas de moi, lança-t-il ses sourcils froncés.
Teppei adorait ce trait faussement colérique. Il savait que ça passait vite.
— J'oserais pas voyons.
— Bien sûr que si, je te connais. Tu fais mine de rien mais tu te prives pas pour te moquer.
Nullement vexé, l'hôte de l'appartement alla leur servir des boissons et des petits gâteaux. Sous ses airs ronchon, l'ex capitaine de Seirin était aux petits soins pour ses invités, surtout pour Teppei en secret. Ce dernier ne le savait pas mais chaque vendredi après le travail, Junpei allait chercher ses viennoiseries préférées dans la meilleure pâtisserie du quartier. Ils gardaient un petit rituel unique.
La soirée s'éternisa un peu plus. Junpei l'invita à rester manger. C'était une nouveauté par rapport à la semaine précédente. En observant son ex conjoint s'amuser avec Pei-Pei, le brun réalisa qu'un rapprochement s'effectuait de semaine en semaine. Des petits riens, des petits détails qui le laissaient croire que ce manège était voulu. Avec un stratège comme le noiraud, tout devenait envisageable. Il s'usa la vue jusqu'à tard dans la nuit, admirant toutes les expressions imperceptibles du visage aimé. Junpei sentit très bien ce regard brûlant, calme mais intense le détailler sous toutes les coutures. Puis, Teppei prit congé et repartit chez lui, le cœur apaisé. Il se dit que la prochaine fois, oui, la prochaine fois il pourrait apporter une petite bouteille de vin histoire de détendre plus l'atmosphère et qui sait... De voir Junpei sous ce jour désinhibé qu'il aimait tant.
En tous les cas Pei-Pei était entre de bonnes mains avec ses deux pères adoptifs.
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III – La magie de Kuroko
Aomine se frottait les mains, devant son blog Tumblr dédié à lui-même et à sa grande beauté et sa majestueuse plastique parfaite. Il fallait au moins tous ces qualificatifs pour décrire sa magnificence. Il embrigadait souvent – pour ne pas dire tout le temps – Momoi pour le prendre en photo dans toutes les positions possibles – non sexuelles les positions bien entendu.
Son blog était parsemé de clichés de lui en train de jouer sur le terrain de basket, en sueur avec en fond un joli coucher de soleil orangé. Ou en maillot échancré, s'essuyant le front laissant apercevoir ses abdominaux taillés dans l'ébène. Ou encore en short montrant ses cuisses musclées. Et même, oui même en caleçon, allongé sur son lit nonchalamment les bras derrière la tête. On ne manquait rien de sa plastique de rêve.
Sa popularité ne cessait d'augmenter, tout ça dans le but de redorer son petit égo tout mignon et malmené par la vie. Momoi, la pauvre, en avait marre à force de consacrer son temps libre à photographier son ami d'enfance. Elle devrait se faire payer si ça continuait. Aomine était très fier des réactions qu'il provoquait chez ses admiratrices et admirateurs. Oh, il n'était pas homophobe et prenait tout ceux qui le flattaient. Sa cote croissait de semaines en semaines avec des beaux commentaires et des centaines de cœurs.
Il fanfaronna même auprès de Kise comme quoi il le dépassait en terme de beaugossitude. Le blond bouda, la mine tristoune. C'était lui le joli cœur de service, le plus beau des mannequins pour adolescentes shootées à l'œstrogène, pas ce bourrin d'Aomine. Il fallait toujours qu'il lui pique la première place.
Kise tenta de faire pareil et d'ouvrir un blog malheureusement il avait du mal à décoller. C'était à ne plus rien y comprendre !
Un jour que Kuroko, son ombre de toujours qui squattait chez lui, Aomine lui montra la totalité de son blog, ne manquant pas une occasion de se vanter. Pour faire avoir une réaction quelconque au jeune homme il fallait se lever de bonne heure, semblant indifférent à tout. Il eut droit aussi au défilé de tous les clichés de son ami et même à ses stories, le pied. Aomine se filmait le matin déjà tout apprêté comme s'il venait de sortir du lit, en train de préparer son bol de céréales, ou après sa séance de musculation – et ce quasiment toujours torse nu.
— Et ça intéresse qui Aomine-kun ?
— Mais tout le monde Tetsu ! Mes fans déjà.
— Hum, hum, se contenta de répondre le passeur en jetant un œil désintéressé par dessus l'épaule de son ami qui lui montrait son blog.
— T'inquiète, je sais que tu rames avec les nanas. Si tu veux je te prends sous mon aile, j'te donnerai des conseils. Ils valent de l'or, je serai de toi, je prendrai.
— C'est gentil Aomine-kun mais je n'en ai pas besoin. Par contre si tu veux, moi je peux t'en donner pour booster ton blog. Tu n'as que cent milles abonnés alors que moi j'en ai le triple.
Aomine se tint le ventre en se bidonnant pendant cinq bonnes minutes.
— Me fais pas rire s'te plait, j'en peux plus ! Toi ? Non mais toi tu vas me dire que tu me dépasses en abonnés ?
— Parfaitement. Tu veux voir ?
— Ouais, montre toujours, répliqua le grand brun avec un haussement d'épaule incrédule.
Il aimait bien Kuroko, là n'était pas la question mais ça l'étonnerait s'il pouvait le dépasser en terme de popularité, et avec quoi surtout ? Le jeune homme à l'aura discrète ne possédait pas son charisme inné, ni sa sensualité bestiale, ni sa peau chocolatée qui les faisait toutes craquer.
Il changea vite d'avis quand le garçon aux cheveux cyan dégaina son téléphone et lui montra son fil d'actualité. A mesure que les publications défilaient, ainsi que les likes, les réactions ; la mâchoire d'Aomine se décrocha de plus en plus. Sa fierté de mâle alpha en prenait un sacré coup. C'était pire qu'un coup de pied dans les roubignoles.
Il y avait des centaines de commentaires sur les posts de Kuroko. Et surtout que des filles. Et pas que des moches, non monsieur, de sacrées petites bombes.
Ce dernier avait tout compris à la vie.
Il se prenait en photo tout mignon avec des poses de stars de K-Pop avec son visage d'ange, en mimant des oreilles de chat et tout un tas de trucs choupi-kawaïï. Ca relevait clairement de la triche. L'apothéose fut de découvrir les images de lui et de Nigou avec des filtres instagrams. La triche ! Ca attirait toutes les filles pire que des mouches sur du miel !
Aomine et sa beauté exotique pouvait aller se rhabiller... Ou se toucher au choix.
Tout en finissant son éternel milk-shake à la vanille, l'ombre de Seirin éteignit son portable.
— Tu vois Aomine-kun, tu n'as pas la bonne technique. Mais t'en fais pas, je suis un vrai pote, je vais te donner des conseils pour draguer les filles mine de rien.
Il tapota sa main sur son épaule, Aomine toujours choqué.
— Ce n'est pas à titre gratuit par contre, ils valent de l'or.
終わり
