Coucou à toutes ! Merci à Keyenix, Kaname20, J et NATH672 pour leur review sur mon précédent OS. D'ailleurs ceci est le point de vu de Lena sur les événements avec des scènes inédites et bien sûr des éléments qui sont repris du point de vu de Kara.

J :

C'est normal de te répondre et merci à toi pour la review ! Je suis contente de constater que je ne suis pas la seule à aimer ce ship, et que tu aimes que Kate soit présente dans l'histoire. Le fait que toutes les séries soient sur la même Terre facilite vraiment les différentes interactions, même dans les fics.

C'est vraiment un OS « Girl Power » puisque ce ne sont que des femmes dans l'histoire. J'ai hésité à faire intervenir Clark, mais comme on l'avait vu dans la série, je voulais faire quelque chose de différent et que je suis curieuse de voir Kara et Loïs travailler ensemble dans le show.

Pour Rory, c'est vrai qu'il a ce personnage, mais je pensais plus à Rory de « Doctor Who » interprété par Arthur Darvill, l'acteur qui joue aussi Rip Hunter dans « Legends of tomorrow ». Même si la différence de gabarie est notable avec le Rory que je décris. ;) Ca me fait rire que tu aies pu rire dessus, même si je suppose que c'est une bonne chose )

Tu verras la réaction de Lena dans ce OS, mais tu as raison, c'est un manque de professionnalisme même si Lena et Kate le font aussi. C'est la joie de revoir son amie qui fait réagir Kara de cette façon et c'est bien pour ça qu'elle s'excuse et qu'elle le fait deux fois.

Et bien, la scène entre Kate et Lena a lieu dans cet OS donc tu verras les questions que peut se poser Lena. D'un autre côté, je trouvais amusant de faire presque flirter Kate et Kara parce que j'ai souvent eu l'impression qu'elles le faisaient dans la série. Bien entendu, ce n'est pas professionnel et ce n'est que mon point de vu.

J'explique pourquoi Lena appelle Kara « Madame », même si je préfère la version américaine : « Miss », ça sonne mieux, enfin je trouve mais bon, j'écris en français alors j'ai essayé de faire au mieux ;)

Mais tu peux le dire ! Kate est une entremetteuse en devenir. LOL

Comme tu le constate, ce n'est pas le cas dans cet OS, mais je garde l'idée dans un coin de ma tête même si je ne te promets pas de l'écrire. Tout va dépendre de l'inspiration.

C'est vrai que ça peut paraître court mais je ne contrôle pas mon inspiration et encore moins mon temps. Mais vu la situation actuelle, j'ai pu écrire cet OS qui n'était pas prévue au départ. Et merci pour ta longue review qui m'a fait très plaisir !

J'espère que cet OS du point de vu de Lena va vous plaire et vous fera passer un peu le temps pendant cette période de confinement. Prenez soin de vous et de vos proches en restant chez vous !

Pour celle que ça intéresse, je me suis créée un compte instagram où j'ai déjà posté quelques photos de mes OS, avec en vedette pour 3 sur 4 et bientôt 4 sur 5, Katie McGrath aussi connue sous les traits de Lena Luthor ! Ce compte est gwen . who tout attaché.

Cette histoire n'a été relue que par ma personne, alors d'avance, désolée pour les fautes et tournures de phrases qu'il doit rester.

Bonne lecture !


Je savais que l'invention que nous avions fabriquer mon entreprise et moi était révolutionnaire et allait permettre d'améliorer les diagnostics. Et je savais aussi qu'avant qu'elle n'arrive sur le marché, j'allais devoir supporter des journalistes pour leur présenter la machine. Mais je n'étais pas spécialement ravie pour autant. Ce qui est facilement compréhensible quand on sait à quelle famille j'appartiens les Luthor. Et entre mon frère Lex et ma mère adoptive Lilian, il y de quoi ne pas être fière d'appartenir à cette famille pourtant très riche et autrefois respectée, du temps où mon père Lionel dirigeait l'entreprise familiale.

Après sa mort, c'est Lex qui a repris l'entreprise, la transformant en une entreprise de fabrication d'armes et dans sa folie à se faire de l'argent et à être redouté, il était accompagné par sa mère. Et tous les deux ont bien failli tuer un journaliste qui avait tout découvert, surtout concernant leur marché noir et la vente d'arme à des terroristes. Depuis, ils sont tous les deux en prison et j'ai repris la compagnie, j'ai changé le nom de Luthor Corp en L-Corp et j'ai changé le domaine de prédilection, pour que ça coïncide avec mes diplômes de physique quantique et moléculaire et mon diplôme d'ingénieure. On peut dire que ça aide dans les études de ne pas être aimée par sa mère adoptive.

Aujourd'hui l'entreprise est spécialisée dans les technologies de pointe et surtout concernant le domaine médicale. J'aime innover et diriger une équipe de recherche et développement, même si je passe plus de temps dans mon bureau devant des rapports que dans le laboratoire.

Mais pour en revenir aux journalistes, le service de relation publique m'a prévenu que dès lundi, un reporter du Daily Planet de Metropolis et un reporter de Catco Magazine me suivraient pendant une semaine pour en apprendre davantage sur cet appareil qui passe les derniers tests avant d'être livré dans différents hôpitaux.

Je connais de nom la reporter du Daily Planet, Loïs Lane, la femme du journaliste qui a failli se faire assassiner par ma famille. C'est une très bonne journaliste si j'en crois ses articles et ses récompenses comme les deux Pulitzer qu'elle a gagné. Pour la journaliste de Catco, je suis plus sur la réserve, on ne peut pas dire que le magazine soit connu pour ses articles quelque peu érudit, se concentrant davantage sur la mode et autre. Même si depuis quelques temps, Cat Grant a changé sa ligne éditorial. Mais je ne connais pas Kara Danvers, la reporter qui doit venir dès lundi. J'espère seulement qu'elle fera du bon travail et s'intéressera davantage à l'appareil qu'aux tenues que je porterai durant la semaine.

Comme d'habitude, je passe le week end au bureau pour finir de lire et compléter des rapports. C'est le prix à payer pour pouvoir passer du temps dans mon labo durant la semaine et alors que toutes les équipes sont présentes. Il n'y a que dans les films ou les séries qu'une chercheuse ne découvre quelque chose de révolutionnaire sans l'aide de personne. Tout se fait par équipe, parce que la personne bien que très compétente n'a pas toutes les connaissances.

En ce lundi matin, j'attends les deux journalistes lorsque la porte de mon bureau s'ouvre en grand sur une personne que je connais très bien et depuis quelques années maintenant. Derrière elle, se trouve Jess, ma secrétaire, qui affiche une mine désolée.

-Je suis navrée Miss Luthor mais elle n'a rien voulu entendre lorsque je lui ai dit que vous attendiez un rendez vous.

-C'est pas grave Jess, je lui dis avec un sourire tout en fusillant mon amie du regard. J'ai un peu de temps avant qu'elles n'arrivent. Vous me préviendrez lorsque les journalistes seront là ? Je lui demande.

-Bien entendu, Miss Luthor, répond Jess avant de refermer la porte du bureau derrière.

-Tu forces tes employés à t'appeler « Miss Luthor » ? Se moque mon amie.

-Bonjour à toi aussi Kate, je réponds ironique.

-Bonjour Lena, dit la brune en jouant le jeu. Donc, tu les forces vraiment à t'appeler comme ça ?

-Pas du tout. Mais elle préfère et toi, comment tes employés t'appelle ?

-Certainement pas Katherine, c'est sûr ! Miss Kane à la limite, rigole la PDG de Kate Entreprise.

-Je peux savoir ce que tu fais si loin de Gotham, pas que ta visite ne me fait pas plaisir, mais j'ai du travail, surtout que tu ne m'as pas prévenu de ta venue.

-Je sais, et je suis aussi là pour le travail et je me suis dis que je pouvais passer te voir par la même occasion pour savoir si tu avais connaissance de bar ou d'immeuble à vendre. Je sais bien que ce n'est pas vraiment le domaine de ton entreprise mais tu t'intéresse aussi au marché de l'immobilier.

Je réfléchis pendant un instant pour voir si je me souviens d'une offre qui pourrait intéresser Kate, mais nous ne cherchons pas vraiment les mêmes biens. En général, c'est plus des entrepôts ou des immeubles de bureaux pour mon entreprise et pour celle de Kate, c'est davantage des habitations ou des bars.

-Je ne vois pas. Tu compte faire affaire sur National City ? Gotham ne te suffit plus ? Je la taquine.

-Si, mais j'ai envie d'étendre mon entreprise et National City est un bon endroit, souvent ensoleillé, ce qui permet d'attirer des touristes et ce n'est pas une mauvaise idée. D'autant que tu n'es pas la seule amie que j'ai dans cette ville et j'avoue que venir plus souvent ne me déplairait pas.

Je souris à Kate. C'est l'avantage de notre amitié, même si nous sommes de jeunes PDG, nous ne sommes pas en concurrence ce qui nous permet d'éviter tout un tas de jeux de pouvoir ou de mesurer nos égos. Nous nous connaissons depuis presque 15 ans maintenant et c'est à ce jour ma plus vieille et fidèle amie. Je m'apprête à lui répondre lorsque la porte de mon bureau s'ouvre à nouveau.

-Miss Luthor, Miss Lane et Miss Danvers sont arrivées.

-Très bien, faites les entrer, s'il vous plaît Jessica.

-Danvers ? Demande Kate avec un sourire alors que les deux journalistes entre dans mon bureau.

Je vois que la journaliste de Catco Magazine détaille la pièce du regard et j'espère sincèrement que son article sera sur mon invention et non sur ma décoration. Mais je décide de sourire aimablement lorsque ses yeux se posent enfin sur moi. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens bien sous le regard de la journaliste alors que je déteste être scrutée habituellement. Je ne me sens pas jugée, et elle semble presque impressionnée d'être devant moi, même si je ne comprends pas vraiment pourquoi. A part que ce soit ma fortune ?

Je remarque sa surprise en voyant Kate à mes côtés, est ce que cette journaliste, Kara Danvers a déjà eu à faire avec Kate ? Cela me semble pourtant peu probable puisque mon amie évite les journalistes encore plus que moi. Pourtant, Kate n'a eu aucun problème avec eux, c'est seulement qu'elle n'aime pas être le centre de l'attention, sauf si c'est pour son entreprise. Et nous nous ressemblons assez sur ce point là, il faut dire.

-Loïs Lane du Daily Planet, se présente la journaliste brune, en cassant cet instant où je regarde la journaliste blonde à ses côtés.

-Hum… Kara Danvers de Catco Magazine, se présente à son tour la blonde tout en bégayant légèrement, ce que je trouve assez attendrissant.

-Enchantée, je leur réponds. Je suppose que vous savez qui je suis, je poursuis. De même que pour mon amie, je dis en me basant sur la réaction de Kara Danvers. Mais je vous présente Kate Kane.

-Elles savent qui je suis, me dis Kate avec amusement. Surtout Kara.

-Oui, hum… Nous sommes amies depuis des années, m'explique la blonde. D'ailleurs les nouvelles technologies ne sont pas vraiment le domaine de prédilection de ton entreprise, lui dit-elle.

-Tu ne m'apprends rien, se moque Kate. Mais j'ai dans l'esprit d'acheter quelques biens sur National City et je voulais rendre visite à Lena.

-Et pas à moi ? Lui demande-t-elle en faisant une moue adorable. Je suis déçue.

-Mais si, je t'aurais appelé pour qu'on aille boire un verre avec ta sœur. Elle est toujours avec Maggie ?

-Tu ne l'approches pas de ma sœur ! La gronde la blonde. Et oui, elle est toujours avec Maggie, elles sont même fiancées.

-Ça doit être dégoulinant d'amour, lui rétorque Kate avec un sourire.

-Même pas, mais si je leur répète, elles ne vont pas hésiter à botter tes jolies petites fesses, lui rétorque la blonde.

J'ai l'impression désagréable qu'elles flirtent toutes les deux et ça ne me plaît pas vraiment. Je connais bien Kate, je sais qu'elle aime flirter avec une jolie femme et je ne peux pas vraiment la blâmer de le faire avec la journaliste parce que moi aussi, je la trouve vraiment très belle.

Je ne me suis jamais posée de questions concernant ma sexualité, je pars du principe que je peux aimer qui je veux, que ce soit un homme ou une femme. Je ne me considère pas comme bisexuelle parce que ma vie est assez rangée comme ça pour ne pas ajouter une case. Je me sens juste libre d'aimer qui je veux, peu importe ce que les journalistes et autres peuvent en penser.

Mais de toute façon, à part quelques relations lorsque j'étais plus jeune, je n'ai pas le temps pour sortir et rencontrer des personnes. Ce n'est pas vraiment ma priorité. Ces dernières années, je me suis pleinement concentrée sur L-Corp et sur la manière de lui redonner une vraie valeur et pas seulement financière. Je voulais qu'elle retrouve sa prestance du temps de mon père, et je voulais qu'elle prospère.

-Hum, ce n'est pas que ce n'est pas amusant de vous regarder et écouter votre flirte, mais nous avons du travail, je les interromps un peu plus sèchement que nécessaire.

-Oui, désolée, s'excuse Kara Danvers en rougissant. Ce qui la rend adorable.

Pourquoi est ce que je la trouve adorable ? Bordel, ce n'est pas adorable et ce n'est pas professionnel surtout !

-Je vais vous laisser, intervient Kate en s'avançant vers la porte de mon bureau. Et pour info Lena, je ne flirte pas avec Kara, je n'en ai pas besoin, dit-elle en éclatant de rire et en sortant de mon bureau.

Qu'est ce qu'elle peut m'énerver quand elle fait ça ! Mais avec un peu de malchance, elle a déjà deviné que la blonde ne me laissait pas indifférente et elle ne va pas arrêter de m'asticoter avec ça. Quoique je suis injuste avec mon amie, elle va essayer de me taquiner mais si elle voit que je n'ai vraiment pas envie d'en parler, elle n'insistera pas.

-Désolée, redit la journaliste de Catco. D'ordinaire, je suis bien plus professionnelle, dit-elle en essayant de soutenir mon regard tout en rougissant. Et je me rends compte que ses yeux sont d'un beau bleu. Pas aussi limpide que le vert de mes yeux, mais les siens me rappellent l'océan des côtes irlandaises.

-Ne vous inquiétez pas pour ça Miss Danvers, je connais Kate et comment elle peut faire réagir les personnes autour d'elle, je lui dis pour lui montrer que je lui pardonne. Bien, si nous commencions et que je vous montrais l'appareil en question. C'est avant tout pour lui que vous êtes là.

Nous prenons l'ascenseur et les deux journalistes me suivent alors que je les guide jusqu'au laboratoire où l'équipe du Docteur Snow nous attend avec l'appareil. Je salue rapidement de la tête la médecin et bio statisticienne pendant que je troque mes escarpins certes très beaux mais bien peu confortables et que j'enfile une blouse. Pas que j'en ai vraiment besoin aujourd'hui mais j'ai l'habitude de le faire.

Lorsque je me retourne vers les deux journalistes, toutes les deux ont sorti leur dictaphone et leur calepin. Et à mon étonnement, c'est Kara Danvers qui lance la slave de questions concernant cet appareil. Question qui s'avère pertinente et à chaque réponse que je donne, les questions qu'elles posent, presque chacune leur tour comme si elles étaient synchronisées, se font plus techniques.

Le fait de répondre à des questions sur l'appareil et non pas sur moi, me détend et me permet d'être dans mon élément, surtout que je les sens intéressées. Vraiment intéressées par ce que je dis ou ce que le Dr Snow peut dire lorsqu'elle nous rejoint.

Je suis ravie que tout se passe bien et dans l'après midi, nous assistons à quelques tests que j'ai programmé avec l'équipe. L'appareil les a déjà passé et validé, mais c'est pour la presse. Un photographe vient faire quelques photos et la journée se termine. Elle se termine pour les deux journalistes qui quittent les locaux de L-Corp. Une fois seule, je retourne dans mon bureau pour avancer un peu avant de recevoir un message de Kate pour me demander de la retrouver à son hôtel pour que nous dînions toutes les deux.

J'accepte avec grand plaisir. La journée n'a pas été très productive mais je me rattraperai lorsque je n'aurais plus les journalistes qui me suivent, quitte à faire quelques nuits blanches. C'est dingue comment peu importe la longueur de mes journées, j'ai toujours du travail en attente. Ce n'est pas un manque d'organisation, en générale mes journées sont presque chronométrées à la minute, mais c'est le lot de tous les dirigeants de grandes (ou de moins grandes) entreprises. D'autant que j'ai le soucis de bien faire, certains diront que je suis perfectionniste.

Je quitte mon bureau et je salue l'agent de sécurité dans le hall avant de monter dans ma voiture. J'ai une voiture avec un chauffeur pour mes rendez vous par exemple mais j'aime aussi la sensation de conduire et c'est donc moi qui conduis jusqu'à l'hôtel de Kate. Une fois sur place, je confie ma voiture au voiturier avant de rentrer dans le luxueux hôtel.

Je repère facilement Kate qui m'attend au bar et détonne un peu parmi les autres clients. C'est certain qu'avec son jean, son tee-shirt noir et sa veste en cuir, elle ne s'accorde pas tellement avec les femmes et les hommes en tailleurs, dont moi qui n'ai pas pris le temps de me changer en quittant le bureau.

-Lena, je suis contente que tu aies pu venir, me dit Kate en me voyant alors que je prends place à côté d'elle.

-Je suis contente aussi, je dois dire que ça me fait plaisir de te voir autrement qu'à un gala.

-Tu as bien raison, rigole la milliardaire. Et il me semblait que tu en avais besoin ! Tu travailles trop.

-Tu travailles tout autant, je lui rétorque avec un sourire. Alors comme ça tu connais des journalistes ? Je lui demande, profitant de cette occasion pour lui poser la question qui me brûle les lèvres depuis ce matin.

-Tu as remarqué cet état de fait, bravo quel génie, se moque Kate.

-Kate.

-Lena. On peut jouer longtemps, continue la jeune femme railleuse.

-D'où les connais-tu ? On ne peut pas dire que tu aimes les journalistes, c'est même le contraire.

-Je suis au courant. Mais Kara et Loïs ne sont pas des paparazzis alors je les apprécie.

-Surtout Kara si j'en crois ce matin, je ne peux m'empêcher d'ajouter.

Au sourire et à la moue de Kate, je sais qu'elle a deviné mon attirance naissante pour la blonde et surtout le sentiment de jalousie qui s'empare de moi à la pensée de Kate et Kara flirtant ensemble dans mon bureau devant moi. Sans aucune honte.

-Jalouse ?

-Non, je réponds un peu trop vite et même à mes oreilles ce n'est pas crédible.

-Ne t'en fait pas, nous sommes amies avec Kara, c'est tout, me dit Kate avec sourire.

Je suis un peu rassurée par ce que Kate vient d'affirmer, je ne sais même pas pourquoi je suis rassurée. Je ne devrais pas l'être je ne connais même pas la journaliste et puis même si elle était effectivement avec Kate, pas que Kate fasse dans les relations sérieuses depuis le désastre avec Sophie, en quoi cela me concerne ?

Pourquoi est ce que j'ai ressenti de la jalousie à cette idée alors que je ne le devrais pas. Non ? C'est irrationnel. Et je n'aime pas l'irrationalité. Et sans être une maniaque du contrôle, j'aime savoir que j'en ai la possibilité. Que je ne suis pas dépassée par les évènements.

-Sinon, il me semble que ton entreprise est florissante si j'en crois les journaux et la commercialisation de ton appareil révolutionnaire, relance Kate.

-C'est vrai, le marché médicale et des innovations est prolifique mais on ne va pas parler affaire, je la taquine.

-Tu as raison, laissons ces discutions ennuyeuses pour les galas où on s'emmerde.

-Kate ! Je fais mine d'être scandalisée alors que le franc parler de mon amie m'amuse. Comment vont Mary et ton père ?

-Mary est toujours dans ses études de médecine et à chaque fois, je suis impressionnée par le fait d'être entourée de génie, entre elle, toi et Kara, il y a de quoi faire. Quand à mon père, il va bien, il dirige toujours son entreprise de sécurité privée et me fait dire que si tu as besoin de ses services, n'hésite surtout pas.

-C'est bien si Mary est passionnée par ce qu'elle fait. Je suppose que je n'ai aucune chance de la recruter pour qu'elle travaille dans une de mes équipes, je plaisante.

-Aucune. Elle aime bien trop Gotham pour ça et ses heures de bénévolat dans un dispensaire lui plaît bien, elle est vraiment épanouie. Je ne serais pas surprise qu'elle travaille dans un dispensaire lorsqu'elle aura fini ses études ou qu'elle en ouvre un.

-C'est une bonne chose.

-Et toi, ta vie amoureuse, tu as des choses à me dire ?

-Pas vraiment, tu me connais, c'est le désert plein et je préfère me concentrer sur le travail qui demande déjà tout mon temps et mon énergie.

-Ça va peut être bientôt changer ? Bien que tu me connais, je suis pour profiter de la vie et des belles femmes.

-Tu veux dire que tu es une briseuse de coeur.

-Tu n'es pas la seule à me le dire, Kara aussi dit que je suis une briseuse de coeur, mais je ne brise rien du tout parce que je suis parfaitement claire dès le départ. Aucunes attaches, que du sexe et du bon temps.

-D'ailleurs en reparlant de Miss Danvers, tu ne m'avais jamais dit que tu étais amie avec une journaliste.

-Cela ne fait pas si longtemps que Kara est journaliste de terrain, malgré ses diplômes, elle a préféré travailler comme assistante de Cat Grant avant, et je ne sais pas comment elle a fait pour la supporter. Je l'apprécie mais elle peut être exubérante à sa façon.

-C'est vrai que Cat n'est pas la plus facile mais son magazine bat des chiffres records de vente sur papier.

-Et quand à mon amitié avec Kara, je ne savais pas que vous seriez amenées à vous croiser. Même si maintenant, ça me paraît logique. Mais l'occasion de te parler d'elle ne s'est jamais présentée il faut croire.

-Elle aussi a semblé surprise de te voir dans mon bureau ce matin, je lui fait remarquer.

-Elle ne savait pas que je venais dans sa ville, à dire vrai, c'est un voyage d'affaire de dernière minute mais je suis contente de pouvoir te parler autrement que par téléphone.

Le sourire de Kate est sincère lorsqu'elle me dit ça et je suis bien d'accord avec elle, d'autant que trouver du temps pour passer un appel est parfois compliqué et que même si parler avec Kate me détend toujours, après une longue journée, je n'ai parfois qu'une envie : dormir. Et je sais qu'il en va de même pour mon amie.

Nous passons une bonne soirée à discuter de tout et de rien, même si j'ai fini par remarquer que la brune évitait soigneusement de répondre à mes questions concernant une certaine journaliste blonde. Je ne comprends pas bien, à moins que ce soit pour me pousser à faire le premier pas. Ce qui ne me dérangerait pas mais je n'ai aucune certitude que la journaliste serait intéressée par une relation avec une femme et encore moins avec une Luthor.

Parce que même si je fais tout pour racheter mon nom de famille, il reste encore certaines personnes qui pensent que je suis une terroriste comme Lilian et Lex et que je fais semblant d'être gentille. Je n'ai rien à voir avec eux et je me soucis sincèrement des autres, même si mon enfance et mon adolescence chez les Luthor m'a apprit à être maîtresse de mes émotions en toutes circonstances, ce qui peut me faire paraître froide ou insensible. Alors que comme tout le monde, j'ai des émotions et je peux être triste, certaines paroles peuvent m'atteindre. Je ne suis pas un robot.

Même si la soirée est agréable, je ne quitte pas trop tard l'hôtel où séjourne Kate afin de pouvoir rentrée chez moi et dormir un peu avant une autre journée en compagnie des journalistes. J'ai presque hâte d'y être.

Alors que nous sommes dans mon bureau avec les deux journalistes et que je trouve les rougissement et bégaiements de Kara Danvers de plus en plus mignons au lieu de les trouver agaçant, je me dis que je deviens accro à cette femme dont je ne connais rien et que je connais depuis seulement une journée. J'espère que je ne me fais pas de faux espoirs mais lorsqu'elle me fixe pendant un moment alors que je donne des explications à une question de Loïs, je me dis que j'ai peut-être une chance finalement. Mais est ce que je vais avoir le courage de la saisir ? Je ne sais pas, je sais encore moins si j'aurais le courage de me lancer.

Heureusement, malgré mon questionnement interne, j'arrive à rester cohérente et claire dans mes explications. Bien que le regard fixe de la blonde sur moi me déconcentre.

-Tout va bien Madame Danvers ? Je finis par lui demander.

Je dis « Madame » parce que « Mademoiselle » n'est plus utilisée, mais aussi pour avoir discrètement un renseignement sur sa situation maritale, même si je n'ai remarqué aucune alliance et aucune bague de fiançailles à ses doigts. Mais cela ne veut rien dire, cela ne signifie pas qu'elle n'a personne dans sa vie et porter une bague à l'annuaire gauche ne signifie pas que la personne est fiancée. Mais ça donne quand même une bonne idée.

-Hum, oui. Désolée, j'étais dans mes pensées, ça m'arrive souvent, elle me dit avec une mine contrite que je trouve tout à fait adorable.

-Ce n'est pas grave, je reconnais que les informations techniques ne sont pas les plus digestes, ou les plus intéressantes, je lui dis pour encore une fois lui montrer que je ne lui en veux pas.

Avec une autre personne, une autre journaliste, j'aurais déjà perdu patience et lui aurait demander de se reprendre, mais je ne sais pas vraiment pourquoi, j'ai la sensation que ce n'est pas une simple excuse et que ça lui arrive effectivement, assez souvent.

-Oh non, ce n'est pas ça, c'est juste moi, je suppose. C'est très intéressant de se rendre compte de tout ce que vous accomplissez, elle me dit en rougissant et je sens que mes joues rougissent légèrement aussi.

Je m'apprête à la remercier lorsque la porte de mon bureau s'ouvre en grand pour laisser place à une mini tornade.

-Luthor, un verre ça te dis ? Demande Kate sans même prendre la peine de nous saluer correctement.

-Nous sommes en plein milieu de la matinée, je lui rétorque avec amusement. Et tu commences fort, pas même un bonjour, je me moque.

-Bonjour mesdames, un verre, cela vous dis ? Recommence Kate avec un sourire.

-Nous n'avons pas toutes la chance de pouvoir faire comme toi et d'aller dans un bar durant la journée.

-Mais c'est du travail, me rétorque Kate. Kara, tu te souviens du bar queer que j'ai ouvert à Gotham et qui marche du tonnerre ? Demande la jeune PDG en se tournant vers la journaliste. Pas sûr que tu t'en souvienne, bien, je voudrais en ouvrir un ici, et j'ai besoin que vous m'accompagniez.

Je n'en t'entends pas la question que Loïs pose à Kara, ou tout du moins, je n'y fait pas attention et je me demande plutôt pourquoi la journaliste ne s'en souviendrait pas. Quoique j'ai ma petite idée sur la question et on ne peut pas dire que la réponse me plaît tellement.

-Pourquoi tu veux qu'on t'accompagne ? Je demande quand même à Kate.

-Parce que le bar existe déjà et que le propriétaire actuel veut bien le vendre, mais seulement si il sent que son bar ne fera pas faillite, si vous venez avec moi, il verrait que j'ai déjà un début de clientèle et puisque vous êtes toutes des femmes avec des relations, vous en parlerez autour de vous. Une bête histoire de bouche à oreille en somme. D'ailleurs, si Alex et sa fiancée pouvaient aussi venir, ce serait pas mal, lance Kate en direction de Kara.

-T'ouvres un bar queer ou lesbien ? Lui demande la journaliste.

-Chérie, les lesbiennes font partie de la communauté queer. C'est pas de ma faute à moi si à National City et parmi mes amies, c'est ce qu'il y a de plus.

-On serait ta garantie alors ? Je l'interroge. Mais juste pour que tu le saches, Madame Lane est mariée avec un homme et qui te dis que Madame Danvers est lesbienne ou même bi ? Je lui demande.

Je sais que je ne suis pas la plus subtile sur ce coup pour avoir un renseignement mais bon, aux grands mots les grands remèdes !

-Oh mais je sais que Loïs est mariée à monsieur parfait, j'étais au mariage. Quand à Kara, ma foi, je le sais ! Vous venez alors ? Kara, je compte sur toi pour prévenir miss l'agent fédéral et sa copine. A ce soir les filles !

Et Kate repart aussi vite qu'elle est entrée. Je suis tellement abasourdie par le culot de mon amie que je n'entends pas ou ne comprends pas ce que dit Loïs Lane. Ou la réponse de Kara Danvers. Mais je vois là l'occasion de questionner la journaliste de Catco sur la rencontre et la relation de la blonde avec la PDG de Kane Entreprise.

Ce qui me fait dire que je ne suis pas la seule à chercher des réponses puisque la journaliste me pose exactement la même question, ce qui me donne un peu d'espoir. Mais même si c'est plaisant de parler d'autre chose que du travail et de faire une petite pause dans notre matinée bien entamée, nous sommes obligées de reprendre si nous voulons pouvoir quitter les locaux de L-Corp un peu plus tôt afin de rejoindre Kate.

Kate qui m'envoie un message avec l'adresse du bar dans l'après midi. Une fois que nous quittons toutes les trois L-Corp, je monte dans ma voiture pour conduire jusque chez moi et je remercie le ciel le parking privé sous terrain qui m'évite de tourner en rond pour trouver une place.

Une fois dans mon appartement, j'enlève mes escarpins rapidement, et Dieu que cela fait du bien, même si pour conduire, j'avais enfilé une paire de chaussure plus plate. Je me dirige dans ma salle de bain afin de me démaquiller et de prendre une douche. Sachant que demain n'est absolument par le week end, je prends bien garde à ne pas mouiller mes cheveux qui sont bien raides grâce à un lissage extrême.

En sortant de la douche, je me demande quelle tenue peut bien correspondre à une sortie dans un bar entre amies avant d'opter pour un pantalon noir et un pull vert, de la même couleur que mes yeux. Pour le maquillage, je fais simple. Mais si j'en crois le regard de miss Danvers, elle aime mon rouge à lèvre, alors j'en applique.

Je suis prête à partir assez rapidement et je suis la première à arriver au bar et rejoindre Kate qui est déjà là. Nous patientons quelques instants avant qu'une femme avec les cheveux rouges et une autre de type latino américaine nous rejoignent.

-Alex, commence Kate, ravie de constater que Kara a bien fait passer le mot. Et cette belle jeune femme doit être Maggie, ta fiancée.

-Garde ton charme lui répond Alex avec une lueur amusée dans le regard.

-Si je n'ai même plus le droit de dire les choses ! Mais toi aussi Alex, tu as un certain charme, se moque Kate.

-Mais pour répondre à la question, je suis bien Maggie. Je suis ravie de pouvoir te rencontrer en vrai, lui dit la brune. J'ai pas mal entendu parler de toi.

-Si c'est par Alex, il ne faut pas la croire. Si c'est par Kara, elle aura tendance à enjoliver la chose et si c'est par la presse, il ne faut surtout pas les croire. A part si la journaliste en question est Kara, répond Kate avec amusement.

-Je suis ravie de vous rencontrer miss Luthor, me dit la « rousse », m'intégrant dans la conversation.

-Euh, merci. Moi aussi, je lui réponds.

-Ma sœur m'a dit que du bien de vous, ma sœur mais aussi Loïs !

-C'est très gentil, je lui réponds.

-D'ailleurs, en parlant d'elles, elles sont un peu à la bourre, fait remarquer Kate.

-Little Danvers doit encore avoir du mal à choisir sa tenue, rétorque Maggie avec amusement. C'est d'ailleurs étonnant qu'elle ne t'ait pas encore appelé, glisse la brune à sa fiancée.

-C'est parce qu'il y a Loïs avec elle, rétorque l'agent fédérale.

-Je doute qu'elle peine autant que vous le dites, j'interviens.

Je n'imagine pas un instant la journaliste blonde être en difficulté devant ses vêtements et se demandant quoi porter. Elle a un style vestimentaire, certes différent du mien, mais depuis hier, je peux toujours dire qu'elle est habillée avec goût et soin.

-C'est parce que vous ne connaissez pas ma sœur depuis longtemps, mais je vous assure qu'elle le fait, rétorque Alex avec un sourire bienveillant en évoquant sa sœur.

-Bon, ce n'est pas tout mais en attendant que Loïs et Kara arrivent, si nous prenions une table ? Demande Kate.

Nous nous dirigeons donc vers une table. Kate est la première à se relever en voyant les deux journalistes qui arrivent et intercepte Kara pendant que Loïs nous rejoint à la table. Elle salue chaleureusement Alex et Maggie qu'elle semble bien connaître et je me demande d'où. Car pour autant que je le sache, elle vient de Metropolis et si il me paraissait normal qu'elle connaisse Kara, qui est elle aussi journaliste, je me demande comment elle peut connaître l'agent fédéral et sa fiancée.

-Kara a prit du temps pour choisir ses vêtements ? Demande Alex à Loïs.

-Tu connais ta sœur, lui répond la journaliste. Mais je crois qu'elle voulait faire bonne impression, dit-elle en faisant un clin d'oeil à Alex.

La rousse et Maggie semble comprendre de quoi veut parler la brune puisqu'elles rigolent légèrement et que je me sens un peu larguée.

-En tout cas, je suis contente que Kate ait proposé cette sortie, ça va nous détendre après cette longue journée, n'est ce pas Miss Luthor ? Demande Loïs.

-Vous pouvez m'appelez Lena, enfin, c'est valable pour toutes les trois. Et vous avez raison, la journée a été longue, j'imagine que pour vous aussi ? Je demande à Alex et Maggie.

-C'est vrai, les criminels ne prennent pas de jours de repos, malheureusement, se moque Maggie.

-Vous travaillez aussi au FBI ? Je demande à la brune, étonnée par sa réponse.

-Non, je travaille au NCPD, mais ça revient à la même chose. Sauf que nous sommes plus doué que le FBI, dit-elle en taquinant sa fiancée.

-Pas aussi sûre de ça que toi, lui rétorque Alex.

Kate et Kara reviennent enfin vers nous et Alex ne se gêne pas pour taquiner la milliardaire. En les regardant interagir, je trouve qu'elles se ressemblent assez et que les piques qu'elles s'envoient ne sont pas méchantes.

Mais je me retourne vers Kara en entendant la remarque qu'elle fait sur le mari de Loïs. J'ai déjà eu l'occasion de rencontrer Clark Kent. C'était pendant le procès de Lilian et Lex. Je n'étais pas là bas pour les défendre mais j'étais appelée à comparaître et lui aussi. Je me souviens en effet que le journaliste ressemble assez à Kara dans sa façon d'être et de rougir. Sauf que ce jour là, il était déterminé.

De ce que j'ai entendu par la presse et par les bruits de couloirs lorsque j'habitais encore Metropolis, c'est peut-être Loïs qui est la plus connue pour sa bravoure et ses articles, mais son mari n'en est pas moins engagé lorsque la cause ou l'article l'intéresse. Loïs fait plus dans l'investigation tandis que son mari sensibilise davantage sur la cause environnementale, les plus démunis…

-Vous connaissez le mari de Loïs ? Je demande à la blonde, étonnée par l'affection dans sa voix lorsqu'elle parle de lui.

-Oui, c'est mon cousin, me dit-elle.

-Ça pose un problème ? M'interroge l'agent fédérale en bonne grande sœur protectrice qu'elle semble être.

-Alex, lui lance la journaliste avec un regard noir.

-Non, c'est juste que je suis surprise. Ce n'est pas un crime d'être étonnée ? je demande sur la défensive.

Je savais bien que mon nom de famille allait poser un problème au cours de la soirée, surtout avec une agente fédérale et une policière mais je pensais que ce serait davantage par rapport à Loïs et non pas parce que j'ai posé une simple question à Kara.

-Non, bien sûr que non, répond Alex.

-Bon, maintenant que nous avons fait la filiation de Kara, si nous parlions d'autre choses ? Propose Kate en voyant la tension entre l'agent et moi.

Je pousse un léger soupir de soulagement devant sa diversion parce que je n'ai vraiment pas envie de me prendre la tête ce soir. Mais, j'ai tout de même le droit d'être étonnée, surtout que Clark et Kara ne porte pas le même nom de famille et sinon une similarité dans leur façon d'être, rien ne semble les relier.

La conversation a débuté sur un autre sujet mais pendant un moment, je ne participe pas. Non, je profite de ces moments pour observer la journaliste blonde et je la trouve vraiment magnifique dans ce style décontractée qui est bien différent de ce qu'elle portait dans la journée. Et à part notre pull qui n'est pas de la même forme ou de la même couleur, nous pourrions presque être appareillées.

Je ne reprends mes esprits que lorsque je remarque que je suis seule avec Kara autour de la table. J'aperçois Kate, Alex et Maggie au bar, sans aucun doute pour recommander un verre et Loïs est sans doute aux toilettes puisque je ne la vois pas.

-C'est une sacrée soirée, commente Kara.

Je ne sais pas quoi répondre, ayant très peu suivi les sujets de conversation et pendant une seconde, je me mets à paniquer et à chercher ce que je vais lui dire.

-C'est vrai, mais c'est agréable se sortir autrement que pour me rendre à un gala, je lui dis. Et puis, cela fait du bien de se retrouver qu'entre femmes, même si j'ai cru que votre sœur allait me fusiller, je plaisante à moitié.

-Elle ne vous juge pas, me dit Kara. Pas sur votre nom si c'est ce que vous craignez. Mais elle veut me protéger et pas beaucoup de monde fait le rapprochement entre Clark et moi. Ce qui nous va très bien parce que c'est compliqué, m'explique la journaliste. Mais disons que Alex ne veut pas me voir souffrir.

-Je n'allais pas vous blesser, je ne suis pas Lex ! Je me défends même si je comprends ses explications.

-Je le sais, me répond Kara avec un sourire timide. Mais il y a d'autres moyens que la violence pour faire du mal, dit-elle en rougissant.

-J'ai peur de ne pas vous suivre, je lui dis en fronçant les sourcils. Je n'allais pas demander de vous enlever du reportage, après tout, je sais parfaitement que Loïs est la femme de Clark et cela ne me dérange pas.

Ça c'est ce que je lui, ce que je pense c'est que de toute façon, elle est une excellente journaliste, j'ai pu le deviner par les questions toujours pertinentes qu'elle pose et que je suis en train de devenir accro à elle et qu'il est hors de question qu'elle pense que je ne la veux plus sur le reportage.

-Ça ne m'a même pas effleuré l'esprit, m'avoue-t-elle dans un souffle et j'en suis soulagée. Ma sœur me connaît parfaitement. Elle… Je lui ai parlé du reportage que j'allais effectuer auprès de vous et même sans vous avoir rencontrer… bafouille Kara. Bref et je suis certaine qu'en plus de cela, elle a parlé avec Loïs.

Je ne comprends toujours pas, même avec son bafouillage qui m'a plus embrouillée qu'autre chose. Je n'arrive toujours pas à comprendre où elle veut en venir. Et surtout, je ne vois pas trop ce que sa sœur ou sa cousine par alliance viennent faire là. Et qu'est ce que la journaliste du Daily Planet aurait pu dire à l'agente fédérale ?

-Je ne comprends toujours pas, je lui dis.

-Mais heu… Comment dire ça ? Mince, d'habitude je n'ai aucun soucis avec les mots parce que je suis journaliste mais là. Kate aussi l'a remarqué et vu la remarque de Maggie, je suis certaine qu'elle aussi. Ce qui me fait dire que je dois être sacrément transparente, ce qui est embarrassant mais pas autant que de parler à tord et à travers, dit Kara sans reprendre son souffle. Pffiou, ce que je veux dire, et c'est embarrassant ou ça va le devenir, c'est que vous me plaisez. Beaucoup.

Je me fige, ne m'attendant pas à ce que la blonde me dise ça. Au moins, je suis fixée quand à savoir si mon attirance est réciproque. Je suis contente, mais je me demande quand même ce qu'elle peut me trouver parce qu'avec mon nom de famille, on ne peut pas dire que je sois le meilleur parti de la ville. Alors qu'elle, elle est tout le contraire. Elle est douce, j'ai pu le remarquer, elle est attentionnée, attentive, prend soin des membres de sa famille, il suffit de voir comment elle prend la défense de sa sœur ou la bienveillance qu'elle a dans la voix lorsqu'elle parlait de son cousin.

Je la vois qui baisse son regard vers son verre et qu'elle semble tout d'un coup embarrassée. Et merde, je n'ai toujours pas réagit à ce qu'elle vient de me dire, il faudrait que je le fasse si je ne veux pas qu'elle parte en courant.

-Je vous plais ? Je m'étonne. Mais pourquoi ou comment ? J'arrive à lui demander sans bégayer.

-Vous voulez dire à part le fait que vous êtes super intelligente, que vous êtes gentille, et magnifique ? Que vous yeux sont extraordinaires ou que j'ai eu envie de vous embrasser toute la journée parce que votre rouge à lèvres met votre bouche remarquablement en valeur ? Mais si ce n'est pas réciproque, ce n'est pas grave et je ferais comme de rien.

Je crois que mon cerveau est entrain de bugué. Elle pense que ce n'est pas réciproque ? Elle pense que ce n'est pas réciproque ! Comme si mes regards et ma préoccupation à son égard étaient très discret ! Kate m'a démasqué en 5 minutes hier !

-Pas réciproque ? Pourquoi ?

-Bah parce que je suis moi, je veux dire en comparaison, je ne tiens pas la route, souffle-t-elle.

C'est certain qu'en comparaison, elle bien mieux que moi ou si elle me place sur un pied d'estale alors nous sommes à égalité.

-Vous êtes aussi intelligente, vous aussi, vous êtes magnifique et encore plein d'autres choses que je ne sais pas. Pas encore, je lui dis.

-Pas encore ? Ce qui veut dire que vous aimeriez les savoir ? Demande Kara avec plein d'espoir.

-Oui, en fait, je me disais que c'était ridicule parce que vous étiez probablement hétéro et que Kate n'a rien voulu me dire, mais…

-Je suis bi, me coupe-t-elle. Et, je crois que Kate a monté un espèce de coup pour que nous puissions discuter, parce que sinon, ça fait un moment que Loïs est aux toilettes, plaisante Kara.

-Je pense qu'elles sont toutes de mèche, je lui souris en me rapprochant un peu d'elle.

-On peut dire que cette sortie est notre premier rendez vous ? Me demande Kara et je hoche la tête alors que je fixe ses lèvres. J'ai vraiment envie de l'embrasser. Dans ce cas, est ce que ça te dérange si j'embrasse cette bouche qui m'a tenté toute la journée ? Me demande-t-elle.

-Ce serait un crime si tu ne le faisais, je lui réponds et elle se penche à son tout pour déposer ses lèvres sur les miennes.

Ses lèvres sont douces et totalement dénuées de rouge à lèvres. Je souris en me disant que je sais à présent comment sont ses lèvres et que je ne veux plus jamais les quitter. Le baiser reste chaste mais cela me suffit pour l'instant, je n'ai pas besoin de plus. Surtout en public.

Derrière nous, j'entends Kate s'exclamer « Je le savais » et que Alex fait un drôle de bruit. Kara finit par se détacher un peu de moi et lorsque je croise son regard, je sais que nous pensons la même chose.

-Je crois qu'on ne va pas s'ennuyer, je lui glisse en pensant aux taquineries que nous allons subir de la part des autres femmes alors qu'elles nous rejoignent autour de la table.

Je suis soulagée de constater que la sœur de Kara ne semble pas m'en vouloir et qu'elle sourit même. C'est sans doute le fait de voir sa sœur heureuse. Même si je ne doute pas une seule seconde que si je fais du mal à Kara, Alex saura me retrouver et me le faire payer. Ça tombe bien, parce que, même si ce n'est que notre premier rendez vous, je compte bien garder la journaliste auprès de moi le plus longtemps possible.

-Je pense que tu as raison, me sourit Kara.


Voilà, c'était le point de vu de Lena, j'espère que ça vous a plu et que vous n'hésiterez pas à laisser un commentaire. Je réponds toujours !

Amicalement,

Gwen who.

22/03/2020