Salut salut ! Je ne sais pas s'il y a beaucoup de fans de Thunderbirds Are Go par ici, mais s'il y'en a je vous salut et vous offre ce modeste présent, en signe de l'amour immense que je porte à ce fandom ^^

Je commence cette série de One Shot parce que je participe à l'événement TAGrewatch sur Tumblr, qui consiste à regarder un épisode chaque samedi, depuis samedi dernier, pour célébrer la fin de la série. J'ai donc vu les deux parties de Ring of Fire, et je me suis dis que c'était le moment où jamais de poster ces petits OS que j'ai écris il y a longtemps, mais que je n'ai jamais partagé.

Alors voilà, l'idée est de prendre, dans chaque épisode, le moment où tout aurait pu aller très mal, et faire en sorte que tout aille très mal. S'il y a parmi vous des âmes sensibles, où des gens que la mort, la douleur, le deuil peuvent affectés, je vous demande de faire attention, ce qui suit n'est PAS JOYEUX. S'il vous plait, faites attention à vous et ne lisez pas ça peut vous faire du mal.

Voilà, sinon enjaillez-vous ^^


Episode un : Ring of Fire, part 1

POV Gordon :

« Ok les gars, je suis presque là. »

Maintenant que j'ai récupéré cet appareil chelou qui, j'en suis sûr, est responsable de tous ces tremblements de terre, je peux enfin me concentrer sur la vraie raison de ma présence : le sauvetage. Je sais que je n'aurai pas dû me laisser distraire comme ça mais... l'espace d'une seconde... L'espace d'une seconde j'ai crû avoir trouvé quelque chose sur mon père. Je sais que j'aurais dû me concentrer d'abords sur le station sous-marine et seulement après, aller récupéré la machine, mais je ne pouvais pas. C'était plus fort que moi.

Enfin bref, maintenant que j'ai ce truc, je suis de retour dans le game ! L'équipage scientifique n'a qu'a bien se tenir, ils vont être sauvé en moins de deux !

« Bonne nouvelle Thunderbird Four. »

Je peux entendre de l'affection dans la voix de Virgil, même à travers les coms. Il comprend pourquoi je devais faire ça. Il sait ce que je ressens. Ils savent tous. Mon père est aussi le leur après tout. John et Scott n'ajoutent rien mais même leur silence est réconfortant.

« Dépêche-toi, insiste tout de même Virgil. Je ne sais pas combien de temps on va encore pouvoir tenir. »

T'inquiète, frère grand. Je suis l'un des meilleurs nageurs du monde, tu te souviens ?

« International Rescue ! La salle de contrôle prend l'eau ! Faites nous sortir ! » Crachote le directeur du labo dans l'intercom. Ses mots donnent l'impression de se battre pour franchir ses lèvres, ce qui trahit sa panique croissante. Il faut que je sauve c'est gens. Il le faut.

Je rapproche Thunderbird Four du laboratoire mobile. La moitié des jambes métalliques se sont détachées. Les seules choses qui l'empêchent de sombrer complètement dans l'abysse en contrebas sont les câbles de Thunderbird One et Two. Et si j'en crois les centimètres qu'il gagne de secondes en secondes, je devine que Virgil et Scott galèrent à maintenir leurs distances avec la surface de l'océan. Il n'y a que mon bébé qui puisse aller sous l'eau. Ses deux GRANDES grandes sœurs ne s'y risqueront jamais, ça bousillerait leurs moteurs.

« On quitte la Terre pour seulement quelques heures et tout se casse la gueule !

- Hey, au moins la télé fonctionne. »

Le sourire qui fleurit sur mon visage est à la fois moqueur et soulagé, et surtout complètement involontaire. Ça fait un bien fou d'entendre les complaintes de mes frère et sœur. Alan et Kayo sont de retour sur terre, en sécurité à la maison. Je sais que c'est stupide. Je sais que ce n'est que mon angoisse qui s'exprime, mais j'y peux rien. Alan est un très bon astronaute. Pour ce que j'en sais, il peut même faire parti des meilleurs, exequo avec John, mais je n'arrêterais jamais de me faire du soucis quand Kayo et lui sont là-haut dans l'espace, hors de l'atmosphère et hors d'atteinte. Je ne peux pas arrêter de m'inquiéter. C'est mon droit fondamental en tant que grand frère. Même si Kayo a deux ans de plus que moi et pourrait, dans les faits, me botter les fesses onze fois sur dix.

Bon, Gordon, concentre-toi ! Alan et Kayo n'ont pas besoin d'aide, alors que les scientifiques, oui. Qu'est-ce qu'il t'arrive aujourd'hui ? Je me rapproche de la station sous-marine. Déploiement des bras amovibles : check stabilisation de Thunderbird Four : check. Comment faire pour ramener l'équipage à la surface ? Mon vaisseau n'est pas conçu pour plus de deux passagers, donc je ne pourrais pas tous les accueillir à bord. Il va falloir utiliser les dry tubes.

« D'accord, voilà le plan, déclarais-je dans ma radio. Je vais percer un trou par en dessous. Je ferai évacuer l'équipage dans les dry tubes. Thunderbird Five, préviens les scientifiques de se préparer pour une évacuation immédiate. C'est bon pour tout le monde ? »

Le silence de John a toujours voulu dire oui, et Virgil et Scott ne protestent pas. Cela me tire un sourire. J'aime quand personne ne contredit mes plans. Ça veut dire que même Monsieur Sous-Chef et Monsieur J'ai-toujours-quelque-chose-à-dire à la surface savent que sous l'eau, c'est moi qui dicte les règles. Sous l'eau, il n'y a plus ni grand frère ni petite frère, juste moi. Le Parrain des océans.

« Parfait, je conclu, incapable de cacher la satisfaction dans ma voix. C'est partit. »

Ça me prend moins d'une minute pour percer une entrée à coup de laser avec mon Thunderbird. C'est maintenant que je commence à m'amuser. Même si j'aime mon vaisseau, je préfère être directement dans l'eau. Mon vaisseau ne vole pas, c'est vrai. Et si je devais piloter un des autres Thunderbirds tout seul ? Je ne suis pas sûr que j'y parviendrais sans le détruire complètement en chemin. Mais ça n'a pas d'importance, parce que quand je suis sous l'eau, moi aussi je vole. Sans ailes, sans moteurs, sans métal. Je suis complètement libre. A part les bouteilles d'oxygène, bien sûr, mais elles ne comptent pas.

« Ok, je suis à l'intérieur, annonçais-je à l'attention de mes frères en me dirigeant vers l'escalier désormais entièrement submergé. Je me dirige vers les quartiers de l'équipage. »

Un, deux, trois coups et la porte s'ouvre. Wow, c'est bondé là dedans ! Il n'y a que trois scientifiques, mais il y un paquet de trucs qui flottent un peu partout, et les mouvements imprédictibles du labo n'aident pas vraiment à prédire leurs trajectoires.

« Je suis dans la salle de contrôle, je déclare en tentant de calmer la panique générale. Tout le monde est là. Je vais les faire sortir un par un.

- Bonne nouvelle, Thunderbird Four. Mais dépêche-toi. On ne tient plus qu'à un fil. »

Ah ! Fil, câble, bonne blague Virgil. Ça me ferait rire si je ne sentais pas le labo pencher de plus en plus vers l'abysse. Thunderbirds One et Two ne doivent plus avoir beaucoup de place pour voler. Le directeur du labo pousse une jeune femme dans mes bras. Il veut que je l'aide en premier ? Très bien. Je la mène en bas des escaliers et à travers l'entrée que j'ai découpé. Bon sang, est-ce qu'elle sait seulement nager ?! Je sais que je suis médaillé d'or, mais pourquoi tous les autres nagent-ils comme des enclumes ?

J'arrive tout de même à l'amener jusqu'à mon vaisseau et à la faire entrer dans un dry tube. Je dois vraiment me dépêcher.

« Ça va aller. » Lui dis-je alors qu'elle me regarde avec inquiétude.

Je ne peux pas me permettre de perdre plus de temps à la rassurer, alors je ferme le tube et l'éjecte vers la surface. Virgil le réceptionnera.

« Le premier tube est partit. »

Oh, m... Le labo est déjà à moitié dans l'abîme. Ce n'est plus qu'une question de secondes maintenant. Je ne perd pas de temps à tenir mes frères informés et me dépêche d'aller chercher un deuxième passager. Mon cœur bas la chamade. Les câbles ne tiendront plus bien longtemps.

« Plus qu'un, j'annonce quand le deuxième tube est éjecté. J'y retourne. »

Ouais, bon, plus facile à dire qu'à faire. Y'a tout qui bouge ! Comment suis-je supposé nager plus vite si de gros objets en métal que je ne peux même pas nommer essayent de me tuer toutes les deux secondes?!

« Le labo remue trop, m'exclamais-je à l'adresse de mes frère quand j'atteins la salle de contrôle pour la troisième fois. Ça peut lâcher n'importe quand ! »

Honnêtement, j'aurai préféré ça, parce que j'ai à peine le temps d'échanger un regard avec le directeur de la station quand un gros cube de métal super lourd (évidemment !) me percute et me projette contre le mur. Il fut un temps où je croyais que les choses devenaient plus légères une fois dans l'eau. Et bien ce n'est pas le cas des gros cubes en métal super lourd. Eux restent super lourd.

Ce truc m'écrase. Le choc vide mes poumons et j'ai tout juste le temps de réaliser que c'est maintenant de l'eau que je respire avant de commencer à me noyer. Mes bouteilles d'oxygènes ont explosées !

OoOoO

Scott avait beaucoup de mal à stabiliser son vaisseau. Le laboratoire sombrait à une vitesse alarmante, et ce que Gordon était en train de faire, peu importe ce que c'était, prenait beaucoup trop de temps.

« Le labo est trop lourd. On va prendre l'eau ! » S'exclama-t-il pour secouer son frère.

Personne ne répondit. D'abord, Scott fut envahit par l'irritation. Puis, après dix très longues et très silencieuses secondes l'inquiétude l'emporta. Que pouvait bien faire Gordon ?!

« Thunderbird Four, tu m'entends ? » Demanda Virgil, de la peur plein la voix.

Personne ne répondit.

« Gordon, est-ce que tu m'entends ? » Répéta-t-il.

Personne ne répondit.

« Gordon ! »

Puis...

La câbles de Thunderbird Two cédèrent. Le laboratoire s'enfonça encore de dis mètres, et Thunderbird One faillit percer la surface de l'océan. Scott n'avait plus le choix. S'il gardait sa prise sur la station, il finirait sous l'eau, alors il se désengagea. Alors que les secondes s'écoulaient, les deux frères surent sans avoir besoin de le dire ou de le voir, que le labo avait sombré tout au fond de l'abysse, entraînant avec lui le dernier scientifique, Thunderbird Four et Gordon.

« Il n'y a aucun signe de vie sur mes radars, souffla la voix brisée de John à travers les coms. Le labo a explosé, Thunderbird Four aussi... Il n'y a pas de survivants. »

Dans le silence qui avait envahit la radio, ils pouvaient entre des sanglots étouffés. Alan pleurait, noyé par le désespoir comme l'océan venait de noyer leur frère.


Voilà, je vous avais prévenu ^^' et chaque épisode sera comme ça, donc euh... laissez une review ? C'est mon seul salaire et j'y tiens, c'est ça qui motive à continuer à écrire =D

Merci d'avoir lu jusqu'ici, et à bientôt j'espère !