Le lendemain était mieux et pire. Mieux parce que j'étais, pour la première fois de ma vie, en avance en cours. Mieux, parce que j'avais un cours d'histoire avec Jasper aujourd'hui. Pire parce que je n'avais pas vu Elena de la journée, pire parce que nous allions manger a la cafeteria aujourd'hui. Je l'attendais d'ailleurs, a l'heure du déjeuné, devant le bâtiment. Je n'osais pas y entrer toute seule pour le moment, les gens couraient dans tous les sens et j'avais un peu peur de me heurter à qui que se soit ou devoir combattre pour avec une place de libre.

Mon corps se détendait automatiquement quand j'aperçut ça petite tête blonde. Elle était accompagnée d'une autre fille, Adorna, un nom étrange pour une fille étrange. Mais elle était aussi l'une de mes plus proches amies. Adorna était une fille plus petite que moi, elle était très fine et paraissait presque frêle. Tout comme Elena, elle avait un cœur en or, mais était encore plus renfermée que moi. C'était la fille la plus intelligente que je connaissais, elle excellait dans littéralement tous les cours. Je la trouvais assez jolie avec son visage qui gardait un air timide, avec de grosses joues et encadré par de jolies ondulations embrun. Après leur avoir donné à toutes les deux nous rentrions enfin en enfer.

C'était une longue pièce, au centre il y avait une sorte de buffet et des plateaux, c'est ici que l'on pouvait se servir. Tout autour et dans toute la pièce il y avait plusieurs tables, espacé les unes des autres, et elles étaient pratiquement tout occupées. C'était toujours le chaut ici, deux garçons que je reconnaissais comme Mike et Tyler courait dans la pièce en riant et en se battant pour une chaise. C'était deux garçons de l'année en dessous de la mienne. Ils n'étaient pas spécialement méchants, Tyler m'avait même une fois invité à une fête mais j'avais poliment refusé et trouvé une excuse. C'était plutôt leurs amies que je ne supportais, Lauren et Jessica étaient un genre d'Émilie, Amélie et Julie. Alors je n'avais pas trouvé d'intérêt à leurs parlés.

- Tu as tendance à trop te plonger dans tes observations Eli, me dit Elena, vient prendre un plateau avant qu'il ne reste plus rien

- J'arrive

Je souriais amusée à sa remarque. Nous nous dirigions toutes les trois et après avoir attrapé un plateau nous le remplissions de nourriture, avant de nous rendre à l'un des seules tables vide, opposée à toutes les autres puisqu'elle était dans l'un des coins de la pièce. Les autres allaient rarement dans les quatre tables, qui étaient toutes dans chaque coin de la pièce, parce que c'était les tables plus à l'opposé des plateaux et qu'il y fessait plus sombre qu'au centre de la pièce, faute du manque de luminaire.

Mais je remarquais, que pour une fois, l'une des trois tables restantes était occupée. Comme hier, quand mes yeux se posaient sur la famille Cullen je me figeais sur place, complètement éblouie par leurs beautés. Je remarquais toutes suites, que comme hier, ils chuchotaient et parlaient entre eux. Ils étaient l'un des seuls groupes à ne pas hurler pour parler. En observant plus en détaille, je vis qu'ils avaient chacun un plateau intact devant eux, personne n'avait encore rien mangé. À ce moment la je rencontrais le regard furtif de l'un d'entre eux, Edward, ce fut si bref que je cru rêver. Une seconde après il avait pris une bouchée de la pomme sur son plateau et Emmett croquait à pleines dents dans son burger. J'étais peut-être folle de remarquer des trucs insignifiants. Je me concentrais à nouveau sur ma table et mon propre repas.

Nous discutions de banalité durant le repas, je parlais beaucoup avec Elena, Adorna ne répondait que quand on lui posait directement une question, ou que si elle avait quelque chose de pertinent et indispensable à nous dire.

- Je crois que Jasper te regarde, m'annonçait Elena amusée

Surprise je relevais les yeux pour le regarder. Parmi eux tous, il était, indéniablement celui qui me fessait le plus d'effet. Ses yeux semblaient transformer mon cœur et mon âme. Prise de panique par cette attention soudaine je baissais rapidement les yeux sur mon assiette.

- Distrait moi, racontez-moi quelque chose, murmurais-je paniquée comme s'ils pouvaient nous entendre alors qu'au moins 5 tables nous séparaient.

- J'ai tenté de faire un gâteau hier soir et...

Je n'écoutais pas le reste de la phrase, puis ce que j'avais relevé les yeux pour tous les observés. Je me sentais déçu en voyant qu'il avait cessé de me regarder. Je ne savais pas pourquoi mais je voulais que ça cesse. Devenir une de leurs groupies n'était pas du tout dans mes projets.

- … bien sûr le glaçage était magnifique mais avec un gâteau raté ça n'a servi à rien

Je réagis à peine à la fin de sa phrase puis ce que j'en avais raté les trois quarts, elle l'avait remarqué mais ne semblait pas vraiment se soucier. De plus, j'avais à peine mangé ce qu'il y avait sur mon plateau. Nous nous levions pour ranger nos plateaux une dizaine de minutes avant le début du prochain cours. Je me rendais donc seul à mon cours d'histoire, un peu angoissée, et je ne savais même pas pourquoi. Comme j'étais arrivée relativement tôt, j'eus le luxe de choisir ma place parmi un large choix de table vide. J'optais pour le deuxième rang, contre le mur cette fois si.

Rapidement la salle se remplissait et quand Jasper entrait je lutter contre moi-même pour ne pas le suivre des yeux. J'aurais eu l'impression de passer pour une psychopathe si je l'avais faite.

La professeur de ce cours, Madame Bibon, était une petite femme grassouillette avec de grosses lunettes rondes. Elle n'était pas très pertinente, e semblait pas non plus exceller dans son domaine et semblait facilement se perdre avec toutes les dates.

- Bien, comme nous sommes le deuxième jour, j'espère que vous avez tous et toutes repris vos bonnes habitudes

Elle laissait un temps de pause, comme si elle attendait une réponse, mais nous savions tous que ça n'était pas le cas. Elle laissait juste le temps à nos cerveaux lents de mijoter tout ce qu'elle nous disait.

- J'ai décidé pour votre dernière année de changer un petit peu la pédagogie de mon cours

Je me figeais et paniquais en priant pour qu'elle ne fasse pas ce que je pensais qu'elle ferait.

- Nous formerons des groupes de deux à trois personnes pour un exposé par séance

Je me sentais déjà plus rassurée en voyant que je n'étais clairement pas la seule élève consternée par cette nouvelle. Je souhaitais m'enterrer vivante.

- Taisez-vous !

Le silence se fit tout de suite, il ne valait mieux pas l'énerver puis ce qu'elle avait la main lourde sur les devoirs supplémentaires. Un garçon, plus loin a ma gauche que je reconnaissais comme Newt, le garçon le plus désiré avant l'arrivée des Cullen, avec un sourire à en faire pâlir de jalousie n'importe qui, et construit comme un footballeur.

- On pourra choisir notre partenaire ?

- Non, je ne vous connais que trop bien, nous allons les faire au hasard. Chacun écrit son nom sur un papier et vous le mettrez ici, dit-elle en désignant une boîte sur son bureau.

En rouspétant nous nous levions ranger par ranger pour faire ce qu'elle nous demandait. Cette journée était finalement plus pire que bien. J'espérais juste tomber avec un partenaire relativement sérieux et surtout pas avec une des trois pestes. Pitié, surtout pas l'une des trois pestes. Rapidement, et après un mélange des papiers approximatifs, Bibon commençait à faire les groupes.

- Miss Elizabeth et... Monsieur Jasper

Mon cœur ratait un battement, ou peut-être deux ou trois. Prise dans l'engouement de la classe, de l'exposé et la formation du groupe, sa présence m'était complément sorti de l'esprit. Je tournais rapidement la tête vers lui mais il ne me jetait pas de coup d'œil. Son visage semblait plus souffrant qu'hier, ses yeux, qui pourtant je l'aurais juré étaient dorée était d'un noir d'encre. Ses mains posées sur sa table étaient encore plus pale que le reste de sa peau et il les serrait de toutes ses forces, je remarquais même une veine près de sa mâchoire ressortir, signe qu'il serrait les dents.

Je baissais la tête sur ma table mal a l'aise, je ne comprenais pas. Je ne lui avais pourtant rien fait, être mon partenaire n'était pourtant pas si problématique. Tout ce qu'on me demandait de faire état exécuté sérieusement, et je n'étais pas méchante. Je lui avais même souris hier. Je me demandais c'était quoi son problème. Le cours continuait comme si de rien était tandis que la prof nous expliquait plus en détaillé ce que nous devions lui rendre puis elle choisissait toujours au hasard une date de passage pour chacun des groupes.

J'étais déçu et triste, a la fin du cours je me relevais à toute vitesse prête à aller lui parler et le confronter, mais comme le jour précédent ce fut le premier à sortir de la salle. Je n'avais même pas eu le temps de lui parler pour notre devoir.

En grimpant dans ma voiture je remarquais qu'il manquait un Cullen près de la Volvo. Rosalie et Edward me jetaient un regard glacial, Emmett ne me regardait pas et Alice me jetait une sorte de regard d'excuse. J'avais les larmes aux yeux, j'étais carrément blessé, parce que je n'avais rien fait et ne méritait certainement pas ça. Je fonçais à toute vitesse chez moi avec ma voiture, j'avais grillé au moins trois feu rouges et je roulais bien trop vite. Quand j'étais furieuse, je fessais tout ce qui était irresponsable au volant.

Je courais pratiquement dans ma chambre et en essayant de faire le moins de bruit possible, parce que je ne voulais pas rendre de compte sur mon état a mes parents pour le moment. Après avoir pris une douche et m'être calmé en me convainquant qu'ils étaient justes stressés et agissaient bizarrement, je descendais voir ma mère et mon père dans le salon. Je portais un legging noir et un énorme sweet qui appartenait à mon père quand il était jeune. Cela me fessait facilement une robe et je me sentais bien plus a l'aise emmitoufler ainsi.

Je me mis tout de suite entre mes parents et allais dans les bras de mon père pour un gros câlin.

- Comment c'est passer ta rentrée ma petite princesse, demandait papa en caressant mes cheveux

- C'était nul comme toujours

- Je détestais ça aussi à ton âge princesse

Je gloussais amusée et me tournais ensuite pour faire le même gros câlin à ma mère. Qui me le rendait avec encore plus d'enthousiasme.

- Et ta journée bébé ? demanda-t-elle

- Nul

Elle riait mais ne demandait pas plus de détail en sachant pertinemment que si je voulais le développé je le ferrais plus tard.

Nous passions une soirée dans le calme, enfin dans un calme relatif avec la boule de joie et d'énergie qu'était ma mère s'était compliquée d'être dans le calme. Nous mangions de la pizza, des glaces et des bonbons puis ce que maman avait bien évidemment acheté les cochonneries que je lui ai dit de ne pas prendre. Nous regardions deux films avant que je monte me coucher.

Le lendemain matin j'ai prête pour cette journée, on pouvait peut-être facilement me marcher sur les pieds, mais je refusais d'avoir un mauvais note à cause de ça. J'étais prête à aller voir Jasper. Mais je remarquais bien vite qu'il n'était pas là, de toute la journée. Je pensais au début que c'était parce que nous n'avions pas de cours en commun ce jour-là, mais à la cafétéria je vis tous les Cullen mais une place était vide. Rosalie et Edward me jetaient aujourd'hui un regard plein d'animosité mais je les ignorais, refusant de rentrer dans leurs jeux.

Le lendemain, aucun signe non plus de Jasper Cullen, le jour suivant non plus. Aucune trace du blond tout le reste de la semaine. Si bien que je ne m'attendais presque plus au revoir en cours et que j'étais désespérée pour mon exposé. Heureusement que j'étais l'une des dernières à passer, ça me laissait le temps de faire un exposé censé être à deux toute seule.

C'est pourquoi, j'étais étonnée en le voyant assis, mardi, a notre cours d'histoire, au deuxième rang, près du mur. À ma place, et que la seule qu'il restât était a côté de lui. J'étais clairement angoissée d'y aller, et étais prêt à simuler un évanouissement. Mais je n'avais pas attendu une semaine complète a le confronte pour m'évanouir maintenant qu'il était là et qu'il ne semblait pas aussi hostile que la semaine dernière. J'approchais près de sa table, ne demandait pas la permission de m'assoir et sortais rapidement mes affaires en silence.

- Je m'appelle Jasper Cullen, tu es Elizabeth c'est ça ?

Je relevais la tête rapidement surprise pour le regarder droit dans les yeux. Ces cernes semblaient déjà moins épais que la dernière fois que je l'avais vue, et ses yeux étaient encore plus dorés. J'étais d'ailleurs surprise, j'aurais juré qu'ils avaient été noirs. Peut-être qu'il portait des lentilles, c'était la mode en ce moment, et plus d'un élève en avait. Comme j'étais perdu dans mes observations et que je ne lui répondais pas, il continuait.

- Nous devons faire un exposé pour dans quelques semaines, si je me souviens bien

Je frissonnais en me concentrant sur sa voix grave et lisse. C'était carrément envoutant, comme toute sa personne il semblerait. Je reprenais enfin mes esprits pour ne pas passer pour une idiote complète.

- Oui, c'est bien ça

- Tient alors, il me tendait un bout de papier, on conviendra d'un lieu pour rapidement le faire

Je ne répondais pas et prenais simplement le papier avec ce qui semblait être son numéro de téléphone. J'étais gênée, il ne m'accordait pas plus d'attention mais il avait été bien plus qu'aimable, alors que la semaine dernière il semblait prêt à m'assassiner sur place. Je tentais de lui parler, plus parce que je voulais être en bon terme avec lui pour notre exposé qu'autre chose.

- Alors...du coup, vous avez aménagé cet été

- Oui, dit-il sans développé, même s'il était plus ouvert aujourd'hui son visage semblait toujours crisper et figer dans une douleur constante

- Et vous étiez ou avant ? Si ça n'est pas indiscret, continuais-je pour tenter d'alimenter la conversation

- Alaska, répondit-il vaguement

- Vous optez pour les endroits où il y a le moins de soleil au monde ou...

Il me jetait un regard amusée, comme si j'avais fait une blague particulièrement pertinente mais je ne relevais pas.

- Nous préférons le froid, dans ma famille

Je souris gentiment et ne dis rien d'autre puis-ce que la prof arrivait. À la fin des cours je me rendais rapidement dans ma voiture, bien plus ravie maintenant que tout semblait être réglé dans l'ordre. Enfin pas totalement, Rosalie me foudroyait du regard, mais au moins Edward m'ignorait à nouveau. Jasper lui me fit un minuscule sourire de loin et je rougis faiblement en lui rendant. Je prenais mes clefs pour ouvrir la portière quand soudainement un bruit de crissement de pneu me fit tourner la tête à droite.

J'ouvrais grands les yeux, abasourdit. Ce fut ensuite une déferlante d'émotion, de la peur, de l'incompréhension et surtout de la panique. Une voiture, qui vraisemblablement roulait trop vite sur le parking avait soudainement crevé un pneu, déviant ainsi de sa trajectoire, à savoir la route, et déviait vers moi, à toute vitesse. Tout mon corps se figeait, tout allait beaucoup top vite et je n'avais même pas le temps de penser à comment m'en sortir que la voiture m'atteignait déjà. J'eus juste le temps de fermer les yeux et de me préparer à l'impact, j'étais entre ma voiture, et celle qui fonçait vers moi, j'allais mourir écrabouillée.

Soudainement, je sentais deux puissantes mains me tirer. Je retombais contre un torse dur et me cognais la tête contre la portière de ma voiture au passage. Je n'osais même pas ouvrir les yeux, la douleur pulsait à l'arrière de ma tête et j'avais envie de vomir. Quand j'ouvrais les yeux c'était seulement pour voir Jasper, arrêter la voiture avec une main. J'ouvrais grand les yeux, choquée. Parce que, non seulement il était arrivé ici beaucoup trop vite alors que je n'avais pas eu le temps de me pousser d'un mètre il en avait parcouru au moins 10. Et parce qu'il avait arrêté une putain de voiture avec sa main.

- Est-ce que ça va ? me demanda-t-il précipitamment avec un réel regard de panique sur son visage

- Comment est-ce que tu as fait ça...

- Fait quoi ? Son visage se refermait et il me lâchait soudainement comme si mon contact l'avait brulé

- Comment tu as arrêté la voiture

- Elle sait arrêter toute seule, je crois que tu te serais cognée la tête

Sans un mot de plus il se dégageait d'ici. Je n'eus pas le temps de protester que déjà, tout le monde était autour de moi pour m'extirper des deux voitures. Je ne protestais pas quand on me mis dans un brancard avant de m'emmener à l'hôpital. Je m'évanouissais en chemin.


J'ai repris l'accident de voiture parce que je trouvais que c'était quand même un point déclencheur des interrogations sur la famille Cullen. Je jugeais important qu'il soit aussi présent pour mon histoire. Pour l'instant, cela suit une trame relativement proche de celle des livres et du film. Dans quelque chapitre cela changera un petit peu. Il y aura des éléments non évoqué dans les livres, comme la méchanceté de certain adolescent.

Thaliadu09 : Le chapitre de début es très intéressant, j'ai hâte de lire la suite, mais va tu faire des points de vue de la par de Jasper et les autres ?

Bonjours et merci beaucoup pour ton commentaire, je suis ravie que cela te plaise. Alors les prochains chapitre seront à l'image de celui-là, à savoir assez lents. Je tiens beaucoup à poser une intrigue de début en m'inspirant plus ou moins du livre et des films. Il y aura un point de vue Jasper, mais ça n'arrivera pas souvent et seulement à partir du chapitre 4 ou 5. Quant aux autres, non, il n'y aura pas leurs points de vue.