Chapitre 1 : Une amie fidèle

À l'extrême sud du Japon se trouver une petite ville portuaire du nom de Mïura. Simple et calme, celle-ci été connu pour son grand marché longeant le port ainsi que ses quelques rares lieux touristiques. Comme les ruines situées à l'extérieur de la ville ainsi que son phare, connu pour être l'un des dernier du pays à être encore alimenté par un Pharamp.

La vie là-bas été simple et paisible. Les personnes âgées en l'occurrence ce délecté chaque jour du calme de l'endroit... Cela-dit... si vous cherchiez un lieu plus agité, alors sachez que même dans cette ville si sereine se trouver un endroit plus enclin aux rencontres mouvementées. Pour être précis cet endroit se trouver près de la grande place : il s'agissait d'un grand rectangle de béton sur-élevé sur lequel des bandes blanches y avait été peintes, rappelant celle que l'on pouvait trouver sur les stades de Football.

C'est au centre de cette petite arène que les rares jeunes de Mïura se retrouver une fois les cours terminer pour s'adonner à leurs loisirs favoris : les combats de Pokémon.

- Krabboss lance Pince-masse !

La personne qui avait ordonner à son Pokémon d'attaquer était un jeune homme à l'allure débraillé, portant un uniforme de lycéen. Face à lui se trouver un autre élève de sa classe, au physique un peu plus raffiné. Ce dernier avait sous ces ordres un Voltali à qui il ordonna de contre-attaquer avec Tonnerre.

L'attaque électrique percuta violemment le Krabboss, qui heureusement eu le réflexe de se protéger grâce à sa capacité Abri.

De loin, accoudé à une rambarde, se tenait deux autres jeunes, eux aussi vêtus d'un uniforme. Une fille et un garçon, qui devait avoir dans les treize ou quatorze ans. L'une avait un physique frêle et des cheveux roux mis-longue accompagné de taches de rousseur. Tendis que l'autre avait une apparence plus atypique : des cheveux blancs comme neiges complétement en pagailles et un regard inexpressif qui ne rendait pas hommage à ses grands yeux émeraude. Ces traits fin et son air imperturbable donné un certain charme à l'adolescent. Tout l'opposé de la jeune fille qui, quant à elle, affichée un regard très expressif et plein d'émerveillement face au combat auquel elle assisté.

- Allez courage Voltali et Krabboss ! S'exclama-t-elle avant de lancé un regard plein d'entrain vers son ami. Ken et Soïshiro sont vraiment au top aujourd'hui, tu ne trouves pas ?

-... Mh... m'ouais, répondit lascivement l'adolescent.

La jeune fille, interloquée par le peu d'entrain de son camarade se mit à le dévisager. Son regard vogua vers les yeux verts du garçon qui semblait complétement déconnecté de l'affrontement. Étrange, lui qui pourtant adoré les combats de Pokémon.

- Quelque chose ne va pas, Virgil ?

C'est le regard perdu qu'il laissa échapper un soupir tout en s'appuyant d'avantage contre la rambarde en métal. Sa tête soutenue par ses paumes. Il lâcha subitement :

- Rien s'est juste que... le mois prochain, c'est mon anniversaire. Je vais avoir quatorze ans, tu sais ?

La jeune fille alla s'asseoir sur la rambarde pour être plus à l'aise. Ces jambes faisant des mouvements dans le vide ce qui lui donné un aspect candide contrastant avec l'air froid de Virgil.

- Bien sûr que je le sais ! Je t'ai même promis qu'on fêterai ça ensemble tu te rappelle ? Dit-elle avec entrain sans vraiment comprendre ou il voulait en venir.

- Je m'en rappelle oui. Seulement... je ne suis pas sûr d'avoir très envie de fêter quoi que ce soit, avoua-t-il en détournant le regard.

L'adolescente le dévisagea avec de grands yeux stupéfaits. Au point qu'elle failli glissé de son perchoir.

- Quoi ?! Mais enfin depuis le temps que tu attends tes quatorze ans ! On ne va quand même pas rester sans rien faire un jour aussi exceptionnel ?!

- Justement... je crois bien que finalement le mois prochain n'aura rien de spécial.

Elle était estomaquée. C'était logiquement le jour de leur quatorzième anniversaire que les jeunes été autorisé à devenir dresseur et pouvait demander à recevoir leur premier Pokémon. Pour lui qui avait attendu ça toute sa vie, comment pouvait-il déclarer que ce n'était pas "spécial".

La jeune fille mis quelques secondes avant de finalement en comprendre la raison. C'est avec à son tour un air triste qu'elle demanda :

- ... Il a encore refusé pas vrai ?

- À ton avis ? Ce vieillard est la personne la plus bornée que je connaisse.

Le "vieillard" en question été à la fois le grand-père, mais aussi le tuteur de Virgil. C'était un homme aigri et froid qui avait toujours eu une certaine crainte vis-à-vis du dressage de Pokémon. Au point d'avoir toujours cherché à éloigner le plus possible son petit-fils de cette pratique. Cette aversion alla même jusqu'à lui faire interdit les pokémon dans sa demeure, même ceux de compagnies.

Bien évidemment, ces idées s'étaient rapidement retrouvées confrontées au désir brûlant de Virgil : celui de devenir un jour un grand dresseur de Pokémon. Ce à quoi fut clair :

« Jamais tu ne deviendras dresseur ! » Avait-il hurlé il y a longtemps. Depuis ce jour Virgil n'avait cessé de ce confronté à son aïeul, car sans son autorisation, il ne pouvait espérer ce lancer dans son rêve avant sa majorité. L'adolescent se refuser à attendre aussi longtemps ! Il avait pourtant tous essayait pour le convaincre... allant de la simple supplication, au marchandage et même parfois jusqu'aux disputes excessives.

Mais voilà... Le mois prochain, il aura quatorze ans et son grand-père refusé toujours de le laissé avoir son premier Pokémon. L'été allez arrivé et tous les jeunes de son âge en profiteraient pour réaliser leur voyage initiatique. Sauf lui bien entendu.

Cette simple pensée lui brisé le moral, son amie l'avait bien remarqué et tenté de trouver désespérément les bons mots pour le rassurer : malheureusement, elle n'avait jamais été très convaincante...

Voir la jeune fille se gratter nerveusement l'arrière du crâne tout en cherchant ses mots avait quelque chose de plutôt mignon, ce qui eu au moins le mérite de faire sourire le garçon. Voyant que cette dernière peiné à trouver le moindre aspect positif à cette situation, c'est finalement lui qui l'aida.

- Ne te tracasse pas trop pour ça Meï. Après tout, il me reste encore un mois pour convaincre le vieux.

Ce fut au tour de la dénommer Meï de sourire. Ca l'a rassuré de constater que son ami d'enfance ne se laissé pas abattre par la situation.

- Je suis sûr que tu vas y arriver ! Et comme ça, on fera notre voyage initiatique ensemble !

L'optimisme et la bonne humeur de l'adolescente devaient être contagieux, car voilà que Virgil se senti mieux à son tour. Après tout même s'il avait dit ça pour se rassurer, il n'avait pas complétement tort : il lui rester encore un mois.

Ils s'échangèrent un sourire complices avant qu'elle ne reprenne la parole.

- Il se fait tard... on rentre ensemble ?

L'adolescent acquiesça avant de prendre la route au côté de la rouquine.

En passant la porte de sa maison, Virgil tomba nez à nez avec un homme assez vieux, bien que clairement âgé, ce dernier n'avait rien d'un petit vieillard chétif, au contraire, il affichait un gabarit mastoc et une allure imposante, mêlé à un visage au traits marqué recouvert d'une barbe hirsute grisonante en adéquation avec sa chevelure. La seule chose qui pouvait trahir une éventuelle faiblesse été la canne noire munis d'une poigne en métal qui lui servait d'appuis.

À l'instant où il entra il senti le regard lourd et dure de son grand-père se poser sur lui, alors qu'il détourné le sien par réflexe.

- Salut, dit Virgil sans émotion.

- Où étais-tu ?

- J'ai juste traîné un peu avec Meï avant de revenir.

- Tu été au stade ?

Son petit-fils dégluti, indiquant à son interlocuteur qu'il avait raison. Il n'eu pour seule réponse qu'un grognement mal assuré tendis que l'adolescent contourné le vieil homme pour aller en direction des escaliers qui le mènerait vers sa chambre.

- Qu'est-ce que ça peut faire ? Eut-il finalement le courage de rétorquer une fois le regard de son grand-père en dehors de son champ de vision.

L'homme prénommé "Ado Takahashi" ne dit rien dans un premier temps, se contentant de fixer froidement son petit-fils montant une à une les marches. Ce n'ai qu'une fois ce dernier arrivé à mis chemin qu'il lâcha d'une voix roque.

- Je n'ai pas changé d'avis. J'espère que tu en es bien conscient ?

Virgil se stoppa net, toujours sans le regarder, il laissa un blanc avant de rétorquer :

- Moi non plus vieil homme. Moi non plus.

Ce furent les derniers mots qu'ils s'échangèrent de la soirée.