Hello ! Voici le chapitre deux ! Ce qui était censé être juste un OS se transforme en une petite histoire. J'espère que vous apprécierez quand même et dites moi ce que vous en pensez avec un petit commentaire ! Bonne lecture !


Chapitre 2 :

Sa main devant sa bouche pour cacher son bâillement, William descend les escaliers. La chambre d'ami se trouve au deuxième étage de la maison des Aida. Juste en face de celle de Riko.

-Bonjour, c'est qu'on vient de faire une grasse matinée ?

La maitresse de maison accueille William dès qu'il pose le pied dans le salon. La main droite sous le t-shirt, en train de gratter son torse. L'autre dans ses cheveux.

-Bonjour…

La belle femme, dont Riko est le portrait craché, ricane du comportement du jeune homme. William remarque ça et s'en excuse. Il est habitué à la vie du campus, de n'être qu'entre hommes. Il fera plus attention la prochaine fois.

-Ce n'est pas bien grave. Tu te lèves tard, mauvaise nuit ?

William se permet de s'asseoir à la table en bois, juste devant le comptoir marron clair de la cuisine. Il est actuellement un peu plus de quatorze heures. L'américain met son problème de sommeil sur le décalage horaire. Alors qu'elle met la nourriture du jeune homme à réchauffer, ce dernier observe les lieux mais rien. Il ne se souvient absolument pas de cet endroit.

La maitresse de maison observe les réactions de William depuis qu'il est arrivé. Elle ne peut pas comprendre ce qu'il ressent actuellement. Revenir quelque part et n'en avoir aucun souvenir.

-Je me rappelle d'un moment quand toi et Riko étiez enfants.

La maman bienveillante ricane au moment où ce souvenir traverse sa pensée. William se demande bien ce qu'il a pu faire dans sa jeunesse pour la faire rire.

-Vous rentriez tous les deux du centre. Riko s'est précipitée sur le canapé. Tu as voulu la suivre mais tu t'es pris les pieds dans le tapis et tomber la tête la première sur le sol. Alors que je soignais ta petite bosse sur ton front, elle n'arrêtait pas de rire, j'avais cru la perdre, elle n'arrivait plus à respirer.

William sourit puis commence à attaquer le petit déjeuner que lui a préparé Kagetora avant de partir travailler au centre. Cela fait très longtemps qu'il n'a pas mangé ce genre de plat au matin.

-Ne pense pas être le bienvenu ici car tu ne te rappelles plus de rien, d'accord ? On est très heureux de t'avoir ici.

Sur ces paroles, elle s'en va s'occuper de ses affaires. La maman de Riko lui indique qu'il peut faire ce qui lui chante, tant que c'est raisonnable. Elle sort de la pièce alors qu'il termine son repas. Il pose sa tête sur le rebord de sa chaise et regarde le plafond.

-J'ai l'air aussi perdu ?

Avec un soupir, il se dirige, avec son plateau, vers les éviers. William retrousse ses manches et commence à laver sa vaisselle. Il suppose que le produit à utiliser se trouve sur le rebord en acier. Il se sert puis lave un par un les ustensiles.

-Laisse, je l'aurai fait plus tard, reproche la maman.

-Ne vous en faites pas. J'ai l'habitude de le faire au dortoir. Et puis vous m'héberger le temps que mon équipe arrive, c'est la moindre des choses. Lui répond William, qui essaye de ne rien briser.

-Tu vis seul ? Et tes parents ?

-Je vis dans le dortoir de mon université, Duke, qui se trouve en Caroline du nord. Mon père aime le soleil floridien, il vit donc à Miami.

La dame s'excuse, elle ne connait pas très bien la géographie américaine. William ricane légèrement et lui explique que c'est un peu leur Okinawa.

-Et ta maman ? Comment elle s'appelait déjà ? Natsumi ?

Les mains de William s'arrêtent à cette question. Juste un court instant avant qu'il ne reprenne son activité. Mais assez longtemps pour qu'elle le remarque.

-Je ne sais pas. Elle est partie quelques mois après notre arrivée aux Etats-Unis. D'après mon père, elle ne supportait pas la vie là-bas. Je n'en sais pas plus.

-Tu n'as jamais essayé de la retrouver ?

-Non. Elle n'a jamais voulu me revoir ou essayer ou bien même y penser, pourquoi je le ferai ?

Sur ces mots, il fini de faire sa vaisselle. Sans un son de plus, il se dirige vers la porte d'entrée. La mère de Riko essaye de le retenir mais il lui annonce qu'il s'en va courir un peu. La femme reste là, à fixer la porte.

-Je suis peut-être allée un peu trop loin…

Déjà à plusieurs mètres de la maison, William sort ses écouteurs de la poche de sa veste de jogging noir. Heureusement qu'il avait déjà prévu de courir après le petit déjeuner. Mais son attitude n'a pas été la plus agréable, faudra qu'il s'excuse quand il rentrera. En mettant sa prise jack dans son téléphone, il décide de se mettre une playlist énergique pour lui changer les idées. D'un pas fluide et léger, il court d'un rythme tranquille dans les rues du quartier.

Il ne sait pas du tout où il va mais il se laisse porter par son instinct. D'un coup d'œil à gauche et à droite, il étudie les réactions autour de lui. Certains se fichent et continue leurs vies. D'autre se questionne sur sa personne, vu sa taille et sa tête, il attire les questions.

Alors qu'il ne regarde pas devant lui, la voix d'un petit garçon lui hurle de faire attention. Dans son chemin mais à sens inverse, un vélo arrive à pleine vitesse.

-Je n'ai plus de frein !

En pleine pente descendante, le moyen de transport prend de la vitesse. Dessus, un enfant d'une dizaine d'années. A quelques pas l'un de l'autre, William pose son pied gauche comme appui, bien ancré au sol. A portée de main, il se saisit du guidon avec sa main gauche, puis prend l'enfant sous son bras droit et d'un spin rapide et franc, arrive à mettre le vélo au sol. La roue qui tourne dans le vide, William possède un genou au sol et surtout, l'enfant sous le bras.

Une femme d'une trentaine d'année, qu'il suppose être la mère du petit garçon, arrive en courant.

-Tatsuya ?! Tatsuya, tu vas bien !?

La dame enlace son fils et s'assure qu'il ne possède aucune égratignure. L'enfant ne dit rien mais est surtout abasourdi par ce qu'il vient de se passer. Elle remercie du fond du cœur William d'avoir sauvé son fils avant de remarquer que le pantalon de l'homme est déchiré au niveau de sa jambe. Elle se dépêche de sortir son porte-monnaie afin de payer les frais mais William lui assure que ce n'est pas bien grave. Elle ferait mieux de faire rapidement réparer les freins du vélo. Les deux s'en vont pendant que l'enfant salue de la main William qui lui répond.

-C'était plutôt cool.

William crie de peur au moment où il s'aperçoit de la présence de Kuroko. Ce dernier lui dit bonjour avec la paille de sa boisson non loin de sa bouche. Vraiment, l'américain ne comprendra jamais cet homme.

-Qu'est-ce que tu fais ici ? Questionne William, qui s'étonne de la non présence de son sauvage d'ami.

-Je vais rejoindre Kagami au terrain de basket pas loin.

Ça répond à sa question. Ils restent là, ne se disent rien. Au moment où il compte reprendre sa course, Kuroko ouvre la bouche.

-Ça te dit de venir ? Tu n'as pas l'air d'avoir grand-chose à faire.

-Tu peux me dire ça sans me donner l'air d'être un gros branleur ?

Kuroko lui indique que c'est par ici puis commence sa marche. William a vraiment du mal avec les gens un peu perdus comme lui.

Un ballon qui traverse les filets du panier. Voilà le bruit qui accueille William. Deux terrains dont un entouré de grillage. L'américain est surpris de voir d'aussi beaux terrain de basket de rue au japon. Il est heureux de voir que ce sport est très apprécié ici. Il le savait mais pas à ce point.

-Qu'est-ce que tu fous là ? Lui demande Kagami.

-Ton pote m'a fait venir, il vit vraiment sa vie de son côté ?

-Ouais, il fait ce qu'il veut où il veut quand il le veut.

-Blake Jr. Tu veux bien faire un duel contre moi ? Kuroko défie ouvertement William qui, le rappelle-t-on, a mis une défaite cuisante à Kagami.

-T'as aucune chance, débile ! S'exclame le rouquin à l'attention de son ami.

-Oui je sais. J'ai juste envie.

-Envie de te faire démolir ? Je te comprends jamais.

William, qui s'était assis sur le banc qui était là, observe cette scène de loin. Il était sur le point de se lever avant qu'un bruit au loin n'attire leur attention. Trois amis adolescent ou jeune adulte se font harceler par une petite bande de voyou.

-Vous n'avez aucun talent. Donnez-nous le terrain et le ballon, vous ne méritez pas de jouer à ce sport.

-De quel droit ?! D'accord, vous êtes meilleurs mais on était là avant ! Tout le monde a le droit de jouer !

L'homme au sol se voit se prendre un coup de pied dans le ventre. Il suffoque et laisse rouler son ballon de basket. Le voyou à l'origine du coup, surement le chef de la bande, pose son pied sur le ballon. A ce geste, l'œil gauche de William tique légèrement.

-T'es débile. Le plus fort prend au faible, c'est comme ça que ça marche, affirme-t-il en jonglant.

-Hé. Attaque-toi à quelqu'un de ta taille.

Kuroko défie l'homme devant lui, qui fait la même taille que Kagami. Le voyou, ainsi que sa bande se moque de l'intervention de l'homme aux cheveux bleus.

-Mais quel débile ! Hurle Kagami avant de partir à la rescousse de son ami.

William se contente de regarder. Si tu es faible et perd, tu quittes le terrain, c'est aussi simple que ça. Le trois contre trois démarre. Bien que Kagami survole le match et Kuroko ne soit pas trop un boulet, le troisième larron n'est pas du tout au niveau. Il se fait attaquer par toute l'équipe adverse.

-Vas y Kimura ! Tu peux défendre sur lui ! Les amis du lycéen l'encouragent mais ça donne encore plus envie au voyou de montrer sa supériorité.

En dessous du panier et avec la supériorité physique joue du coude pour gagner le duel, littéralement. Le lycéen suffoque avec ses mains au niveau de son ventre. Son adversaire s'élance et écrase un dunk sur sa tête. Accroché au cercle, il en profite pour mettre un coup de pied en plein de visage du pauvre garçon.

-Excuse, je n'ai pas fait exprès. J'étais dans mon élan.

Avec un large sourire, il se laisse retomber au sol alors que le groupe de lycéen s'agenouille auprès de leur ami. Alors qu'il observe de loin cette scène, le téléphone de William vibre. Il regarde de qui il s'agit puis répond.

-Ouais Hayden ? J'suis dans un parc. Non pas vraiment. Vous arrivez dans trois jours ? Dans quel hôtel ? Je serai là à quartorze heures, pas de soucis. Excuse, faut que je te laisse. Ouais je t'appelle plus tard.

Il range son téléphone alors qu'il se lève de son banc, les mains dans les poches.

-Tu devrais arrêter… Tu vas t'en prendre encore plus si tu continues, Kimura…

-Ohla, un match se doit être terminé. Non seulement vous êtes nuls mais lâches également ?

Kimura se relève difficilement et décide de continuer le match. C'est à leur tour d'attaquer. Kagami marque rapidement afin d'abréger les souffrances de son coéquipier le plus rapidement possible. Plus que deux paniers.

-Et c'est parti pour un nouveau dunk surpuissant !

Sans aucun scrupule, le chef de la bande sprinte à pleine vitesse sur ce pauvre Kimura qui ne peut faire que figuration sur cette action. Le voyou saute, le sourire aux lèvres. Mais son plaisir s'arrête instantanément dès qu'il se fait contrer par un homme bien plus puissant que lui. Il retombe au sol de manière brutal vu la puissance du choc. En face de lui, William qui le regarde de toute sa hauteur, le ballon dans sa grande main.

-C'est ça ton dunk surpuissant ? J'ai eu l'impression de contrer un enfant de dix ans.

-C'est plus facile quand tu mesures quarante-huit mètres aussi, réagit Kagami.

-Sois pas jaloux.

Cette fois, c'est Kuroko qui s'approche de l'homme au sol.

-On le continue ce match ? Demande-t-il avec Kagami et William derrière lui.

Avec la promesse qu'ils leur revaudront ça, les trois racailles déguerpissent sans demander leur reste. Les trois lycéens qui ont reçus de l'aide remercie Kuroko et les autres. William s'excuse et annonce qu'il doit rentrer sinon la mère de Riko va se faire un sang d'encre.

-C'est ça, rentre chez ta belle-mère !

D'un signe de la main, il s'éloigne d'eux. Sur le chemin, il se demande bien comment il va pouvoir se faire pardonner. Des excuses ne suffiront probablement pas. Ses yeux remarquent rapidement un fleuriste, enfin une dans ce cas précis. Il décide d'acheter un bouquet pour celle qui assez gentille pour l'accueillir chez elle.

De manière très rapide, il finit par atteindre son objectif. La demeure des Aida. Il toque trois fois à la grande porte et c'est le père de Riko qui ouvre.

-Ah t'es de retour ? Les yeux de l'homme glissent sur le cadeau présent dans les mains du squatteur. C'est pour moi ?

-En réalité, c'est pour votre femme.

A ces paroles, une veine apparaît sur la tempe de l'adulte. Il l'attrape au col, malgré le fait que William soit plus grand.

-Tu oses vouloir choper ma femme sous mes yeux ?!

-C'est…pas ça…

William essaye de s'expliquer mais il doit avouer que Kagetora possède une puissante poigne. Soudainement, un coup de louche sur le poignet du maitre de maison libère le jeune homme.

-Sois pas bête, tu vois bien qu'il est trop innocent et gentil pour faire une telle chose, intervient la soi-disant conquête de William.

-Ah madame, je suis désolé pour tout à l'heure ! Tenez, c'est pour vous ! S'excuse instantanément le jeune homme avec en guise de présent le fameux bouquet.

-Mais quel garçon sérieux. Tu n'avais pas à t'excuser. Je me suis aventurée dans ta vie privée, c'était maladroit de ma part. J'accepte les fleurs seulement si tu acceptes mes excuses.

William relève la tête et aperçoit le doux sourire de la femme en face de lui. Celui d'une mère aimante. Il ne peut s'empêcher de rougir face à ce spectacle. Kagetora le pointe du doigt.

-Je le savais ! Il veut ma femme ! Qu'on m'amène des ciseaux que je lui coupe ce qui lui sert d'appareil génital !

La seule femme présente sur le pas de la porte calme ce petit monde car il est l'heure de passer à table.


Et c'est la fin ! J'espère que vous avez apprécié. Je ne sais pas quand arrivera la suite, mon emploi du temps étant assez chargé, je vous tiens au courant, via Twitter ou pas !

Sur ce, Chword est parti !